ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de représentation

Des micro-paysages ambigus : les ronds-points. Recherche exploratoire

Rapport de Henry Torgue, Philippe Mouillon, Maryvonne Arnaud, Emilie Lapraz et Bénédicte Motte, Ministère de la culture et de la communication; Direction de l’architecture et du patrimoine; Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère; Bureau de la création architecturale, du paysage et du cadre de vie ; CRESSON. 2006, 120 p.

Le premier temps du travail s’est concentré sur une phase documentaire permettant de resituer la prise en compte des ronds-points par les diverses analyses du paysage, et sur une phase plus théorique destinée à préciser les concepts sur lesquels s’appuie notre recherche. Une nomenclature typologique dégage les grands principes de représentation observés : Les citations de paysage, les emblèmes locaux, les allégories identitaires, Les expressions de l’incongru populaire, les citations médiatiques, les œuvres d’art, les réalisations calendaires… Le second temps développe une enquête sur les représentations et les systèmes d’acteurs à partir de six situations emblématiques de la région Rhône-Alpes : Chabeuil (Drôme), Saint Égrève et Sassenage (Isère), Saint Jean de Maurienne et La Motte Servolex (Savoie), Annemasse (Haute- Savoie). Pour chacune d’elles, un protocole d’enquête a été mis en place aboutissant à un corpus d’entretiens avec les acteurs impliqués dans son processus de décision et de réalisation. Une analyse en dégage les lignes de force. En plus des notions-clés de la problématique générale (théorie du paysage, fonction du symbolique et des représentations) notre objectif a également été de resserrer les pivots théoriques autour des questions apparues en cours d’enquête, comme les images de l’identité, les expressions du local et du présent, ou encore les stratégies d’occupation de l’espace. Le troisième temps de ce projet se concentre sur une réflexion plus directement artistique et qui interpelle l’imagination. Des propositions libres mais situées sur les mêmes lieux sont développées à différentes échelles paysagères. Elles proposent d’autres repères, engagent de nouvelles lectures de ces mêmes espaces, de leurs contraintes et de leurs capacités imaginaires.

Rapport intégralement accessible en version PDF (4.62 Mo) sur Hal-Shs.

De la « boisson des dieux » aux salons du chocolat. Variations sur le cacao américain

Colloque, Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense, Nanterre (France), 2 et 3 juin 2016

Matière première du chocolat dont on sait le succès dans les sociétés européennes aux XVIIe et XVIIIe siècles en tant que boisson chaude, avant qu’il ne soit remplacé par le café et le thé, le cacao connaît actuellement un regain de vitalité sur son continent d’origine sous l’effet de l’évolution de la demande mondiale, de la recherche et de la promotion de variétés de fèves de qualité, destinées à une production « haut de gamme ». Par ailleurs, des fouilles archéologiques conduites dans la région amazonienne du sud-est de l’Équateur pourraient confirmer l’hypothèse d’une utilisation de l’« arbre aux cabosses » à des fins alimentaires dans les forêts tropicales de l’Amérique du Sud, en même temps qu’en faire reculer la datation. En effet, une poterie contenant des restes de cacao datant de 3 300 avant J.C a été récemment découverte (2013), donnant à penser que des fèves auraient été récoltées et consommées il y a plus de 5 000 ans.

C’est à la lumière de ces évolutions que la présente réflexion souhaite envisager le cacao américain en privilégiant trois pistes. Il s’agira en premier lieu de s’intéresser à son histoire dans son volet préhispanique (les vestiges archéologiques, les divinités, les représentations) ; durant la période coloniale (sa vision par les chroniqueurs, son commerce dont les Indiens méso-américains furent progressivement dépossédés, appréhendé dans sa double dimension économique et sociale) et dans ses nouvelles déclinaisons socio-économiques contemporaines depuis le début du XIXe siècle. Aujourd’hui, « biologique », «durable » ou « équitable », possible source de changements sociaux à l’échelle de certaines régions avec l’apparition d’un commerce « éthiquable » (Équateur, Pérou, Haïti, Nicaragua), associé la plupart du temps à la promotion d’un tourisme (gastronomique) national, il a été récemment déclaré « patrimoine naturel de la nation » par le gouvernement péruvien (2012), officiellement destiné à éradiquer la culture de la coca. 

Voir le programme du colloque sur Calenda.

 

L’image de la campagne à la ville. La représentation du monde rural dans les décors des établissements d’enseignement supérieur

Actes du colloque « L’Ecole de Barbizon et son rayonnement », organisé par l’Université Lumière Lyon 2, Lyon, 19 et 20 juin 2002.

Fondée sur l’analyse d’un corpus d’oeuvres monumentales exposées dans les édifices publics (principalement universités et grandes écoles, mais aussi mairies parisiennes et d’Ile de France), l’étude est organisée autour de trois axes : la représentation de la campagne comme un monde à la fois proche et lointain, toujours situé dans la dépendance de la ville, dont la campagne est le conservatoire naturel et le lieu d’approvisionnement ; la campagne comme lieu d’expérimentation ou d’observation pour les scientifiques ; et enfin, à travers l’exemple des décors de l’Institut national agronomique, la place structurante de la représentation du monde rural dans la constitution de l’identité d’une communauté scientifique d’ingénieurs.

Communication intégralement accessible en version PDF (363,09 Ko) sur Hal-Shs.

 

Les représentations médiatiques de l’agriculteur et de l’agriculture

Appel à article, revue Etudes Rurales

Ce numéro a pour objet les représentations qui entourent la figure de l’agriculteur depuis l’apparition d’une presse moderne à la fin du XIXe siècle. Ce dossier a pour objectif de répondre à la question suivante : Comment les médias contribuent-ils à un travail d’unification symbolique de cette profession ? Quelle est leur contribution à la construction d’une figure unitaire du monde agricole par-delà ces divisions ? Ce numéro s’articule autour de deux axes. Le premier s’attache à questionner à partir des représentations médiatiques la construction socio-historique du métier d’agriculteur dans sa pluralité et ses différentes temporalités. Le second se focalise sur les usages des médias et sur la question de la construction des groupes.

Les propositions d’articles d’environ une page (3 000 signes environ) sont attendues pour le 16 mai 2015.

Elles comprendront le titre envisagé,  un résumé, les coordonnées et  le rattachement institutionnel du ou des auteurs et seront envoyées simultanément aux  coordinateurs du numéro : Ivan Chupin (chupinivan@yahoo.fr) & Pierre Mayance (mayancep@gmail.com).

Voir le détail de l’appel sur Calenda.

Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, journées d’études GHFF, 30. 01. 2016, Paris

En inaugurant un nouveau cycle de journées d’études intitulé « Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours », le GHFF propose de scruter les évolutions du ressenti de l’homme vis-à-vis de son environnement et de mettre en évidence ce que les forêts, en attisant les sens, permettent de dire du monde. La première journée de ce cycle sera dédiée aux sens et perceptions sensorielles.

Les propositions, une à deux pages maximum, accompagnées d’une bibliographie indicative et d’un bref curriculum vitae, sont à envoyer avant le 3 mai 2015 aux adresses suivantes :
Véronique Dassié : dassie@mmsh.univ-aix.fr
Yves Poss : yves.poss@gmail.com
GHFF : ghff@gmail.com

Consulter l’appel à communication dans son intégralité.

Qu’est-ce qu’une forêt pour le forestier? Les métaphores de la forêt dans les discours vulgarisés : le cas du Guide terrain – Saines pratiques d’intervention en forêt privée

Article de Isabelle Paré paru dans VertigO, vol. 14 n°3, décembre 2014

La forêt privée, à cause de l’importance indiscutable de l’élément humain inhérent à ce mode de tenure, se trouve au confluent de différents univers conceptuels. Dans ce contexte, les acteurs forestiers, peu importe leur appartenance, se fixent pour objectif de transmettre ce qu’ils jugent être des informations, des opinions ou des connaissances de qualité afin de faciliter la communication des savoirs liés à la foresterie. Parmi les outils de communication utilisés pour rejoindre le propriétaire forestier québécois, le guide pratique semble avoir la cote. Nous avons procédé à une analyse qualitative du Guide terrain – saines pratiques d’aménagement en forêt privée afin de découvrir comment le forestier conçoit la forêt qu’il présente, décrit et explique dans ce guide. L’approche métaphorique proposée par Lakoff et Johnson (1985) a permis de mettre en lumière le contenu latent du discours. L’analyse thématique des métaphores relevées, combinée à l’examen de leur articulation entre elles, a permis de constater que la forêt est conceptualisée de façon à y encourager l’implication humaine.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

Le spectacle de la nature. Regards grecs et romains

Journée d’étude, INHA Paris, samedi 18 octobre 2014

Quel regard les Anciens portaient-ils sur la nature ? Qu’y voyaient-ils ? Qu’en représentent-ils et pourquoi ? Enfin, dans quelle mesure et dans quel contexte la nature et le paysage peuvent-ils « faire spectacle » en Grèce et à Rome ? Le questionnement portera sur un cadre chronologique volontairement étendu, de la Grèce archaïque au monde romain tardif, et sur un corpus de textes et d’images très varié, pour mettre à l’épreuve la notion même de « paysage » dans l’Antiquité et pour tenter de saisir les enjeux propres à la fabrication d’un « cadre » de représentation ou d’un « lieu », perçu par le regard, dans une image ou dans un texte.

Programme

9h30 : Présentation

  • François Lissarrague (EHESS), Alain Schnapp (Paris 1), Présentation du projet d’exposition (Berlin, Naples) sur les représentations de la nature dans l’art grec.
  • Emmanuelle Valette, Stéphanie Wyler (Paris Diderot), Présentation de l’axe « anthropologie du regard dans les mondes anciens », bilan historiographique des études sur le paysage à Rome et perspectives de recherche.

10h15 : Nikolaus Dietrich (Berlin Humbolt), La nature sans paysage : La figure, l’espace et la place de la nature dans l’art grec archaïque et classique

11h : Pause

11h15 : Angela Pontrandolfo (Salerne), Nature et paysage dans la peinture hellénistique et italique

12h : Déjeuner

13h30 : Agnès Rouveret (Paris Ouest), Regards subjectifs sur les éléments de nature, de la peinture hellénistique à l’art topiaire romain

14h15 : Eric Morvillez (Avignon), « Avec vue sur jardin » : vivre entre nature et paysage dans l’architecture domestique romaine tardive

15h : Pause

15h15 : Jean-Pierre De Giorgio (Clermont-Ferrand), Sous l’épopée la plage : le spectacle de la nature dans la correspondance de Cicéron.

16h : Laury-Nuria André (Lyon 2 Hisoma) Les paysages épiques: une nature spectaculaire ?

16h45 : Discussion générale

[Info Calenda]