ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour plante alimentaire

Au milieu des plantes sauvages

Emission « Le temps d’un bivouac, radio France Inter, 04. 08. 2017

Cueillette des plantes sauvages avec François Couplan. Spécialiste des utilisations traditionnelles des plantes sauvages et cultivées, qu’il a étudiées sur les cinq continents, l’ethnobotaniste nous délivrera les secrets et les vertus de ces végétaux injustement délaissés.

A (ré) écouter ici.

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Regard pluriel sur les plantes de l’héritage arabo-islamique en France médiévale

Article de Marie-Pierre Ruas, Perrine Mane, Carole Puig, Charlotte Hallavant, Bénédicte Pradat, Mohamed Ouerfelli, Jérôme Ros, Danièle Alexandre-Bidon,  Aline Durand paru dans Richarte Catherine, Gayraud Roland-Pierre et Poisson Jean-Michel (dir.). « Héritages arabo-islamiques dans l’Europe méditerranéenne », La Découverte, Paris, 2015, pp.347-376

Après la conquête musulmane d’une partie de l’ex-Empire romain occidental, plusieurs plantes d’origine africaine et orientale ont enrichi le patrimoine agroalimentaire des élites de l’Europe médiévale. A partir de travaux fondés sur une étude critique des données textuelles, bioarchéologiques, iconographiques et textuelles, il s’agit de réfléchir à la notion d’arrivée, de perception, d’introduction et d’intégration de ces plantes dans le patrimoine agraire, arboricultural et alimentaire de l’Occident médiéval. C’est ainsi que l’histoire de 21 plantes alimentaires de ce patrimoine agrovivrier est retracée sur la longue durée. 

Article intégralement accessible en version PDF (3.81 Mo) sur Hal-Shs.

1 730 nouvelles plantes découvertes en 2016

Article de Pierre Le Hir, Le Monde, 18.05.2017

« L’organisation scientifique Les Jardins botaniques royaux de Kew dresse un nouvel inventaire de la flore mondiale. De possibles aliments du futur y figurent.

C’est une publication qui ravira les naturalistes et, plus largement, les amoureux du monde végétal. Les Jardins botaniques royaux de Kew, organisation scientifique qui gère notamment les célèbres Kew Gardens de la banlieue londonienne, inscrits au patrimoine de l’Unesco, livrent, jeudi 18 mai, la deuxième édition de leur rapport annuel sur l’état des lieux mondial des plantes. Un « herbier » auquel ont contribué 128 scientifiques de 12 pays.

On y apprend que 1 730 nouvelles espèces de plantes ont été découvertes en 2016 sur la planète, dont certaines constitueront peut-être des aliments du futur. C’est le cas de onze variétés brésiliennes de manioc (Manihot esculenta), la denrée de base la plus répandue dans le monde après le maïs et le riz. Ces nouvelles variétés pourraient contribuer à diversifier la production du manioc, estiment les auteurs, en permettant sa culture sous des climats plus arides que ceux où il pousse aujourd’hui… »

Lire l’article sur le site du journal.

Les plantes alimentaires de la Sardaigne : un patrimoine ethnobotanique et culturel d’ancienne origine

Article de I. Camarda, L. Carta, G. Vacca, A. Brunu paru dans Flora Mediterranea, n°27, pp.77-90

« L’importance de l’utilisation des plantes sauvages pour aide à celles cultivées à été déjà souligné depuis longtemps par Targioni-Tozzetti (1764) et il semble superflu d’insister sur cet aspect. Au cours du siècle dernier, en particulier en Europe, les grandes transformations sociales et la concentration de la population dans les grandes villes, a conduit à la disparition d’une grande partie des connaissances et de la pratique traditionnelle de recueillir les plantes spontanées d’intérêt alimentaire. Cependant, nous assistons aujourd’hui dans le monde entier  à  la  «redécouverte»  des  plantes  médicinales  et  alimentaires  sauvages  en général, un phénomène qui est devenu quelque chose de plus qu’une mode de notre époque lié  au  “désir  de  nature”,  impliquant  en  particulier  les  habitants  des  grandes  villes.  La connaissance des plantes alimentaires sauvages vit encore principalement dans les petites communautés qui préservent les usages traditionnels, non seulement en cas de besoin, mais aussi dans la pratique quotidienne et surtout pendant les fêtes traditionnelles… »

Lire, et télécharger, l’intégralité de l’article ici.

Assoiffés, les pistachiers iraniens se meurent

Article publié dans Sciences et Avenir, 07.09.2016

« Dans un village fantôme du sud de l’Iran, des machines agricoles rouillées et des maisons en ruine côtoient des champs de pistachiers asséchés et blanchis par le soleil. Logements et cultures ont été abandonnés il y a une dizaine d’années par les paysans, qui ont longtemps vécu de la culture de la pistache, deuxième produit d’exportation de l’Iran après le pétrole. Mais cette richesse s’est en partie évaporée, au fur et à mesure que les réserves souterraines d’eau s’asséchaient dans la province de Kerman, capitale de la pistache. La faute à des années de sécheresse mais aussi d’agriculture intensive peu régulée. « Les plantations sont en train de disparaître », se désole Hassan Ali Firouzabadi, qui habite dans la localité voisine d’Izadabad à quelques kilomètres. Et les habitants « sont partis en ville pour devenir ouvriers ou chauffeurs de taxi. Dans dix ans, il ne restera plus personne ». Dans son verger, certains pistachiers datent du 17e siècle, mais leurs feuilles tournent au jaune à cause de l’eau salée utilisée pour leur irrigation… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.

Étude ethnobotanique de quelques espèces du genre Corchorus rencontrées en Côte d’Ivoire

Article de Ta Bi Irié Honoré, N’Guessan Koffi, Bomisso Edson Lezin, Assa Rebecca Rachel et Aké Séverin, paru dans European Scientific Journal, août 2016, vol.12, No.24

Pour contribuer à la valorisation des plantes du genre Corchorus, 15 localités de la Côte d’Ivoire ont été visitées et 432 personnes ont été rencontrées, au cours d’une enquête ethnobotanique. Ces investigations ont permis d’identifier 4 espèces appartenant au genre Corchorus : C. aestuans, C. lobatus, C. olitorius et C. tridens. Ces espèces sont cultivées à la fois par les paysans et les maraîchers. En Côte d’Ivoire, ces plantes sont nommées « Kroala » qui est une appellation propre au groupe ethnique Baoulé localisé au centre du pays. Kroala est utilisé à la fois comme plante comestible et médicinale. Au plan alimentaire, les feuilles de ces espèces du genre Corchorus sont consommées sur l’étendue du territoire en sauce accompagnant plusieurs mets. Au plan ethnomedicinal, ces espèces interviennent dans le traitement de plusieurs pathologies telles que l’anémie, la constipation…Diverses parties de ces plantes sont utilisées à cet effet : les feuilles, les racines, les tiges feuillées et les graines, pour préparer plusieurs recettes médicamenteuses monospécifiques. Pour leurs importants apports aux populations, la culture de ces plantes doit être encouragée dans le pays.

Article intégralement accessible en version PDF sur le site de la revue.

La filière des algues dans le monde, en Europe, en France. Synthèse de résultats.

Synthèse de Marie Lesueur et Charline Comparini, projet Projet IDEALG, Agrocampus Ouest, 2015, 4p.

Étant donné l’intérêt croissant des consommateurs pour les produits aux algues d’inspiration française (voir synthèse de résultats intitulée « La consommation des algues alimentaires en France »), la filière des macro – algues possède un fort potentiel de développement en France. Il est, cependant, nécessaire de pérenniser la production nationale encore trop dépendante des importations. Deux solutions semblent envisageables : la culture de macro – algues ou l’exploitation de nouveau stocks d’algues sauvages .

Synthèse intégralement accessible en version PDF (1.34 Mo) sur Hal-Shs.