ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de incendie

La vulnérabilité de la forêt provençale face aux incendies : naissance d’une notion (fin XIXe siècle)

Article de Martine Chalvet paru dans VertigO, vol. 16 n°3, décembre 2016

Au XIXe siècle, la notion de vulnérabilité environnementale n’est pas encore définie. Pourtant, l’idée de vulnérabilité des forêts face aux incendies en Provence commence à apparaître. L’article cherche à comprendre pourquoi et comment, les incendies sont perçus comme « un fléau » dans le nouveau contexte économique et technique de l’exploitation des lièges et de la gemme. Dans les années 1860, cette nouvelle perception des incendies entraîne la mise en place de groupes de pression efficaces. Les notables provençaux, comme Charles de Ribbe, et l’administration des Eaux et Forêts, dirigée par Henri Faré, se battent pour obtenir l’élaboration d’une politique publique et la reconnaissance d’une spécificité régionale des Maures et de l’Esterel, désormais appelés « la région du feu ». Dans le contexte scientifique et libéral de la fin du XIXe siècle, que recouvre véritablement cette nouvelle idée de vulnérabilité ? Quels acteurs construisent ce nouveau discours ? Quelles politiques et quelles législations sont proposées ? Et avec quel succès ?

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

La vulnérabilité de la forêt provençale face aux incendies : naissance d’une notion (fin XIXe siècle)

Article de Martine Chalvet paru dans VertigO, vol. 16, n°3, décembre 2016

Au XIXe siècle, la notion de vulnérabilité environnementale n’est pas encore définie. Pourtant, l’idée de vulnérabilité des forêts face aux incendies en Provence commence à apparaître. L’article cherche à comprendre pourquoi et comment, les incendies sont perçus comme « un fléau » dans le nouveau contexte économique et technique de l’exploitation des lièges et de la gemme. Dans les années 1860, cette nouvelle perception des incendies entraîne la mise en place de groupes de pression efficaces. Les notables provençaux, comme Charles de Ribbe, et l’administration des Eaux et Forêts, dirigée par Henri Faré, se battent pour obtenir l’élaboration d’une politique publique et la reconnaissance d’une spécificité régionale des Maures et de l’Esterel, désormais appelés « la région du feu ». Dans le contexte scientifique et libéral de la fin du XIXe siècle, que recouvre véritablement cette nouvelle idée de vulnérabilité ? Quels acteurs construisent ce nouveau discours ? Quelles politiques et quelles législations sont proposées ? Et avec quel succès ?

Article à lire librement et en intégralité sur le site de la revue.

L’interface « habitat-forêt », une zone à risque pour les incendies

Article de Rémi Barroux, Le Monde, 11 août 2016

« Anne Ganteaume aime bien les vignes, ces parcelles qui, au cœur de la végétation méditerranéenne, ouvrent des espaces dégagés, offrant des coupe-feu utiles contre les incendies. Par contre, la chargée de recherche sur le risque incendies à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) ne goûte guère les « interfaces habitat-forêt », ces zones où la proximité de la végétation permet aux flammes de pénétrer dans les quartiers résidentiels ou de s’approcher des maisons isolées.

Avec une quinzaine de collègues, sur la centaine de salariés qui travaillent au centre Irstea d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Anne Ganteaume travaille sur ces interfaces qui sont définies par l’espace inscrit dans un rayon de cent mètres autour des bâtis résidentiels. Là où débute un grand nombre de feux dus aux négligences, aux travaux domestiques. Selon l’Irstea, « 92 % des feux de cause connue, en région méditerranéenne française, sont dus à des actions humaines (53 % par négligence, 39 % par malveillance, ces proportions variant d’un département à l’autre) »…

Lire l’intégralité de l’article ici.

Le risque d’incendies de forêt en région méditerranéenne : compréhension et évolution

Article de Pierre Carrega dans « Climats et risques climatiques en Méditerranée. Actes du colloque de Montpellier. Le risque d’incendies de forêt en région méditerranéenne : compréhension et évolution », Montpellier, 2008

Le risque d’incendie de forêt est une notion composite complexe, obéissant à des pas de temps très différents (de la minute à la décennie), et dans lequel les facteurs météorologiques jouent un rôle essentiel dans l’éclosion et dans la propagation. Un feu catastrophique nécessite l’association d’un aléa favorable (mise à feu par temps chaud, sec et venteux, et avec une végétation déshydratée), d’une susceptibilité très forte (végétation inflammable, dense et multi-stratifiée, pentes topographiques…), et d’une vulnérabilité importante (enjeux exposés et difficultés de lutte). L’évolution future semble beaucoup plus dépendante de l’activité humaine que du changement climatique.

Accessible en version PDF sur HAL-SHS.