ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de forêt

Forêt refuge

Appel à communication, colloque « Forêt refuge » organisé par le Groupe d’Histoire des Forêts Françaises et l’École Nationale Supérieure du Paysage en partenariat avec le Musée de Port-Royal des Champs et le laboratoire (ENeC), Paris, 21-23. 09. 2016

Ce thème du refuge paraît bien éloigné des sujets à la mode sur le changement climatique, la biodiversité, la multifonctionnalité, les services écosystémiques, le carbone. Il est pourtant d’une actualité et d’une nécessité évidente pour sortir des thèmes dominants qui imposent leur tyrannie aux chercheurs. Ce mot de refuge mérite d’être interrogé tant sur le plan temporel que spatial, avec des pas de temps et des échelles territoriales totalement ouverts. De quand date son apparition ? Par qui a-t-il été proposé ? Pour qualifier quelles pratiques? Quelle est son actualité ? Peut-on identifier des périodes plus propices au refuge ? Guerres, famines, épidémies… ? Quelles sont les caractéristiques paysagères du refuge forestier ? Où se joue le refuge. Dans les arbres, les sous-bois, les sols, les grottes ? L’habitat refuge forestier est-il toujours en bois ? Comment sont aménagés les lieux de refuge ? De façon légère et discrète ou de façon structurée et complexe ? Le refuge est-il individuel ou collectif ? Quels sont les motifs de la recherche du refuge en forêt ?

Voir ici l’argumentaire.

Les impacts de la guerre du Việt Nam sur les forêts d’A Lưới

Article de Amélie Robert-Charmeteau paru dans VertigO, vol. 15, n°1, mai 2015

Au cours de la guerre du Việt Nam, l’actuel district d’A Lưới (province de Thừa Thiên Huế, Việt Nam central), traversé par la piste Hồ Chí Minh, subit de nombreux épandages d’herbicides et pilonnages. Les forêts sont une cible privilégiée. Mais les conséquences de ces pratiques militaires sur les sylvosystèmes sont sujettes à controverses. Pour identifier objectivement le poids de la guerre sur les dynamiques paysagères, l’étude se fonde sur une analyse diachronique régressive des paysages et privilégie les sources iconographiques, a priori non biaisées (images satellitales, photographies aériennes). La guerre n’est pas la seule période étudiée puisque les conséquences environnementales des pratiques militaires sont analysées autant à court terme qu’à long terme ; les impacts sur les paysages actuels sont interrogés. Par ailleurs doit être vérifiée l’hypothèse selon laquelle les pratiques pré et post-guerre ont aggravé le strict impact du conflit. Sont ainsi analysées les dynamiques paysagères et les pratiques anthropiques qui affectent la région d’A Lưới pour chaque période clé identifiée, de la colonisation à aujourd’hui. Au terme de la recherche, menée dans le cadre d’un doctorat, la guerre apparaît comme un facteur de recul des forêts mais loin d’être le seul ; elle ne marque aujourd’hui que ponctuellement les paysages.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

ETUDES ETHNOBOTANIQUE ET ETHNOLINGUISTIQUE DES RESSOURCES FORESTIÈRES LIGNEUSES UTILISÉES PAR LA POPULATION DU COULOIR ÉCOLOGIQUE DU PARC NATIONAL DE KAHUZI-BIEGA (RD.CONGO)

Article de Mangambu Mokoso Jean De Dieu, Aluma Kabika Jean-Yves, Ruurd Van Diggelen, Rugenda-Banga Runiga Amour de Dieu, Mushangalusa Kasali Félicien, Chibembe Safaria Adolphe, Ntahobavuka Habimana Honorine, Radar Nishuli Birhashirwa, Robbrecht Elmar, paru dans The European Scientific Journal, May 2015, vol.11

Le présent article porte sur l’usage et le vocabulaire relatif à 323 spécimens d’essences ligneuses représentatives de 52 essences qui ont été collectées parmi 3 groupes ethno-sociolinguistiques (Shi, Tembo et Pygmées) qui habitent le couloir écologique du Parc National du Kahuzi-Biega. Cette zone est constituée d’une forêt de transition entre la végétation de la plaine et celle des montagnes. L’étude à montré que les connaissances alimentaires, pharmacologiques sont surtout détenues par les Pygmées. Les analyses opérées montrent que cette population se donne à l’exploitation forestières des espèces qu’elle considèrent comme utiles alors qu’elles se trouvent dans une aire protégée.

Article intégralement accessible en version PDF (1,7 Mo) sur le site de la revue.

Forêts de Cochinchine et « bois coloniaux », 1862-1900

Article de Frédéric Thomas paru dans Autrepart, IRD éditions / Armand Colin, 2000, 15, pp.49 à 72

L’histoire des quarante premières années de sylviculture coloniale en Cochinchine permet de corriger les représentations que l’on se donne aujourd’hui de l’état des boisements en Indochine au début de la colonisation. Loin d’être des forêts vierges encore à peine exploitées, les archives coloniales de la fin du 19ème siècle montrent un couvert déjà largement entamé par des exploitations forestières destructrices. Le régime forestier colonial naissant, pragmatique et libérale, a ensuite laissé libre cours à une extraction non contrôlée pour répondre au formidable appel d’air de la demande coloniale. Ce n’est qu’en 1891, quarante ans après le début de la colonisation, que des premières mesures conservationnistes tentent de mettre en place des exploitations méthodiques en périmètres réservés.

Article intégralement accessible en version PDF (320,07 Ko) sur HAL-IRD.

Etudier les forêts métallurgiques : analyses dendro-anthracologiques et approches géohistoriques. L’exemple des forêts du mont Lozère et du Périgord-Limousin

Thèse de Sandrine Paradis-Grenouillet, Géographie, université de Limoges, 2012, 460 p.

Les forêts ont toujours été au cœur d’enjeux sociétaux et parmi eux les activités métallurgiques, grosses consommatrices de bois, ont joué un rôle important dans leur évolution. Considérées généralement comme « prédatrices » des espaces boisés, les activités métallurgiques peuvent aussi être considérées comme « protectrices » des forêts, comme un moyen de valoriser des espaces délaissés. Les relations entre les activités métallurgiques et les forêts sont d’une extrême complexité et intéressent de nombreuses disciplines, chacune utilisant des documents et des méthodes spécifiques. Approches historiques, géographiques, archéologiques ou encore archéobotaniques et paléoenvironnementales permettent d’évoquer la question des « forêts métallurgiques ». Cette thèse aborde la question des « forêts métallurgiques » à travers ces différents champs disciplinaires et thématiques. En combinant approches méthodologiques et théoriques, démarches expérimentales et applications sur des contextes régionaux et historiques privilégiés, de nouvelles approches sont proposées pour parler de la question des « forêts métallurgiques » de manière transversale. Centré sur l’étude des documents historiques des établissements sidérurgiques modernes et contemporains du Périgord-Limousin et sur l’analyse anthracologique des plateformes de charbonnage médiévales du mont Lozère, ce travail est l’occasion de développer de nouvelles démarches. La mise en place de ratios pour évaluer les surfaces de taillis consommés à partir de quantités de métal produites et l’étude des cadastres napoléoniens permettent d’évaluer l’emprise des activités sidérurgiques sur le couvert forestier. D’autre part la démarche expérimentale conduite sur trois charbonnières permet d’affiner et de développer de nouvelles méthodes pour restituer le diamètre des bois afin d’envisager plus sereinement l’étude des sylvofaciès charbonnés et leur mode de gestion imposé pour produire le charbon de bois nécessaire au fonctionnement des ateliers de réduction. Cette thèse, propose aujourd’hui une nouvelle façon de penser l’étude des « forêts métallurgiques ».

Thèse intégralement accessible en version PDF (76,96 Mo) sur Tel.

Le peuple de la forêt. Nomadisme ouvrier et identités dans la France du Centre-Ouest aux Temps modernes

Ouvrage de Sébastien Jahan et Emmanuel Dion, Presses universitaires de Rennes, 2003, 280 p.

L’historien de l’Ancien Régime est comparable aux pionniers de la photographie : il peine à saisir le mouvement. Les sources dont il dispose sous forme de séries les plus complètes (aveux et dénombrements, minutes notariales) privilégient les tenanciers, les propriétaires, les sédentaires. Si les flux et reflux des migrations saisonnières – les « remues d’hommes » – ont pu progressivement être reconstituées, il reste aujourd’hui très difficile de percevoir les circulations volatiles, diffuses et non répétées, pourtant tout aussi fréquentes. Le « peuple de la forêt », celui des bûcherons, charbonniers ou fendeurs, travaillant au gré des chantiers d’abattage, appartient à ces populations nomades qui sillonnent les routes de France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils ne sont connus que par le prisme de l’histoire de la sylviculture, celle du droit forestier aussi, et de ces conflits, avec le pouvoir ou avec le monde paysan, qui établissent leur réputation de turbulence. Même les ouvrages plus spécifiquement consacrés au travail des taillis et des futaies laissent d’eux une vision partielle et inachevée : les cognées résonnent, les arbres tombes, les meules cuisent sans que les hôtes des bois soient l’objet d’un portrait social étoffé. Les techniques sont décrites, guère le manoeuvre… Ce livre a pour ambition de chercher à combler cette lacune historiographique en partant de l’exemple des forestiers qui ont traversé le Poitou et le Berry. Grâce à la minutieuse reconstitution des trajets individuels et familiaux, fondée sur les registres paroissiaux d’une quinzaine de départements du Centre Ouest français, un milieu professionnel sort des ombrages avec ses solidarités, son mode de vie, son insertion dans la société du finage qui ne sont pas toujours conformes à l’image convenue des rapports d’administrateurs. Une France des routes et des marges, nomade et oubliée, apparaît ici. Sa confrontation avec l’autre France, celle plus stable et bien connue des bourgs et des terroirs, nous offre l’occasion supplémentaire d’un regard, d’ensemble mais « périphérique », sur les mécanismes et les fondements de la société d’Ancien Régime.

Possibilité de lire des extraits du livre sur le site OpenEdition Books.

la société du finage qui ne sont pas toujours conformes à l’image convenue des rapports d’administrateurs. Une France des routes et des marges, nomade et oubliée, apparaît ici. Sa confrontation avec l’autre France, celle plus stable et bien connue des bourgs et des terroirs, nous offre l’occasion supplémentaire d’un regard, d’ensemble mais « périphérique », sur les mécanismes et les fondements de la société d’Ancien Régime.

Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, journées d’études GHFF, 30. 01. 2016, Paris

En inaugurant un nouveau cycle de journées d’études intitulé « Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours », le GHFF propose de scruter les évolutions du ressenti de l’homme vis-à-vis de son environnement et de mettre en évidence ce que les forêts, en attisant les sens, permettent de dire du monde. La première journée de ce cycle sera dédiée aux sens et perceptions sensorielles.

Les propositions, une à deux pages maximum, accompagnées d’une bibliographie indicative et d’un bref curriculum vitae, sont à envoyer avant le 3 mai 2015 aux adresses suivantes :
Véronique Dassié : dassie@mmsh.univ-aix.fr
Yves Poss : yves.poss@gmail.com
GHFF : ghff@gmail.com

Consulter l’appel à communication dans son intégralité.

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