ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de forêt

Usages populaires des forêts périurbaines : le cas de Ghabat Oued el-Maleh (Mohammedia)

Article de Souad Azizi paru dans « Mohammedia : de la Kasbah de Fedala au pôle urbain et industriel aux dimensions stratégiques », Cahiers de la Recherche Scientifique n°16 (Maroc),  2014, p.55

L’objet de cette étude est double. Il s’agit à la fois de décrire les usages populaires d’une forêt périurbaine (Ghabat Oued el-Maleh) et de les comparer à ceux des espaces publics de Mohammedia. La question est de savoir si les usages de l’espace forestier peuvent nous permettre de mieux comprendre les pratiques d’appropriation des espaces publics urbains. Grâce à une approche d’anthropologie visuelle combinant l’observation participante de longue durée, la conversation ordinaire et l’observation photographique, cette étude a permis de montrer qu’à travers les pratiques spatiales c’est une culture populaire qui s’exprime, en forêt comme en ville.

Article intégralement accessible en version PDF (4,01 Mo) sur HAL-SHS.

XVIIIe journées lotharingiennes : “La forêt en Lotharingie médiévale”

XVIIIe journées lotharingiennes, Université du Luxembourg, 30 et 31 octobre 2014

Ces journées ont pour thème cette année “La forêt en Lotharingie médiévale”.

Voir l’intégralité du programme ici.

La forêt et ses usages

Journée d’études organisée dans le cadre du séminaire Archéologie de l’Antiquité et du Moyen Âge du Master 2 Civilisations, Histoire, Patrimoine, Sources – spécialité Civilisation Antique et médiévale, jeudi 20 novembre 2014, Hôtel Fumé, Poitiers

Matinée

- Romain ROUAUD – docteur : Forêts et approvisionnements en combustibles dans les
villes aux temps pré-industriels : le cas du flottage des bois
- Sylvain BURRI – CNRS, Aix-en-Provence : Gestion et usages de la forêt méditerranéenne à la fin du moyen âge : l’exemple de la basse Provence

Après-Midi

- Sandrine PARADIS-GRENOUILLET – docteur Evéha : Forêts charbonnées et métallurgie, approche géo-historique et archéo-anthracologique de la gestion de la ressource en bois

- Graziella RASSAT- doctorante, Université de Limoges : Quand les forêts charentaises servaient de combustible à l’artisanat du fer

[Info Herma]

Des forêts sans partage- Dynamique de l’espace et utilisation des ressources dans un district de montagne au nord Viêt Nam

Thèse de Marie Mellac, Université Michel de Montaigne – Bordeaux III (Géographie), 06/12/2000, Georges Rossi (Dir.), 607 p.

Depuis la période collectiviste, l’Etat vietnamien intervient de plus en plus directement dans la gestion des terres « forestières « . Sans connaissance préalable des pratiques locales de gestion et de leur impact sur la forêt, sa vision de la déforestation repose sur une relation linéaire entre accroissement démographique et augmentation des superficies de culture sur brûlis. Le travail réalisé dans le district de Chî §ån a pour but d’apporter une lecture différente de l’évolution et des facteurs de transformation du couvert végétal. Dans la première étape de ce travail qui est qualifiée d’exogène, les activités humaines et leurs empreintes sont abordées sans que la « parole » ne soit donnée aux hommes. Les données statistiques communales ne permettent pas de faire ressortir les facteurs de transformation et d’organisation du couvert végétal mais une analyse spatiale plus fine révèle le lien qui existe sans se manifester quantitativement, entre la population, ses activités et la répartition de la végétation. Cette analyse met en évidence les principes d’organisation du couvert mais n’est pas suffisante, elle non plus, pour comprendre sa dynamique d’évolution. La seconde étape correspond à une approche endogène et s’intéresse, par le biais d’enquêtes rétrospectives, à la signification sociale de l’organisation du couvert. Elle montre une forte continuité, depuis la période coloniale, des logiques locales de mise en valeur. L’Etat, par ses interventions, ne remet pas en cause ces logiques mais joue un rôle important sur la dynamique d’évolution de la mise en valeur. Son action est à l’origine de discontinuités temporelles dans l’évolution de la mise en valeur et le couvert végétal qui est rapidement transformé par les activités humaines, reflète ces discontinuités. Celles-ci sont au cœur du problème forestier aujourd’hui. 

Thèse intégralement accessible en version PDF (35,2 Mb) sur TEL.

“Compter les arbres” : une histoire des forêts méridionales dans la première modernité

Billet de Sébastien Poublanc paru sur le Carnet « Devenir historien-ne », 18 avril 2014

« Travailler sur la forêt, lorsque l’on est historien, revient à heurter les certitudes : non, étudier les sylves n’est pas l’apanage des seuls géographes et autres biologistes ; non, elle n’est pas un objet abstrait que nous ne saurions nous approprier faute de formation. Elle est, bien à rebours, une ressource primordiale pour les Hommes de l’Époque moderne, à l’instar du pétrole et de l’électricité de notre siècle ; en tant que telle, elle génère à son corps défendant tout un entrelace d’interactions complexes qui font d’elle l’enjeu de luttes impitoyables pour se l’approprier. Communautés laïques, ecclésiastiques, nobles, particuliers… Tous ont en commun un féroce appétit pour le patrimoine ligneux. Une voracité que partage l’État monarchique, qui distingue dans le contrôle de la ressource sylvestre un moyen de s’implanter au plus près des populations les plus lointaines dans ce qu’elles ont de plus intime : leur rapport au bois. Ce sont ces interactions, entre sociétés et sylves, État et populations, forêts et individus, qui forment le cœur de ma thèse consacrée à la construction de l’État via le contrôle des étendues boisées dans l’espace méridional, tout au long de la première modernité… »

Lire la suite du billet sur le Carnet.

La forêt en jeu. L’extractivisme en Amazonie centrale

Ouvrage collectif sous la direction de Laure Emperaire, IRD Éditions, 1996, 231 p.

Souvent présenté comme une activité archaïque, l’extractivisme, c’est-à-dire l’exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n’être que le témoignage de l’un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus.

Mais les mouvements des collecteurs de latex d’hévéa, aux revendications relayées par diverses institutions, et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques l’ont propulsé au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée.

Foret en jeu

Mais que sait-on de sa viabilité écologique ? Comment peut-il s’adapter aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd’hui l’Amazonie ? Dans un contexte mondial de mise en culture de nombreuses espèces, de fabrication massive de produits de synthèse, pourquoi un tel intérêt autour de cette activité ? Comment l’extractivisme peut-il participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur ?

Livre en accès libre et intégral sur Open Edition books.

Quand les cases se mettent au vert. Nature et bande dessinée

Journée d’études organisée par le Laboratoire junior Sciences dessinées, ENS Lyon, 17 avril 2014

Matinée : IMAGINER ET REPRÉSENTER LA NATURE EN BD

  • 9h35-10h15 : Julie Le Gall (maître de conférences en géographie, ENS de Lyon). Le monde rural en BD : une approche militante
  • 10h15-10h55 : Paul Arnoud (professeur des Universités en géographie, ENS de Lyon). Le vivant mis en case. Arbres et forêts dans quelques bandes dessinées
  • Pause
  • 11h10-11h50 : Véronique Servat (professeur en histoire-géographie, collège Paul Eluard de Montreuil). Regards croisés sur la nature en bande dessinée, entre risques et ruralité
  • 11h50-12h30 : Frédéric Ducarme (doctorant au Musée national d’histoire naturelle). La nature dans Dragon Ball

Après-midi : BANDE DESSINÉE, NATURE ET ENGAGEMENT
14h00-17h30 : Grand entretien avec Etienne Davodeau

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