ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de époque contemporaine

La vulnérabilité de la forêt provençale face aux incendies : naissance d’une notion (fin XIXe siècle)

Article de Martine Chalvet paru dans VertigO, vol. 16, n°3, décembre 2016

Au XIXe siècle, la notion de vulnérabilité environnementale n’est pas encore définie. Pourtant, l’idée de vulnérabilité des forêts face aux incendies en Provence commence à apparaître. L’article cherche à comprendre pourquoi et comment, les incendies sont perçus comme « un fléau » dans le nouveau contexte économique et technique de l’exploitation des lièges et de la gemme. Dans les années 1860, cette nouvelle perception des incendies entraîne la mise en place de groupes de pression efficaces. Les notables provençaux, comme Charles de Ribbe, et l’administration des Eaux et Forêts, dirigée par Henri Faré, se battent pour obtenir l’élaboration d’une politique publique et la reconnaissance d’une spécificité régionale des Maures et de l’Esterel, désormais appelés « la région du feu ». Dans le contexte scientifique et libéral de la fin du XIXe siècle, que recouvre véritablement cette nouvelle idée de vulnérabilité ? Quels acteurs construisent ce nouveau discours ? Quelles politiques et quelles législations sont proposées ? Et avec quel succès ?

Article à lire librement et en intégralité sur le site de la revue.

Les Buttes Chaumont, le technoparc du Baron Haussmann

Reportage radiophonique, série LSD, radio France Culture, 23.01.2017

Un paysage paysager à Paris. Dans l’histoire de ce parc achevé en 1867, on croise le Baron Haussmann et ce souci d’offrir un morceau de nature aux habitants des villes. Grotte, cascades, rivières et ponts suspendus, le tout dans un mobilier en béton creux imitant des rondins de bois et des rochers.

C’est l’étonnante histoire de ce parc du 2nd Empire achevé en 1867 à côté du village de Belleville, ses principes paysagers, sa mise en scène dramatique et tourmentée faite de grotte, de cascades, de rivières, de ponts suspendus, de belvédère, le tout dans un mobilier en béton creux imitant des rondins de bois, des rochers, des pierres. Y apparaissent en contrepoint les mille et uns personnages qui le peuplent aujourd’hui : gardiens, jardiniers, paysagistes et, bien sûr, ceux qui le pratiquent, s’y promènent, y courent, le traversent.

S’intéresser à grand parc urbain, c’est retourner à ce moment où la ville changeait radicalement de visage et aux tout premiers questionnements sur la place que la modernité pouvait faire à la nature, entre paradis perdu, domestication et paysagisme obligé.

A (re) écouter sur le site de la radio.

 

Coups d’oeil sur l’art des jardins en Europe (XVIIIe-XIXe siècles)

Journée d’études, Université de Namur, 14 novembre 2014

Voir le programme complet ici.

Le maïs et le Béarn de 1930 à 1945

Mémoire de Francis Théau, 27/06/2014, Laurent Jalabert (Dir.), 135 p.

Un chapitre préliminaire est consacré à la présentation du maïs dans ses spécificités et ses multiples usages. Il retrace également l’arrivée de la céréale dans le vieux monde, en France et dans les pays de l’Adour. Une première partie retrace les épisodes importants de l’histoire du maïs en Béarn au début des années trente : 1er Congrès international à Pau en 1930, puis création de la station expérimentale de Saint-Martin de Hinx en 1932 et enfin création de l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) en 1934. Une deuxième partie rend compte des actions des acteurs locaux pour l’amélioration des pratiques culturales et des rendements, pour la recherche de débouchés commerciaux, et contre la concurrence étrangère. Une troisième partie évoque le contexte économique de la seconde guerre mondiale et décrit les contraintes et réglementations qui pèsent sur la production, la vente, et la consommation de maïs.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (1,6 Mb) sur Dumas.

Arnebia cornuta: origine et identité de la plante ornementale cultivée à la fin du XIXème siècle

Article (en français) de Nicolas Ruch paru dans la revue espagnole Bouteloua, n°18, avril 2014, pp.13-17

Arnebia cornuta a été cultivé comme une plante ornementale annuelle en Europe et en Amérique du Nord de 1890 à 1941. Malgré le fait qu’A. cornuta (Ledeb.) Fisch. & C.A. Mey. soit considéré comme synonyme de A. decumbens (Vent.) Cosson & Kralik s, les différences entre les illustrations d’A. cornuta datant de cette époque et A. decumbens sont telles qu’il est permis de questionner l’identité exacte de cette plante. En se basant sur des références bibliographiques et l’historique de son introduction, il est proposé de considérer Arnebia cornuta Hort. comme un synonyme de Arnebia grandiflora (Trautv.) Popov ex Lapin.

Article (et revue) intégralement accessible en version PDF (10,39 Mb) sur ce site.

Les rosiers au XIXe siècle. Enjeux et méthodes d’une recherche interdisciplinaire

Conférence de Cristiana Oghina-Pavie organisée par l’Association des Amis des Archives d’Anjou, le samedi 14 décembre 2013 de 10h à 12h (Archives départementales de Maine-et-Loire, Angers).

[Info Horticombio]

Le bois de la guerre : quand l’anthracologie contribue à l’histoire des forêts du Nord-Pas-de-Calais (1803-1805)

Mémoire d’ingénieur (Sciences agronomiques) de Germain Hello, 09/09/2013, Aurélie Salavert (Dir.), Agnès Grapin (Pres.), 37 p.

Cette étude anthracologique porte sur l’identification taxonomique de 1758 fragments de charbons de bois provenant de la fouille INRAP de 16 baraques du camp napoléonien du 69e de ligne à Étaples. Elle a pour but de comprendre les modes d’acquisition du bois de feu par les troupes napoléoniennes et participe à la compréhension de l’histoire des forêts du Nord-Pas-de-Calais. L’intégration des résultats anthracologiques et des sources historiques indiquent deux sources d’approvisionnements : la première provenant des taillis et taillis sous futaie de type hêtraie, chênaie et charmaie, entretenus par l’entrepreneur général, et la seconde issue de boisements situés autour des camps et composés principalement de bouleaux, d’aulnes, de saules et de peupliers. Ces essences, identifiées par l’anthracologie, correspondent donc principalement au bois prélevé par les combattants. D’après les textes, ces prélèvements, parfois illégaux, s’avèrent être la conséquence de pénuries et de privations que subissent les troupes, engendrant des dégâts des biens d’autrui et le détournement de bois non destinés à l’usage du chauffage. Selon nos estimations, près de 1000 ha/an de forêts auraient été exploités par les fournisseurs pour pourvoir aux besoins de l’armée en bois de construction et de chauffage. Cette étude anthracologique vient appuyer les données historiques et initie de nouveaux axes de recherche pour une période (contemporaine) et un contexte (camp militaire) encore trop peu explorés par l’archéobotanique.

Accès intégral au mémoire en version PDF (8,9 Mb) sur Dumas.