ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de politique

Le Jardin des Deux Rives – der Garten der Zwei Ufer (Strasbourg-Kehl). L’émergence d’une centralité frontalière.

Communication de Antoine Beyer, colloque «La dimension paysagère des itinéraires culturels du Conseil de l’Europe », 15 et 16 décembre 2010, Luxembourg

A cheval sur le Rhin, entre Strasbourg et Kehl, le Jardin des Deux Rives est emblématique de l’évolution de la fonction frontalière dans un cadre européen. C’est autour d’elle que le jardin s’est constitué pour en faire évoluer la signification, instaurant un lieu de rencontre dévolu à la promenade et aux animations pacifiques dans un lieu longtemps marqué par la logique de séparation et de conflit.

Communication intégralement accessible en version PDF (769.61 Ko) sur Hal-Shs.

La filière oléicole obstacle: adaptations et contournements socio-économiques palestiniens face à l’occupation israélienne

Thèse de Arnaud Garcette, Sociologie. Aix-Marseille Université, 2015, 443 p.

Cette recherche porte sur l’adaptation de la filière oléicole palestinienne face aux dispositifs de contrôle et de séparation israéliens entre 1993 et 2013. Elle s’attache à en analyser les répercussions en termes de structuration des rapports de pouvoirs et des réseaux relationnels au niveau local, régional mais aussi international, en interrogeant notamment la place qu’occupent les acteurs étrangers dans ce processus d’adaptation.

Thèse intégralement accessible en version PDF (13,73 Mo)  sur Hal-Shs.

La Nature, les territoires et le politique en Afrique du Sud

Article de Frédéric Giraut, Sylvain Guyot, Myriam Houssay-Holzschuch paru dans Les Annales. Histoire, Sciences Sociales, EHESS, 2005, pp.695-717

Le traitement de la nature dans les colonies de peuplement prend en Afrique du Sud une dimension particulière. La gestion de la nature y fut remarquablement instrumentalisée dans le cadre d’une ingénierie territoriale de la ségrégation coloniale puis de l’apartheid, au point d’être l’une des pièces maîtresses des dispositifs territoriaux et de l’idéologie qui les sous-tendait. Dans la nouvelle Afrique du Sud, elle constitue l’un des terrains privilégiés du raccommodage socio-spatial, et ceci à trois niveaux. Au niveau local avec le développement de formes participatives communautaires de gestion et d’appropriation qui ne vont pas sans poser de problème avec une municipalisation qui privilégie la démocratie représentative ; au niveau national avec un certain consensus autour de la promotion et la restauration d’un patrimoine naturel autochtone d’où l’on doit extirper les plantes allochtones ; et au niveau international avec la transformation des parcs frontaliers en des objets internationaux de développement, les transfrontier peace parks.

Article intégralement accessible en version PDF (1,3 Mo) sur Hal-Shs.

Propriétés et usages de la nature : exploiter, détruire et protéger

Appel à contribution, Amnis, Revue de Civilisation Contemporaine EUROPES / AMÉRIQUES

Argumentaire

La nature, définie par des milieux ou des écosystèmes qui n’ont pas été substantiellement modifiés par l’intervention humaine, ou qui persistent malgré l’intervention humaine, est souvent présentée comme un res communis, un  bien commun, un patrimoine universel et collectif devant être transmis aux générations futures. Pourtant, son exploitation, voire sa surexploitation ou à l’inverse, sa protection posent la question des enjeux économiques, politiques, juridiques, écologiques, sociaux et culturels des droits de propriétés et d’usage de la nature. Au-delà des théories sur les communs (Garett Hardin, Elinor Ostrom), la thématique de la propriété et des usages de la nature appelle à des analyses de cas concrets en Amérique aussi bien qu’en Europe. Du XIXe au XXIe siècle, l’étude des enjeux passés, présents et à venir des statuts de propriété et d’usage de l’eau, de la mer, des forêts, du vivant, des espaces, des ressources naturelles végétales, minérales ou animales, devrait nous permettre d’éclairer les débats actuels dans une démarche scientifique évitant les orientations idéologiques et militantes.  Elle devrait également permettre d’appréhender les points communs et les confrontations qui existent sur des continents héritiers de multiples traditions et ayant vécu d’importants bouleversements historiques, économiques, culturels et politiques (colonisation, migrations et métissages, pillage des ressources, libéralisation, enclosures et désamortissement, étatisation puis ouverture à l’économie de marché, mondialisation…). Pour traiter cette thématique largement pluridisciplinaire, les approches historique, sociologique, philosophique et anthropologique seront privilégiées.
Les champs abordés seront les suivants :
1) Les enjeux politiques des droits de propriété et d’usage de la nature (étatisation, désétatisation dans le cas de la Russie et des pays de l’Est, intervention de l’Etat central, rôle de l’Etat dans l’exploitation et la protection de la nature…)
2)  Les enjeux culturels et sociaux des droits de propriété et d’usage de la nature. (propriétés, usages de la nature et différenciation sociale, patrimonialisation de la nature, usages collectifs de la nature et construction culturelle et identitaire des groupes …)
3) Les enjeux éthiques et cultuels des droits de propriété ou d’usage de la nature. (brevets sur le vivant, chasse, exploitation et protection de la nature…)
4) Les enjeux géostratégiques et internationaux (propriété et exploitation de l’eau, des mers et des espaces…).
5) Les enjeux écologiques des droits de propriété et d’usage de la nature (surexploitation et destruction des écosystèmes et de la biodiversité, droit de l’environnement, législation de protection des écosystèmes et des milieux…)
6) Les enjeux économiques de l’usage de la nature (exploitation des ressources naturelles, droits de propriétés, d’usage et développement durable…)
7) La mise en place d’un droit international sur la propriété et l’usage de la nature.

Conditions de soumission

Les propositions pourront être rédigées en français, en anglais ou en espagnol.
Elles devront être accompagnées d’un curriculum vitæ (voir le site de la revue http://amnis.revues.org) et parvenir à l’adresse suivante : amnis@revues.org avant le 20 septembre 2013.
Après acceptation des propositions par le comité de rédaction, les auteurs devront envoyer leur article au plus tard le 30 mars 2014.

Modalités d’évaluation

Chaque article sera alors soumis au comité de lecture et à deux évaluateurs externes, qui décideront de son éventuelle publication.

[Info Calenda]

Paysage et politique du paysage dans le massif transfrontalier de Gavarnie/Mont-Perdu. Analyse pour servir de fondement à la gestion durable d’un bien inscrit au patrimoine mondial

Rapport de recherche de Briffaud S., Davasse B., Carré J., Galop D., Guttinger P., Heaulmé E., Henry D., Métailié J.-P., Moisset A., Rius D. et al., 2007, 229 p.

Cette recherche, appliquée à un territoire montagnard transfrontalier inscrit depuis 1997 au Patrimoine mondial de l’humanité au double titre des  » paysages naturels  » et des  » paysages culturels « , vise à explorer les relations effectives et potentielles que les politiques de protection/gestion/labellisation des paysages entretiennent avec la perspective de développement durable des territoires. Ce travail associe l’analyse, dans la durée, des politiques elle-mêmes à celle des paysages concernés. La combinaison de ces deux démarches de recherche interdisciplinaire, mises en œuvre ici simultanément, vise un double objectif : présenter une analyse et une évaluation des politiques, notamment celle du Patrimoine mondial, dans leurs liens avec les dynamiques du paysage et l’évolution des perceptions dont ce dernier fait l’objet ; dégager les enjeux, proposer une cadre problématique et des outils pour une politique paysagère axée sur la quête d’un développement durable du territoire concerné.

Rapport intégralement accessible en version PDF (15,2 Mb) sur HAL-SHS.

Impossible jardin

« Des herbes diverses et variées», Marseille 2013 : la culture contre les quartiers ? (5’17’’), Reportage Arte Radio de Pascale Pascariello et Anraud Forest, 19 janvier 2013

Après les parades du centre-ville, Marseille-Provence 2013 veut être aussi une capitale culturelle dans les quartiers Nord. Au Grand Saint-Barthélémy, le projet artistique est de créer un jardin éphémère pour 422 000 euros. Des habitants comme Karima, Fatima et Anne-Marie refusent le projet. Une réunion est organisée avec les représentants de Marseille-Provence 2013, dont Christophe Madrolle, élu Modem, en charge des financements européens. La culture a t-elle droit de cité ?

A écouter sur Arte Radio.

La forêt des Landes de Gascogne comme patrimoine naturel ? Échelles, enjeux, valeurs

Thèse de Aude Pottier, Université de Pau et des Pays de l’Adour (Géographie), 08/12/2012, Vincent Berdoulay (Dir.), 488 p.

Ce travail de thèse en Géographie Humaine a pour objectif d’identifier et d’analyser les valeurs qui font entrer le massif forestier des Landes de Gascogne dans un processus dit de patrimonialisation au travers des discours et actions de ses acteurs. Affecter des valeurs à un espace forestier, le patrimonialiser ne correspond plus simplement à la mise en place d’espaces protégés où le  » exceptionnel  » est adoubé. Le processus ne se définit plus par la simple protection officielle qui soustrait à l’action humaine des éléments jugés remarquables : des objets et des espaces de plus en plus communs et quotidiens sont également appropriés par des groupes sociaux variés tout autant spécialistes qu’  » amateurs « . Le massif forestier des Landes de Gascogne constitue, selon nous, un espace exemplaire pour traiter de cette appropriation d’un espace forestier  » ordinaire « , qui n’a, a priori, rien de  » remarquable « , du moins, selon les critères de la patrimonialisation institutionnelle. Forêt d’origine artificielle à vocation de production en grande majorité privée, le massif forestier landais a toujours été plus ou moins décrié pour sa gestion intensive remettant en cause sa capacité à être porteuse de valeurs autres qu’économique et pouvant aller jusqu’à remettre en question son statut de forêt. Pour autant, bien que la vocation productive de ce massif soit sa raison d’être, la forêt landaise est aussi porteuse de valeurs culturelles, naturalistes et sensibles qui la font entrer dans une volonté de préservation qui dépasse, et parfois se confronte, à sa simple importance économique. La dernière tempête Klaus de Janvier 2009, a permis d’à la fois révéler et catalyser ses valeurs qui, face à un tel bouleversement, s’exacerbent. Aborder la patrimonialisation de cet objet forestier à part entière, partagé entre nature et culture, permet ainsi de questionner l’idée même de patrimoine naturel et le processus qui le sous-tend. La thèse s’appuie sur l’analyse d’une centaine d’entretiens semi-directifs effectués auprès de différents acteurs du massif (sphère forestière privée et publique, élus, collectivités territoriale, Parc Naturel Régional, milieu associatif) et menés selon une double échelle d’analyse (de l’échelle  » massif  » à l’analyse plus localisée de quatre terrains d’étude).

Thèse intégralement accessible en version PDF (30,6 Mb) sur TEL.