ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de vigne

Quand la musique adoucit l’esprit du vin

Documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisé par Anna Szmuc, radio France Culture, 14.05.2017

On connaissait les vertus de la musique pour adoucir les mœurs. On s’était même laissé dire que les tomates rougissaient un peu plus lorsqu’elles étaient bercées par du Mozart. Michel Duhamel, lui, va un cran plus loin. Son petit air bougon, il ne faut pas s’y fier : lorsqu’il commence à expliquer comment fonctionne « la musique des protéines », son regard s’éclaire, sa parole prend le ton de la confidence… S’appuyant sur les découvertes de physiciens, avec la société Genodics,il met la mécanique quantique au service de la biologie. Par les vibrations de la musique, ils réussissent à lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries…), limitant ainsi l’usage des pesticides, surtout quand ils sont peu efficaces sur ce type d’affections des plantes.

Ré-écouter l’émission ici.

 

Paysages, mises en scènes paysagères, patrimoines vitivinicoles, valorisations touristiques et développement territorial

Appel à communication, colloque organisé par laboratoire CEDETE EA-1210, Orléans (France), 13-15 octobre 2016

Le paysage viticole est caractérisé par son esthétique qui tranche par rapport aux autres types de paysages agricoles. Paysage culturel, il est souvent labellisé par l’Unesco. Le patrimoine vitivinicole est de plus en plus sollicité dans des mises en scènes paysagères en des lieux stratégiques destinés à attirer l’oeil des oenotouristes dans les régions viticoles. Mais, le patrimoine vitivinicole ressort aussi des usages locaux, loyaux et constants qui ont participé à la mise en place des AOC au début du XXe siècle, parfois avec une relecture a posteriori valorisante. Il découle des savoir-faire comme des cépages utilisés, dont certains sont remis à l’honneur récemment.

Thèmes abordés

I. Paysages de la vigne et du vin et mises en scènes paysagères

II. Le patrimoine de la vigne et du vin

III. Développements territoriaux, œnotouristiques et patrimoniaux dans la mondialisation

Calendrier

Les propositions de communications pour ce colloque sont à envoyer pour le 15 janvier 2016, dernier délai, sur une page avec 3000 signes maximum. Les auteurs doivent préciser leurs coordonnées, leur statut et leurs fonctions. Ils doivent également se rattacher à un thème particulier du colloque.

Les auteurs recevront ensuite une réponse pour leur participation au début du printemps 2016 pour une communication et une publication écrite ou un poster. Après réception de l’acceptation, les auteurs devront écrire leur article pour le 05 septembre 2016 dernier délai.

Information de Calenda.

 

La vigne et l’olivier en Corse : études de géolinguistique et de sémantique lexicale

Thèse de Aurelia Ghjacumina Tognotti, Cultures et Langues régionales, Université Pascal Paoli, 2013, 842 p.

Cette thèse s’inscrit dans le programme Nouvel Atlas Linguistique de la Corse et Banque de Données Linguistiques Corses et plus particulièrement dans la préparation du quatrième volume consacré à l’agriculture. A partir d’une collecte sur le terrain du lexique et des techniques relatifs à l’oléiculture et à la viticulture, une étude de géolinguistique et de sémantique lexicale est réalisée, à partir du corpus oral comprenant les données de la BDLC et d’enquêtes personnelles. L’examen de la répartition géolinguistique porte sur l’ensemble des variétés dialectales insulaires et est accompagné de commentaires étymologiques et sémantiques de chaque terme correspondant aux thèmes abordés. Pour conduire ce travail, nous nous sommes en particulier appuyés sur les travaux réalisés dans le reste du domaine italo-roman, notamment à travers un dépouillement systématique de dictionnaires étymologiques, historiques et dialectaux ; ce qui permet de donner une dimension comparatiste à notre étude. Cette recherche propose un développement de deux principaux axes : d’une part, l’évaluation de la diversité linguistique et la mise en évidence des rapports avec les aires voisines à la Corse et d’autre part, établir les processus de formation lexicale permettant, outre de retracer le cheminement de la langue, d’observer les caractéristiques des lexiques oléicole et viticole (lexique spécifique vs lexique général ; lexique hérité vs constructions motivées ; les analogies et les différences).

Thèse intégralement accessible en version PDF (55,53 Mo) sur Tel.

Le vin cultive son jardin

Article paru dans « M Le Magazine du Monde », le 27. 10. 2014

« Savennières. Son église du XIIe siècle, ses trente-cinq appellations de vins de Loire, son AOC star : la coulée-de-serrant, neuf cents ans d’existence et « le monopole de l’appellation, comme la romanée-conti ! », précise fièrement son propriétaire, Nicolas Joly. Un grand cru parmi d’autres qui s’est rallié à la tendance du moment dans le vignoble : la polyculture. Faire cohabiter la vigne avec d’autres cultures, quelle drôle d’idée. « La nature déteste la monoculture. Et la vigne est une monoculture. Alors, quand elle pousse pendant cinquante ans au même endroit, sur le plan du respect de la vie, cela nécessite une grande créativité », précise Nicolas Joly. De la créativité, ce vigneron (bio) dynamique n’en manque pas… »

Lire l’intégralité de l’article sur ce site.

Les droits de planter : analyse juridique et perspectives

Mémoire de Domenico Cavallo, DU Droits du vin et des spiritueux, 24/06/2011, Pierre Berlioz (Dir.), 116 p.

Étude sur les droits de planter et leurs retombées dans la stipulation de certains contrats de louage, à savoir les baux ruraux. Pour créer un vignoble, il faut un droit de plantation. Pour l’étendre, il faut un droit de replantation. Le droit de plantation sert donc pour la création d’une surface d’exploitation qui n’existait pas. Le droit de replantation, quant à lui, a comme fonction d’assurer le maintien, l’entretien ou la reconstitution d’un vignoble déjà existant. Ces deux droits ont chacun leur propre fonction et dénomination, mais ils sont évidemment apparentés, tel qu’on fait référence aux deux comme les « droits de planter ». Le débat le plus vaste et captivant que la doctrine et la jurisprudence ont connu concerne certainement l’identification de la nature juridique des droits de planter. En fait, les droits de planter sont en principe des autorisations administratives, c’est-à-dire des actes émis par une autorité publique qui permettent au bénéficiaire d’accéder à un certain résultat. En même temps, ils constituent un phénomène complexe et original – par rapport aux autres autorisations administratives – qui pose des questions supplémentaires quant à leur qualification. Première partie : introduction historique dénombrant les épisodes du passé qui ont marqué la faculté (ou l’interdiction) des particuliers de planter une vigne ; outils législatifs qui caractérisent aujourd’hui le régime juridique des droits de planter. Deuxième partie : les perspectives que les droits de planter projettent. Cela fait tourner le point d’observation vers les plantations elles-mêmes, c’est-à-dire les plants de vignes dont l’enracinement est une conséquence à l’attribution des droits de planter. Le futur : analyse de la frappante disposition, contenue dans le règlement 479, la dernière OCM vitivinicole en vigueur, prévoyant que le régime des droits de plantation est transitoire, dans la mesure où il sera supprimé à compter du 1er janvier 2016.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (922,8 Kb) sur Dumas.

Vignes, raisins et vins dans l’Occident médiéval

Séminaire, 2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h, du 22 novembre 2012 au 23 mai 2013, salle 9 – EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris (France)

Le vin, la vigne et la viticulture seront au centre de la thématique de ce séminaire qui est le prolongement des deux précédentes années. En 2012-2013, des perspectives seront ouvertes sur la place d’autres boissons (eau, alcool de distillation) et sur des aspects matériels du vin comme le transport. Des études plus ponctuelles mettront en valeur les spécificités des vignobles de certaines régions (Bourgogne, Île-de-France, Lyonnais ou Bordelais). Les données procurées par les textes normatifs, les archives et l’iconographie seront complétées par celles fournies par l’archéologie.

Programme

– 22 novembre 2012

« L’eau fait pleurer, le vin chanter ». Prescriptions et pratiques de la consommation de l’eau (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 13 décembre 2012

La relation du vin au lieu en Bourgogne (Moyen Âge-Époque Moderne) (Jean-Pierre Garcia, Université de Bourgogne)

– 10 janvier 2013

Le transport du vin (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 24 janvier 2013

La distillation au Moyen Âge (Nicolas Thomas, INRAP)

-14 février 2013

Le vin et l’amour (D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

– 28 février 2013

La construction de la notion de « climat » viticole en Bourgogne (XIVe-XVIIe siècle) (Thomas Labbé, Université de Bourgogne)

– 14 mars 2013

Vignes, vins et tonneaux dans les testaments du Lyonnais rural (XIVe-XVe siècle) (Marie-Thérèse Lorcin, Université Lyon II)

– 28 mars 2013

Vignobles et viticulture en Brie (XIIIe-XVe siècle) (Mickaël Wilmart)

-11 avril 2013

La viti-viniculture dans l’Occident musulman au Moyen Âge (François Clément, Université de Nantes)

– 25 avril 2013

Les vins de Bordeaux au Moyen Âge : entre « protectionnisme de clocher » et grand commerce (Sandrine Lavaud, Université de Bordeaux 3)

– 23 mai 2013

Les batailles des vins et du saké contre le riz (Claire Brisset, Université Paris-Diderot, D. Alexandre-Bidon, P. Mane, M. Wilmart)

Responsables scientifiques : Perrine Mane, Danièle Alexandre-Bidon, Mickaël Wilmart (Groupe d’archéologie médiévale, Centre de recherches historiques, EHESS-CNRS)

Diversité naturelle ou diversité culturelle des terroirs viticoles en Bourgogne

Article de Jean-Pierre Garcia et Thomas Labbé paru dans « Diversité naturelle ou diversité culturelle des terroirs viticoles en Bourgogne », Vougeot : France (2011), pp. 107-118

Actuellement, et depuis la fin du XIXe siècle en Bourgogne, c’est le lieu, au sens géographique du terme, qui soutient le discours de la diversité des vins. La production viticole trouve sa diversité à travers les lieux, et les climats, demandés à être reconnus au patrimoine mondial de l’UNESCO concrétisent cette variété des lieux dans une image souvent reprise de  » mosaïque « , de  » marquetterie  » du terroir. Considérant la pratique du mono-encépagement (pinot noir et Chardonnay surtout), dans le modèle bourguignon, le produit de la vigne acquiert ainsi ses qualités substantielles, naturelles, gustatives, etc… en un mot, sa typicité, au travers du sol, au travers de la diversité géologique…

Article intégralement accessible en version PDF (4,8 Mb) sur HAL-SHS.