ETHNOBOTANIQUE

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Archive pour pharmacopée

Enquête ethnobotanique auprès des tradipraticiens de santé des régions de Niamey et Tillabéri au Niger

Article de MA. Jazy, S. Karim, B. Morou, R. Sanogo, S. Mahamane paru dans European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33

Au Niger, les populations font un grand recours aux tradipraticiens de santé qui utilisent des recettes et des plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Objectif: Recenser les plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Méthodologie: Une enquête ethnobotanique effectuée dans deux régions du Niger : Tillabéri et Niamey, selon un questionnaire. Résultats: L’étude a permis d’apprécier la transmission des connaissances, d’appréhender la notion de posologie en médecine traditionnelle, et d’établir un répertoire des recettes et des plantes de la pharmacopée traditionnelle. Au total 913 recettes thérapeutiques relatives à 226 espèces appartenant à 77 familles sont recueillies auprès de 168 tradipraticiens. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : Sclerocarya birrea, Acacia nilotica, Guiera senegalensis, Annona senegalensis, Combretum micranthum, Balanites aegyptiaca, Pennisetum americanum, Piliostigma reticulatum, Cassia sieberiana, Ziziphus mauritiana, Azadirachta indica, Cassia occidentalis, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Khaya senegalensis, Momordica balsamina, Tephrosia lupunifolia, Prosopis africana, Alysicarpus ovalifolius, Bauhinia rufescens. La famille la plus représentée est celle des Combretaceae (10,68%), suivie des Fabaceae (9,67%), des Caesalpiniaceae (8,49%), des Mimosaceae (7,82%), puis des Anacardiaceae (5,55%). Parmi ces plantes, 60 appartenant à 31 familles dont 6 familles nouvelles ont été répertoriées. Plusieurs pathologies sont traitées, les plus fréquentes sont les troubles digestifs, les hémorroïdes.

Conclusion: Ces plantes seront soumises à des études expérimentales avant la mise au point de nouveaux phytomédicaments.

Article intégralement accessible en version PDF (1012.82 Ko) sur le site de la revue.

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Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Étude ethnobotanique, évaluation de l’activité antifongique sur candida albicans et de la toxicité sur des cellules Hff de Bersama Abyssinica (Fresen.), une plante de la pharmacopée ivoirienne

Article de Djeneb Camara, Kouadio Bene, Goueh Gnahoue, N’guessan Bra Yvette Fofie, Guédé Noël Zirihi, paru dans European Scientific Journal, ESJ, vol. 12, n°3, 2016

Dans le but d’apporter une contribution dans la lutte contre les mycoses opportunistes en forte recrudescence chez les malades du Sida, une enquête ethnobotanique a été réalisée dans le département de Transua en Côte d’Ivoire qui a mis en évidence que Bersama Abyssinica est la plante la plus utilisée lors du traitement d’infections cutanées. Différents extraits de feuilles de Bersama Abyssinica (extrait total aqueux (ETA), extrait éthanolique 70% (EE70%) et extrait résiduel aqueux (ERA) ont été testés sur la croissance in vitro de candida albicans afin de déterminer quelques paramètres d’inhibitions. Ces trois extraits ont été actifs sur candida albicans. Bersama Abyssinica n’est pas toxique pour les cellules humaine HFF, au contraire, elle augmente la prolifération des cellules en division permettant ainsi d’améliorer les mécanismes de défense.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo ) sur le site du journal.

Ethnobotanique quantitative de l’usage de Chrysophyllum albidum G. Don par les populations locales au Bénin

Article de Lougbegnon O. Toussaint, Nassi Karl Martial et Gbesso G. H. François paru dans Journal of Applied Biosciences, novembre 2015.

Au Bénin, Chrysophyllum albidum (Pomme Etoile Africaine ou Pomme Etoile Blanche), une espèce à usage multiple. Elle est menacée car son habitat est de plus en plus occupé par l’homme et aussi à cause du ramassage systématique de ses fruits pour la commercialisation. Cette étude est menée pour évaluer de façon quantitative les connaissances entre les différentes communautés sur l’utilisation de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo) sur le site de la revue.

 

Le profane et le sacré dans les tradipratiques à l’île Maurice

Thèse de Maya De Salle-Essoo, Anthropologie, Université de la Réunion, 2011, 414 p.

Dans cette thèse nous avons abordé les tradipratiques à l’île Maurice et nous avons tenté de délimiter une zone d’interculturalité où se situent ces tradipratiques, partagées par les différentes communautés religieuses et ethnoculturelles de l’île et s’insérant dans un fonds commun mauricien. Ainsi, nous avons constaté qu’il existe une conception commune de la maladie, du corps, des Invisibles et des traitements qui font partie de cette zone interculturelle, issue du contact de cultures et de la créolisation. Nous avons ainsi été amenée à envisager l’imbrication du sacré et du profane au sein des tradipratiques et fait le constat que ces deux facettes sont indissociables et nécessaires à l’efficacité des traitements. Nous avons également envisagé les rituels de soins sous leur aspect identitaire, mettant en évidence le rôle central joué par les ancêtres dans les traitements, la transmission transgénérationnelle du don de guérison et de voyance, mais également comme agents à l’origine de certains syndromes. Ce qui nous amène à souligner l’aspect identitaire des rituels de soins venant répondre à la nécessité de réaffirmer les liens aux ancêtres, la filiation du patient et celle de sa famille, l’insérant dans un groupe et renforçant ainsi son identité.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,98 Mo) sur Hal-Shs.

Le cassis (Ribes nigrum L.)‎ : études botanique, chimique et effets thérapeutiques

Thèse de Stéphanie Gerbaka, Thèse d’exercice de Pharmacie, 11/07/2013, Serge Krivobok (Dir.), 79 p.

Ce mémoire permet de faire une synthèse des connaissances sur une plante médicinale inscrite à la Pharmacopée Française XIe édition, le cassis, Ribes nigrum L., ainsi que ses usages pharmaceutiques. Le nom du cassis dérive du mot casse (dialecte poitevin signifiant en latin fausse cannelle). De la famille des Grossulariacées, le cassis est un arbrisseau d’un à deux mètres, non épineux à fleurs vertes-rougeâtres en grappes, à feuilles vertes foncées. Originaire du nord de l’Europe et de l’Asie, cette plante se rencontre souvent dans les environnements humides comme les bois ; et c’est en Bourgogne que la culture du cassis est la plus répandue en France. De part sa composition chimique riche en polyphénols, flavonoïdes, et anthocyanosides, contenus dans ses feuilles, ses fruits, ses bourgeons et son huile essentielle, le cassis montre une grande diversité d’actions pharmacologiques : anti-oxydante, protectrice vis-à-vis des maladies cardiovasculaires, anti-herpétique, anti-infectieuse, anti-inflammatoire, hypo-tensive, et diverses actions sur l’acuité visuelle. Ses applications dans l’industrie agro-alimentaire comme colorant naturel et en liquoristerie avec les crèmes et les liqueurs de cassis, sont aussi responsables de sa renommée.

Thèse intégralement accessible en version PDF (4,2 Mb) sur Dumas.

Les pharmacopées de tradition orale. Quelle écriture ? Pour quel patrimoine ?

Article de Élisabeth Motte-Florac paru dans les Cahiers de littérature orale, n°63-64, 2008, 391-423.

En 1978, lors de la réunion d’Alma Ata, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu l’utilité des médecines traditionnelles pour les soins de santé primaire des pays du Sud et pour les besoins en médecine complémentaire et parallèle des pays du Nord. En conséquence, les recherches sur les pharmacopées de tradition orale se sont considérablement développées. À la suite du Sommet de la Terre de Rio en 1992 et de l’intérêt porté à la notion de «développement durable », le recueil de ces pharmacopées s’est encore amplifié. Cette démarche de « mise en patrimoine » n’est ni simple ni neutre. Elle impose de faire des choix nombreux et importants, concernant langues et langages, formulations et présentations, informateurs et informations, délimitations spatiales et temporelles, etc. Quelles formes d’écriture sont (peuvent, doivent) être utilisées selon que le projet engagé est principalement axé sur la sauvegarde, l’évaluation ou la valorisation ? Nous aborderons les différentes options, particulièrement celles qui peuvent se révéler lourdes de conséquences, et leurs répercussions sur les populations concernées, sur les savoirs et sur les thérapeutes.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.