ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour linguistique

La langue et la vigne dans le Gaillacois

Enquêtes orales de Manon Serres, déposées et mises en ligne sur le site des Archives Départementales du Tarn, janvier 2016

« Les Archives départementales du Tarn (France) ont mis en ligne 18 témoignages oraux, soit près d’une vingtaine d’heures, autour de La langue et la vigne dans le Gaillacois. Partant du constat qu’il ne semblait pas encore y avoir eu de travaux lexicologiques spécifiques sur la langue de la viticulture à Gaillac, mis à part les notices dans l’Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, Manon Serres, étudiante au département Science du langage de l’université Toulouse Jean Jaurès, a préparé en 2013-2014 un mémoire de master 1 en linguistique occitane sur La langue et la vigne dans le Gaillacois.

Les enquêtes qu’elle a réalisées et la transcription de certaines d’entre elles ont servi de base à son travail, le but étant de recueillir la langue dans laquelle le métier de viticulteur s’exerce et de montrer que l’occitan parlé aujourd’hui par les hommes et les femmes du Gaillacois est bien plus qu’une survivance lexicale. Pour cette raison, il lui a semblé important de ne pas en rester à une description linguistique mais d’intégrer à son étude un aspect ethnolinguistique, en s’attachant à la vie des viticulteurs et à sa complexité… »

Lire la suite du billet de C. della Savia sur le site des Carnets de la phonothèque de la MMSH, et écouter les enquêtes sur le site des AD.

ETUDES ETHNOBOTANIQUE ET ETHNOLINGUISTIQUE DES RESSOURCES FORESTIÈRES LIGNEUSES UTILISÉES PAR LA POPULATION DU COULOIR ÉCOLOGIQUE DU PARC NATIONAL DE KAHUZI-BIEGA (RD.CONGO)

Article de Mangambu Mokoso Jean De Dieu, Aluma Kabika Jean-Yves, Ruurd Van Diggelen, Rugenda-Banga Runiga Amour de Dieu, Mushangalusa Kasali Félicien, Chibembe Safaria Adolphe, Ntahobavuka Habimana Honorine, Radar Nishuli Birhashirwa, Robbrecht Elmar, paru dans The European Scientific Journal, May 2015, vol.11

Le présent article porte sur l’usage et le vocabulaire relatif à 323 spécimens d’essences ligneuses représentatives de 52 essences qui ont été collectées parmi 3 groupes ethno-sociolinguistiques (Shi, Tembo et Pygmées) qui habitent le couloir écologique du Parc National du Kahuzi-Biega. Cette zone est constituée d’une forêt de transition entre la végétation de la plaine et celle des montagnes. L’étude à montré que les connaissances alimentaires, pharmacologiques sont surtout détenues par les Pygmées. Les analyses opérées montrent que cette population se donne à l’exploitation forestières des espèces qu’elle considèrent comme utiles alors qu’elles se trouvent dans une aire protégée.

Article intégralement accessible en version PDF (1,7 Mo) sur le site de la revue.

La vigne et l’olivier en Corse : études de géolinguistique et de sémantique lexicale

Thèse de Aurelia Ghjacumina Tognotti, Cultures et Langues régionales, Université Pascal Paoli, 2013, 842 p.

Cette thèse s’inscrit dans le programme Nouvel Atlas Linguistique de la Corse et Banque de Données Linguistiques Corses et plus particulièrement dans la préparation du quatrième volume consacré à l’agriculture. A partir d’une collecte sur le terrain du lexique et des techniques relatifs à l’oléiculture et à la viticulture, une étude de géolinguistique et de sémantique lexicale est réalisée, à partir du corpus oral comprenant les données de la BDLC et d’enquêtes personnelles. L’examen de la répartition géolinguistique porte sur l’ensemble des variétés dialectales insulaires et est accompagné de commentaires étymologiques et sémantiques de chaque terme correspondant aux thèmes abordés. Pour conduire ce travail, nous nous sommes en particulier appuyés sur les travaux réalisés dans le reste du domaine italo-roman, notamment à travers un dépouillement systématique de dictionnaires étymologiques, historiques et dialectaux ; ce qui permet de donner une dimension comparatiste à notre étude. Cette recherche propose un développement de deux principaux axes : d’une part, l’évaluation de la diversité linguistique et la mise en évidence des rapports avec les aires voisines à la Corse et d’autre part, établir les processus de formation lexicale permettant, outre de retracer le cheminement de la langue, d’observer les caractéristiques des lexiques oléicole et viticole (lexique spécifique vs lexique général ; lexique hérité vs constructions motivées ; les analogies et les différences).

Thèse intégralement accessible en version PDF (55,53 Mo) sur Tel.

La Vieille dans la toponymie du Royaume-Uni et de l’Irlande : trace d’un ancien culte voué à la Nature ?

Mémoire de Master 2 de Lee Fossard, Linguistique, U3 UFR LLASIC SLFLE – Grenoble 3, 2014, 129 p.

Ce mémoire tend à démontrer l’existence d’une déesse-mère préhistorique symbolisant la Nature appelée : la Vieille. Au fil des millénaires, elle a laissé des traces dans les langues et dans certains mythes, légendes et coutumes du pays de Galles, de l’Angleterre, de l’Écosse et de l’Irlande. Elle a également donné son nom à plusieurs centaines de lieux britanniques tels que : la Montagne de la Vieille, la Pierre de la Vieille, la Rivière de la Vieille ou encore la Dent de la Vieille et le Tumulus de la Vieille. La plupart de ces noms de lieux – ou toponymes – sont très fréquents dans ces pays. Une approche pluridisciplinaire – notamment linguistique, ethnologique et archéologique – nous permettra de savoir pourquoi tant de lieux sont attribués à la Vieille et quels motifs ont poussé les peuples de langue celtique, germanique et romane à donner le nom de la Vieille à des phénomènes atmosphériques, des animaux et même des plantes. Nous verrons que ces dénominations, la toponymie et les mégalithes – menhirs et tombes préhistoriques – constituent les vestiges d’un culte voué à cette divinité représentée par des paysages anthropomorphes et symboliquement féminins, considérée comme une grande mère nourricière et créatrice : laTerre-Mère, alias la Vieille.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (24,8 Mo) sur Dumas.

Zoonymes et phytonymes en samba leko : Interpréter ce que la langue dit de la faune et de la flore

Communication de Gwenaëlle Fabre au colloque « Langue, environnement, culture : pluridisciplinarité et développement », Ouagadougou (Burkina Faso), 8-10 mars 2012

Cet article porte sur un lexique de 250 termes relatifs à la faune et la flore, collectés lors d’enquêtes linguistiques sur le samba leko. Après une présentation rapide de la langue, des conditions d’enquête et de différents aspects de la syntaxe nominale, on se focalisera sur quelques-uns des termes simples récurrents dans les dénominations complexes (des noms simples d’animaux et de plantes, et le terme  » enfant « ) pour ouvrir la voie à une étude plus ambitieuse sur la façon dont les locuteurs appréhendent les regroupements que manifeste ce lexique.

Communication intégralement accessible en version PDF (729,7 Kb) sur HAL-SHS.

Une base de données informatisée transdisciplinaire de la flore : un outil pour l’étude du lien nature-société

Communication de Raymond Boyd, Anne Fournier et Saïbou Nignan au colloque « Langue, environnement, culture : pluridisciplinarité et développement », Ouagadougou (Burkina Faso), 8-10 mars 2012

Cet article rend compte d’une collaboration entre linguistes et phytoécologues visant à créer une base de données informatisée concernant la flore chez les Seme, une population de la province du Kenedougou au Burkina Faso dont la langue est classée dans l’ensemble kru de la famille Niger-Congo. Cette base est conçue comme un outil polyvalent qui fournit à l’utilisateur un accès :

– à l’identification des espèces par nomenclature botanique, appuyée par des liens à des informations détaillées

– à la dénomination en langue avec découpage en unités significatives et renvois aux entrées complémentaires pertinentes,

– et à des documents écrits ou sonores permettant de vérifier ou d’approfondir les données rapportées.

Une étude de cette langue a été entamée, fondée sur les études antérieures de Kotalama Traoré (1984, 1985) et sur une base de données établie par le centre missionnaire Africa Inter-Mennonite Mission (AIMM) implanté à Orodara et à Tin. Nos propres données ont été recueillies en questionnant sur les usages anciens et actuels des plantes, des personnes de différents âges dans diverses localités au cours d’entretiens semi-structurés et en recherchant sur le terrain les plantes citées pour identification.

L’exploitation de notre base doit permettre  à terme d’évaluer la manière dont la bio-diversité végétale et le patrimoine que constituent les savoirs locaux associés ont évolué depuis une cinquantaine d’années environ, pendant lesquelles les usages ancestraux des plantes se sont modifiés de façon rapide. Elle offre ainsi des éléments pour un observatoire de la flore et des savoirs locaux face au changement climatique et social.

Communication intégralement accessible en version PDF (1,4 Mb) sur HAL-SHS.

A.G. Haudricourt et ses élèves : leçon d’ethnobotanique dans les bois de Meudon 29 mai 1986

Documentaire de Max Epelboin et Annie Marx, 3.02.2008, SFRS, 39 min 

Dans le cadre du DEA d’ethnosciences du Laboratoire de langues et civilisations à tradition orale (LACITO), une sortie ethnobotanique est organisée pour les étudiants le 29 mai 1986. C’est l’occasion de voir vivre le personnage et le savant, et de l’écouter donner des leçons, à sa manière…

Haudricourt

Documentaire intégralement accessible sur Canal-U.