ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Provence

Fête des Simples 2017

Mise en ligne des enregistrements des conférences de la Fête des Simples 2017 (Rosans, 26)

– « La médecine traditionnelle africaine à Keur Massar » de Chantal Perrin, cinéaste (75), Djibril Bâ, directeur de lʼhôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal)

– « Comment circulent les graines quand les hommes sont enfermés, de la Provence à la Syrie » par la Coopérative Longo Maï (04)

 – « La réglementation des plantes médicinales et les paysans herboristes » par Évelyne Boyer, paysanne-herboriste (04) et Thomas Échantillac, paysan-herboriste (26)

– « Liberté dʼaccès à la terre, histoire, perspectives et actions concrètes » par Pierre Fabre, président de Terre de Liens PACA (06) Samuel Genas, maraîcher en cours d’installation à Rosans (05)

-« Odeurs de liberté » par Marie-Thérèse Esneault, musicothérapeute et aromacologue (94)

-« Pour une reconnaissance des alternatives aux pesticides » par Jean François Liphout, Président d’ASPRO PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes)

 

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Des arbres et des hommes

Conférence de Josiane Ubaud, Maison de la Région à Béziers (France), 13 décembre 18h30

La Région OCCITANIE/Pyrénées-Méditerranée organise à la Maison de Région à Béziers une conférence littéraire pour la présentation de l’ouvrage de Mme Josiane UBAUD « Des arbres et des hommes » (ed. Edisud).

De formation scientifique, professeur de mathématiques pendant 8 ans, puis lexicographe en domaine occitan, elle mène depuis 25 ans des recherches en ethnobotanique occitane, par dépouillements des sources et enquêtes sur le terrain, pour analyser le regard occitan sur l’environnement.
Interventions dans des séminaires et colloques sur les paysages ou les plantes de la garrigue.

Le génie des plantes

Reportages, Arte, janvier 2017

Médicinales, aromatiques ou d’apparat, les plantes présentent mille vertus. Un tour du monde végétal en cinq épisodes.

  • Génie des plantes en Amérique du Sud
  • Génie des plantes dans les Alpes
  • Génie des plantes dans les Balkans
  • Génie des plantes en Inde
  • Génie des plantes en Provence

Série d’émissions à revoir ici.

L’identité d’une ville au travers de ses artefacts : Grasse, de 1860 à nos jours : étude de la co-construction d’un imaginaire touristique et d’une identité locale

Thèse de Chloe Rosati-Marzetti, Université Nice Sophia Antipolis (Anthropologie), 03/07/2013, Joel Candau et Philippe Hameau (Dir.), 442 p.

Cette recherche aborde la question de la production et de la réception d’un imaginaire touristique. Résultant d’une enquête ethnographique effectuée sur la ville de Grasse dans les Alpes-Maritimes, ce travail met en lumière la construction de l’ambivalence Grasse/parfum et dépasse ce modèle en montrant que l’association Grasse/Provence est également prégnante. Après une présentation évolutive de l’essentialisation des caractéristiques de la ville, de certains traits topologiques, culturels et sociaux, qui l’érigent aujourd’hui comme un territoire singulier et reconnaissable, on montre comment, à travers divers aménagements urbains et productions locales, les municipalités et les professionnels du tourisme mettent en spectacle l’essence de la cité. Ainsi, les objets-souvenir syncrétisent les discours transmis autour et au sujet de la ville et participent à la création et à la transmission des représentations de soi, pour soi et pour les autres. Etudier les représentations de la localité grassoise met en évidence les logiques identitaires locales, sous tendues par la promotion touristique, et qui passent par la culture matérielle (affiches, cartes postales, objets-souvenir) et idéelle (discours, littérature, idées véhiculées) soumise aux touristes. Le processus de patrimonialisation lui-même influe sur les habitants. La parole leur est alors donnée pour comprendre la manière dont ils se positionnent face à cet imaginaire touristique omniprésent.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5,2 Mb) sur TEL.

Les séchoirs à fruits traditionnels en Provence

Article de Henri Pellegrini paru sur le site Itarkéo

« De nombreux villages de Provence portent encore les traces des appareillages destinés à la dessiccation des fruits en vue de leur conservation. Les habitants ont longtemps utilisé des aménagements spéciaux qui permettaient de bénéficier des effets de l’ensoleillement exceptionnel de ces régions pour garder tout l’hiver les fruits récoltés pendant l’été. Suivant les terroirs, les modes opératoires et les architectures sont différents et variés. On trouve les séchoirs solaires de fenêtre ou des greniers largement ouverts, mais aussi des constructions spécifiques, bâtiments affectés au séchage et des restanques clôturées qui portent selon les lieux des appellations variées. Cette tradition affecte largement les deux départements des Alpes-Maritimes et du Var et s’applique au traitement des fruits locaux, figues, prunes, châtaignes, voire champignons. On peut la comparer aux usages d’autres lieux où elle s’applique aux produits de la pêche, de l’élevage ou de la chasse et même aux fromages… »

Lire l’article en intégralité sur le site.

Etude chimique et caractérisation de principes colorants historiquement employés dans l’impression des indiennes en Provence

Thèse de Guillaume Cuoco, Université d’Avignon (Chimie), 27/11/2009, Catherine Vieillescazes (Dir.), 

Ces travaux portent principalement sur l’étude de trois plantes tinctoriales : la garance, le nerprun et la gaude. Ces végétaux ont fait l’objet de nombreuses cultures en Provence et constituaient la principale matière première en colorants rouges et jaunes pour les teinturiers et les artistes. Une optimisation des conditions d’extraction des colorants de la garance assistée par ultrasons a été effectuée en utilisant un modèle statistique. Ce procédé d’extraction simple, rapide et efficace, a été comparé à deux autres techniques utilisées conventionnellement. Une étude cytohistologique des racines de garance a permis d’examiner les effets apportés par les différents procédés d’extraction. Les cellules traduisent après extraction par ultrasons, de profondes déstructurations fournissant une explication au plus important rendement en colorant extraits en comparaison aux extractions classiques. Une étude fondamentale sur l’identification des colorants extraits à partir des fruits immatures d’espèces appartenant au genre Rhamnus a été effectuée. Une approche chromatographique utilisant la CLHP/UVVisible/ SM a permis d’identifier la partie flavonol. Elle présente principalement des composés glycosylés dont la partie rhamninoside est liée sur le flavonol en position 3 ou 4′. Des flavonols 3-O-acétyl-rhamninoside ont également été caractérisés et sont spécifiques de Rh. saxatilis. Les fruits matures renferment aussi des anthraquinones qui ont été séparées des flavonols et concentrées en utilisant l’Extraction sur Phase Solide (SPE). Après analyse par RMN, des dérivés rhamnoside et arabinoside acétylés de l’émodine, jamais décrits dans la littérature, ont été identifiés dont le 6-O-(3′,4′ diacétyl)-arabinopyranoside d’émodine et 6-O-(2′,3′,4′-triacétyl)- arabinopyranoside d’émodine présents seulement dans Rh. alaternus. Les colorants jaunes de la gaude (Reseda luteola) ont été analysés par électrophorèse capillaire. En comparaison avec la CLHP, un gain important de la durée d’analyse a été observé tout en conservant une séparation convenable. L’ensemble de ces résultats expérimentaux a pu être appliqué avec succès à l’étude de colorants extraits à partir d’objets et d’échantillons historiques provenant de collections muséales et comprenant notamment des indiennes du XIXème siècle. Enfin, des essais de teintures ont été réalisés, en collaboration avec la société Les Olivades dans le but de développer une gamme de tissus à base de colorants naturels.

Thèse intégralement accessible en version PDF (33,5 Mb) sur TEL.

A la recherche de nos arbres perdus en Provence. Le mûrier noir, le sorbier domestique, l’amandier, le figuier

Ouvrage de Magali Amir, éditions Alpes de Lumière, octobre 2010

A la manière d’un détective, Magali Amir s’est lancée sur les traces de ces quatre arbres autrefois familiers de l’homme en Provence : le mûrier noir, le sorbier domestique, l’amandier et le figuier. Qu’ils soient encore présents dans le paysage, voire dans les cultures, comme l’amandier, ou déjà quasiment oubliés, comme le mûrier noir, elle a dû se livrer à une enquête de terrain méticuleuse, suivant des pistes incertaines ouvertes par l’écrit ou l’oral, interrogeant nombre de témoins pour reconstituer patiemment la vie qui gravitait autour de ces arbres amis de l’homme. Un livre à lire si on s’intéresse à ce que fut, dans ces régions, l’agriculture pauvre.



Magali Amir est botaniste et ethnobotaniste. Elle vit en Haute-Provence et a travaillé enre autres pour les Parcs naturels régionaux du Luberon, du Haut Languedoc et du Verdon. Elle s’intéresse plus particulièrement aux liens entre la société rurale et les plantes, qu’elles soient sauvages ou cultivées, sous forme d’études, de conférence et de publications. Elle anime aussi régulièrement des sorties de connaissance de plantes, de cueillette et cuisine sauvage.