ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour textile

Au fil du monde

Série de documentaires, chaîne Arte, octobre 2017

En cinq épisodes, ce voyage en Extrême-Orient lie les étoffes les plus rares aux destins romanesques de ceux qui les transforment. Pousser les portes d’ateliers textiles du bout du monde pour lever le voile sur les gestes et le savoir-faire des fileurs, brodeurs, tisserands, teinturiers… d’exception : Isabelle Dupuy-Chavanat et Jill Coulon partent à la découverte d’artisans singuliers du textile aux récits de vie hors du commun.

  • Sur la petite île d’Iriomote, dans le sud-ouest de l’archipel nippon, Akiko tisse la fibre de bananier et teint les étoffes avec les plantes de son jardin pour des créations honorées par Issey Miyake et les musées d’art contemporain. À 78 ans, elle transmet sa passion et partage ses secrets pour la première fois.
  • Au Tibet, Dechen relance depuis dix ans le tissage de la laine de yak sur les hauts plateaux tibétains de l’Amdo, aux confins de la Chine de l’Ouest. Son atelier, situé à 3 200 mètres d’altitude, emploie plus de cent artisans, dont une majorité d’anciens nomades. Ces étoffes, d’une qualité exceptionnelle, sont portées de Pékin à Paris.
  • En Inde, visite des ateliers de Max, où plus de six cents brodeurs travaillent pour les plus grands noms de la haute couture internationale. Né à Paris et diplômé de stylisme, Max a tout quitté pour l’Inde et milite au quotidien pour donner à ses artisans une véritable place dans la société.
  • Au Laos, rencontre avec Anou, designer textile et créateur de soies pour les plus grandes maisons parisiennes et new-yorkaises, qui a décidé de se réinstaller dans son pays natal, après y être retourné pour la première fois depuis ses 4 ans.
  • En Mongolie, Christopher, ancien producteur de rock allemand, a rencontré la femme de sa vie. Ensemble, ils produisent aujourd’hui l’un des plus beaux cachemires au monde.
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Les gens du lin

Expositions et photographies de Eric Bénard

« Eric Bénard nous raconte une autre histoire du lin : celle d’une nouvelle économie, allant du textile aux nouvelles applications, dans laquelle notre pays redresse la tête en s’associant au reste du monde, plutôt qu’en luttant contre.

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Il attire notre attention sur des visages exprimant le plus souvent la concentration. Les travailleurs de France et d’ailleurs n’ont pas de regards absents, ils réfléchissent, calculent, projettent. Ils ont le souci du travail bien fait et de la qualité du produit. On ne s’étonne pas que notre pays occupe la première place dans la culture du lin.
Et pourtant, il ne s’agit plus d’une activité locale, fermée sur un petit monde mais d’une collaboration mondiale entre des hommes de nations différentes. » (extrait de la préface du catalogue, Jean Ruffier)

Informations ici et catalogue de l’expo en PDF.

 

Soulever l’écorce

Émission « Terre à terre », radio France Culture, 02.07.2016

Depuis la nuit des temps, l’écorce des arbres a servi à fabriquer textiles et objets divers.

Avec : Fabienne Médard, archéologue et Cédric Pollet, photographe, auteur de « Ecorces : voyage dans l’intimité des arbres du monde » et de « Jardins d’hiver », à paraître aux éditions Ulmer en septembre.

Émission à ré-écouter ici.

Le secret professionnel de l’indigo

Emission « Secret profesionnel » de Charles Dantzig, radio France Culture, 08.02.2015

Les noms des couleurs servent souvent de métaphores sans beaucoup de raison. Quand on dit bleu ciel, de quelle ciel s’agit-il ? Du ciel délavé du nord de la France ? Du ciel jaune du Kenya ? Pourquoi ne dit-on pas « rouge ciel », puisque après tout il arrive souvent que, le soir, le ciel ressemble à un pot de confiture de fraise renversé ? Tout cela, c’est sans doute le drame des associations d’idées. On croit qu’associer des idées est intelligent, alors que, le plus souvent, cela produit au mieux un calembour. Comme disait Remy de Gourmont, les idées, mieux vaut les dissocier. Comme le ciel est bleu, on associe au mot « bleu » des idées de rêverie, de liberté. Quand je dis idées, je devrais dire sensations. Des bleus, il y en a beaucoup. Naturels, chimiques, pastel ou cyan, ou encore indigo. Quel est le secret professionnel de l’indigo ? A l’occasion de l’exposition « Indigo » qui se tient la bibliothèque Forney, à Paris, jusqu’au 18 avril 2015, je reçois son commissaire, Catherine Legrand.

Émission à ré-écouter sur le site de la radio.

Evaluation du potentiel textile des fibres d’Alfa (Stipa Tenacissima L.) : caractérisation physico-chimique de la fibre au fil

Thèse de Mohamed Dallel, Université de Haute Alsace – Mulhouse (Laboratoire de Physique et Mécanique Textiles, Génie des Procédés), 12/12/2012, Abdelaziz Lallam (Dir.), 141 p.

Compte tenu des propriétés spécifiques de l’Alfa, de son haut potentiel fibreux, des conditions de sa production et de sa transformation très écologiques, nous nous sommes proposés de mener une étude ayant pour objectif l’extraction des fibres cellulosiques à partir de la plante en vue d’applications textiles. L’extraction est conduite suivant différentes voies : mécanique, classique à la soude et enzymatique. A la lumière des différentes caractéristiques de ces fibres issues des différents procédés d’extraction, nous avons établi des corrélations entre la structure et les propriétés des fibres cellulosiques obtenues. Les fibres 1, 2 et 3 issues de différentes extractions ont fait l’objet d’une étude comparative dans le but d’évaluer au mieux, d’une part, leurs caractéristiques physico-chimiques (finesse et longueur, densité, MEB, FTIR-ATR, diffraction aux rayons X, comportement au mouillage et énergie de surface, taux de reprise, cinétique d’absorption-désorption…) et leurs propriétés mécaniques, d’autre part. L’efficacité de chaque traitement a été approuvée par l’élimination progressive des composants non cellulosiques et l’obtention de fibres longues prêtes à être intégrées dans le processus de transformation textile. Dans un second temps, nous avons produit des fils par le procédé conventionnel anneau- curseur afin d’obtenir une structure organisée et homogène. Ainsi, le potentiel textile des fibres d’Alfa a été confirmé. Afin de valoriser les fibres très courtes, nous les avons mises en solution dans un solvant écologique : le NMMO. La solution concentrée est extrudée à travers une filière selon le procédé de filage humide appliqué aux fibres Lyocell. Finalement, une comparaison entre les fibres extraites des tiges d’Alfa, les filaments obtenus par coagulation et les autres fibres naturelles couramment utilisées dans l’industrie textile, a été effectuée tout au long de cette étude pour permettre de bien situer les fibres d’Alfa dans le paysage général des fibres textiles.

Thèse intégralement accessible en version PDF (6,2 Mb) sur TEL.