ETHNOBOTANIQUE

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Archive pour ethnobotanique

Pharmakon mondes empoisonnés, approches anthropologiques

Colloque, Musée des Confluences, Lyon (France), 19 et 20 octobre 2017

Ce colloque scientifique, organisé dans le cadre de l’exposition « Venenum, un monde empoisonné » présentée au musée des Confluences vise à témoigner de l’universalité des peurs liées à l’ingestion de substances incertaines et de la variété tant des conceptions du poison que des pratiques d’empoisonnement. Il met en avant une approche anthropologique du poison, en s’intéressant indifféremment au contexte le plus proche comme aux sociétés les plus lointaines.

 

Programme

Première Journée

10h-10h15 : accueil

10h15-10h30 : introduction du colloque

Première session : Poisons subtils

  • 10h30-11h15 : Claudie Haxaire (Université de Bretagne Occidentale – Cermes3) Yu duun fétiches lancés  ou poisons de contact ? Vivre sous regard des ancêtres et la menace du poison en pays Gouro (RCI)
  • 11h15-12h00 : Michèle Cros (Université Lyon 2 – LADEC) Pour une anthropologie comparée des bons usages du « poison » menstruel

12h00-14h : déjeuner

Deuxième session : Mixtures chamaniques

  • 14h-14h45 : Frédéric Laugrand (Université Laval – CIÉRA, Québec) Le son du poison. Chamanisme, possession, ethos et pollution chez les Inuit du Nord canadien
  • 14h45-15h30 : Sébastien Baud (Institut d’ethnologie, Université de Neuchâtel / Institut français d’études andines, Lima) Ethnobotanique awajun (famille linguistique jivaro, Pérou). Construction de soi et devenir chamane
  • 15h30-16h15 : David Dupuis (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, Paris) Rendre le mal. Le rituel de purge dans un centre chamanique d’Amazonie péruvienne.

16h15-16h45 : discussion générale

16h45-17h00 : pause-café

17h-19h30 : Projection de L’étreinte du serpent, commentée par Martin Barnier (Université Lyon 2) et Patrick Deshayes (LESC)

Deuxième journée

Troisième session : Nourritures incertaines

  • 9h30-10h15 : Gaëlle Lacaze (Institut de Géographie et aménagement, ENeC, Paris) La malédiction du poison
  • 10h15-11h : Julien Bondaz (Université Lyon 2 – LADEC) « Manger dehors, c’est du poison. » Rumeurs alimentaires et économie occulte à Ouagadougou (Burkina Faso)

11h-11h30 : pause-café

  • 11h30-12h15 : Quentin Mégret (Instituts de Biologie et d’Ethnologie, Université de Neuchâtel) Des « insectes comestibles » ? Enjeux sanitaires autour d’un projet de production de larves de mouche pour la volaille en Afrique de l’Ouest

12h15-13h15 : visite de l’exposition

13h15-14h30 : déjeuner

Quatrième session : Poisons thérapeutiques

  • 14h30-15h15 : Kàtia Lurbe i Puerto (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris – APHP) Soigner son diabète ou son obésité avec les selles d’un autre ? Interrogations anthropologiques sur la bactériothérapie fécale
  • 15h15-16h : Charlotte Brives (Centre Emile Durkheim, Université de Bordeaux) De poison à remède, mutation et reconfiguration des relations humains-virus

16h-16h15 : pause

  • 16h15-17h : conférence de Raymond Verdier (CNRS – Droit et Cultures, Paris) : L’ordalie par le poison en Afrique noire

17h-17h15 : conclusion du colloque

Informations sur le site du Ladec.

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Etude ethnobotanique sur les plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc)

Article de Abderrazak El Alami, Farouk Loubna, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 4, n°2, 2016, pp. 271-282.

Dans ce manuscrit, l’inventaire ainsi que les usages thérapeutiques des plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc) ont été répertoriés. 66 espèces végétales spontanées sont utilisées en phytothérapie dont 14 espèces ont un usage fréquent. Les Gymnospermes ne sont représentées que par trois espèces, tandis que les Angiospermes sont représentées par 63 espèces dont 55 sont des dicotylédones et huit sont des monocotylédones. Les familles végétales, bien représentées dans la région explorée, sont les Lamiaceae et les Asteraceae. A la base de l’enquête ethnobotanique, nous avons recensé 25 plantes médicinales spontanées destinées au traitement  des affections digestives, huit plantes pour traiter les troubles uro-génitaux, cinq espèces sont connues pour leurs effets sur le système nerveux, 14 plantes sont utilisées contre les affections métaboliques, 11 plantes pour soigner les maladies de l’appareil respiratoire  et 26 plantes sont employées pour les soins la peau et les cheveux.

Article intégralement accessible en version PDF (504 Ko) sur le site du journal.

Enquête ethnopharmacologique et ethnobotanique sur les plantes médicinales dans le Haut Atlas central du Maroc

Article de Abderrazak El Alami, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural products, vol. 5, n°1, 2017, pp. 427-445

Cette étude ethnopharmacologique et ethnobotanique a été réalisée entre janvier 2012 et juillet 2016 dans le Haut Atlas central d’Azilal. Dans cette région, 172plantes sont utilisées en phytothérapie. Cinq espèces appartiennent à l’embranchement des gymnospermes. L’embranchement des angiospermes est représenté par 167 espèces, réparties en 62 familles dont 140 espèces sont des dicotylédones et 27 espèces sont des monocotylédones. Les familles les plus représentées par des plantes utilisées en phytothérapie sont : les Lamiaceae (19 espèces), Apiaceae (14), Asteraceae (13), Fabaceae (8), Liliaceae (7), Rosaceae (7), Poaceae (6), Solanaceae (6) et les Zingiberaceae (5). Le grand nombre de plantes médicinales est utilisé pour la prévention et pour traiter les affections digestives, les troubles respiratoires et les soins de la peau et des cheveux. Les modes de préparations les plus utilisées sont le séchage-broyage, la décoction et l’infusion et le mode d’utilisation le plus fréquent et l’administration par voie orale. 

Article intégralement accessible en version PDF (811 Ko) sur Zenodo.

Au milieu des plantes sauvages

Emission « Le temps d’un bivouac, radio France Inter, 04. 08. 2017

Cueillette des plantes sauvages avec François Couplan. Spécialiste des utilisations traditionnelles des plantes sauvages et cultivées, qu’il a étudiées sur les cinq continents, l’ethnobotaniste nous délivrera les secrets et les vertus de ces végétaux injustement délaissés.

A (ré) écouter ici.

Se soigner par les plantes : traditions, pratiques, territoires

Colloque de la Société Française d’Ethnopharmacologie, Metz (France), 9 septembre 2017

Programme

9h00 – Introduction
Jacques Fleurentin et Déborah Kessler-Bilthauer

9h15 – Savoirs traditionnels et récolte sauvage de plantes médicinales dans les montagnes du sud-est de l’Albanie
Sabrina Tomasini, Doctorante au Department of Food and Resource Economics – Sections for Global Development, Université de Copenhague, Danemark

10h00 – Paysans herboristes, vers une appropriation de savoirs et de savoir-faire de la santé ?
Thierry Thévenin, producteur-herboriste, porte-parole du Syndicat Simples, président de la Fédération des Paysans-herboristes

11h15 – Histoire et enjeux des usages populaires des plantes sauvages médicinales dans le Diois (Drôme) : traditions et mutations
Grégori Lemoine, ethnobotaniste, Association FloréMonts, Soubreroche 26410 Boulc-en-Diois

13h30 – Soins par les plantes en Haute-Provence, d’hier à aujourd’hui. L’approche ethnobotanique
Laurence Chaber, ethnobotaniste

14h15 – Usages populaires des plantes sauvages dans le bocage du Pays de Chimay (Belgique)
Samuel Puissant, animateur et coordinateur du Centre Ethnobotanique de l’Etang de Virelles (Belgique)

15h30 – Les plantes, les hommes et les enchevêtrements ambitieux. Exemples dans l’ethnobotanique des pays germanophones
Ekkehard Schröder, psychiatre, ethnologue et éditeur de la revue « Curare. Journal of Medical Anthropology (Medizinethnologie) ». Représentant de l’AGEM, une association allemande d’anthropologie médicale

16h15 – Un exemple d’enquête ethnobotanique dans les Vosges : prépondérance des savoirs médicinaux et particularismes locaux
Elise Bain, ethnologue, Association « Alchémille et compagnie », Musée de Salagon

17h00 – Table ronde avec les intervenants de la journée
Introduction : Etat des lieux de l’ethnobotanique française
Carole Brousse, doctorante en ethnologie à l’IDEMEC, Aix-Marseille

Informations sur le site de la SFE.

 

Ethnobotanique et herboristerie paysanne en France. Anthropologie de la relation des hommes au végétal médicinal (deuxième moitié du XXe siècle – première moitié du XXIe siècle)

Soutenance de thèse de Carole Brousse, MMSH, Aix-en-Provence, 13.07.2017 à 13h

L’herboristerie, activité consacrée à la préparation et à la vente de plantes médicinales, se renouvelle depuis les années 1970 autour d’acteurs aux pratiques techniques et approches scientifiques divergentes. Parmi eux, des paysans-herboristes cultivent, cueillent puis transforment eux-mêmes les espèces végétales qu’ils commercialisent tout en mobilisant les usages de la médecine végétale populaire transmis par l’ethnobotanique pour qualifier leurs qualités thérapeutiques. L’ethnobotanique est une discipline vouée à l’étude des relations flore-société investie notamment par des acteurs non-académiques qui travaillent sur le recueil des savoirs naturalistes populaires. La thèse met en lumière les ressorts de la relation que les paysans-herboristes tissent avec le végétal et la façon dont ils utilisent l’ethnobotanique pour asseoir la légitimité de leurs pratiques. En échangeant des savoirs sur les propriétés médicinales du végétal, il apparaît que les institutions de la recherche et du patrimoine d’une part, les paysans-herboristes et les ethnobotanistes d’autre part, participent à un processus de production collective de connaissances sur les plantes orienté vers le développement de l’autonomie thérapeutique. La thèse met également en évidence l’attention particulière des paysans-producteurs aux vulnérabilités humaines et végétales et la prise en compte de l’intentionnalité des plantes qui caractérise leur pratique de l’herboristerie. Les données de terrain ont été recueillies dans différents contextes entrelacés : les institutions patrimoniales et scientifiques (séminaires de l’ethnopôle de Salagon, collections ethnobotaniques du musée du quai Branly et du Muséum national d’Histoire naturelle), les arènes de l’herboristerie française et les fermes des paysans-herboristes.

Jury composé de :
– Nicolas ADELL, Maître de conférences HDR, LISST, Université de Toulouse II Le Mirail, Examinateur.
– Serge BAHUCHET, Directeur de recherche, Éco-anthropologie et Ethnobiologie, CNRS, Rapporteur.
– Élise DEMEULENAERE, Chargée de recherche, Éco-anthropologie et Ethnobiologie, CNRS, Examinatrice.
– Valérie FESCHET, Maître de conférences HDR, IDEMEC, Université d’Aix-Marseille, Directrice de thèse.
– Jean-Paul GAUDILLIÈRE, Directeur de recherche et directeur d’études INSERM-CERMES3, EHESS, Rapporteur.
– Cyril ISNART, Chargé de recherche, IDEMEC, CNRS, Examinateur.

Appel d’offres pour une enquête ethnobotanique

La Métropole Européenne de Lille lance un appel d’offres qui  concerne la réalisation d’une enquête ethnobotanique auprès de personnes d’origine germanique, pour collecter des souvenirs de jardins dans le cadre de la création d’un 11ème jardin qui sera germanique au parc Mosaïc situé à Houplin Ancoisne.

Voir les détails ici.