ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour littérature

Rendez-vous aux jardins … et dans les livres

Les Rendez-vous aux jardins sont placés cette année sous le signe du partage. Retrouvez le programme des 3 500 événements à partager dans plus de 2 000 jardins partout en France sur cette carte interactive.

Et si, pour cette 15e édition, vous prolongiez ces promenades par des lectures ?

Retrouvez plusieurs bibliographies autour du jardin :
Les couleurs du jardin (2016)
Le jardin et ses créateurs (2013)
Les fleurs du bien : fleurs du jardin et leurs images (2012)
et suivez dans Gallica les pas du plus célèbre des jardiniers français, André Le Nôtre.

[Info BnF]

Jardin et mélancolie

Colloque, Caen, 1er et 2 juin 2017

Le jardin apaise et repose les âmes, il  est le lieu d’une activité humaine « universelle » – le soin. Dès les Lumières, il devient un élément de politique hygiéniste. La médecine et la psychiatrie s’en servent à des fins thérapeutiques. Le jardin imaginé par les poètes et autres artistes a, lui-aussi, cette fonction thérapeutique, et par là un lien avec la mélancolie. Lui aussi apaise et libère, concentre et distrait – le créateur comme son public – par sa double nature d’espace clos contenant l’infini, à la fois bien réel et onirique par essence.

Ce colloque éclairera sous divers angles le lien qu’entretient le jardin avec la mélancolie, afin de mieux comprendre l’intérêt constant voire croissant que lui portent artistes, médecins, pédagogues et hommes et femmes politiques et de comprendre aussi en quoi cette référence au jardin se métamorphose au fil des époques.

Programme

Jeudi, 1er juin 2017

  •  9.30-10.00  Introduction : Hildegard Haberl
  • 10.00-10.45 Conférence inaugurale : Hervé Brunon (Centre André Chastel, Université Paris Sorbonne), Conjurer la mélancolie, ou la physiologie de l’allégresse dans l’Italie du XVIe siècle

10.45-11.00 Café

Modération : Elsa Jaubert (Université de Caen Normandie)

  • 11.00-11.45 Eugénie Jamet (Université Paris Sorbonne), Réalité et illusion mélancolique au jardin en Angleterre au XVIIème siècle
  • 11.45-12.30 Valentina Vestroni (Paris) : Nourrir la mélancolie: promenades au jardin dans le roman français du XVIIIème siècle

12.30-14.00 Déjeuner

Modération : Anne-Marie Pailhès (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense)

  • 14.00-14.45 Adrian von Buttlar (TU Berlin), Szenen der Trauer und der Melancholie im Landschaftsgarten
  • 14.45-15.30 Eric Leroy du Cardonnoy (Université de Caen Normandie) : Le jardin dans deux textes d’Adalbert Stifter, « L’arrière-saison » et « Fleurs des Champs »

15.30-16.00 Café

16.00-16.45 Annemarie Gresser (Université de Caen Normandie) : Du jardin comme destin : l’irrésistible itinéraire du Petit Monsieur Friedemann 

Espaces thérapeutiques

Modération : Hildegard Haberl et Annette Lensing (Université de Caen Normandie)

17.00-19.00 Dialogue : Le jardin thérapeutique entre soin et esthétique

  • Caroline Hurvy (Université de Caen Normandie) : Rêver au jardin et rêver le jardin : des vertus thérapeutiques du jardin comme espace transitionnel
  • Anne Chahine : Présidente de l’Association « Jardins et Santé »

Dîner convivial

Vendredi, 2 juin 2017

Modération : Valérie Dubslaff (Université de Caen Normandie)

  • 10.00 – 10.45 Iris Lauterbach (Zentralinstitut für Kunstgeschichte) : Le cimetière dans la métropole: le deuil et les espaces verts

10.45 – 11.00 Café

  • 11.00 – 11.45 Regine Bonnefoit (Université de Neuchâtel): Les représentations de jardins et de plantes dans l’œuvre de Paul Klee.
  • 11.45 – 12.30 Corona Schmiele (Université de Caen Normandie): « Arpenter à nouveau mes sombres jardins »: Les jardins mélancoliques de Gottfried Benn

12.30-14.00 Déjeuner

Modération : Didier Wirth (Institut Européen des Jardins et Paysages)

  • 14.00 – 14.45 Sophie Nezri-Dufour (Université d’Aix-Marseille) : Mémoire et mélancolie du Jardin des Finzi-Contini: espace personnel et microcosme universel
  • 14.45-15.30 Pascale Van Praet (Lycée Châtelet Douai et Université de Caen Normandie) : Le jardin ouvrier dans la littérature contemporaine germanophone : un laboratoire de vie et d’observation 

15.30-16.00 Café

16.00-16.45 Jürgen Ritte (Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle): Mélancolie – jardin – mémoire

16.45-17.00 Discussion de clôture

[Info Calenda]

Jean Giono : Des paysages personnages

Émission « La compagnie des auteurs », radio France Culture, 16.03.2017

La nature possède, chez Giono, une place centrale. De sa fusion avec l’homme dans un récit aux accents épiques (Le Chant du Monde) au « manifeste» avant-gardiste de la cause écologiste (L’homme qui plantait des arbres), Laurent Fourcaut et Alain Jaubert évoquent cette nature poétique et romanesque.

Émission à (re) écouter ici.

 

L’homme des bois et l’homme vert. L’imaginaire de l’homme sylvestre dans la littérature et les arts

Colloque international, Université de Toulouse, 8 et 9 février 2017

Ce colloque international représente le dernier volet d’un projet de recherche engagé sur trois ans (2015-2017) et ayant pour objet l’étude diachronique et transdisciplinaire de la représentation de l’homme et de la femme sauvages. Après avoir analysé les caractéristiques physiques et morales de l’homme sauvage allogène (soit le représentant des habitants des confins de la terre, ou le barbare envahisseur, étranger à toute norme et à la civilisation) ou indigène (soit le représentant des « enfances » de la civilisation, ou l’habitant des territoires « découverts » par le voyageur-colonisateur), il s’agit à présent d’interroger des aspects spécifiques liés à l’imaginaire de l’homme sauvage : son interdépendance avec la nature « sauvage » d’une part et son caractère ambivalent et souvent instable de l’autre.

Programme et informations ici.

[Info Calenda]

Forêt, arts et culture, l’esprit des lieux

Journée d’étude du GHFF, Sorbonne (Paris), 28 janvier 2017

La journée d’études sera précédée le 27 janvier d’une soirée cinéma avec conférence. Nul besoin de présenter le film « Lady Chatterley », réalisé par Pascale Ferran en 2006. Ses nombreux prix attestent sa notoriété. Mais peu savent que ses paysages ont été filmés dans les forêts limousines. La forêt tient une place majeure et abrite plusieurs scènes essentielles. L’esprit de la forêt habite les personnages…

Le paysagiste Gilles Clément abordera l’idée d’un génie naturel des écosystèmes forestiers et les questions soulevées par leur mise en paysage. Sa contribution au choix des paysages du film de Pascale Ferran illustre les enjeux de la spatialité forestière.

Télécharger le flyer avec la totalité du programme : flyer-programme-j2-051216

 

Raconter le haschich dans l’époque mamelouke : étude et édition critique partielle de la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489)

Thèse de Danilo Marino, Littératures. Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris, 2015, 209 p.

Dans cette étude nous cherchons à explorer le lien entre haschich et humour par l’analyse du corpus des récits arabes contenus dans la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ (“Le repos des âmes dans le haschich et le vin”) de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489). L’originalité de cette anthologie qui existe en quatre manuscrits dont seulement deux étaient connus à la critique, découle du fait qu’elle est le plus ancien recueil en langue arabe de textes en prose et en vers inspirés du haschich. Dans la première partie, nous abordons le haschich d’un point de vue historique, médicale et juridico-religieux. Longtemps utilisé en médicine et pour la fabrication de cordes et tissus, on ignore quand le cannabis (qinnab) est passé de médicament à substance enivrante et récréative. Cependant l’utilisation de cette herbe était devenue un problème social, si entre le VIIe/XIIIe et le VIIIe/XIVe siècle plusieurs oulémas y consacrèrent des écrits, tant qu’ils l’incluront dans la liste des munkarāt, (les choses blâmables, défendues), à côté du vin (ḫamr), de la fornication (zinā) et de l’homosexualité (liwāṭ). Parallèlement, la littérature n’a pas manqué de représenter l’expérience de psychotropes. Et c’est autour des enjeux littéraires soulevés par cette substance que nous centrons la deuxième partie de notre travail. Par l’étude d’un certain nombre de motifs nous montrons que le personnage du ḥaššāš fonctionne comme un «catalyseur thématique» des motifs littéraires auparavant associés aux ivrognes, aux stupides ou aux fous. L’ordre que nous avons suivi est: la méprise, la stupidité et folie, le rapport au rêve et à l’imaginaire et l’avidité. Nous concluons sur le fait que le passage à la littérature du motif du mangeur de haschich représente le processus de cristallisation d’une figure narrative à potentiel fortement humoristique, née dans la première époque post-abbasside et dérivée d’une série de matériaux narratifs attribués auparavant à d’autres figures littéraires.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.83 Mo) sur Tel.

Le jardin

Émission « Carnet nomade » de Colette Fellous, radio France Culture, 13. 06. 2015

Invités :
– Sylvie et Patrick Quibel au Jardin Plume, à Auzouville sur Ry
– Evelyne Bloch-Dano pour « Jardins de papier » (Stock)
– Pierre Higonnet dans son jardin de Gerberoy
– Dominique Le Sidaner pour la Fête des roses de Gerberoy et les jardins Le Sidaner

A ré-écouter sur la page de l’émission.