ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de jardin potager

Jardins et jardiniers : les pieds dans la terre, la tête dans les nuages. Une anthropologie du potager

Thèse de Vincent Larbey, Sociologie. Université Paul Valéry – Montpellier III, 2013, 460 p.

Depuis le XIXe siècle en France, l’opposition entre agrément et utilitaire détermine nos représentations du jardin. Ainsi, le potager s’inscrirait avant tout dans une logique de production, à l’opposé du plaisir créatif et distingué propre au jardin d’agrément. L’observation de nombreux jardins vivriers et des manières de faire de leurs jardiniers, montre que ces jardins sont chargés d’intentions et de symboles dépassant la seule préoccupation de produire de la nourriture. C’est le cas des jardins éloignés du domicile, tels les jardins collectifs, familiaux ou partagés, mais aussi d’autres jardins, vivriers en Papouasie et en Amazonie, transitoires à New York. L’intimité du jardin, la mémoire du lieu, le « contact » avec la terre, l’autoproduction de nourriture, la dimension collective et l’exposition au regard des autres sont sources d’un fort investissement symbolique, suscitant des formes particulières d’appropriation, de sociabilité et d’expression ; une façon de concrétiser sa présence au monde, sa relation au temps, à « l’environnement », aux autres et à soi-même. Sans doute le mythe paradisiaque se construit-il sur ces aspects, dont se saisissent aussi les philosophes et les poètes. Cette recherche a également pour objet de souligner le hiatus entre la conception des jardins proposés par les collectivités publiques et les pratiques quotidiennes des jardiniers.

Thèse intégralement accessible en version PDF (77.43 Mo) sur Tel.

Des tomates sur le toit de la Poste

Emission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 14.03.2017

Sophie Jankowski et son association Communauté Facteur Graine aménagent au mieux le toit terrasse de 700 mètres carrés du centre de tri de la porte de la Chapelle mis à leur disposition par le Groupe La Poste. Aidées par des postiers aux mains vertes, elles agencent au mieux les lieux pour y faire cohabiter toutes sortes de fruits et légumes selon le principe de la permaculture. Un poulailler devrait aussi trouver sa place. Sans oublier des épouvantails créés avec les gens du quartier.

Sophie Jankowski du groupe La poste au micro d’Emmanuel Moreau.

Emission à ré-écouter ici.

 

Migrer et cultiver la ville : l’exemple de l’agriculture communautaire à Malmö

Communication de Camille Hochedez, 5èmes journées Petites paysanneries : « Les petites paysanneries et la ville. Un mariage de raisons…Hommage aux travaux de Nicole Mathieu » , Oct 2016, Nanterre, France

La présente communication envisage les liens entre agriculture urbaine et migrations, en se demandant dans quelle mesure les communautés de migrants participent au maintien des espaces de l’agriculture urbaine, voire à leur développement. Contribuent-ils à développer des formes d’agriculture urbaine particulières, par leur localisation, les types de cultures, les pratiques de commercialisation et les débouchés ? A partir d’une étude de cas sur le jardinage communautaire à Malmö (Suède), le travail propose une définition de l’agriculture communautaire au regard de son rôle dans la justice alimentaire. Le travail replace ces formes d’agriculture communautaire dans les dynamiques métropolitaines plus globales, caractérisées à Malmö par une politique de la ville durable. Dans ce contexte, les espaces de l’agriculture urbaine favorisent-ils une intégration des migrants à la ville ? Le texte pose l’hypothèse que la politique de soutien à l’agriculture urbaine, par le biais du développement des espaces de jardinage, entraîne des reconfigurations porteuses d’inégalités, ou du moins de vulnérabilités pour les espaces agricoles tenus par les migrants.

Document intégralement accessible en version PDF (545.68 Ko) sur Hal-Shs.

Et si demain vous partagiez votre jardin avec moi ?

Émission « Et si demain ? » de C. Boullay, radio France Inter, 24 août 2016

« Pour certains d’entre vous, vous avez des terrains, parfois en friche dont vous n’avez pas le temps de vous occuper. Ou bien vous ne savez pas quoi en faire… Et moi la citadine, j’ai vraiment besoin de me mettre au vert.

Je pourrais venir chez vous avec mes graines, avec mes plants avec mes outils et je nous fait un potager ! A la fin on partagerait nos patates, nos tomates et nos fraises bio.

Sachez qu’en France depuis 6 ans, vous avez déjà une plateforme qui s’appelle Prêter son jardin.com qui rassemble ainsi quelques centaines de personnes.

Aux Etats-Unis, ça s’appelle Shared Earth et c’est la plus grande communauté de jardins partagés de la planète. C’est petite parcelle du rêve américain en 2016 : une agriculture moins centralisée, moins verticale, avec moins de fertilisants moins de pesticides et moins de gaspillage d’eau… »

Ré-écouter le reportage ici.

La nature au bord de la route et de la voie ferrée / 2 : Des jardins collectifs pour une conception soutenable des infrastructures de transports terrestres

Rapport de recherche de Grégoire Chelkoff et Magali Paris, Cresson, mars 2016, 279 p.

Les collectifs de jardins potagers installés aux abords d’infrastructures de transport, en même temps qu’ils se confrontent à des conditions difficiles et font preuve d’une résistance surprenante, créent des milieux spécifiques et portent des services inattendus. Pour explorer leur avenir dans la ville contemporaine, faisant suite aux précédents travaux menés sur leurs qualités d’ambiances et leur rôle écologique, nous poursuivons dans ce second volet les investigations en incluant les questions de pollution et les conditions de faisabilité urbaine. L’objectif est de mettre à jour et d’énoncer des critères à partir de la connaissance des situations étudiées et des modalités de transformation spatiales qui semblent émerger. Les critères transversaux et les leviers d’action définis à l’issue de ce travail visent à aider ces projets et à les mettre en discussion. Les terrains français (situés essentiellement en Ile-de-France pour la présente recherche) sont confrontés à d’autres situations, l’une européenne (Lisbonne), l’autre nord-américaine (San Francisco). Ces situations de confrontation entre infrastructures de transport et jardins cultivés amènent à se demander plus largement s’il est possible de concevoir la ville, plus globalement l’espace urbanisé et circulé, en incluant une composante agricole installée dans certains de ses interstices ?

Rapport intégralement accessible en version PDF (91,17 Mo) sur Hal-Shs.

Glissez vous dans la peau d’un agriculteur grâce à un site Internet

Émission Social Lab, radio France Inter, 2 avril 2016

Monpotager.com, est une plateforme qui permet aux citadins de se glisser dans la peau d’un agriculteur pour semer, cultiver et déguster des fruits et légumes de saison produits près de chez eux.Vous louez via le site une parcelle de terre 15 à 100 euros par mois pour 15 à 150 m2 , vous choisissez les fruits et légumes que vous souhaitez cultiver et vous voilà « ageekculteur » ! Et tout n’est pas virtuel : monpotager.com vous met en relation avec un agriculteur en chair et en os qui va vous permettre de suivre l’évolution de la récolte jusqu’à sa livraison en point relais…

Ré-écouter la présentation de ce site ici.

« Le retour à la terre était écrit dans ma vie » Thierry Desforges

Emission « Ils changent le monde » de Caroline Fourest, France Inter, 7 juillet 2014

Notre Agriculteur 2.0 du jour, Thierry Desforges a créé le site monpotager.com. Plus qu’un site, tout un concept. Faire rimer agriculture avec proximité, traçabilité et interactivité. Il suffit d’aller sur ce site pour louer, à l’année, une parcelle de terrain. De 5 à 150 mètres carrés selon vos besoins. En quelques clics, vous choisissez les fruits et légumes que vous voulez y faire planter. Monpotager.com les fait pousser pour vous, vous envoie des photos pour vous tenir au courant. Et quand c’est la saison, ils récoltent et vous livrent, chez un commerçant pas trop loin de chez vous. C’est tout simple. Ludique et bon. Plus qu’une livraison, c’est aussi une rééducation. Au rythme de la nature et des saisons. Il suffisait d’y penser. Thierry Desforges l’a fait.

Emission à ré-écouter sur la page de l’émission.