ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de plante médicinale

Etude Ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement des maladies de l’appareil digestif à Kinshasa et ses environs, République Démocratique du Congo

Article de Marie-Cakupewa C. FUNDIKO, M. Angoyo MANDANGO, et Brigitte Mapendo MUTAMBALA paru dans International Journal of Innovation and Scientific Research, Vol. 31 No. 1 Jun. 2017, pp. 194-203

La présente étude, est consacrée exclusivement à l’étude  ethnobotanique des connaissances  traditionnelles sur les plantes utilisées pour soigner les maladies du tube digestif. Elle a pour objet principal la collecte des données sur les plantes utilisées, leurs noms, les parties utilisées, le mode de préparation des recettes et leur voie d’administration aux patients. Pour  ce  faire, les  enquêtes  ethnobotaniques  auprès des  tradipraticiens  et vendeurs  ont  permis  d’inventorier  87  plantes employées dans le traitement des maladies du tube digestif à Kinshasa. Les familles des Euphorbiaceae, les Zingiberaceae, les Asteraceae et les Rubiaceae sont les plus recherchées dans cette catégorie de maladie. Certaines espèces utilisées jouent un double rôle sur le plan traditionnel, alors que certaines plantes sont exclusivement à usage médicinal, d’autres par contre servent à la fois de médicament et d’aliments. Pour améliorer la compréhension de l’importance et de la valeur des plantes médicinales, la présente étude a décrit, dans la mesure du possible, les noms vernaculaires des plantes et les langues locales.  Tout en suggérant aux populations moins nanties une source importante de médicament à moindre cout, l’étude préconise une  exploitation  et  utilisation  rationnelle  des  plantes  pour  faciliter  l’accessibilité  aux  soins  de  santé  pour  tous  pour  le développement durable.

Article intégralement accessible ici.

Enquête ethnobotanique sur les plantes utilisées dans le traitement des infections au Sud-Bénin

Article de H. Koudokpon, VT. Dougnon, HS. Bankolé, L. Fah, YMG. Hounmanou, L. Baba-Moussa, F. Loko paru dans Health Sciences and Diseases, vol. 18, n°2, 2017

Les maladies infectieuses constituent un réel problème de santé publique de par le monde. La montée des résistances aux antibiotiques modernes utilisés dans le traitement de ses infections nous impose d’autres alternatives. Cette étude, qui a pour objectif de répertorier les plantes utilisées au sud Bénin dans le traitement des diverses infections, a été menée sur 31 herboristes de marché, 30 utilisateurs de plante traditionnelle et 14 tradithérapeutes. La méthodologie utilisée chez les herboristes de marché a consisté en une interview semi structurée avec achat de recettes médicinales qui ont ensuite été identifiées à l’Herbier National du Bénin. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles, il s’est agi d’une interview simple avec recensement des plantes qu’ils utilisent dans le traitement des infections. De l’analyse des résultats, il en ressort que l’âge moyen est de 47 ± 17 ans chez les herboristes de marché 49 ± 8 ans chez les utilisateurs de plantes traditionnelles et de 56 ± 10 ans chez les tradithérapeutes. Les herboristes de marché étaient dans leurs totalités des analphabètes. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles les taux d’alphabétisation c’est-à-dire ayant fréquenté une fois l’école jusqu’au niveau primaire étaient respectivement de 42% et de 61%. Le prix de revient des recettes chez les tradithérapeutes varient de 2000 à 5000 tandis que chez les herboristes de marché elle varie de 300 Frs à 1000 Frs par recette. Les utilisateurs de plantes traditionnelles ont déclaré se procurer des plantes traditionnelles dans leurs alentours donc sans frais d’achat. Quatre-vingt-quatorze (94) espèces de plante apparteniennent à 48 familles dont les plus représentées sont les Laminaceae. Les plantes les plus utilisées par les enquêtés dans le traitement des infections sont Ocimum gratissimum, Crateva adansonii. Les espèces tels que Hyptis suaveolens ; Occimum americanum viennent ensuite avec des proportions non négligeables. Les parties de plantes utilisées sont les tiges feuillées suivie des racines et des écorces. Cette étude vient, une fois encore, montrer la richesse de la flore béninoise dans le traitement de diverses affections dont les maladies infectieuses au sud Bénin.

Article intégralement accessible en version PDF (968 ko) sur le site de la revue.

Enquête ethnobotanique sur l’utilisation de Coriaria myrtifolia au Nord du Maroc

Article de Maha Hafse, Abdellah Farah, et Kawtar Fikri Benbrahim paru dans International Journal of Innovation and Applied Studies, Volume 20, Issue 3, June 2017, Pages 1011–1019

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’un travail portant sur la valorisation de Coriaria myrtifolia du Nord du Maroc. Elle a comme objectif la détermination de l’usage traditionnel de cette plante par la population locale. Afin d’atteindre cet objectif, un questionnaire est utilisé auprès des habitants, des herboristes et des phytothérapeutes de la région de chefchaouene. Les résultats ont révélé que Coriaria myrtifolia est généralement utilisée toute entière (90%) pour différents usages comme la combustion (87%), le lavage des ustensiles de la cuisine (3%) et le tannage des cuirs (10%).

Article intégralement accessible en version PDF (566 Ko) sur le site de la revue.

Des simples et des mélanges, l’herboristerie sous certificat

Émission « La fabrique de l’histoire », cycle « Histoire des remèdes et des médicaments« , radio France Culture, 14.03.2017

Le syndicat des Simples revendique aujourd’hui environ 600 paysans-herboristes, qui perpétuent les savoirs et les usages de cette pratique empirique, datant des temps les plus anciens. Un documentaire de Franck Thoraval et Anne Fleury.

Le 11 septembre 1941, le régime de Vichy supprime le certificat d’herboriste, créé sous Napoléon. Dès lors, la profession, majoritairement féminine, était censée s’éteindre après le décès des dernières certifiées. Et pourtant, le syndicat des Simples revendique aujourd’hui environ 600 paysans-herboristes, qui perpétuent les savoirs et les usages de cette pratique empirique, datant des temps les plus anciens.

Thierry Thévenin, porte parole du syndicat, en témoigne dans son jardin des simples, situé en Creuse. Il s’est également penché sur l’histoire négligée de cette médecine des pauvres, aux côtés de deux jeunes chercheuses en ethnologie : Ida bost et Carole Brousse. Ils prennent ainsi la relève de celles et ceux qui n’ont jamais accepté la suppression par le régime de Philippe Pétain du fameux certificat. Comme Marie Roubieux, herboriste-certifiée, qui a participé à l’aventure de l’école des plantes de Clotilde Boisvert dans les années 80, ou Michel Pierre, propriétaire de l’Herboristerie du Palais Royale, qui a dû, comme d’autres, faire face à la justice pour pratique illégale de la pharmacie.

La pharmacie, la rivale historique. Après avoir réussi à mettre sous tutelle l’herboristerie dès 1803, elle connait une expansion, portée par des découvertes majeures et une foi sans borne dans le progrès. Mais c’est la montée en puissance de son industrie qui précipitera une décision, jamais remise en cause depuis…

Emission à (re) écouter ici.

Archéopages 43 – Médecines

Revue, Inrap, ed. Faton, n°43, 2016

Comment l’archéologie peut-elle faire le lien entre ce qui est vécu à un moment donné comme une maladie, une atteinte physique ou mentale, contre laquelle on doit se prémunir, ou se défendre, à titre individuel ou social, et les remèdes choisis pour ce faire ? Parce qu’elle a accès directement ou indirectement aux traces de nombreuses manières de soigner d’ordre très divers : l’instrument, la pharmacopée, le rite, le parcours, le mot, le geste…

Sommaire

Éditorial
Dominique Garcia

Quand se soigner, c’est croire. Les ex-voto anatomiques, témoins des appels aux dieux dans les processus de guérison
Stéphanie Raux

Le sanctuaire antique du site des Jacobins au Mans. Des eaux pour guérir et pour maudire
Pierre Chevet

Un objet prophylactique ? L’intaille en argent de Mandeure
Bérangère Fort

Au fil de Sirona… la déesse de Mediolanum/Mâlain. Nouvelles données épigraphique et iconographique
Marie-Agnès Widehen, Michel Kasprzyk

Nouvelle documentation épigraphique à Mâlain. Se soigner à Fanum Martis dans l’Antiquité. Les enseignements de l’instrumentum
Bérangère Fort, Nicolas Tisserand
avec la collaboration de Jennifer Clerget, Raphaël Clotuche

Le verre dans la sphère médicale. Une utilisation plurielle de l’Antiquité au Moyen Âge
Lydie Joan

Plantes médicinales et régime alimentaire. Les nonnes de Clairefontaine au XVIIIe siècle
Sidonie Preiss

Autopsies à l’Hôpital Général de Dijon (1785-1841). Le cimetière du « Pont des Tanneries »
Carole Fossurier

Organisation médicale pendant la première guerre mondiale. L’exemple de l’hôpital américain de Saint-Parize-le-Châtel
Nicolas Tisserand, Alexandre Coulaud

Remèdes et médicaments au début du XXe siècle. L’apport d’un dépotoir de la métropole lyonnaise
Stéphane Brouillaud, Alban Horry

Débat : Le médecin face à l’homme
Joël Chandelier, Denis Roland

Numéro en vente sur le site de l’Inrap.

Une histoire des plantes médicinales. La colonisation du savoir

Émission « La fabrique de l’histoire », cycle « Histoire des remèdes et des médicaments« , radio France Culture, 13.03.2017

Après un nouvel épisode de la « fabrique de la guerre froide » consacré à la chute de Saïgon, nous recevons Samir Boumediene qui, dans une thèse publiée sous le titre « La colonisation des savoirs » (Ed. des mondes à faire ) s’interroge sur ce que la découverte du Nouveau Monde a changé dans le rapport des européens aux médicaments. Mais cette histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît car on y parle de décoctions indiennes, de commerce mondial de quinquina, de conflits entre souverains européens pour s’accaparer de nouveaux remèdes et d’expérimentations pharmaceutiques.

Émission à (re) écouter ici.

 

L’homme de Neandertal accro à l’aspirine

Article de Mehr Themen paru dans la Tribune de Genève, 08.02.2017

« L’homme de Neandertal, notre cousin disparu, se soignait déjà à l’«aspirine» il y a 48’000 ans. Il mangeait en effet du peuplier qui libère une substance aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, selon une étude publiée mercredi.

Cette découverte a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs qui a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d’hommes de Neandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de Spy) et en Espagne (site d’El Sidron), ils ont entre 42’000 et 50’000 ans.

La plaque dentaire est un véritable attrape-tout: elle capture les micro-organismes de la bouche, les agents pathogènes de l’appareil respiratoire et digestif mais aussi de petits morceaux de nourriture coincés dans les dents. Lorsqu’elle se minéralise sur les dents, elle se transforme en tartre… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.