ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de plante tinctoriale

Participez à la création d’un jardin de plantes à couleurs

Situé dans la Haute Vallée de la Loire, la petite commune de St Martin de Fugères en Hte Loire va bientôt accueillir le « Jardin de Plantes à Couleurs » de Bénédicte St Gérand, créatrice et restauratrice de décors peints.
Quatre espaces à thèmes
-  Carré de plantes tinctoriales sélectionnées
-  Potager coloré
-  Sous les tilleuls , espace de rencontre
-  Circuit d’eau, itinérance artistique visuelle, sonore et symbolique

Originalité du projet
Un projet unique permettant de découvrir sur un même site, le cycle complet de la plante en culture à son utilisation dans un atelier d’art, dans le cadre d’un jardin-plaisir.
Ce jardin situé sur un terrain communal sera ouvert à tous.

Financement
En complément de financements issus de collectivités, il est fait appel à la formule de financement participatif sur la Plateforme de crowdfundind DARTAGNANS.

Vous pouvez verser la somme que vous voulez ! Même petite, elle va concourir à la constitution du fond de départ… Si chacun contribuait à hauteur de 10 ou 20€, la somme serait atteinte de suite !

Soutiens du projet :
-  Jardins Fruités (aide logistique et à la conception)
-  CPIE (Expos)
-  Chambre des Métiers 43

Contacts / Renseignements
Bénédicte SAINT-GERAND
Acanthéose, Peintre en décors du patrimoine
06.27.04.12.91
http://www.acantheose.com
« Le prieuré » Place de l’église
43150 St-Martin-de-Fugères

Robert JONGET
06 52 04 29 91
info@jardinsfruites.fr

Manuel tinctorial des plantes

Ouvrage de Pierre Joseph Buchoz, Paris, chez l’auteur, 1800

Manuel tinctorial des plantes, ou traité de toutes les plantes qui peuvent servir à la teinture et à la peinture; on y a joint des Observations sur les animaux et les minéraux, pareillement propres à la peinture, deux dissertations de Linné sur le même sujet; différentes Méthodes concernant le blanchiment des toiles; des procédés pour teindre la laine en noir et les draps en deux couleurs, de même que la manière de préparer le bleu de Prusse et le vert-de-gris. Cinquième édition, revue, corrigée et considérablement augmentée de plus de 400 plantes nouvelles / par J. P. Buchoz, auteur de différents ouvrages de Médecine, d’Histoire naturelle et d’économie champêtre.

Ouvrage intégralement consultable sur la Biblioteca Digital du Real Jardin Botanico.

 

Dominique Cardon, archéologue du textile et de la teinture

Émission « Les Savanturiers » de F. Chauvière, radio France Inter, samedi 3 janvier 2015

Elle avoue un amour fou pour les étoffes et les couleurs. Surtout celles que l’on portait avant. Elle n’a rien contre les teintures synthétiques, mais elle – mieux que personne- connait les subtilités des bruns, des verts, des pourpres ou des bleus que l’on peut extraire des plantes, des coquillages ou des insectes.

Dominique Cardon a parcouru le monde à la recherche des recettes d’autrefois. Dans des contrées reculées, elle a rencontré de vieux teinturiers, derniers héritiers de traditions parfois plus que millénaire.  Elle a hanté les bibliothèques, retrouvé des manuscrits, des traités du Moyen Age, des papyrus égyptiens. Et lorsqu’elle pense avoir retrouvé une formule, elle la teste.

Dominique Cardon pratique l’archéologie expérimentale depuis qu’elle est tombée dans  le bain de la teinture. Tous les vêtements qu’elle porte sont colorés par ses soins, avec des plantes qu’elle a ramassées elle-même. En Irlande, où elle a poursuivi son cursus universitaire, elle a découvert qu’elle raffolait aussi des textiles. Une créatrice, lui a  appris à tisser, ce qui l’a amenée à travailler quelques années plus tard à travailler pour la maison Chanel. Un peu détective, un peu  Indiana Jones Dominique Cardon est une passionnée, une curieuse, une chercheuse pointue, qui n’en revient pas de la vie qu’elle mène depuis plusieurs décennies, entre son jardin des Cévennes où elle fait pousser le pastel ou la garance, et ses grands voyages.

A (re) écouter à partir de la page de l’émission.

Etude chimique et caractérisation de principes colorants historiquement employés dans l’impression des indiennes en Provence

Thèse de Guillaume Cuoco, Université d’Avignon (Chimie), 27/11/2009, Catherine Vieillescazes (Dir.), 

Ces travaux portent principalement sur l’étude de trois plantes tinctoriales : la garance, le nerprun et la gaude. Ces végétaux ont fait l’objet de nombreuses cultures en Provence et constituaient la principale matière première en colorants rouges et jaunes pour les teinturiers et les artistes. Une optimisation des conditions d’extraction des colorants de la garance assistée par ultrasons a été effectuée en utilisant un modèle statistique. Ce procédé d’extraction simple, rapide et efficace, a été comparé à deux autres techniques utilisées conventionnellement. Une étude cytohistologique des racines de garance a permis d’examiner les effets apportés par les différents procédés d’extraction. Les cellules traduisent après extraction par ultrasons, de profondes déstructurations fournissant une explication au plus important rendement en colorant extraits en comparaison aux extractions classiques. Une étude fondamentale sur l’identification des colorants extraits à partir des fruits immatures d’espèces appartenant au genre Rhamnus a été effectuée. Une approche chromatographique utilisant la CLHP/UVVisible/ SM a permis d’identifier la partie flavonol. Elle présente principalement des composés glycosylés dont la partie rhamninoside est liée sur le flavonol en position 3 ou 4′. Des flavonols 3-O-acétyl-rhamninoside ont également été caractérisés et sont spécifiques de Rh. saxatilis. Les fruits matures renferment aussi des anthraquinones qui ont été séparées des flavonols et concentrées en utilisant l’Extraction sur Phase Solide (SPE). Après analyse par RMN, des dérivés rhamnoside et arabinoside acétylés de l’émodine, jamais décrits dans la littérature, ont été identifiés dont le 6-O-(3′,4′ diacétyl)-arabinopyranoside d’émodine et 6-O-(2′,3′,4′-triacétyl)- arabinopyranoside d’émodine présents seulement dans Rh. alaternus. Les colorants jaunes de la gaude (Reseda luteola) ont été analysés par électrophorèse capillaire. En comparaison avec la CLHP, un gain important de la durée d’analyse a été observé tout en conservant une séparation convenable. L’ensemble de ces résultats expérimentaux a pu être appliqué avec succès à l’étude de colorants extraits à partir d’objets et d’échantillons historiques provenant de collections muséales et comprenant notamment des indiennes du XIXème siècle. Enfin, des essais de teintures ont été réalisés, en collaboration avec la société Les Olivades dans le but de développer une gamme de tissus à base de colorants naturels.

Thèse intégralement accessible en version PDF (33,5 Mb) sur TEL.

Symposium international autour des teintures et des colorants naturels

Symposium international, La Rochelle (France), 25 au 30 avril 2011

Plus de 500 participants, de plus de 70 pays, sont attendus au Symposium International « ISEND 2011 Europe.  Un programme particulièrement riche et dense sera proposé aux chercheurs, artisans, producteurs de plantes tinctoriales, designers, producteurs de colorants naturels, entreprises textiles ou encore de cosmétiques, qui seront présents. Au programme, des conférences, des présentations de posters et de films, des démonstrations de teintures et d’impressions textiles, mais également des visites techniques notamment chez des agriculteurs producteurs de plantes tinctoriales ou encore au sein de laboratoires d’extraction et d’application.


Les participants à ce grand rendez-vous mondial des teintures et des colorants naturels pourront également y découvrir un marché de colorants, de pigments naturels et de produits fabriqués avec ceux-ci. Par ailleurs, plusieurs expositions seront spécialement organisées à cette occasion au Muséum d’Histoire naturelle et à l’Aquarium.

Informations sur le site du symposium.

Mémoire sur la renouée des teinturiers (Polygonum tinctorium) considérée comme plante indigofère

Ouvrage de François Philippar, ed. L. Bouchard-Huzard, 1839, 76 p.

Intégralement accessible en mode image seul sur le site du Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg.


Energie et matériaux dans l’Europe médiévale et moderne

Séminaire de Paul Benoît, Histoire des Techniques, 10/11/2001 – 04/05/2002, Paris (France)

Programme

10 novembre La cémentation des métaux ferreux et non ferreux de la protohistoire à l’époque moderne

8 décembre. Le métal dans la construction au Moyen Âge et à l’époque moderne.

12 janvier. L’hydraulique parisienne de l’Antiquité à la fin XVIIe siècle.

9 février. La coupellation des alchimistes, des monnayeurs et des métallurgistes. Approches par les textes, le terrain et le laboratoire.

9 mars. Les plantes textiles et tinctoriales de l’Europe médiévale : chanvre, lin et pastel. Les techniques de production et d’utilisation, leur impact sur le milieu.

4 mai. L’hydraulique des jardins dans l’Europe médiévale et moderne, du jardin potager au jardin d’agrément.


Contact : Université de Paris I- CNRS

9 rue Malher, 75181 PARIS Cedex 04

Tél. : 01.44.78.33.73

Site du LAPMO.