ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour époque médiévale

Domestiquer la nature

Appel à communication, séminaire Questes, Mason de la recherche, Paris-Sorbonne, 2018

Dans un contexte de multiplication récente des études sur la nature et ses représentations au Moyen Âge, le présent séminaire entend interroger les attitudes et les actions par lesquelles les médiévaux ont cherché à maîtriser et à transformer leur environnement. La mise en lumière des rapports protéiformes entre sociétés et nature permettra également de voir selon quelles modalités elles s’influencent et se transforment mutuellement. Ainsi, si les hommes et les femmes du Moyen Âge ne se pensent jamais, eux et leurs productions, comme une altérité radicale à la nature, comment comprendre les circonstances dans lesquelles ils agissent directement sur elle, la transforment pour leur usage, la modifient par leurs pratiques ?

Lire l’intégralité de l’appel à contribution sur Calenda.

Publicités

Regard pluriel sur les plantes de l’héritage arabo-islamique en France médiévale

Article de Marie-Pierre Ruas, Perrine Mane, Carole Puig, Charlotte Hallavant, Bénédicte Pradat, Mohamed Ouerfelli, Jérôme Ros, Danièle Alexandre-Bidon,  Aline Durand paru dans Richarte Catherine, Gayraud Roland-Pierre et Poisson Jean-Michel (dir.). « Héritages arabo-islamiques dans l’Europe méditerranéenne », La Découverte, Paris, 2015, pp.347-376

Après la conquête musulmane d’une partie de l’ex-Empire romain occidental, plusieurs plantes d’origine africaine et orientale ont enrichi le patrimoine agroalimentaire des élites de l’Europe médiévale. A partir de travaux fondés sur une étude critique des données textuelles, bioarchéologiques, iconographiques et textuelles, il s’agit de réfléchir à la notion d’arrivée, de perception, d’introduction et d’intégration de ces plantes dans le patrimoine agraire, arboricultural et alimentaire de l’Occident médiéval. C’est ainsi que l’histoire de 21 plantes alimentaires de ce patrimoine agrovivrier est retracée sur la longue durée. 

Article intégralement accessible en version PDF (3.81 Mo) sur Hal-Shs.

Peindre l’arbre au Moyen Âge. Les herbiers enluminés de la Bibliothèque nationale de France.

Billet de Alice Laforêt paru sur le Carnet L’histoire à la BnF, 10.05.2017

« Du poirier familier au mythique arbre à baume, en passant par l’exotique grenadier ou le figuier fertile, de nombreuses essences d’arbres peuplent les pages des herbiers médiévaux. Mais qu’est-ce qu’un arbre dans le savoir médiéval ? Comment définir cette catégorie du monde végétal, et quelles sont les plantes qui y appartiennent ? Ces questions, auxquelles les botanistes actuels n’ont toujours pas donné de réponse définitive, taraudent déjà les naturalistes médiévaux. Les longues listes de plantes dressées dans les ouvrages scientifiques sont structurées selon des logiques internes qui reposent sur l’emploi de la nomenclature. Le monde végétal est scindé en deux grandes catégories que sont les arbres (arbor) d’une part et les herbes (herba) de l’autre. À cette distinction fondamentale s’ajoutent les arbustes (arbustum), arbrisseaux (frutex) et autres buissons. Déterminer ce qui relève de telle ou telle catégorie constitue néanmoins un enjeu de taille… »

Lire l’intégralité du billet sur le carnet.

Entre Orient et Occident, le voyage des plantes au Moyen Âge

Nouvelle collection du Jardin des 4 carrés, Abbaye de Royaumont, 2016-2018

Créé en 2004 par Damée, Vallet & Associés Paysagistes (DVA), le Jardin des 9 carrés, évocation paysagère du monde médiéval, est conçu pour accueillir des expositions renouvelées tous les trois ans sur les plantes, leurs usages et les regards que l’on porte sur elles.

Cette nouvelle exposition végétale nous interroge sur le métissage, la traçabilité, l’hybridation et les modifications génétiques des graines.
Entre croisades, explorations de terres inconnues et échanges commerciaux, les migrations végétales à l’époque de Saint Louis nous permettent d’aborder la notion d’origine des plantes.
Peut-on parler aujourd’hui d’espèce locale ?

Voir ici une présentation du jardin.

La gestion de la forêt pour la mine et le charbonnage dans la Haute-Durance du Xè au XIIIè siècle

Article de Vanessa Py, Bruno Ancel, Aline Durand, Colloque du Groupe d’Histoire des Forêts Françaises: « Forêt et montagne : évolution et aménagement », Sept. 2012, Chambéry, France. L’Harmattan, pp.53-75, 2015

La Haute-Durance est l’une des plus importantes régions minières des Alpes du sud occidentales au Moyen Age. Dès le XIè siècle, des aventuriers ont tenté l’entreprise minière du fait du morcellement du droit régalien. En parallèle, les besoins en minerais argentifères pour la production monétaire ont augmenté. Ceci a engendré une expansion de l’activité minière. On note que l’abattage par le feu a été choisi pour creuser les roches et extraire ainsi les minerais. Cette technique qui est grande consommatrice de bois aurait été un facteur déterminant du déboisement dans les Alpes du Sud.

Article intégralement accessible en version PDF (3,48 Mo) sur Hal-Shs.

L’arbre

Numéro thématique de la revue Questes, Revue pluridisciplinaire d’études médiévales, n°4, 2003

Numéro partiellement accessible sur le site de la revue.

Approche interdisciplinaire d’un bois méditerranéen entre la fin de l’Antiquité et la fin du Moyen Âge, Saugras et Aniane, Valène et Montpellier

Article de Charlotte Britton, Lucie Chabal, Gaspard Pagès, Laurent Schneider paru dans Médiévales, n°53, Presses Universitaires de Vincennes, 2007, pp.65-80

Le développement économique que connaît la ville de Montpellier au XIIIe siècle a souvent été associé à celui de l’espace littoral. Pourtant l’influence de la nouvelle métropole s’étend aussi dans son proche arrière-pays. Au seuil du XIIIe siècle les consuls ont exploité les ressources forestières d’un espace de garrigue identifié sous le nom de  » Bois de Valène « . Une récente enquête collective permet désormais de mieux saisir l’histoire de cet espace dans le temps long. La garrigue montpelliéraine n’était pas seulement vouée au pastoralisme. Entre le Ve siècle de notre ère et le XVIe siècle, les secteurs du Bois de Valène et de Saugras ont été en effet exploités de manière multiforme. Métallurgie du fer, charbonnage, verreries rurales et officines de céramiques notamment montrent que ces zones dites de marge n’étaient pas des espaces immobiles. Découvertes archéologiques, textes et analyses de laboratoire offrent aujourd’hui des lectures croisées à même d’éclairer une partie de ces realia dont les traces demeurent le plus souvent bien fugaces.

Article intégralement accessible en version PDF (239,19 Ko) sur Hal-Shs.