ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de ruralité

Croyants de nature ? Sociologie religieuse de l’Agriculture paysanne

Article de Mathieu Gervais paru dans Etudes Rurales, janvier-juin 2016, n°197, pp. 177-194

Après avoir été un grand thème de l’analyse de la modernisation des campagnes et donc de la sociologie rurale entre les années 1950 et 1970, la sociologie religieuse du monde rural semble aujourd’hui quelque peu délaissée. Cela s’explique en partie par la baisse de la pratique religieuse des ruraux, emblématique du rapprochement entre les villes et les campagnes. Toutefois, nous discutons, ici, l’intérêt actuel d’études croisant sociologie des religions et sociologie rurale. À partir de l’exemple de l’Agriculture paysanne, nous montrons comment la critique de l’agriculture conventionnelle actualise des contenus religieux. Le catholicisme issu de l’action catholique continue ainsi d’influencer plus ou moins directement cette agriculture alternative. De plus, il existe une dimension « spirituelle » invoquée par certains agriculteurs paysans pour légitimer une relation non instrumentale à la nature et au « vivant ». S’intéresser à la religion permet donc de préciser les représentations de la nature et les pratiques des agriculteurs dans un contexte d’écologisation.

Article intégralement accessible en version PDF (508.18 Ko) sur Hal-Shs.

L’image de la campagne à la ville. La représentation du monde rural dans les décors des établissements d’enseignement supérieur

Actes du colloque « L’Ecole de Barbizon et son rayonnement », organisé par l’Université Lumière Lyon 2, Lyon, 19 et 20 juin 2002.

Fondée sur l’analyse d’un corpus d’oeuvres monumentales exposées dans les édifices publics (principalement universités et grandes écoles, mais aussi mairies parisiennes et d’Ile de France), l’étude est organisée autour de trois axes : la représentation de la campagne comme un monde à la fois proche et lointain, toujours situé dans la dépendance de la ville, dont la campagne est le conservatoire naturel et le lieu d’approvisionnement ; la campagne comme lieu d’expérimentation ou d’observation pour les scientifiques ; et enfin, à travers l’exemple des décors de l’Institut national agronomique, la place structurante de la représentation du monde rural dans la constitution de l’identité d’une communauté scientifique d’ingénieurs.

Communication intégralement accessible en version PDF (363,09 Ko) sur Hal-Shs.

 

Médecine et santé dans les campagnes du Moyen Âge à nos jours

Appel à communication, Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand, samedi 10 janvier 2015

L’ambition de cette rencontre est de mieux connaître la situation sanitaire et médicale dans les campagnes de France, d’Europe et des espaces coloniaux (ou anciennement coloniaux) dans la longue durée, tout en repensant les processus de médicalisation à l’œuvre et en réinterrogeant ce concept de médicalisation. Il s’agit notamment de prendre en considération autant les pratiques que les savoirs, les flux et les réseaux que les institutions, dans une perspective dynamique du Moyen Âge à nos jours. Les héritages mais aussi les mutations de paradigme feront l’objet d’une attention particulière afin de mettre en évidence la façon dont l’organisation médicale des campagnes actuelles a été construite et quels enseignements peuvent être tirés des choix effectués dans différentes configurations historiques.

Voir l’intégralité des modalités sur Calenda.

La ruralité entre savoirs et imaginaires

Colloque, 25 et 26 septembre 2014, Collège doctoral européen  et MISHA, Strasbourg

L’année 2014 marque les 25 ans de la parution de l’ouvrage dirigé par Nicole Mathieu et Marcel Jollivet, Du rural à l’environnement : la question de la nature aujourd’hui, faisant suite à un important colloque qui s’était tenu à Strasbourg, en liaison avec l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional (IUAR). Le présent colloque cherche à la fois à rebondir sur les conclusions de l’ouvrage de 1989 et à dégager un état des lieux des problématiques qui ont pu émerger depuis lors (justice environnementale, transition socio-environnementale, « dé-ruralisation » de la sociologie de l’environnement, etc.). Se trouve-t-on dès lors face à un trop plein ou un déficit de catégories pour penser la nature telle qu’elle se présente aujourd’hui ? Parler de « rural » et de « nature » est-il devenu désuet face à l’irruption d’autres mises en mots, dont celles, prêtant à débat, de la « durabilité ».

Voir la totalité du programme ici.