ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour plante alimentaire

1 730 nouvelles plantes découvertes en 2016

Article de Pierre Le Hir, Le Monde, 18.05.2017

« L’organisation scientifique Les Jardins botaniques royaux de Kew dresse un nouvel inventaire de la flore mondiale. De possibles aliments du futur y figurent.

C’est une publication qui ravira les naturalistes et, plus largement, les amoureux du monde végétal. Les Jardins botaniques royaux de Kew, organisation scientifique qui gère notamment les célèbres Kew Gardens de la banlieue londonienne, inscrits au patrimoine de l’Unesco, livrent, jeudi 18 mai, la deuxième édition de leur rapport annuel sur l’état des lieux mondial des plantes. Un « herbier » auquel ont contribué 128 scientifiques de 12 pays.

On y apprend que 1 730 nouvelles espèces de plantes ont été découvertes en 2016 sur la planète, dont certaines constitueront peut-être des aliments du futur. C’est le cas de onze variétés brésiliennes de manioc (Manihot esculenta), la denrée de base la plus répandue dans le monde après le maïs et le riz. Ces nouvelles variétés pourraient contribuer à diversifier la production du manioc, estiment les auteurs, en permettant sa culture sous des climats plus arides que ceux où il pousse aujourd’hui… »

Lire l’article sur le site du journal.

Les plantes alimentaires de la Sardaigne : un patrimoine ethnobotanique et culturel d’ancienne origine

Article de I. Camarda, L. Carta, G. Vacca, A. Brunu paru dans Flora Mediterranea, n°27, pp.77-90

« L’importance de l’utilisation des plantes sauvages pour aide à celles cultivées à été déjà souligné depuis longtemps par Targioni-Tozzetti (1764) et il semble superflu d’insister sur cet aspect. Au cours du siècle dernier, en particulier en Europe, les grandes transformations sociales et la concentration de la population dans les grandes villes, a conduit à la disparition d’une grande partie des connaissances et de la pratique traditionnelle de recueillir les plantes spontanées d’intérêt alimentaire. Cependant, nous assistons aujourd’hui dans le monde entier  à  la  «redécouverte»  des  plantes  médicinales  et  alimentaires  sauvages  en général, un phénomène qui est devenu quelque chose de plus qu’une mode de notre époque lié  au  “désir  de  nature”,  impliquant  en  particulier  les  habitants  des  grandes  villes.  La connaissance des plantes alimentaires sauvages vit encore principalement dans les petites communautés qui préservent les usages traditionnels, non seulement en cas de besoin, mais aussi dans la pratique quotidienne et surtout pendant les fêtes traditionnelles… »

Lire, et télécharger, l’intégralité de l’article ici.

Assoiffés, les pistachiers iraniens se meurent

Article publié dans Sciences et Avenir, 07.09.2016

« Dans un village fantôme du sud de l’Iran, des machines agricoles rouillées et des maisons en ruine côtoient des champs de pistachiers asséchés et blanchis par le soleil. Logements et cultures ont été abandonnés il y a une dizaine d’années par les paysans, qui ont longtemps vécu de la culture de la pistache, deuxième produit d’exportation de l’Iran après le pétrole. Mais cette richesse s’est en partie évaporée, au fur et à mesure que les réserves souterraines d’eau s’asséchaient dans la province de Kerman, capitale de la pistache. La faute à des années de sécheresse mais aussi d’agriculture intensive peu régulée. « Les plantations sont en train de disparaître », se désole Hassan Ali Firouzabadi, qui habite dans la localité voisine d’Izadabad à quelques kilomètres. Et les habitants « sont partis en ville pour devenir ouvriers ou chauffeurs de taxi. Dans dix ans, il ne restera plus personne ». Dans son verger, certains pistachiers datent du 17e siècle, mais leurs feuilles tournent au jaune à cause de l’eau salée utilisée pour leur irrigation… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.

Étude ethnobotanique de quelques espèces du genre Corchorus rencontrées en Côte d’Ivoire

Article de Ta Bi Irié Honoré, N’Guessan Koffi, Bomisso Edson Lezin, Assa Rebecca Rachel et Aké Séverin, paru dans European Scientific Journal, août 2016, vol.12, No.24

Pour contribuer à la valorisation des plantes du genre Corchorus, 15 localités de la Côte d’Ivoire ont été visitées et 432 personnes ont été rencontrées, au cours d’une enquête ethnobotanique. Ces investigations ont permis d’identifier 4 espèces appartenant au genre Corchorus : C. aestuans, C. lobatus, C. olitorius et C. tridens. Ces espèces sont cultivées à la fois par les paysans et les maraîchers. En Côte d’Ivoire, ces plantes sont nommées « Kroala » qui est une appellation propre au groupe ethnique Baoulé localisé au centre du pays. Kroala est utilisé à la fois comme plante comestible et médicinale. Au plan alimentaire, les feuilles de ces espèces du genre Corchorus sont consommées sur l’étendue du territoire en sauce accompagnant plusieurs mets. Au plan ethnomedicinal, ces espèces interviennent dans le traitement de plusieurs pathologies telles que l’anémie, la constipation…Diverses parties de ces plantes sont utilisées à cet effet : les feuilles, les racines, les tiges feuillées et les graines, pour préparer plusieurs recettes médicamenteuses monospécifiques. Pour leurs importants apports aux populations, la culture de ces plantes doit être encouragée dans le pays.

Article intégralement accessible en version PDF sur le site de la revue.

La filière des algues dans le monde, en Europe, en France. Synthèse de résultats.

Synthèse de Marie Lesueur et Charline Comparini, projet Projet IDEALG, Agrocampus Ouest, 2015, 4p.

Étant donné l’intérêt croissant des consommateurs pour les produits aux algues d’inspiration française (voir synthèse de résultats intitulée « La consommation des algues alimentaires en France »), la filière des macro – algues possède un fort potentiel de développement en France. Il est, cependant, nécessaire de pérenniser la production nationale encore trop dépendante des importations. Deux solutions semblent envisageables : la culture de macro – algues ou l’exploitation de nouveau stocks d’algues sauvages .

Synthèse intégralement accessible en version PDF (1.34 Mo) sur Hal-Shs.

Des fleurs et des fusils

Émission « On ne parle pas la bouche pleine », radio France Culture, 17.04. 2016

Biologiste indépendant, George Oxley est un spécialiste de la vie des sols, passionné par le caractère bio-indicateur, alimentaire, médicinal des plantes et les symbioses qu’elles organisent avec leur socle naturel. Les plantes sauvages ont permis aux hommes de ne pas mourir en temps de guerre depuis Charlemagne. Elles pourraient aussi nous permettre de vivre en paix. George Oxley  propose des solutions écologiques aux entreprises cosmétiques et de construction et conseille les agriculteurs pour produire avec davantage de goût et de nutriments. Il agit notamment pour la biodiversité et l’agriculture du Bassin du Congo, dans l’optique de la création d’une fondation rassemblant les énergies autour de la nutrition et de la santé de l’Afrique.

« Il y a vingt ans à Sarajevo, les habitants ont survécu à quatre années de siège en consommant 90 plantes sauvages. Mais au-delà de cette fonction nourricière, ces herbes folles jouent un rôle de sentinelles de l’environnement. Elles sont le langage du sol, elles anticipent les effets des changements climatiques. Leur présence ou leur absence est significative des maltraitances que nous faisons subir à la planète. Depuis la découverte du biome humain, de notre incroyable biodiversité microbienne et fongique, nous prenons conscience de l’intime affinité que nous entretenons avec le sol vivant. Sachons reconnaître que de sa bonne santé dépend la nôtre, notamment à travers nos aliments, avant que nos enfants n’en subissent les dramatiques conséquences : autisme, dégénérescence nerveuse…Biologiste et homme de terrain, l’auteur décrit précisément les bienfaits multiples des plantes et s’appuie sur des faits scientifiques vérifiables pour montrer que les plantes ont continuellement été à nos côtés, qu’elles ont encore beaucoup de solutions à nous fournir et qu’il nous faut rapidement brandir la Fleur Au Fusil ! » (Quatrième de couverture).

Ré-écouter l’émission sur cette page.

Les plantes de sel du sol de Ré

Emission « On ne parle pas la bouche pleine » de Alain Kruger, radio France Culture, dimanche 5 octobre 2014

Halimione que l’on appelle aussi obione et qui signifie « fille de la mer », soude splendide, altriplex, autant des plantes sauvages, toutes les saveurs salées de l’ile de Ré. Ile du sel et du vin, qui a inspiré Rabelais et permet à la photographe Diana Ubarrechena et au biologiste George Oxley de cuisiner un livre passionnant,  « Saveurs sauvages de Ré » après leur « Manifeste gourmand des herbes folles« .

A (re) écouter sur le site de la radio.