ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de forêt

Forêts de Cochinchine et « bois coloniaux », 1862-1900

Article de Frédéric Thomas paru dans Autrepart, IRD éditions / Armand Colin, 2000, 15, pp.49 à 72

L’histoire des quarante premières années de sylviculture coloniale en Cochinchine permet de corriger les représentations que l’on se donne aujourd’hui de l’état des boisements en Indochine au début de la colonisation. Loin d’être des forêts vierges encore à peine exploitées, les archives coloniales de la fin du 19ème siècle montrent un couvert déjà largement entamé par des exploitations forestières destructrices. Le régime forestier colonial naissant, pragmatique et libérale, a ensuite laissé libre cours à une extraction non contrôlée pour répondre au formidable appel d’air de la demande coloniale. Ce n’est qu’en 1891, quarante ans après le début de la colonisation, que des premières mesures conservationnistes tentent de mettre en place des exploitations méthodiques en périmètres réservés.

Article intégralement accessible en version PDF (320,07 Ko) sur HAL-IRD.

Etudier les forêts métallurgiques : analyses dendro-anthracologiques et approches géohistoriques. L’exemple des forêts du mont Lozère et du Périgord-Limousin

Thèse de Sandrine Paradis-Grenouillet, Géographie, université de Limoges, 2012, 460 p.

Les forêts ont toujours été au cœur d’enjeux sociétaux et parmi eux les activités métallurgiques, grosses consommatrices de bois, ont joué un rôle important dans leur évolution. Considérées généralement comme « prédatrices » des espaces boisés, les activités métallurgiques peuvent aussi être considérées comme « protectrices » des forêts, comme un moyen de valoriser des espaces délaissés. Les relations entre les activités métallurgiques et les forêts sont d’une extrême complexité et intéressent de nombreuses disciplines, chacune utilisant des documents et des méthodes spécifiques. Approches historiques, géographiques, archéologiques ou encore archéobotaniques et paléoenvironnementales permettent d’évoquer la question des « forêts métallurgiques ». Cette thèse aborde la question des « forêts métallurgiques » à travers ces différents champs disciplinaires et thématiques. En combinant approches méthodologiques et théoriques, démarches expérimentales et applications sur des contextes régionaux et historiques privilégiés, de nouvelles approches sont proposées pour parler de la question des « forêts métallurgiques » de manière transversale. Centré sur l’étude des documents historiques des établissements sidérurgiques modernes et contemporains du Périgord-Limousin et sur l’analyse anthracologique des plateformes de charbonnage médiévales du mont Lozère, ce travail est l’occasion de développer de nouvelles démarches. La mise en place de ratios pour évaluer les surfaces de taillis consommés à partir de quantités de métal produites et l’étude des cadastres napoléoniens permettent d’évaluer l’emprise des activités sidérurgiques sur le couvert forestier. D’autre part la démarche expérimentale conduite sur trois charbonnières permet d’affiner et de développer de nouvelles méthodes pour restituer le diamètre des bois afin d’envisager plus sereinement l’étude des sylvofaciès charbonnés et leur mode de gestion imposé pour produire le charbon de bois nécessaire au fonctionnement des ateliers de réduction. Cette thèse, propose aujourd’hui une nouvelle façon de penser l’étude des « forêts métallurgiques ».

Thèse intégralement accessible en version PDF (76,96 Mo) sur Tel.

Le peuple de la forêt. Nomadisme ouvrier et identités dans la France du Centre-Ouest aux Temps modernes

Ouvrage de Sébastien Jahan et Emmanuel Dion, Presses universitaires de Rennes, 2003, 280 p.

L’historien de l’Ancien Régime est comparable aux pionniers de la photographie : il peine à saisir le mouvement. Les sources dont il dispose sous forme de séries les plus complètes (aveux et dénombrements, minutes notariales) privilégient les tenanciers, les propriétaires, les sédentaires. Si les flux et reflux des migrations saisonnières – les « remues d’hommes » – ont pu progressivement être reconstituées, il reste aujourd’hui très difficile de percevoir les circulations volatiles, diffuses et non répétées, pourtant tout aussi fréquentes. Le « peuple de la forêt », celui des bûcherons, charbonniers ou fendeurs, travaillant au gré des chantiers d’abattage, appartient à ces populations nomades qui sillonnent les routes de France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils ne sont connus que par le prisme de l’histoire de la sylviculture, celle du droit forestier aussi, et de ces conflits, avec le pouvoir ou avec le monde paysan, qui établissent leur réputation de turbulence. Même les ouvrages plus spécifiquement consacrés au travail des taillis et des futaies laissent d’eux une vision partielle et inachevée : les cognées résonnent, les arbres tombes, les meules cuisent sans que les hôtes des bois soient l’objet d’un portrait social étoffé. Les techniques sont décrites, guère le manoeuvre… Ce livre a pour ambition de chercher à combler cette lacune historiographique en partant de l’exemple des forestiers qui ont traversé le Poitou et le Berry. Grâce à la minutieuse reconstitution des trajets individuels et familiaux, fondée sur les registres paroissiaux d’une quinzaine de départements du Centre Ouest français, un milieu professionnel sort des ombrages avec ses solidarités, son mode de vie, son insertion dans la société du finage qui ne sont pas toujours conformes à l’image convenue des rapports d’administrateurs. Une France des routes et des marges, nomade et oubliée, apparaît ici. Sa confrontation avec l’autre France, celle plus stable et bien connue des bourgs et des terroirs, nous offre l’occasion supplémentaire d’un regard, d’ensemble mais « périphérique », sur les mécanismes et les fondements de la société d’Ancien Régime.

Possibilité de lire des extraits du livre sur le site OpenEdition Books.

la société du finage qui ne sont pas toujours conformes à l’image convenue des rapports d’administrateurs. Une France des routes et des marges, nomade et oubliée, apparaît ici. Sa confrontation avec l’autre France, celle plus stable et bien connue des bourgs et des terroirs, nous offre l’occasion supplémentaire d’un regard, d’ensemble mais « périphérique », sur les mécanismes et les fondements de la société d’Ancien Régime.

Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, journées d’études GHFF, 30. 01. 2016, Paris

En inaugurant un nouveau cycle de journées d’études intitulé « Forêt, arts et culture, perceptions et représentation de l’Antiquité à nos jours », le GHFF propose de scruter les évolutions du ressenti de l’homme vis-à-vis de son environnement et de mettre en évidence ce que les forêts, en attisant les sens, permettent de dire du monde. La première journée de ce cycle sera dédiée aux sens et perceptions sensorielles.

Les propositions, une à deux pages maximum, accompagnées d’une bibliographie indicative et d’un bref curriculum vitae, sont à envoyer avant le 3 mai 2015 aux adresses suivantes :
Véronique Dassié : dassie@mmsh.univ-aix.fr
Yves Poss : yves.poss@gmail.com
GHFF : ghff@gmail.com

Consulter l’appel à communication dans son intégralité.

Usages populaires des forêts périurbaines : le cas de Ghabat Oued el-Maleh (Mohammedia)

Article de Souad Azizi paru dans « Mohammedia : de la Kasbah de Fedala au pôle urbain et industriel aux dimensions stratégiques », Cahiers de la Recherche Scientifique n°16 (Maroc),  2014, p.55

L’objet de cette étude est double. Il s’agit à la fois de décrire les usages populaires d’une forêt périurbaine (Ghabat Oued el-Maleh) et de les comparer à ceux des espaces publics de Mohammedia. La question est de savoir si les usages de l’espace forestier peuvent nous permettre de mieux comprendre les pratiques d’appropriation des espaces publics urbains. Grâce à une approche d’anthropologie visuelle combinant l’observation participante de longue durée, la conversation ordinaire et l’observation photographique, cette étude a permis de montrer qu’à travers les pratiques spatiales c’est une culture populaire qui s’exprime, en forêt comme en ville.

Article intégralement accessible en version PDF (4,01 Mo) sur HAL-SHS.

XVIIIe journées lotharingiennes : “La forêt en Lotharingie médiévale”

XVIIIe journées lotharingiennes, Université du Luxembourg, 30 et 31 octobre 2014

Ces journées ont pour thème cette année “La forêt en Lotharingie médiévale”.

Voir l’intégralité du programme ici.

La forêt et ses usages

Journée d’études organisée dans le cadre du séminaire Archéologie de l’Antiquité et du Moyen Âge du Master 2 Civilisations, Histoire, Patrimoine, Sources – spécialité Civilisation Antique et médiévale, jeudi 20 novembre 2014, Hôtel Fumé, Poitiers

Matinée

– Romain ROUAUD – docteur : Forêts et approvisionnements en combustibles dans les
villes aux temps pré-industriels : le cas du flottage des bois
– Sylvain BURRI – CNRS, Aix-en-Provence : Gestion et usages de la forêt méditerranéenne à la fin du moyen âge : l’exemple de la basse Provence

Après-Midi

– Sandrine PARADIS-GRENOUILLET – docteur Evéha : Forêts charbonnées et métallurgie, approche géo-historique et archéo-anthracologique de la gestion de la ressource en bois

– Graziella RASSAT- doctorante, Université de Limoges : Quand les forêts charentaises servaient de combustible à l’artisanat du fer

[Info Herma]

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