ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour plante médicinale

Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Article intégralement accessible en version PDF (813.75 Ko) sur le site de la revue.

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De la plante au médicament

Émission LSD, radio France Culture, du 30.10 au 2.11.2017

  • Les pharmacopées traditionnelles : Dès l’antiquité, puis au moyen-âge, la culture des plantes médicinales se développe et s’enrichit avec les explorations.
  • De la plante à la molécule de synthèse : Avec la chimie scientifique, c’est l’industrialisation qui fait son entrée dans l’histoire du médicament au début du XIXe siècle.
  • Le long parcours du combattant d’une pilule : La législation en matière de médicaments en France est extrêmement réglementée pour les raisons de sécurité que l’on imagine bien. Ce parcours s’appelle l’AMM : l’autorisation de mise sur le marché.
  • Soigner ou vendre : Les dérives du marketing, des stratégies de ventes et du conditionnement du médicament démontrent l’implacable mécanique des lobbies pharmaceutiques.

Reportages à (ré) écouter à partir de la page de l’émission.

Ruralités contemporaines

Séminaire interdisciplinaire de recherches, EHESS, 105 Bd Raspail, Paris, année 2017-2018

C’est à l’échelle européenne et dans une perspective pluridisciplinaire que ce séminaire interroge les ruralités contemporaines. L’évolution de l’agriculture, la diversification des activités professionnelles, les nouvelles configurations des territoires témoignent des transformations remarquables du monde rural. L’émergence de l’expertise environnementale, les nouvelles formes d’habiter et de mobilités, la gestion et la valorisation des paysages, comme l’invention de nouveaux circuits de production et de commercialisation seront particulièrement observées.

Programme

19 octobre 2017
Les enjeux de l’eau au Portugal – Fabienne Wateau, ethnologue
Présentation : Sophie Bobbé

16 novembre 2017
Travailleurs saisonniers étrangers dans l’agriculture – Alain Morice et Emmanuelle Hellio, sociologues
Présentation : Martyne Perrot

21 décembre 2017
La pratique des tendelles sur les grands Causses, enjeux identitaires et patrimoniaux – Christophe Baticle, sociologue
Présentation : Françoise Dubost

18 janvier 2018
Agriculture et paysannerie laotienne au coeur des échanges mondiaux. Le circuit long des plantes médicinales – Audrey Bochaton, géographe
Présentation : Michel Streith

15 février 2018
L’Association des maires ruraux de France – Cédric Szabo, directeur de L’AMRF
Présentation : Aline Brochot et Martin de la Soudière

15 mars 2018
Une ethnologie impliquée : la montagne, le berger et l’ethnologue- Guillaume Lebaudy, ethnologue, directeur de « La Maison du berger » (Champsaur, Hautes Alpes)
Présentation : Bernadette Lizet et Martin De la Soudière

19 avril 2018
La paysannerie à l’épreuve du capitalisme – Pierre Bitoun et Yves Dupont, sociologues, auteurs du livre Le sacrifice des paysans, 2016, éditions L’Échappée.
Présentation : Pierre Alphandéry et Bernadette Lizet

17 mai 2018
Le rural en question
Séance préparée par des membres du séminaire Ruralités contemporaines

 

Etude ethnobotanique sur les plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc)

Article de Abderrazak El Alami, Farouk Loubna, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 4, n°2, 2016, pp. 271-282.

Dans ce manuscrit, l’inventaire ainsi que les usages thérapeutiques des plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc) ont été répertoriés. 66 espèces végétales spontanées sont utilisées en phytothérapie dont 14 espèces ont un usage fréquent. Les Gymnospermes ne sont représentées que par trois espèces, tandis que les Angiospermes sont représentées par 63 espèces dont 55 sont des dicotylédones et huit sont des monocotylédones. Les familles végétales, bien représentées dans la région explorée, sont les Lamiaceae et les Asteraceae. A la base de l’enquête ethnobotanique, nous avons recensé 25 plantes médicinales spontanées destinées au traitement  des affections digestives, huit plantes pour traiter les troubles uro-génitaux, cinq espèces sont connues pour leurs effets sur le système nerveux, 14 plantes sont utilisées contre les affections métaboliques, 11 plantes pour soigner les maladies de l’appareil respiratoire  et 26 plantes sont employées pour les soins la peau et les cheveux.

Article intégralement accessible en version PDF (504 Ko) sur le site du journal.

Enquête ethnopharmacologique et ethnobotanique sur les plantes médicinales dans le Haut Atlas central du Maroc

Article de Abderrazak El Alami, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural products, vol. 5, n°1, 2017, pp. 427-445

Cette étude ethnopharmacologique et ethnobotanique a été réalisée entre janvier 2012 et juillet 2016 dans le Haut Atlas central d’Azilal. Dans cette région, 172plantes sont utilisées en phytothérapie. Cinq espèces appartiennent à l’embranchement des gymnospermes. L’embranchement des angiospermes est représenté par 167 espèces, réparties en 62 familles dont 140 espèces sont des dicotylédones et 27 espèces sont des monocotylédones. Les familles les plus représentées par des plantes utilisées en phytothérapie sont : les Lamiaceae (19 espèces), Apiaceae (14), Asteraceae (13), Fabaceae (8), Liliaceae (7), Rosaceae (7), Poaceae (6), Solanaceae (6) et les Zingiberaceae (5). Le grand nombre de plantes médicinales est utilisé pour la prévention et pour traiter les affections digestives, les troubles respiratoires et les soins de la peau et des cheveux. Les modes de préparations les plus utilisées sont le séchage-broyage, la décoction et l’infusion et le mode d’utilisation le plus fréquent et l’administration par voie orale. 

Article intégralement accessible en version PDF (811 Ko) sur Zenodo.

Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire)

Article de AS Gnagne, D Camara, K Bene, GN Zirihi paru dans Journal of Applied Biosciences, n°113, 2017

Le but de cette étude est de contribuer à une meilleure connaissance des plantes médicinales antidiabétiques utilisées dans le département de Zouénoula. Des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées à l’aide de questionnaires auprès des guérisseurs du département. Les résultats obtenus ont permis d’inventorier dix-sept espèces de plantes médicinales appartenant à quatorze familles botaniques et réparties en seize genres. Parmi ces espèces, Ageratum conyzoides (Herbe aux sorciers), Anthocleista djalonensis (Arbre chou) et Bidens pilosa (Piquant noir) sont les plus recommandées. Les feuilles sont les organes les plus utilisés. La décoction est le mode de préparation le plus sollicité et l’administration se fait majoritairement par voie orale. Ce travail constitue une source d’informations pouvant servir de base pour des études pharmacologiques afin d’évaluer l’efficacité thérapeutique et l’innocuité de ces trois plantes à effet antidiabétique traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (1.5 Mo) sur le site de la revue.

 

 

Les vertus des plantes : deux films avec Rodolphe Balz

La Drôme a un potentiel extraordinaire de plantes qui peuvent servir à la fabrication d’huiles essentielles. C’en est au point que cette activité est devenue un point fort de l’économie départementale. Un des hommes qui a joué un rôle important dans cette redécouverte est Rodolphe Balz, fondateur, dans les années 70-80 de Sanoflore, à Gigors et Lozeron, puis de l’IRIS à Eygluy.  Dans un premier film, il décrit la richesse médicinale des plantes. Toute la vallée de la Gervanne a connu Sanoflore, entreprise spécialisée dans la production d’huiles essentielles qui fut une bénédiction pour l’emploi local et pour bien des paysans. En voici, dans un second film, Rodolphe Balz qui raconte toute cette aventure.

Films à visionner sur le site des productions de vidéos Val de Drôme.