ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour nature

Les Français et la nature, amour ou indifférence ?

Émission de radio De cause à effets, le magazine de l’environnement, radio France culture, 22.10.2017

La campagne présidentielle 2017 fut globalement, sur le plan de l’environnement, l’illustration même du manque d’intérêt en haut lieu pour les questions relatives à la nature et au devenir de la planète. Peu de débats ont donné l’occasion d’entrer dans le vif du sujet, et les questions des journalistes politiques, à ce sujet, n’étaient pas légion…

On dit que les Français seraient indifférents à la nature et à sa protection… Lieu commun ou réalité de terrain ? Il est vrai que les Français s’intéressent moins à la nature que leurs voisins anglophones et germanophones, et qu’il est souvent plus difficile de les mobiliser pour la sauvegarde de la faune et de la flore au sein d’associations.

Comment la culture française s’est-elle construite dans son rapport à l’environnement ? Quelles sont les différences avec nos voisins européens ? Français et nature, quelles sont les raisons de ce désamour ?

C’est à cette complexité et à ces questions historico-politico-culturelles que notre invitée, Valérie Chansigaud (historienne des sciences et de l’environnement, chercheuse associée au laboratoire SPHERE, Paris Diderot-CNRS), spécialiste de l’histoire des relations entre l’espèce humaine et la nature. a décidé de répondre dans son dernier livre Les français et la nature, pourquoi si peu d’amour ?” paru chez Actes Sud.

Emission à ré-écouter ici.

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Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc

Revue d’Ethnoécologie, supplément 1, 2017

Sommaire

  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Dominique Caubet, Younes Hmimsa et Ángeles Vicente : Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc
  • Dominique Caubet et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Céréales, pains, levains et fours dans la région d’El Hoceima. Techniques alimentaires et notes sur des parlers arabes à la frontière de la berbérophonie
  • Araceli González Vázquez : L’hospitalité des humains envers les jnûn. Micro-scènes rituelles et écosophiques chez les Jbala du nord du Maroc
  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Dominique Caubet : Savoirs paysans autour des huiles d’olive, (zaytun, Olea europaea var. europaea) et d’oléastre, (əl-bərri, Olea europaea var. sylvestris) Rif, nord du Maroc. De la reproduction des arbres aux pratiques alimentaires
  • Amina Naciri-Azzouz et Ángeles Vicente : Une approche ethnolinguistique sur le lexique de l’élevage chez les Jbala et les Ghomara (nord-ouest du Maroc)
  • Younes Hmimsa, Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Mohammed Ater : Une forme spontanée de figuier (Ficus carica L.), le nābūt. Diversité de nomenclature, d’usage et de pratiques locales au Nord du Maroc
  • Malou Delplancke et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Des semis et des clones. Domestication de l’amandier (Prunus dulcis) à la frontière entre beldi (ici) et romi (ailleurs), Bni-Boufrah, Rif, Maroc
  • Alexandrine Barontini et Younes Hmimsa : Agrobiodiversité et pratiques agricoles dans le pays Jbala (Tafza et Bellota). Interaction entre ethnobotanique et linguistique
  • Louise Clochey et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : De la façon de nommer aux usages des plantes adventices des cultures en pays Jbala (nord du Maroc). Relation des hommes et des femmes à l’espace agraire et à autrui
  • Salama El Fatehi et Mohammed Ater : L’orobe (Vicia ervilia L. Willd.) au Maroc. Histoire, nomenclature et usage d’une culture marginalisée

Articles intégralement accessibles sur le site de la revue.

La végétalisation des villes et la tragi-comédie des communs

Article de Lionel Maurel paru dans la revue Vacarme, n°81, automne 2017

À Paris et ailleurs, les grilles de métal au pied des grands platanes disparaissent pour laisser place aux fleurs, fruits, légumes et herbes folles. Ces initiatives, contrôlées et encadrées par la puissance publique, semblent constituer une forme de réappropriation de l’espace urbain par ses habitants les plus proches. Mais elles posent aussi des questions relatives à la gestion des communs et à l’idée d’une gouvernance collective de l’espace, de son appropriation, de sa gestion par des acteurs aux stratégies souvent éclatées et parfois contradictoires.

Article intégralement accessible en version PDF (388.5 Ko) sur Hal-Shs.

 

De Grenoble à Sofia : une sociologie des parcs et jardins publics en milieu urbain

Soutenance de thèse en sociologie, Julien Doutre,  jeudi 12 octobre 2017 à 14h30, à l’Université Grenoble Alpes, salle Jacques Cartier

Les parcs et jardins, à contrario des bâtiments et des constructions pérennes des villes, sont vivants. Au fil des saisons et des années ils changent, les arbres grandissent, les feuilles tombent, les fleurs éclosent et se fanent. De la même manière que les hommes entretiennent leur corps, il faut prendre soin de ces espaces verts. Dans cette perspective, les espaces verts sont à la fois acteurs sociaux et espaces sociaux, et ils peuvent être appréhendés comme producteurs de territorialités, en élaborant des règles d’appropriation particulières, des histoires, des mythes et le sens qu’ils recèlent. Cette thèse a pour objectif d’étudier comment ces territoires peuvent être producteurs d’action publique et de sens, à la fois pour les décideurs publics, les professionnels des espaces verts et les usagers. A travers trois angles d’approche distincts, nous abordons les parcs publics de Grenoble et de Sofia par l’histoire, les représentations et les usages, et enfin par une dimension esthétique qui leur est propre, et qui permet de mettre en évidence des processus communs à tous les milieux urbains, tels que les conflits d’acteurs, la gentrification ou encore la patrimonialisation.
Si de nombreuses études traitent des espaces verts, non seulement en sociologie, mais aussi en urbanisme, géographie, sciences politiques, le travail que nous proposons ici est original et se propose d’aborder cette thématique du parc sous un angle inédit. En effet, cette étude met en avant une dimension comparative forte avec un terrain qui a pris place dans des villes très différentes, éloignées géographiquement et culturellement. Par ailleurs, l’étude ne se centre pas sur un espace en particulier, mais sur une myriade de parcs et jardins urbains dispersés dans les deux villes. Ce sont donc davantage des phénomènes globaux et structurels qui sont apparus et sur lesquels nous avons mis l’accent. Enfin, cette étude est également originale dans le sens où nous proposons de mobiliser une sociologie urbaine plus qu’une sociologie de l’environnement pour traiter de ces espaces. Nous proposons ainsi une critique de la sociologie de l’environnement et nous montrons qu’elle n’est pas nécessairement la plus pertinente pour comprendre le fonctionnement des parcs urbains. 

L’arbre, la pente et la ville

Article de Pascal Amphoux paru dans « Architecture et Comportement/Architecture and Behaviour, Colloquia »/ Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, 1993, vol. 9 (n°4), pp. 431 – 442.

Cet article fait état de quelques résultats d’une étude de cas portant sur les pratiques, les usages et l’imaginaire des parcs et promenades à Lausanne. Ce travail s’inscrit dans un domaine de recherche plus vaste portant sur les représentations urbaines de la nature. Après une brève introduction qui situe la problématique, la méthodologie et le type de résultats obtenus, sont listés et brièvement développés un ensemble de critères d’analyse inédits, dont la formalisation répond au souci d’orienter la pratique de l’architecte ou de l’urbaniste. Ces critères sont ici regroupes en deux grandes catégories : des critères topologiques et des critères psychomoteurs.

Article intégralement accessible en version PDF (605.82 Ko) sur Hal-Shs.

Vacances : le plein d’idées pour jouer nature

Article d’Anne-Sophie Novel, Blog Même pas mal, 26.07.2017

« Rien de tel que les vacances d’été pour passer du temps dehors, entre balades, baignades et siestes au soleil… L’idéal pour se reconnecter à la nature et réapprendre à s’amuser simplement avec ce qui nous entoure. Si vous manquez d’imagination, suivez donc les idées suivantes… »

Lire la suite sur le blog.

Renouveler la ville, reproduire la nature. Une socio-anthropologie des processus décisionnels et des relations à la nature au sein d’un projet urbain durable

Thèse de Antonio Dos Santos, Sociologie. Université de Lille 1 – Sciences et Technologies, 2016, 593 p.

Relativement à l’essor d’un urbanisme, tantôt qualifié de durable, tantôt d’écologique par la littérature scientifique, cette thèse interroge les évolutions du rapport à la nature en contexte urbain à travers les pratiques et les représentations sociales des acteurs d’un projet d’aménagement. La recherche menée entre 2011 et 2015 cible le programme de reconversion d’une friche industrielle urbaine en écoquartier, situé sur le versant nord-est de la métropole lilloise, à partir d’une enquête qualitative mobilisant observations ethnographiques, entretiens semi-directifs et analyse de la littérature afférente (grise, législative et réglementaire). Le projet urbain, considéré ici comme un instrument de l’action publique, constitue un analyseur privilégié de l’évolution des politiques de la nature en milieu urbain. Le questionnement guidant cette recherche est le suivant : quelles formes de natures sont produites dans un projet urbain qualifié de durable par ses initiateurs, selon quelles modalités décisionnelles et de gouvernance effectives, et sur la base de quel paradigme socio-culturel ? L’analyse est conduite à l’aide d’une double perspective théorique, croisant socio-anthropologie de l’environnement et de l’action publique, et faisant plus spécifiquement dialoguer anthropologie de la nature et analyse cognitive des politiques publiques. Nous démontrons que malgré la persistance d’une conception utilitariste de l’environnement, les évolutions actuelles de l’urbanisme, entendu dans un sens large, préfigurent une mutation de la place accordée à la nature dans la ville. De façon plus générale s’esquisse ainsi une dissolution progressive de la césure ville-nature.

Thèse intégralement accessible en version PDF (12.83 Mo) sur Tel.