ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour époque médiévale

Peindre l’arbre au Moyen Âge. Les herbiers enluminés de la Bibliothèque nationale de France.

Billet de Alice Laforêt paru sur le Carnet L’histoire à la BnF, 10.05.2017

« Du poirier familier au mythique arbre à baume, en passant par l’exotique grenadier ou le figuier fertile, de nombreuses essences d’arbres peuplent les pages des herbiers médiévaux. Mais qu’est-ce qu’un arbre dans le savoir médiéval ? Comment définir cette catégorie du monde végétal, et quelles sont les plantes qui y appartiennent ? Ces questions, auxquelles les botanistes actuels n’ont toujours pas donné de réponse définitive, taraudent déjà les naturalistes médiévaux. Les longues listes de plantes dressées dans les ouvrages scientifiques sont structurées selon des logiques internes qui reposent sur l’emploi de la nomenclature. Le monde végétal est scindé en deux grandes catégories que sont les arbres (arbor) d’une part et les herbes (herba) de l’autre. À cette distinction fondamentale s’ajoutent les arbustes (arbustum), arbrisseaux (frutex) et autres buissons. Déterminer ce qui relève de telle ou telle catégorie constitue néanmoins un enjeu de taille… »

Lire l’intégralité du billet sur le carnet.

Entre Orient et Occident, le voyage des plantes au Moyen Âge

Nouvelle collection du Jardin des 4 carrés, Abbaye de Royaumont, 2016-2018

Créé en 2004 par Damée, Vallet & Associés Paysagistes (DVA), le Jardin des 9 carrés, évocation paysagère du monde médiéval, est conçu pour accueillir des expositions renouvelées tous les trois ans sur les plantes, leurs usages et les regards que l’on porte sur elles.

Cette nouvelle exposition végétale nous interroge sur le métissage, la traçabilité, l’hybridation et les modifications génétiques des graines.
Entre croisades, explorations de terres inconnues et échanges commerciaux, les migrations végétales à l’époque de Saint Louis nous permettent d’aborder la notion d’origine des plantes.
Peut-on parler aujourd’hui d’espèce locale ?

Voir ici une présentation du jardin.

La gestion de la forêt pour la mine et le charbonnage dans la Haute-Durance du Xè au XIIIè siècle

Article de Vanessa Py, Bruno Ancel, Aline Durand, Colloque du Groupe d’Histoire des Forêts Françaises: « Forêt et montagne : évolution et aménagement », Sept. 2012, Chambéry, France. L’Harmattan, pp.53-75, 2015

La Haute-Durance est l’une des plus importantes régions minières des Alpes du sud occidentales au Moyen Age. Dès le XIè siècle, des aventuriers ont tenté l’entreprise minière du fait du morcellement du droit régalien. En parallèle, les besoins en minerais argentifères pour la production monétaire ont augmenté. Ceci a engendré une expansion de l’activité minière. On note que l’abattage par le feu a été choisi pour creuser les roches et extraire ainsi les minerais. Cette technique qui est grande consommatrice de bois aurait été un facteur déterminant du déboisement dans les Alpes du Sud.

Article intégralement accessible en version PDF (3,48 Mo) sur Hal-Shs.

L’arbre

Numéro thématique de la revue Questes, Revue pluridisciplinaire d’études médiévales, n°4, 2003

Numéro partiellement accessible sur le site de la revue.

Approche interdisciplinaire d’un bois méditerranéen entre la fin de l’Antiquité et la fin du Moyen Âge, Saugras et Aniane, Valène et Montpellier

Article de Charlotte Britton, Lucie Chabal, Gaspard Pagès, Laurent Schneider paru dans Médiévales, n°53, Presses Universitaires de Vincennes, 2007, pp.65-80

Le développement économique que connaît la ville de Montpellier au XIIIe siècle a souvent été associé à celui de l’espace littoral. Pourtant l’influence de la nouvelle métropole s’étend aussi dans son proche arrière-pays. Au seuil du XIIIe siècle les consuls ont exploité les ressources forestières d’un espace de garrigue identifié sous le nom de  » Bois de Valène « . Une récente enquête collective permet désormais de mieux saisir l’histoire de cet espace dans le temps long. La garrigue montpelliéraine n’était pas seulement vouée au pastoralisme. Entre le Ve siècle de notre ère et le XVIe siècle, les secteurs du Bois de Valène et de Saugras ont été en effet exploités de manière multiforme. Métallurgie du fer, charbonnage, verreries rurales et officines de céramiques notamment montrent que ces zones dites de marge n’étaient pas des espaces immobiles. Découvertes archéologiques, textes et analyses de laboratoire offrent aujourd’hui des lectures croisées à même d’éclairer une partie de ces realia dont les traces demeurent le plus souvent bien fugaces.

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À la recherche du paysage médiéval

Article de Aline Durand paru dans Cursente Benoît et Mousnier Mireille, « Les territoires du médiéviste », Presses universitaires de Rennes, pp.363-379, 2005

L’historien et l’archéologue des paysages entretiennent un rapport particulier avec l’espace. En effet, le paysage est d’abord une étendue. À la différence du territoire, cette étendue n’est bornée que par l’horizon et parcourue seulement du regard. Pourtant, elle est faite d’un emboîtement ou d’une juxtaposition de territoires dont la lisibilité paysagère est loin d’être systématique. Une synthèse globale sur le découpage spatial, son évolution, sa perception médiévale et historiographique, ne pouvait pas ne pas aborder cette dimension plus englobante, quand bien même son inscription concrète ne passe ni par l’arpentage, ni par la désignation textuelle. Autant la territorialisation et la hiérarchisation de l’espace sont des concepts familiers à la société médiévale qui leur donne corps au travers de pratiques de parcours et d’expressions plus ou moins limpides et figées. Autant celui de paysage lui est inconnu dans sa formulation comme dans sa matérialisation. Or le paysage est aussi une forme ultime de construction territoriale qui repose sur une organisation spatiale et sociale. Il convenait donc d’engager une réflexion sur ce sujet, qui prenne en compte le renouvellement du discours scientifique intervenu durant la dernière décennie. Il fallait clarifier aussi les positions épistémologiques liées aux mutations des manières de pratiquer la recherche dans ce secteur, le croisement et la redéfinition permanente des rapports disciplinaires changeant profondément les approches et les choix scientifiques.

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Tannerie et teinturerie en Méditerranée médiévale et moderne

Journée d’études internationale, MMSH, Aix-en-Provence, 31 mars 2015

Cette journée d’études internationale et pluridisciplinaire vise à faire un état des lieux des recherches actuelles sur les artisanats de tannerie et de teinturerie sur les deux rives de la Méditerranée, aux époques médiévale et moderne.

Programme

  • 9h-9h15 : Sylvain Burri, Mohamed Ouerfelli, Henri Amouric (AMU-CNRS, LA3M UMR 7298) Introduction
  • 9h15-45 : Catherine Verna (Université Paris 8), Teinturiers et teintureries du district du Vallespir, XIVe et XVe siècles
  • 9h45-10h15 : Ricardo Cordoba de la Llave (Université de Cordoue), Recettes médiévales hispaniques sur la teinture des draps et des peaux
  • 10h15-10h45 : Rafael J. Díaz Hidalgo (Université de Cordoue) Expérimentation archéologique des processus décrits dans quelques recettes médiévales hispaniques

10h45-11h : Discussions

11h-11h15 : Pause

  • 11h15-11h45 : Elisa Pruno, Chiara Marcotulli (U. Florence/LA3M UMR 7298), (Université de Florence) Teindre ou ne pas teindre. Là est le problème! Le cas du site de Shawbak (Jordanie)
  • 11h45-12h15: Sylvain Burri (CNRS, LA3M UMR 7298) Teintures et tanins végétaux en Provence à la fin du Moyen Âge
  • 12h15-12h45 : Vianney Forest (INRAP/CNRS, UMR 5608) De l’os au cuir : une gageure archéozoologique

12h45-13h00 : Discussions

13h00-14h : Repas

  • 14h-14h30 : Yassir Benhima (Université Paris 3/CIHAM) La tannerie en Occident musulman médiéval d’après les sources juridiques
  • 14h30-15h : Mohamed Hassen (Université de Tunis) Tannerie et teinturerie en Ifrîqiya hafside (XIIIe-XVe s.)
  • 15h-15h30 : Olatz Villanueva (Université de Valladolid) Fouilles archéologiques des tanneries de la ville de Zamora (Espagne)

15h30-15h45 : Discussion

15h45-16h : Pause

  • 16h-16h30 : Nicolas Guinaudeau, Jérôme Ros (ACTER archéologie/CNRS, UMR 5607), (CNRS, UMR 7209/MNHN) Une tannerie médiévale dans le village de Chalamont (Ain) : présentation des premiers résultats de la fouille archéologique et des études spécialisées
  • 16h30-17h : Brigitte Marino (CNRS-IREMAM) Tanneurs de Damas au XVIIIe siècle. Organisation et frontières d’une corporation de métier
  • 17h00-17h30 : Nicolas Maughan (AMU/I2M, CNRS UMR 7373/ECCOREV) Toxicité et nuisances des tanneries Marseillaises : essai d’écologie historique sur l’impact d’une activité artisanale polluante en zone urbaine (XVIIIe-XIXe siècles)
  • 17h30-18h00 : Discussions et conclusion

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