ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de végétal

Journée Plantes et philosophie

Séminaire Philosophie et biologie, Université de Bordeaux, mardi 13 décembre 2016

Programme

  1. Les plantes sont-elles malades ?, Marie-Laure Loustau, UMR Biogeco, Inra, Université de Bordeaux
  2. Les différents types de modèles savants de la maladie des plantes à l’époque moderne, Gilles Denis, UMR Savoirs Textes Langage, CNRS, Universités Lille 1 et Lille 3
  3. Les plantes cultivées cachent-elles la forêt ? Un coup d’œil génétique, Sophie Gerber, UMR Biogeco, Inra, Université de Bordeaux
  4. La plante, un holobionte ? Une approche critique, Marc-André Selosse, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, Universités de Gdansk (Pologne) & Viçosa (Brésil)
  5. Les semences entre critique et expérience, Élise Demeulenaere, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
  6. Quels sont les enjeux d’une réflexion philosophique sur le végétal ?, Quentin Hiernaux, FNRS, Université Libre de Bruxelles

Informations ici.

Paysages, usages et images de la nature dans une grande ville du Sud : quels enjeux à Antananarivo (Madagascar) ?

Article de Catherine Fournet-Guérin paru dans « Projets de paysage. Revue scientifique sur la conception et l’aménagement de l’espace », 2014

Alors que les travaux scientifiques consacrés aux villes des pays du Sud sont très abondants, d’une part, et que ceux portant sur la nature en ville le sont tout autant, d’autre part, peu nombreux sont ceux figurant à l’intersection de ces deux champs thématiques, à savoir la nature dans les villes du Sud. En effet, l’étude des liens entre la nature et le monde urbain fait l’objet d’un regain d’intérêt presque exclusivement centré sur les villes des pays riches. L’article est consacré à la nature à Antananarivo, capitale souvent décrite comme désagréable à vivre car polluée et saturée, par ses habitants comme par les visiteurs de passage, et dans laquelle la place de la nature peut de prime abord sembler secondaire. Sont tout d’abord présentés les paysages de la nature dans l’espace urbain : agriculture urbaine, squares et jardins de l’époque coloniale, mais aussi efforts de végétalisation, tant domestique que dans l’espace public. Les usages de la nature sont ensuite analysés : récréatifs, voués à l’intimité difficile à trouver dans les logements, ou cultuels (rites ancestraux discrets). Le désir de végétaliser son logement, fût-il très modeste, comme quête de beauté et indicateur de citadinité, est également pris en compte. Enfin, le statut de la nature en tant qu’objet d’aménagement est étudié : de plus en plus, celle-ci est utilisée par les pouvoirs publics pour tenter de promouvoir une image internationale valorisante de la ville, sous couvert de discours marqués du sceau du développement durable. Des plans d’aménagement, séduisants sur le papier mais non fondés sur les besoins effectifs des habitants, sont ainsi conçus. Ainsi, même dans une ville très pauvre, où les préoccupations écologiques et la prise en compte du bien-être des habitants sont secondaires, la nature est désormais considérée comme un atout valorisable dans le cadre d’une politique de marketing urbain, ce qui permet de contribuer à son maintien.

Article intégralement accessible en version PDF (1.45 Mo) sur Hal-Shs.

Puissances du végétal. Cinéma animiste et anthropologie de la vie

Colloque international, INHA, Paris, 22 et 23 novembre 2016.

En partant de la discussion fondatrice autour des « herbiers cinématographiques » des années 1920 et 1930 et de la dimension animiste du cinéma, l’objectif de ce colloque est à la fois d’enquêter sur les puissances du végétal dans le domaine du cinéma et des études visuelles et d’interroger les définitions du vivant et les complexités concernant sa théorisation. Dans le cadre de la réflexion contemporaine qui se déploie autour de la vie et du vivant, dans les sciences de la nature comme en anthropologie et en philosophie, il sera en particulier intéressant de s’interroger sur la diversité des processus vitaux – morphogenèse, reproduction, photosynthèse, pour ne prendre que quelques exemples – que les végétaux donnent à voir. Pendant longtemps, l’absence de mouvement (relative d’ailleurs) a conduit à considérer les végétaux comme des êtres vivants inférieurs par rapport aux animaux. En réalité, il se révèle plus fécond de repenser le mouvement dans une perspective élargie, notamment pour porter le regard sur la complexité de l’auto-organisation des organismes et des populations dont fait preuve le monde végétal. Ces deux journées de débats proposent ainsi de faire circuler la parole entre ces différents domaines : études cinématographiques et visuelles, esthétique et philosophie, anthropologie de la vie et du vivant.

Voir le programme sur ce blog.

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Le végétal donneur d’ambiances : jardiner les abords de l’habitat en ville

Thèse de Magali Paris, Université de Grenoble (urbanisme), 2011, 688 p.

Qu’est-ce qui pousse les citadins à jardiner, dans des contextes souvent peu favorables, les abords de leur logement ? Guidé par cette question, notre travail se focalise sur les pratiques habitantes du jardin privé de type balcon, loggia, terrasse et pied d’immeuble. Parmi les nombreux travaux consacrés à l’étude des modes d’habiter urbains, peu se sont jusque-là spécifiquement intéressés au rôle du « petit » jardin. Comment ce petit jardin – et en particulier son jardinage – permet-il à la fois de se ménager un chez-soi et de cohabiter avec ses voisins ? C’est cette problématique que nous avons explorée en inscrivant notre travail dans le champ des ambiances architecturales et urbaines, c’est-à-dire en faisant de l’environnement sensible une clé de lecture privilégiée des pratiques habitantes jardinières. Notre enquête a porté sur quinze ensembles de logements grenoblois et parisiens situés en milieu urbain dense. Sur une période de quatre ans, elle s’est déployée autour du recueil de la parole habitante, couplée à des observations ethnographiques. Adoptant une approche pluridisciplinaire qui croise les dimensions spatiales, horticoles, sociales et sensibles du jardin, l’analyse s’attache à élaborer une typologie de configurations de jardins à partir de quatre critères : la morphologie (horticole et paysagère) des jardins, leur imaginaire, les perceptions sensibles et les tactiques habitantes dont ils sont le support. Cette typologie propose une rhétorique jardinière explicitant les formes de liens et de ruptures que les habitants créent entre eux et leurs voisins, entre leur logement et leur jardin, entre leur jardin et le voisinage et entre leur jardin et la ville. Elle intéresse directement la programmation et la conception des abords de l’habitat en questionnant les manières de composer le jardin et ses articulations au logement, d’agencer les logements entre eux et de penser le rapport du logement à la ville par le biais du jardin. Deux expériences pédagogiques réalisées à la fin de la recherche rendent compte de ce potentiel. Plus largement, cette recherche ouvre vers l’hypothèse selon laquelle les enjeux de l’habiter urbain se situeraient à la lisière jardinée entre un chez-soi (qu’il soit privé ou public) et la ville.

Thèse intégralement accessible en version PDF (33,69 Mo) sur Tel.

Du jardin au balcon : importance des espaces médiateurs en milieu urbain

Mémoire de Amandine Langlois, Master 2 (Architecture), 2014, Pierre Damien Huyghe (Dir.), Pierre Damien Huyghe (Pres.),  148 p.

Jardins, balcons, terrasses, rebords de fenêtre ou autres seuils… sont autant d’espaces médiateurs entre la ville et ses habitants. Ces espaces extérieurs privés sont visibles de la rue ; cependant, ils constituent d’abord un lieu intime attaché à un habitat. À cause du manque d’espace, le jardin privé a disparu de certains types de logements, celui-ci joue pourtant un rôle fondamental dans l’acte d’habiter. Ces espaces extérieurs privés sont essentiels dans l’épanouissement urbain, à la fois pour l’individu qui les habite mais également pour une qualité d’ambiance urbaine. En partant du constat simple que nous préférons souvent habiter une maison plutôt qu’un appartement, ce mémoire constitue une base de réflexion portant sur les processus de construction d’une ville aimable. Une ville qui malgré sa densité préserve ces espaces de respiration et d’expression individuelle.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (93,6 Mb) sur Dumas.

Histoire et sciences du végétal : approches interdisciplinaires

Appel à communication,  colloque, 8-9 décembre 2014, Angers (France)

Les végétaux sont porteurs d’une double historicité : d’une part en raison de leur histoire biologique (évolution, cycle de reproduction, etc.), d’autre part en raison de leur histoire humaine (études botaniques, sélection, pratiques culturales, usages, etc.). Ce caractère historique intrinsèque fonde des approches interdisciplinaires qui prennent en compte autant l’histoire biologique que l’histoire humaine des végétaux.

Nous proposons un moment de discussion propice à l’analyse de l’interdisciplinarité à l’œuvre dans les recherches qui croisent l’approche historique et l’approche des sciences expérimentales du végétal (génétique, physiologie, pathologie, systématique, étude de l’évolution, etc.). En effet, elles élaborent une interaction complexe entre ces disciplines et soulèvent des questions méthodologiques et épistémologiques.

Axes thématiques
Nous attendons des communications, de préférence proposées conjointement par un(e) historien(ne) et un(e) biologiste. Il serait éclairant que chaque intervention s’articule autour de trois thèmes :

1) Sujets. Comment émergent et se construisent les problématiques interdisciplinaires histoire- biologie? Pourquoi travailler ensemble ? Pourquoi s’écarter du champ disciplinaire traditionnel ?

2) Méthodes. Comment peut-on se comprendre entre historiens et (autres) scientifiques ? Quelles sources historiques utiliser ? Comment formaliser et croiser les données ? Quels obstacles, quelles difficultés ?

3) Résultats. Quel est l’apport de l’interdisciplinarité ? Quelle réception (évaluation) par la communauté disciplinaire ? Où et comment publier ? Quelles suites ?

4) Epistémologie. Quel est le statut du végétal dans ces approches : objet ou archive ?

Ces questions sont, bien entendu, incitatives et non limitatives.

Le but de cet atelier de deux jours est de réunir des chercheurs intéressés par une approche interdisciplinaire du végétal croisant histoire et sciences expérimentales. Des collègues travaillant avec des méthodologies analogues dans le domaine de la microbiologie et de la biologie animale seront par ailleurs invités à ces journées afin d’ouvrir des perspectives comparatives.

Modalités pratiques d’envoi des propositions
Les propositions de communication de 30-45 minutes doivent être adressées à : cristiana.pavie@univ-angers.fr et doivent comporter un résumé (300-500 mots) et une courte notice bio-bibliographique des auteurs.

Date limite de soumission des propositions : 6 Septembre 2014

Réponse du comité scientifique : le 15 septembre 2014

Lieu : L’atelier aura lieu les 8 et 9 décembre à l’Université d’Angers (France)

Langues : Français et anglais.

Comité scientifique
Céline Briée – post-doctorante FloRHIGe– CERHIO Université d’Angers
Jérémy Clotault – maître de conferences, IRHS, Université d’Angers
Fabrice Foucher- chargé de recherché IRHS, INRA Angers-Nantes
Laurent Loison – post-doctorant POLCELL, Université de Strasbourg
Michel Morange – professeur, ENS Paris
Cristiana Oghina-Pavie, maître de conferences, CERHIO, Université d’Angers
Philippe Simoneau, professeur, IRHS, Université d’Angers
Stéphane Tirard, professeur, Centre François Viète, Université de Nantes
Comité d’organisation
Céline Briée
Jérémy Clotault
Cristiana Oghina-Pavie
Stéphane Tirard

Contact : Cristiana.pavie@univ-angers.fr

[Info Calenda]

Histoire et sciences du végétal : approches interdisciplinaires

Appel à communication, Atelier à l’Université d’Angers (France) les 8-9 décembre 2014

Les végétaux sont porteurs d’une double historicité : d’une part en raison de leur histoire biologique (évolution, cycle de reproduction, etc.), d’autre part en raison de leur histoire humaine (études botaniques, sélection, pratiques culturales, usages, etc.). Ce caractère historique intrinsèque fonde des approches interdisciplinaires qui prennent en compte autant l’histoire biologique que l’histoire humaine des végétaux.

Nous proposons un moment de discussion propice à l’analyse de l’interdisciplinarité à l’œuvre dans les recherches qui croisent l’approche historique et l’approche des sciences expérimentales du végétal (génétique, physiologie, pathologie, systématique, étude de l’évolution, etc.). En effet, elles élaborent une interaction complexe entre ces disciplines et soulèvent des questions méthodologiques et épistémologiques.

Nous attendons des communications, de préférence proposées conjointement par un(e) historien(ne) et un(e) biologiste. Il serait éclairant que chaque intervention s’articule autour de trois thèmes :

1)    Sujets. Comment émergent et se construisent les problématiques interdisciplinaires histoire- biologie? Pourquoi travailler ensemble ? Pourquoi s’écarter du champ disciplinaire traditionnel ? 

2)    Méthodes. Comment peut-on se comprendre entre historiens et (autres) scientifiques ? Quelles sources historiques utiliser ? Comment formaliser et croiser les données ? Quels obstacles, quelles difficultés ?

3)    Résultats. Quel est l’apport de l’interdisciplinarité ? Quelle réception (évaluation) par la communauté disciplinaire ? Où et comment publier ? Quelles suites ?

4)     Epistémologie. Quel est le statut du végétal dans ces approches : objet ou archive ?

Ces questions sont, bien entendu, incitatives et non limitatives.

Le but de cet atelier de deux jours est de réunir des chercheurs intéressés par une approche interdisciplinaire du végétal croisant histoire et sciences expérimentales. Des collègues travaillant avec des méthodologies analogues dans le domaine de la microbiologie et de la biologie animale seront par ailleurs invités à ces journées afin d’ouvrir des perspectives comparatives.

Propositions :

Les propositions de communication de 30-45 minutes doivent être adressées à : Cristiana.pavie@univ-angers.fr et doivent comporter un résumé (300-500 mots) et une courte notice bio-bibliographique des auteurs.

Date limite de soumission des propositions : le 6 Septembre 2014

Réponse du comité scientifique : le 15 septembre 2014

Lieu : L’atelier aura lieu les 8 et 9 décembre à l’Université d’Angers (France)

Langues : Français et anglais.