ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour plante médicinale

Des plantes dans l’illégalité. Récit d’une interdiction

Article de Benoit paru dans Nunatak, hiver-printemps n°1, 2017, pp. 43-52

Malgré la multiplication de scandales autour des médicaments (Médiator, Isoméride, Distilbène, Vioxx, Dépakine) et de leurs suites judiciaires spectaculaires, les géants de l’industrie pharmaceutique s’en tirent toujours à bon compte… Dans le même temps, nombreux sont ceux qui se tournent vers les remèdes naturels, la phytothérapie et les huiles essentielles, mais les contrôles s’intensifient auprès des producteurs de ces mêmes remèdes… Benoît, producteur de plantes, explique les conflits liés au commerce interdit de certaines plantes, comme la prêle ou l’hysope. Au-delà des particularités administratives spécifiques à un type d’artisanat, il nous importe d’analyser comment l’économie participe à la dépossession généralisée à travers la normalisation des pratiques et des productions.
Article (et numéro de la revue) intégralement accessible en version PDF (3.6 Mo) sur le site de la revue.
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Les plantes médicinales utilisées dans le traitement des diarrhées au Niger. Etude ethnobotanique

Article de Lawaly Maman Manzo paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 5 n°2, 2017, pp. 475-482

Au Niger, quelques enquêtes sur les plantes médicinales ont été réalisées par différents chercheurs au cours des missions ethnobotaniques et ethnographiques. Les données concernant l’utilisation des plantes médicinales contre les diarrhées sont extraites à partir des documents publiés et ou rapports de recherche concernant les différentes enquêtes ethno-médicinales conduites au Niger pour synthèse et analyse. Au total, 98 espèces de plantes appartenant à 34 familles sont recensées être utilisées par la population nigérienne pour traiter les diarrhées et dysenteries. Combrétacée (14/34), Césalpiniacée (11/34), Mimosacée (10/34) et Fabacée (9/34) sont les familles botaniques des espèces de plante les plus utilisées. 10 espèces de plantes identifiées ont un usage très fréquent. En conclusion, cette synthèse des plantes médicinales rapportées dans plusieurs revues à travers différentes études ethno-médicinales conduites au Niger ont permis d’apporter des précisions supplémentaires sur l’usage médicinale de certaines plantes dans le cadre du traitement des diarrhées.

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Enquête ethnobotanique auprès des tradipraticiens de santé des régions de Niamey et Tillabéri au Niger

Article de MA. Jazy, S. Karim, B. Morou, R. Sanogo, S. Mahamane paru dans European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33

Au Niger, les populations font un grand recours aux tradipraticiens de santé qui utilisent des recettes et des plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Objectif: Recenser les plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Méthodologie: Une enquête ethnobotanique effectuée dans deux régions du Niger : Tillabéri et Niamey, selon un questionnaire. Résultats: L’étude a permis d’apprécier la transmission des connaissances, d’appréhender la notion de posologie en médecine traditionnelle, et d’établir un répertoire des recettes et des plantes de la pharmacopée traditionnelle. Au total 913 recettes thérapeutiques relatives à 226 espèces appartenant à 77 familles sont recueillies auprès de 168 tradipraticiens. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : Sclerocarya birrea, Acacia nilotica, Guiera senegalensis, Annona senegalensis, Combretum micranthum, Balanites aegyptiaca, Pennisetum americanum, Piliostigma reticulatum, Cassia sieberiana, Ziziphus mauritiana, Azadirachta indica, Cassia occidentalis, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Khaya senegalensis, Momordica balsamina, Tephrosia lupunifolia, Prosopis africana, Alysicarpus ovalifolius, Bauhinia rufescens. La famille la plus représentée est celle des Combretaceae (10,68%), suivie des Fabaceae (9,67%), des Caesalpiniaceae (8,49%), des Mimosaceae (7,82%), puis des Anacardiaceae (5,55%). Parmi ces plantes, 60 appartenant à 31 familles dont 6 familles nouvelles ont été répertoriées. Plusieurs pathologies sont traitées, les plus fréquentes sont les troubles digestifs, les hémorroïdes.

Conclusion: Ces plantes seront soumises à des études expérimentales avant la mise au point de nouveaux phytomédicaments.

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Fête des Simples 2017

Mise en ligne des enregistrements des conférences de la Fête des Simples 2017 (Rosans, 26)

– « La médecine traditionnelle africaine à Keur Massar » de Chantal Perrin, cinéaste (75), Djibril Bâ, directeur de lʼhôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal)

– « Comment circulent les graines quand les hommes sont enfermés, de la Provence à la Syrie » par la Coopérative Longo Maï (04)

 – « La réglementation des plantes médicinales et les paysans herboristes » par Évelyne Boyer, paysanne-herboriste (04) et Thomas Échantillac, paysan-herboriste (26)

– « Liberté dʼaccès à la terre, histoire, perspectives et actions concrètes » par Pierre Fabre, président de Terre de Liens PACA (06) Samuel Genas, maraîcher en cours d’installation à Rosans (05)

-« Odeurs de liberté » par Marie-Thérèse Esneault, musicothérapeute et aromacologue (94)

-« Pour une reconnaissance des alternatives aux pesticides » par Jean François Liphout, Président d’ASPRO PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes)

 

Approche ethnobotanique d’une endémique ibéro marocaine : Thymelaea lythroides (Thymelaeaceae)

Article (en français) de N. Dohou, K. Yamni et N. Gmra paru dans Quaderni di Botanica Ambientale e Applicata, 17/2, 2006, pp. 175-177

A l’heure actuelle et depuis toujours, les plantes représentent le premier réservoir de nouveaux médicaments grâce à leur richesse en métabolites secondaires. Le présent travail s’inscrit dans le cadre d’une contribution à la valorisation des substances naturelles des plantes médicinales de la région du Gharb. L’espère étudfiée est une plante endémique ibéro-marocaine très répandue dans la forêt de la Mamora : Thymelaea lythroides. Elle appartient à la famille des Thymeléacées et – à notre connaissance- n’a jamais fait l’objet d’une étude phytochimique. Pour une première approche, une étude ethnobotanique a été effectuée à travers des enquêtes conduites dans différentes villes marocaines. Celles-ci ont mis en évidence que Thymelaea lythroides est très utilisée dans la médecine traditionnelle. Les différentes thérapeutiques ont été exposées et discutées.

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Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Article intégralement accessible en version PDF (813.75 Ko) sur le site de la revue.

De la plante au médicament

Émission LSD, radio France Culture, du 30.10 au 2.11.2017

  • Les pharmacopées traditionnelles : Dès l’antiquité, puis au moyen-âge, la culture des plantes médicinales se développe et s’enrichit avec les explorations.
  • De la plante à la molécule de synthèse : Avec la chimie scientifique, c’est l’industrialisation qui fait son entrée dans l’histoire du médicament au début du XIXe siècle.
  • Le long parcours du combattant d’une pilule : La législation en matière de médicaments en France est extrêmement réglementée pour les raisons de sécurité que l’on imagine bien. Ce parcours s’appelle l’AMM : l’autorisation de mise sur le marché.
  • Soigner ou vendre : Les dérives du marketing, des stratégies de ventes et du conditionnement du médicament démontrent l’implacable mécanique des lobbies pharmaceutiques.

Reportages à (ré) écouter à partir de la page de l’émission.