ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de flore

Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine

Actes de colloque de Marlène Albert-Llorca, Raphaële Garreta et Jean-Paul Métailié, Université Toulouse le Mirail, Maison de la Recherche, 6-8 Novembre 2009, 127 p.

L’idée que la nature est un patrimoine que l’humanité se doit de conserver est aujourd’hui largement admise. Plus problématique est la question des moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but. Car cet objectif ne suppose pas seulement qu’on dispose de savoirs et de techniques scientifiquement valides mais aussi qu’on prenne en compte les enjeux sociaux, économiques et symboliques des processus de patrimonialisation. C’est autour de ces prémisses que le colloque international  » Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine  » a réuni du 6 au 8 novembre 2009 à l’Université de Toulouse II des chercheurs en sciences sociales (géographes, sociologues, ethnologues) et des naturalistes ou écologues, appartenant pour la plupart à des institutions chargées de la conservation de la nature ou de la gestion des espaces naturels. Deux types de questions ont été abordées. D’une part, les processus de patrimonialisation de la flore : leurs justifications scientifiques et les questions qu’elles soulèvent, leurs enjeux socio-économiques et symboliques (les plantes peuvent avoir une valeur emblématique de l’identité régionale ou nationale), les tensions sociales suscitées par les mesures de protection de certains habitats ou espèces végétales utilisées par les populations locales. L’autre volet du colloque a porté sur les débats concernant la gestion patrimoniale de la végétation. Faut-il laisser faire la nature ou intervenir sur ses dynamiques pour conserver la biodiversité ? Et, dans ce cas, faut-il laisser aux scientifiques le soin d’intervenir ou faut-il tenir compte aussi, et comment, des savoirs et savoir-faire traditionnels des populations locales ?

Actes intégralement accessibles en version PDF (3.91 Mo) sur Hal-Shs et sur Symposciences.

 

Dynamiques végétales contemporaines dans les estives de la Chaîne des Puys : Pour une approche intégrée

Thèse de géographie de Marion Lefeuvre, Université de Clermont-Ferrand, 09.04. 2013, 359 p.

Les interactions systémiques entre l’Homme et son milieu sont étudiées dans cette thèse au travers de la dynamique de la végétation des domaines pastoraux de la Chaîne des Puys (Massif central, France). A partir d’analyses de terrain (phytosociologiques, agronomiques) et d’enquêtes agropastorales nous établissons un état des lieux des estives des Dômes. Une démarche diachronique vise ensuite la recherche des causes de l’extension ligneuse et ses conséquences sur la couverture végétale. Notre démarche d’analyse est fondée sur un triptyque végétation – milieu – pratiques établit sur plusieurs échelles spatio-temporelles. Les résultats montrent que la déprise agricole, symptomatique des zones de moyenne montagne, et la fermeture ligneuse des espaces qui lui est associée ne caractérisent pas les trajectoires observées de la dynamique végétale. Ainsi, les nombreuses perturbations affectant le système (crises, pratiques) remet en cause la linéarité des successions observées dans la bibliographie, tant sur les vitesses de progression que sur les trajectoires et les caractéristiques. Il apparaît alors que le concept de mosaïque phyto-morphologique anthropique, proposé ici soit plus adapté à la réalité du terrain et à l’intensité de l’usage de l’espace. Les composants de cette mosaïque et leurs évolutions suivent des trajectoires stochastiques voire chaotiques dont la caractérisation première tend vers une disparition des landes au profit de la strate herbacée et non à une fermeture généralisée des milieux.

Thèse intégralement accessible en version PDF (21,5 Mo) sur HAL-SHS.

Zoonymes et phytonymes en samba leko : Interpréter ce que la langue dit de la faune et de la flore

Communication de Gwenaëlle Fabre au colloque « Langue, environnement, culture : pluridisciplinarité et développement », Ouagadougou (Burkina Faso), 8-10 mars 2012

Cet article porte sur un lexique de 250 termes relatifs à la faune et la flore, collectés lors d’enquêtes linguistiques sur le samba leko. Après une présentation rapide de la langue, des conditions d’enquête et de différents aspects de la syntaxe nominale, on se focalisera sur quelques-uns des termes simples récurrents dans les dénominations complexes (des noms simples d’animaux et de plantes, et le terme  » enfant « ) pour ouvrir la voie à une étude plus ambitieuse sur la façon dont les locuteurs appréhendent les regroupements que manifeste ce lexique.

Communication intégralement accessible en version PDF (729,7 Kb) sur HAL-SHS.

L’association Pierrine Gaston-Sacaze et la patrimonialisation de la flore en vallée d’Ossau (Pyrénées Occidentales – France)

Article de Marlène Albert-Llorca et Raphaële Garreta paru dans VertigO, H.S n°16, juin 2013

L’association Pierrine Gaston-Sacaze fut créée en 1992 à Béost, village de la vallée d’Ossau (Pyrénées Atlantiques) où naquit le personnage dont elle a pris le nom. Son premier objectif était de célébrer le centenaire de sa mort et, plus largement, de retrouver et sauvegarder son œuvre. Pratiquement oublié après son décès, en 1893, Gaston-Sacaze fut présenté de son vivant comme un prodige et salué à ce titre. Alors que c’était un simple berger, il aurait appris seul plusieurs arts et sciences, notamment la botanique, où ses compétences furent reconnues par de grands naturalistes de son époque.

Une association portant le nom d’un « pâtre-botaniste » ne pouvait manquer de s’intéresser à la botanique et à la flore. Cette contribution montre que les activités de l’association dans ce domaine rattachent la flore de la vallée à la mémoire de Pierrine Gaston-Sacaze, présenté comme une figure emblématique de l’identité ossaloise. Cette mise en relation permet de suggérer que la vallée a une flore totalement singulière. Non pas du fait des caractéristiques botaniques des plantes, mais parce qu’elles deviennent des « lieux de mémoire » d’un passé que l’on veut perpétuer parce qu’on s’identifie à lui. Cette appropriation symbolique de la flore permet d’en faire une partie intégrante du patrimoine ossalois.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

Les flores d’auteurs antiques et médiévaux dans le Speculum historiale

Plusieurs articles de Monique Paulmier-Foucart, parus dans la revue Spicae, accessibles intégralement en version PDF sur le site de la revue.

Flore des Antilles, ou Histoire générale, botanique, rurale et économique des végétaux indigènes des Antilles et des exotiques qu’on est parvenu à y naturaliser

Ouvrage de F.R. de Tussac, Paris, 1808-1827

Magnifique herbier numérisé dont quelques planches sont accessibles sur le site des Archives Nationales d’Outre-Mer, en cliquant (dans le nuage de tags) sur le mot Flore.

Les expéditions françaises aux quatre coins du monde

Petite exposition virtuelle de la BIUP (Bibliothèque Interuniversitaire de Pharmacie de Paris)

Cette mini-exposition (faite dans le cadre du mois de la photographie de novembre 2010) présent très très très… succinctement 4 expéditions scientifiques ayant trait à des végétaux :

– La mission au Mexique du chimiste, correspondant du MNHM, Léon Diguet (1859-1926), avec des infos et des photos sur le maïs et le maguey

– La mission au Groenland de 1949, de l’explorateur et ethnologue Paul-Emile Victor (1907-1995) et du botaniste Hubert de Lesse (1914-1972) avec une étude sur la flore et la végétation de l’Eqe

– La mission en Afrique d’Auguste Chevalier (1873-1956) centrée sur les végétaux utiles de l’Afrique tropicale française

– La mission en Asie de Guillaume Capus (1857-1931) et Désiré Bois (1856-1946) autour des produits coloniaux de l’Asie du sud-est.

Bon… il manque vraiment beaucoup d’éléments d’informations (des dates, de la contextualisation, plus de photos, des textes en ligne, etc.) mais allez ne soyons pas bégueules, ça donne envie d’en savoir plus et d’aller voir ces fonds conservés dans cette bibliothèque !