ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour poison

Venenum, un monde empoisonné

Exposition, Musée des Confluences, Lyon (69, France), 15.04.2017-15.01.2018

Que ce soit un moyen de défense ou de pouvoir, une arme mortelle ciblée ou diffuse, une menace environnementale ou encore un espoir pour la médecine de demain, les poisons ont toujours suscité crainte et fascination. Le mot latin venenum désigne aussi bien les poisons élaborés par l’homme que les substances vénéneuses des plantes et des champignons ou encore le venin du serpent. Le poison évoque une double ambiguïté : il est à la fois une substance originellement présente dans le milieu naturel mais également une mixture préparée à des fins criminelles, qui en fonction de la dose, pourra être mortelle ou salvatrice. L’exposition décrit les différents rôles joués par le poison dans l’histoire et la culture, la science et les croyances, la médecine et la criminologie.

Site de l’exposition ici.

Des poisons : nature ambiguë

N° thématique de la revue Ethnologie Française, 2004/3 (Vol. 34), 192 pages, ed. PUF

Sommaire

– Corinne Boujot « Pour une ethnologie des poisons »

– Pierre Lieutaghi « Le végétal : pratique d’un monde périlleux »

– Jean-Pierre Peter « Médicaments, drogues et poisons : ambivalences »

– Olivier Rabanes « Homéopathie et poisons »

– Jean-Philippe Chippaux « Venins animaux dans la recherche biologique »

– Danielle Musset « Serpents : représentations et usages multiples »

– Didier Nourrisson « Les « fines herbes » du plaisir »

– Laurence Pourchez « Philtres d’amour à la Réunion : alliance et transgression »

– Patrick Prado « Le jilgré (Datura stramonium). Une plante hallucinogène, marqueur territorial en Bretagne morbihannaise »

– Raphaël Larrère « Champignons sauvages : initiations et savoirs »

– Anne-Elène Delavigne « Les salmonelles au Danemark. images d’un empoisonnement »

– Jean-Jacques Yvorel « L’héroïne et le pantopon : deux drogues sans danger ? »

– Pierre Lieutaghi « Aux frontières (culturelles) du comestible »

– Max Goyffon « Commentaires d’un toxicologue »

Articles tous accessibles gratuitement et en version intégrale (PDF) sur CAIRN.

Les végétaux ichtyotoxiques (poisons de pêche). Inventaire des poisons de pêche

Articles de J. Kerharo, F. Guichard F. et Armand Bouquet publiés dans

Bulletins et Mémoires de l’École Nationale de Médecine et de Pharmacie de Dakar

1960, n°8, p. 313-329 (1ère partie) ; 1961, 9, p. 355-386 (2ème partie); 1962, 10, p. 223-242 (3ème partie)

La stricte application du « Primum Vivere » des Anciens a conduit de tout temps les hommes de tous les pays à tirer leur subsistance du règne animal et végétal. De ce seul point de vue, la pêche a pour l’individu une importance particulière telle qu’elle a motivé chez l’homme primitif et motive encore de nos jours, chez l’homme sauvage, la recherche des végétaux propres à lui assurer, par l’empoisonnement des mares et des cours d’eau, des pêches faciles, fructueuses et sans risques. Le risque à courir paraît, en effet, d’importance qui consiste à manger un poisson intoxiqué; et pourtant, le fait est là: les poissons capturés par ces procédés sont, dans la plupart des cas d’une innocuité absolue. Les plantes ainsi employées, dont le choix judicieux a donné à l’usager un sévère travail de discrimination entre les différents végétaux toxiques possibles, ont donné naissance, qu’on le veuille ou non, à une classe spéciale de poisons : les poisons de pêche. Ce caractère remarquable d’être, d’une façon générale, toxiques pour les animaux à sang froid et atoxiques pour l’homme et les animaux à sang chaud, devrait suffire pour faire prendre en considération l’intérêt présenté par les drogues ichtyotoxiques. On comprendrait mieux alors que si l’identification intéresse le botaniste, la connaissance des principes actifs, le chimiste et l’action physiologique le pharmacodyname, les applications doivent intéresser entre autres le phyto-pathologiste pour la lutte anti-insecticide, l’hygiéniste pour la lutte anti-larvaire, le médecin pour les propriétés thérapeutiques, plus particulièrement anthelminthiques, l’agriculteur et le pédologue pour le développement et la création des cultures.

Première partie, seconde partie et troisième parties sont accessibles en intégralité en version PDF sur le site de l’IRD.

Plantes toxiques et psychotropes : des discrètes et des bavardes

Journées d’étude, 5-6 décembre 2005, Paris (France)

Faire parler scientifiquement les plantes toxiques et psychotropes sera le pari principal de ces journées : en quoi sont-elles des révélateurs de zones critiques des sciences de l’homme et de la société, et l’étude d’un cas prégnant, le cannabis.

Journée d’études organises par le laboratoire ISOR (Images, Sociétés, Représentations) de l’Université Paris I et la Société Française d’Ethnologie.

5 décembre : plantes du soi, plantes de l’autre

Les plantes « à poison » seront sollicitées comme opérateurs critiques des cinquante dernières années de l’anthropologie rurale autant qu’urbaine et des enquêtes sur les pharmacopées traditionnelles et modernes.

6 décembre : le cannabis en représentation

Cette journée sera consacrée aux représentations du cannabis dans les divers médias (cinéma, presse, BD, chanson etc.), dans les discours scientifiques et médicaux, selon les pratiques de consommation et l’évolution sociologique des consommateurs.

Contact :

didier.nourrisson@lyon.iufm.fr

Lien vers le programme complet.