ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour ethnobotanique

Garance voyageuse, spécial ethnobotanique

Revue Garance Voyageuse, n°120, hiver 2017

La Garance voyageuse, dans son numéro d’hiver, s’interroge sur le domaine de l’ethnobotanique, discipline qui a pour objectif de recueillir les savoirs et d’étudier les pratiques des sociétés en relation avec le monde végétal. Une quinzaine de spécialistes en la matière apportent leurs témoignages, un aperçu de leurs recherches dans ce vaste domaine. D’Indochine en Kurdistan, d’Amazonie en Haute-Provence, de la Bretagne aux Alpes et au Tibet, les relations traditionnelles qu’entretiennent les hommes avec les plantes sont évoquées, sans négliger les menaces que font peser sur certaines ressources végétales les explorations passées et les exploitations contemporaines. En écho riche et complexe à l’engouement actuel pour les « cueillettes sauvages », l’ethnobotanique révèle ici la multiplicité des disciplines qui entrent en jeu dans ses recherches, où se marient l’ethnologie, la botanique, la linguistique, la pharmacologie, l’histoire, l’économie et le droit.

Sommaire

– « Bois-bambou » et « arbre-liane », une ethnobotanique indochinoise avec Jacques Dournes : Une leçon d’ethnobotanique empathique d’Élisabeth Biba Vilayleck

– Des noms de plantes voyageurs ; Entre ethnologie, linguistique et botanique de Laurent Gall

– Que mangeaient les Lotophages ? Contribution de l’ethnobotanique maghrébine à l’interprétation d’un passage de l’Odyssée de Jamal Bellakhdar (adapté par Françoise Dumas)

– Le Musée de Salagon ; Comment Salagon est devenu un haut-lieu de l’ethnobotanique… de Danièle Musset & Pierre Lieutaghi

– Feuilles d’herbes ; Le rôle de la culture écrite dans la recherche ethnobotanique de Pascal Luccioni

– Approche ethnobotanique de Juniperus thurifera L. ; dans les Alpes du Sud et en Corse de Laurence Chaber

– Une ethnobotanique associative engagée ; L’exemple de l’association Jardins du Monde Montagnes d’Aline Mercan

– Montagnes du Zagros ; où les Kurdes conservent des pratiques ethnobotaniques vivantes de Sami Youssef, Ahmed Mahmood, Wajed Hussein & Errol Véla

– Au cœur des enjeux de la globalisation, une plante amazonienne : le guaraná ; Des confins du Brésil aux marchés de la phytothérapie de Mélanie Congretel

– Bioprospection, dépôts de brevet… nouvelles formes d’appropriation du vivant de Claire Laurant

– Enquêtes sur les savoirs vétérinaires liés aux plantes ; La redécouverte de la pharmacopée de nos ancêtres en Haute-Provence de Priscilla Parard

– L’aventure Flora armorica ; collectage ethnobotanique en Bretagne d’Isabelle Mazo, Élise Charpentier, Josiane Le Guern & Viviane Carlier

– Ethnobotanique et herboristerie paysanne ; savoirs de la médecine végétale populaire de Carole Brousse

et les rubriques :
– Lectures ; recensions d’une sélection de livres
– Échos des sciences ; Actualités scientifiques du monde végétal
– En bref ; Formations à l’ethnobotanique

Numéro en vente sur le site de la revue.

 

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Les plantes médicinales utilisées dans le traitement des diarrhées au Niger. Etude ethnobotanique

Article de Lawaly Maman Manzo paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 5 n°2, 2017, pp. 475-482

Au Niger, quelques enquêtes sur les plantes médicinales ont été réalisées par différents chercheurs au cours des missions ethnobotaniques et ethnographiques. Les données concernant l’utilisation des plantes médicinales contre les diarrhées sont extraites à partir des documents publiés et ou rapports de recherche concernant les différentes enquêtes ethno-médicinales conduites au Niger pour synthèse et analyse. Au total, 98 espèces de plantes appartenant à 34 familles sont recensées être utilisées par la population nigérienne pour traiter les diarrhées et dysenteries. Combrétacée (14/34), Césalpiniacée (11/34), Mimosacée (10/34) et Fabacée (9/34) sont les familles botaniques des espèces de plante les plus utilisées. 10 espèces de plantes identifiées ont un usage très fréquent. En conclusion, cette synthèse des plantes médicinales rapportées dans plusieurs revues à travers différentes études ethno-médicinales conduites au Niger ont permis d’apporter des précisions supplémentaires sur l’usage médicinale de certaines plantes dans le cadre du traitement des diarrhées.

Article intégralement accessible en version PDF (371.7 Kb) à partir du site de la revue.

Enquête ethnobotanique auprès des tradipraticiens de santé des régions de Niamey et Tillabéri au Niger

Article de MA. Jazy, S. Karim, B. Morou, R. Sanogo, S. Mahamane paru dans European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33

Au Niger, les populations font un grand recours aux tradipraticiens de santé qui utilisent des recettes et des plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Objectif: Recenser les plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Méthodologie: Une enquête ethnobotanique effectuée dans deux régions du Niger : Tillabéri et Niamey, selon un questionnaire. Résultats: L’étude a permis d’apprécier la transmission des connaissances, d’appréhender la notion de posologie en médecine traditionnelle, et d’établir un répertoire des recettes et des plantes de la pharmacopée traditionnelle. Au total 913 recettes thérapeutiques relatives à 226 espèces appartenant à 77 familles sont recueillies auprès de 168 tradipraticiens. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : Sclerocarya birrea, Acacia nilotica, Guiera senegalensis, Annona senegalensis, Combretum micranthum, Balanites aegyptiaca, Pennisetum americanum, Piliostigma reticulatum, Cassia sieberiana, Ziziphus mauritiana, Azadirachta indica, Cassia occidentalis, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Khaya senegalensis, Momordica balsamina, Tephrosia lupunifolia, Prosopis africana, Alysicarpus ovalifolius, Bauhinia rufescens. La famille la plus représentée est celle des Combretaceae (10,68%), suivie des Fabaceae (9,67%), des Caesalpiniaceae (8,49%), des Mimosaceae (7,82%), puis des Anacardiaceae (5,55%). Parmi ces plantes, 60 appartenant à 31 familles dont 6 familles nouvelles ont été répertoriées. Plusieurs pathologies sont traitées, les plus fréquentes sont les troubles digestifs, les hémorroïdes.

Conclusion: Ces plantes seront soumises à des études expérimentales avant la mise au point de nouveaux phytomédicaments.

Article intégralement accessible en version PDF (1012.82 Ko) sur le site de la revue.

Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Article intégralement accessible en version PDF (813.75 Ko) sur le site de la revue.

Des arbres et des hommes

Conférence de Josiane Ubaud, Maison de la Région à Béziers (France), 13 décembre 18h30

La Région OCCITANIE/Pyrénées-Méditerranée organise à la Maison de Région à Béziers une conférence littéraire pour la présentation de l’ouvrage de Mme Josiane UBAUD « Des arbres et des hommes » (ed. Edisud).

De formation scientifique, professeur de mathématiques pendant 8 ans, puis lexicographe en domaine occitan, elle mène depuis 25 ans des recherches en ethnobotanique occitane, par dépouillements des sources et enquêtes sur le terrain, pour analyser le regard occitan sur l’environnement.
Interventions dans des séminaires et colloques sur les paysages ou les plantes de la garrigue.

Étude ethnobotanique sur l’usage des plantes toxiques en médecine traditionnelle dans la ville de Tlemcen (Algérie)

Thèse de pharmacie de Asma Boumediou  et Sounia Addoun, 2017, 130 p.

Les plantes toxiques ont toujours occupé une place importante dans la phytothérapie et les traditions de la médication dans la ville de Tlemcen. Dans le but de définir la proportion et la nature de l’usage de ces plantes, et d’évaluer l’impact de leur utilisation, une étude transversale descriptive, menée sur 200 personnes choisies au hasard (120 femmes et 80 hommes), a été réalisée au centre-ville de Tlemcen (Ouest d’Algérie) ; à la place d’El-Amir Abdelkader, entre novembre 2016 et février 2017. Les informations recueillies à l’aide d’un questionnaire, établi en français et en arabe ; ont été traitées par le logiciel IBM-SPSS (logiciel d’analyses statistiques pour les sciences sociales). L’approche bibliographique a permis d’identifier les plantes et de compléter ces informations. Quatre-vingt (80) espèces de plantes, appartenant à 36 familles botaniques ont été recensées ; les plus représentées étant : les Apiacées (15%), les Lamiacées (15%), et les Astéracées (7.5%). Parmi les plantes recensées, neufs 9 (soit 11%) ont été identifiées comme toxiques, et 21 (soit 26%) comme non-toxiques, pouvant être toxiques sous certaines conditions, utilisées respectivement par 8% et 35% des sujets interrogés. La majorité des plantes étaient utilisées contre les troubles respiratoires dans 64.7% des cas, suivi des maladies de l’appareil digestif dans 51.5% des cas et des troubles métaboliques 35.9% des cas. Les indications des plantes toxiques concernaient principalement des maladies rares et récurrentes. L’amélioration a été observée dans 88% des cas utilisant les plantes toxiques. Les effets secondaires ont été engendrés majoritairement par les plantes peu toxiques. Malgré les résultats encourageants de notre enquête, la pratique de la phytothérapie est laissée à la vulgarisation et à l’oubli scientifique, législatif et universitaire.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3.9 Mo) sur le Dspace de l’Université abou Bekr Belkaid de Tlemcen.

 

Perception paysanne et importance socioculturelle et ethnobotanique de Pterocarpus erinaceus au Burkina Faso et au Niger

Article de Habou RABIOU, Babou André BATIONO, Kossi ADJONOU, Adzo Dzifa KOKUTSE, Ali MAHAMANZ et Kouami KOKOU paru ans Afrique Sciences, 2017, 13 (5), pp. 43-60

L’article porte sur le rôle de Pterocarpus erinaceus, espèce multi-usages, dans la vie socio-économique et culturelle des populations surtout en zone rurale du Niger et du Burkina. L’objectif de la présente étude porte sur l’inventaire des utilisations faites des organes de P. erinaceus au Niger et au Burkina Faso en vue de mettre en évidence les connaissances paysannes sur P. erinaceus en relation avec la diversité culturelle. Des enquêtes ont été menées dans 44 villages dont 13 au Niger et 31 au Burkina Faso.

Un total de 360 personnes a été interviewé au Niger au Burkina Faso. Le bois de P. erinaceus est utilisé pour la confection des objets d’arts et divers outils. Les feuilles sont utilisées comme fourrage et dans le traitement de 23 maladies et symptômes. Les écorces et les racines ayant presque la même utilisation sont impliquées dans le traitement de 33 maladies et symptômes. Les ethnies originaires de la zone de distribution de l’espèce se sont bien distinguées par leur grande connaissance des utilisations de l’espèce. Les utilisations de l’espèce conjuguées aux variations climatiques ne sont pas sans conséquence sur la dynamique des peuplements naturels de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (695 Ko) ici.