ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour variété ancienne

Défendons les fruits défendus

Émission « On ne parle pas la bouche pleine », radio France Culture, 04.06.2017

Défendons les cépages interdits et les fruits oubliés… Quand au19ème, le mildiou ruine le vignoble occitan les viticulteurs implantent des cépages venus d’Amérique : le noah, le clinton, l’herbemont, l’isabelle, le jacquez et l’othello, ces vieux cépages vont servir de porte greffe mais s’ils vont sauver le vignoble ils nous apportent un puceron : le phylloxera. En 1934 pour lutter contre la surproduction on prétend que ces cépages rendent fou ils sont interdits. Les Cévennes des camisards résisteront à ces interdictions.

Avec Dominique Garrel, président de lassociation Fruits Oubliés Réseau.

Emission en ré-écoute ici.

 

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« Dernière chance pour la biodiversité » Les pommes d’antan

Article de Angela Bovis et Antonin Sabot, Le Monde, 11. 2016

« Dans ce dernier épisode de notre série sur la réparation de la biodiversité, laissons derrière nous biodiversité sauvage et biodiversité urbaine pour plonger dans la biodiversité cultivée. Façonnée par les paysans et éleveurs pendant des millénaires, elle est aujourd’hui en chute libre. Dans un rapport de 2010, la FAO (agence alimentaire des Nations unies) estimait que trois quarts de la diversité des cultures avaient été perdus entre 1900 et 2000, soulignant que « la diversité génétique des plantes que nous cultivons et consommons – et des espèces sauvages apparentées – pourrait disparaître à jamais, compromettant ainsi la sécurité alimentaire future ».

Le cas de la pomme, fruit préféré des Européens, dont le nombre de variétés commerciales s’est effondré au XXe siècle, est emblématique de cette déperdition. En réaction, une myriade d’associations s’efforcent de redécouvrir et de conserver la gamme bigarrée de ses variétés locales. Non pas en les entreposant dans des banques de graines congelées – où dorment désormais, à l’abri des conditions réelles, « plus de 70 % de la diversité génétique de deux cents à trois cents plantes cultivées », selon la Convention sur la diversité biologique. Mais en tentant de faire revivre, sur leurs territoires, ce patrimoine agricole et culturel… »

Lire et voir la suite de l’article sur le site du journal.

Le Blé meunier d’Apt. Eléments d’histoire et d’ethnologie du blé tendre dans le pourtour du Luberon

Etude réalisée par Elise Bain, Musée départemental ethnologique de Salagon

pour Agribio 04, janvier 2007

La réactivation de la production agricole, meunière et boulangère du Blé meunier d’Apt est à l’ordre du jour des préoccupations de l’association Agribio 04 ; c’est ce qui explique la commande de la présente étude. Plusieurs aspects semblent motiver ce projet. Le premier d’entre eux est une des conséquences des réflexions actuelles sur la santé et la sécurité alimentaire. Le développement des allergies et intolérances susceptibles d’être provoquées par le gluten contenu dans des produits tels que le pain ou les pâtes, amène de plus en plus de personnes à s’interroger sur l’origine et la composition des blés. Or certains professionnels concernés par la production ou la transformation de cette céréale en viennent à penser que les variétés anciennes contiendraient des molécules de gluten plus digestes et donc mieux supportées par les sujets présentant certaines de ces intolérances. Et puis se tourner vers les variétés anciennes est une démarche militante, chère à beaucoup d’agriculteurs « bio », visant à défendre et à favoriser les semences fermières. Valoriser le Blé meunier d’Apt, c’était donc pour les gens d’Agribio 04 à la fois « réfléchir à la santé des consommateurs et relancer les goûts anciens ainsi que la biodiversité ».

Etude accessible en intégralité en version PDF sur le site de Réseau Semences Paysannes.