ETHNOBOTANIQUE

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Archive pour pharmacopée

Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Article intégralement accessible en version PDF (813.75 Ko) sur le site de la revue.

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Étude ethnobotanique, évaluation de l’activité antifongique sur candida albicans et de la toxicité sur des cellules Hff de Bersama Abyssinica (Fresen.), une plante de la pharmacopée ivoirienne

Article de Djeneb Camara, Kouadio Bene, Goueh Gnahoue, N’guessan Bra Yvette Fofie, Guédé Noël Zirihi, paru dans European Scientific Journal, ESJ, vol. 12, n°3, 2016

Dans le but d’apporter une contribution dans la lutte contre les mycoses opportunistes en forte recrudescence chez les malades du Sida, une enquête ethnobotanique a été réalisée dans le département de Transua en Côte d’Ivoire qui a mis en évidence que Bersama Abyssinica est la plante la plus utilisée lors du traitement d’infections cutanées. Différents extraits de feuilles de Bersama Abyssinica (extrait total aqueux (ETA), extrait éthanolique 70% (EE70%) et extrait résiduel aqueux (ERA) ont été testés sur la croissance in vitro de candida albicans afin de déterminer quelques paramètres d’inhibitions. Ces trois extraits ont été actifs sur candida albicans. Bersama Abyssinica n’est pas toxique pour les cellules humaine HFF, au contraire, elle augmente la prolifération des cellules en division permettant ainsi d’améliorer les mécanismes de défense.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo ) sur le site du journal.

Ethnobotanique quantitative de l’usage de Chrysophyllum albidum G. Don par les populations locales au Bénin

Article de Lougbegnon O. Toussaint, Nassi Karl Martial et Gbesso G. H. François paru dans Journal of Applied Biosciences, novembre 2015.

Au Bénin, Chrysophyllum albidum (Pomme Etoile Africaine ou Pomme Etoile Blanche), une espèce à usage multiple. Elle est menacée car son habitat est de plus en plus occupé par l’homme et aussi à cause du ramassage systématique de ses fruits pour la commercialisation. Cette étude est menée pour évaluer de façon quantitative les connaissances entre les différentes communautés sur l’utilisation de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo) sur le site de la revue.

 

Le profane et le sacré dans les tradipratiques à l’île Maurice

Thèse de Maya De Salle-Essoo, Anthropologie, Université de la Réunion, 2011, 414 p.

Dans cette thèse nous avons abordé les tradipratiques à l’île Maurice et nous avons tenté de délimiter une zone d’interculturalité où se situent ces tradipratiques, partagées par les différentes communautés religieuses et ethnoculturelles de l’île et s’insérant dans un fonds commun mauricien. Ainsi, nous avons constaté qu’il existe une conception commune de la maladie, du corps, des Invisibles et des traitements qui font partie de cette zone interculturelle, issue du contact de cultures et de la créolisation. Nous avons ainsi été amenée à envisager l’imbrication du sacré et du profane au sein des tradipratiques et fait le constat que ces deux facettes sont indissociables et nécessaires à l’efficacité des traitements. Nous avons également envisagé les rituels de soins sous leur aspect identitaire, mettant en évidence le rôle central joué par les ancêtres dans les traitements, la transmission transgénérationnelle du don de guérison et de voyance, mais également comme agents à l’origine de certains syndromes. Ce qui nous amène à souligner l’aspect identitaire des rituels de soins venant répondre à la nécessité de réaffirmer les liens aux ancêtres, la filiation du patient et celle de sa famille, l’insérant dans un groupe et renforçant ainsi son identité.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,98 Mo) sur Hal-Shs.

Le cassis (Ribes nigrum L.)‎ : études botanique, chimique et effets thérapeutiques

Thèse de Stéphanie Gerbaka, Thèse d’exercice de Pharmacie, 11/07/2013, Serge Krivobok (Dir.), 79 p.

Ce mémoire permet de faire une synthèse des connaissances sur une plante médicinale inscrite à la Pharmacopée Française XIe édition, le cassis, Ribes nigrum L., ainsi que ses usages pharmaceutiques. Le nom du cassis dérive du mot casse (dialecte poitevin signifiant en latin fausse cannelle). De la famille des Grossulariacées, le cassis est un arbrisseau d’un à deux mètres, non épineux à fleurs vertes-rougeâtres en grappes, à feuilles vertes foncées. Originaire du nord de l’Europe et de l’Asie, cette plante se rencontre souvent dans les environnements humides comme les bois ; et c’est en Bourgogne que la culture du cassis est la plus répandue en France. De part sa composition chimique riche en polyphénols, flavonoïdes, et anthocyanosides, contenus dans ses feuilles, ses fruits, ses bourgeons et son huile essentielle, le cassis montre une grande diversité d’actions pharmacologiques : anti-oxydante, protectrice vis-à-vis des maladies cardiovasculaires, anti-herpétique, anti-infectieuse, anti-inflammatoire, hypo-tensive, et diverses actions sur l’acuité visuelle. Ses applications dans l’industrie agro-alimentaire comme colorant naturel et en liquoristerie avec les crèmes et les liqueurs de cassis, sont aussi responsables de sa renommée.

Thèse intégralement accessible en version PDF (4,2 Mb) sur Dumas.

Les pharmacopées de tradition orale. Quelle écriture ? Pour quel patrimoine ?

Article de Élisabeth Motte-Florac paru dans les Cahiers de littérature orale, n°63-64, 2008, 391-423.

En 1978, lors de la réunion d’Alma Ata, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu l’utilité des médecines traditionnelles pour les soins de santé primaire des pays du Sud et pour les besoins en médecine complémentaire et parallèle des pays du Nord. En conséquence, les recherches sur les pharmacopées de tradition orale se sont considérablement développées. À la suite du Sommet de la Terre de Rio en 1992 et de l’intérêt porté à la notion de «développement durable », le recueil de ces pharmacopées s’est encore amplifié. Cette démarche de « mise en patrimoine » n’est ni simple ni neutre. Elle impose de faire des choix nombreux et importants, concernant langues et langages, formulations et présentations, informateurs et informations, délimitations spatiales et temporelles, etc. Quelles formes d’écriture sont (peuvent, doivent) être utilisées selon que le projet engagé est principalement axé sur la sauvegarde, l’évaluation ou la valorisation ? Nous aborderons les différentes options, particulièrement celles qui peuvent se révéler lourdes de conséquences, et leurs répercussions sur les populations concernées, sur les savoirs et sur les thérapeutes.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.

Inventaire ethnobotanique des plantes du Tchad utilisées contre le diabète : effet anti-hyperglycémiant des extraits de Boscia senegalensis (Pers.) Lam. ex Poiret et de Colocynthis vulgaris (Schrad.)

Article de MNA Sakine, Y Mahmout, J Gbenou, W Agbodjogbe, M. Moudachirou, paru dans « Pharmacopée et médecine », 2012, 17 p.

Une enquête ethnobotanique menée dans la région du Chari Baguirmi (Tchad) a  permis d’identifier 14 espèces végétales utilisées contre le diabète. Parmi ces espèces deux sont couramment citées. Il s’agit de : Boscia senegalensis et Colocynthis vulgaris. En raison de leur utilisation courante par les malades, les extraits hydroalcoliques des graines de B. senegalensis et des fruits de C.  vulgaris ont été évalués sur les lapins albinos dont l’hyperglycémie a été provoquée par administration du D-glucose par voie orale. L’extrait de B. senegalensis, caractérisé par des alcaloïdes, des saponosides, des tanins et des mucilages, présente une activité optimale à la dose de  250 mg/kg, tandis que l’extrait de C. vulgaris manifeste une activité maximale à la dose de 100 mg/kg, ses constituants essentiels étant les alcaloïdes, les tanins, les terpenoïdes et les mucilages.

Accessible intégralement téléchargeable en version Word (130 ko) sur Google Scholar.