ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Salagon

Quand on fait parler les plantes

Appel à communication, XVe séminaire d’ethnobotanique de Salagon, Mane (France), 6-8 octobre 2016

Le 15ème séminaire d’ethnobotanique de Salagon souhaite s’attarder sur l’idée que les humains ne construisent pas ex-nihilo la parole des plantes. De l’arbre de la connaissance du bien et du mal au chêne « classé », du chapiteau-papyrus égyptien aux quatre dieux aztèques du maïs, de la magie antique « par les plantes » à la marguerite qu’on effeuille, du jardin d’amour au « langage des fleurs », du prunier d’Extrême-Orient au bouleau amérindien, de la couronne d’Olympie aux palmes académiques, la plante, chargée d’intercession avec les dieux et avec nos semblables, désormais investie de la fonction supplémentaire de représenter la nature chez les urbanisés, est une créature protéiforme de l’imaginaire des sociétés.

Lire le très long argumentaire ainsi que les modalités de participation sur Calenda.

L’ethnobotanique au carrefour du Muséum national d’Histoire naturelle et du Musée ethnologique de Salagon (Alpes-de-Haute-Provence)

Article de Carole Brousse, Revue d’Ethnoécologie, n°7, 2015

« Ateliers ethnobotaniques », « sorties ethnobotaniques », « jardins ethnobotaniques » : l’ethnobotanique est à la mode. Historiquement pratiquée au Muséum National d’Histoire Naturelle et délaissée par les universités, la discipline est aujourd’hui investie par les acteurs associatifs. Mais aussi par l’ethnopôle de Salagon qui organise depuis 2001, dans les Alpes de Haute-Provence, un séminaire consacré exclusivement à l’ethnobotanique. Créé sous l’égide de la mission du patrimoine ethnologique, le conservatoire ethnologique de Salagon (devenu en 1999 Musée départemental), par ailleurs labellisé ethnopôle et membre de la Fédération des écomusées de France, forme chaque année une centaine d’ethnobotanistes « professionnels » ou « amateurs » qui marchent dans les pas du fondateur Pierre Lieutaghi. Au « carrefour des sciences naturelles et des sciences humaines », l’ethnobotanique fait ses classes à Salagon.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

Ethnographie des ethnobotanistes de Salagon

Rapport de Carole Brousse, Ministère de la Culture et de la Communication, 2013-2014, 107 p.

En 2006, dans le cadre du 131ème congrès national des sociétés historiques et scientifiques, l’anthropologue Michel Rautenberg, Professeur à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, proposait de s’intéresser au « surplace de la « professionnalisation » chez les ethnologues »1. Pour le chercheur, il semblait urgent de réfléchir à l’insertion professionnelle des étudiants en ethnologie, dont les seuls débouchés résideraient aujourd’hui dans une carrière universitaire. La question ne se pose pas tout à fait dans les mêmes termes pour les ethnobotanistes, qui ne peuvent d’ailleurs se former à l’Université, mais les difficultés rencontrées pour exercer un métier hors cadre existent également. La précarité dans laquelle exercent certains ethnobotanistes professionnels, l’extrême hétérogénéité des profils et des recherches conduites, la difficile lisibilité d’une activité peu connue mais extrêmement dans l’air du temps, l’absence de formation universitaire, rendent la question de la professionnalisation de l’ethnobotaniste sans doute encore plus complexe que celle du « simple » ethnologue.
Qu’est-ce au juste qu’un ethnobotaniste ? L’énigmatique ethnologue et le botaniste guère plus célèbre pourrait-il former une seule et même personne ? Assurément cet hybride, qui emprunte des compétences aux sciences humaines et aux sciences naturelles, dispose d’un vaste savoir qu’il met à disposition d’un objectif : la compréhension des relations qui unissent l’homme à l’environnement végétal. Mais comment fait-on de « l’ethnobotanie », de « l’ethnologie botanique » encore vue écrite « ethno-botanique » ? C’est une des nombreuses questions qui interrogent les curieux, toujours plus nombreux, qui viennent assister au séminaire d’ethnobotanique (en un seul mot), organisé chaque année depuis 2001 à l’ethnopôle de Salagon, dans les Alpes de Haute Provence.

Rapport intégralement accessible en version PDF sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication.

Les plantes “manipulées” : morales du végétal ?

Appel à communication pour le séminaire ethnobotanique de Salagon (Mane, France), 8-9 octobre 2015

Lire ici l’appel à communication 2015 de Pierre Lieutaghi.

Les propositions (un résumé de 5000 caractères maximum) sont à renvoyer avant le 8 juin 2015 à l’adresse suivante : elisebain@hotmail.fr

Les racines ou la métaphore des origines

Appel à communication, 13ème séminaire d’ethnobotanique du Musée de Salagon, Forcalquier (France), 9-10 octobre 2014

Vous trouverez ici l’appel à contribution rédigé par Pierre Lieutaghi. Si vous souhaitez intervenir à ce séminaire, veuillez communiquer un texte d’une dizaine de lignes résumant votre proposition, et ce avant le 19 mai 2014. Les textes sont à envoyer à l’adresse suivante : elisebain@hotmail.fr

La tradition de la barre fleurie dans les Alpes-de-Haute-Provence

Dans le cadre de la semaine de l’Open Access Week, archive sonore disponible sur les Carnets de la phonothèque de la MMSH d’Aix-en-Provence

Dans la région de Manosque (04, France), une femme évoque la tradition de la barre fleurie offerte à la mariée lors de son mariage (cote SF238, N°4418. Enregistré le 24 février 2010 à Saint-Michel-l’Observatoire (04) par Danielle Musset. Durée 26min).

Ecouter l’enquête en ligne

12ème séminaire annuel d’ethnobotanique du domaine européen du Musée de Salagon

Séminaire d’ethnobotanique, Salagon (04, France), 10 et 11 octobre 2013

Programme

Jeudi 10 octobre 2013

– 09:30 – Le temps des herbes et des broussailles. Plantes de ruines dans l’Antiquité gréco-romaine. Marine Bretin-Chabrol, maître de conférences de latin à l’Université Lyon, Université Lyon III 

– 10:15 – Des fleurs antiques comme symboles de la fragile jeunesse des hommes. Valérie Bonet, maître de conférences de latin, Aix-Marseille Université.

– 11:15 – Temps des plantes et discours médical. La dimension temporelle de la théorie des Signatures chez Paracelse (1493-1541). Jean-Michel Rietsch, enseignant, membre de L’institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE – EA 4363) – Université de Haute-Alsace, Mulhouse.

– 14:00 – Quand les plantes cadencent la vie des hommes. Thomas Schippers, ethnologue, membre associé de l’IDEMEC, CNRS, Aix en Provence.

– 14:45 – Tailler l’olivier à L’Abadie : temporalités et esthétiques. Pauline Mayer, étudiante en ethnologie, Université de Nice Sophia-Antipolis.

– 15:45 – Métaphores et métamorphoses végétales en basse Bretagne. Laurent Gall, doctorant en ethnoécologie, Centre de Recherche Bretonne et Celtique (CRBC), Université de Bretagne Occidentale, Brest.

Vendredi 11 octobre 2013

– 09:00 – Faire les « saisons » en Lozère : le temps de la ferme / le temps des cueillettes. Martin de La Soudière, ethnologue, retraité du CNRS, membre associé du Centre Edgar Morin, EHESS.

– 09:45 – La parota (Enterolobium cyclocarpum, Mimosaceae) dans l’occident mexicain, témoin et actrice des changements socio-culturels locaux au cours du temps. Mélanie Congrétel, assistante de recherche à AgroParisTech et au Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris),Universidad de Guadalajara- CUCSUR, Autlan de Navarro, (Jalisco, Mexique).

– 10:45 – Floraisons du Japon et calendrier phénologique. Jane Cobbi, ethnologue, chargée de recherches CNRS, directeur scientifique du Programme Japon à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme.

– 11:30 – Le saisonnier, le cyclique, l’événementiel, l’intime… Aperçu des multiples dimensions temporelles de la culture de plantes domestiques par des citadins dans le bassin urbain du Hanshin (Japon). Emilie Letouzey, doctorante en ethnologie du Japon au Centre d’anthropologie sociale et historique (CAS), laboratoire LISST, Université Toulouse 2 le Mirail.

-14:00 – Le temps qui pousse. Jean-Yves Durand, ethnologue, directeur – Museu da Terra de Miranda (Miranda do Douro, Portugal), CRIA-UM (Portugal) et IDEMEC (Aix-en-Provence).

– 14:45 – Les temps des plantes : réflexion sur temporalité et tradition. Aline Mercan, anthropologue de la santé, GRECSS (Groupe de Recherche Culture, Santé, Société), Aix-Marseille Université.

– 16:00 – L’horloge linnéenne. Dominique Lepage, producteur de plantes aromatiques et médicinales.

Programme complet avec le résumé des interventions ici.