ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de peinture

Forêt, arts et culture, l’esprit des lieux

Journée d’étude du GHFF, Sorbonne (Paris), 28 janvier 2017

La journée d’études sera précédée le 27 janvier d’une soirée cinéma avec conférence. Nul besoin de présenter le film « Lady Chatterley », réalisé par Pascale Ferran en 2006. Ses nombreux prix attestent sa notoriété. Mais peu savent que ses paysages ont été filmés dans les forêts limousines. La forêt tient une place majeure et abrite plusieurs scènes essentielles. L’esprit de la forêt habite les personnages…

Le paysagiste Gilles Clément abordera l’idée d’un génie naturel des écosystèmes forestiers et les questions soulevées par leur mise en paysage. Sa contribution au choix des paysages du film de Pascale Ferran illustre les enjeux de la spatialité forestière.

Télécharger le flyer avec la totalité du programme : flyer-programme-j2-051216

 

Articuler pratiques et représentations paysagères en histoire de l’art : recherches récentes sur l’Italie à la Renaissance

Article et communication de congrès de Hervé Brunon paru dans Didier Galop, dir. « Paysage et environnement : de la reconstitution du passé aux modèles prospectifs », 2006, Chilhac, France. Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, p. 383-391, 2013,  » Annales littéraires de l’université de Besançon « , série  » Environnement, sociétés et archéologie « 

De nouvelles approches du paysage en histoire de l’art se sont affirmées dans les vingt dernières années, notamment dans la littérature anglophone. Elles ne considèrent plus seulement un genre pictural, mais des phénomènes de construction culturelle, interrogés notamment dans leurs dimensions idéologiques. Deux thèses récentes sur l’Italie à la Renaissance se proposent ainsi d’analyser les rapports entre paysage et stratégies d’affirmation identitaire des élites, ouvrant des pistes de recherche stimulantes.

Article intégralement accessible en version PDF (158,09 Ko) sur Hal-Shs.

L’Herbier merveilleux et Les carnets du paysage

Émission « L’essai et la revue du jour », radio France Culture, 14. 05. 2015

Présentation du livre de Jean-Michel Othoniel : « L’Herbier merveilleux. Notes sur le sens caché des fleurs dans la peinture » (Isabella Stewart Gardner Museum / Actes Sud), et de la revue Les carnets du paysage N°27 Archéologie.

Emission à (re)-écouter sur cette page.

Faire émerger le paysage : un processus d’interprétation

Mémoire de Master 2 de Yasmine Alaminos, Panthéon Sorbonne, Arts plastiques, 2014, 88 p.

D’où vient la notion de Paysage, comment naît-il à travers notre regard ? Comment parvenir à le voir, à le faire émerger, et quelle est la part de subjectivité et d’interprétation dans ce processus ? En analysant l’évolution de ma démarche personnelle, je tente d’apporter des pistes de réflexion à ce questionnement. Pour cela, j’aborde la place du hasard dans ma recherche plastique, avec ma série de lavis. Par la suite, je traite de la question du paysage dans la réalité, en revenant sur mes Marches, des expériences de traversées du paysage, et enfin j’en viens à travailler la question du paysage cette fois en tant que représentation mentale, en me basant sur mes travaux les plus récents : les Paysages-Peintures.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (4.06 Mo) sur Dumas.

La représentation du jardin dans l’œuvre de Gustave Caillebotte : une peinture documentaire, entre illustration et art

Mémoire de Master 1 de Fabienne Boursier, Université Panthéon-Sorbonne – UFR Histoire de l’art et archéologie, E. Pernoud (Dir.), 2014, 101 p.

Le peintre Gustave Caillebotte (1848-1894), longtemps considéré comme simple mécène, est aujourd’hui reconnu comme peintre grâce, notamment, au premier catalogue raisonné de Marie Berhaut paru en 1978. Ce catalogue, réédité en 1994, a été un outil essentiel à notre étude qui s’attache à renforcer cette reconnaissance au travers des œuvres au jardin. Passionné d’horticulture, Caillebotte a peint tout au long de sa vie des jardins, part non négligeable de son œuvre, tant du point de vue quantitatif que qualitatif. Ce sont principalement des jardins privés, celui d’Yerres, propriété de campagne de son enfance entre 1860 et 1879 et celui de la maturité au Petit Gennevilliers. Ce dernier fut conçu par le peintre lui-même dans la propriété où il vécut de 1887 à sa mort. Le jardin, alors lieu emblématique de la modernité, au même titre que la ville, les transports ou les loisirs, offre aux impressionnistes le plein air dans un lieu d’intimité, l’occasion de peindre l’instant présent et les variations de la lumière. Ici, la singularité et les spécificités de l’œuvre de Caillebotte sont pointées au regard de l’œuvre de Claude Monet (1840-1926) avec qui il partagea sa passion pour l’horticulture. Plus réaliste que ce dernier, Caillebotte, sensible à la technique, peint avec précision, ce qui nous amène à qualifier sa peinture de « documentaire ». La comparaison avec des illustrations de publications de l’époque renforce ce constat. L’analyse du jardin permet de nombreuses interprétations et d’aborder la serre, le travail et le loisir, la femme et l’homme au jardin, l’arbre et le paysage, ainsi que la temporalité et la spatialité dans la peinture. La contextualisation et l’étude documentée de l’horticulture et du jardinage y sont essentielles. Enfin, l’analyse approfondie de certains tableaux met en lumière l’évolution de l’œuvre, depuis les grands formats naturalistes du parc d’Yerres aux panneaux décoratifs destinés à la salle à manger du Petit Gennevilliers.

Thèse et annexes intégralement accessibles en version PDF sur Dumas.

Le spectacle de la nature. Regards grecs et romains

Journée d’étude, INHA Paris, samedi 18 octobre 2014

Quel regard les Anciens portaient-ils sur la nature ? Qu’y voyaient-ils ? Qu’en représentent-ils et pourquoi ? Enfin, dans quelle mesure et dans quel contexte la nature et le paysage peuvent-ils « faire spectacle » en Grèce et à Rome ? Le questionnement portera sur un cadre chronologique volontairement étendu, de la Grèce archaïque au monde romain tardif, et sur un corpus de textes et d’images très varié, pour mettre à l’épreuve la notion même de « paysage » dans l’Antiquité et pour tenter de saisir les enjeux propres à la fabrication d’un « cadre » de représentation ou d’un « lieu », perçu par le regard, dans une image ou dans un texte.

Programme

9h30 : Présentation

  • François Lissarrague (EHESS), Alain Schnapp (Paris 1), Présentation du projet d’exposition (Berlin, Naples) sur les représentations de la nature dans l’art grec.
  • Emmanuelle Valette, Stéphanie Wyler (Paris Diderot), Présentation de l’axe « anthropologie du regard dans les mondes anciens », bilan historiographique des études sur le paysage à Rome et perspectives de recherche.

10h15 : Nikolaus Dietrich (Berlin Humbolt), La nature sans paysage : La figure, l’espace et la place de la nature dans l’art grec archaïque et classique

11h : Pause

11h15 : Angela Pontrandolfo (Salerne), Nature et paysage dans la peinture hellénistique et italique

12h : Déjeuner

13h30 : Agnès Rouveret (Paris Ouest), Regards subjectifs sur les éléments de nature, de la peinture hellénistique à l’art topiaire romain

14h15 : Eric Morvillez (Avignon), « Avec vue sur jardin » : vivre entre nature et paysage dans l’architecture domestique romaine tardive

15h : Pause

15h15 : Jean-Pierre De Giorgio (Clermont-Ferrand), Sous l’épopée la plage : le spectacle de la nature dans la correspondance de Cicéron.

16h : Laury-Nuria André (Lyon 2 Hisoma) Les paysages épiques: une nature spectaculaire ?

16h45 : Discussion générale

[Info Calenda]

Métaflores artistiques : la métaphore florale en peinture et en danse

Séminaire, mardi 20 mai 2014, de 18h30 à 20h30, salle Max Milner (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

La troisième et dernière séance du séminaire, intitulée “Métaflores artistiques : la métaphore florale en peinture et en danse”, s’intéressera à la façon dont la métaphore florale évolue du motif au moteur dans l’éclosion du geste créateur, à partir de l’œuvre picturale  de Matisse et de la conception de la chorégraphie selon l’artiste et théoricienne de la danse Wilfride Piollet.

Metaflore

[Info Ecrivez-le avec des fleurs].