ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour enquête

Appel d’offres pour une enquête ethnobotanique

La Métropole Européenne de Lille lance un appel d’offres qui  concerne la réalisation d’une enquête ethnobotanique auprès de personnes d’origine germanique, pour collecter des souvenirs de jardins dans le cadre de la création d’un 11ème jardin qui sera germanique au parc Mosaïc situé à Houplin Ancoisne.

Voir les détails ici.

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Redécouvrir le tilleul des Baronnies provençales

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales, en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Alpin de Gap-Charance, a lancé, depuis deux ans, une série d’actions visant à mieux connaître le tilleul des Baronnies provençales, ses caractéristiques botaniques et génétiques, mais aussi ses paysages et son histoire.

Dans le cadre de ce programme, grâce au soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Parc se propose de mener une enquête ethnologique portant sur le tilleul.

Date de lancement de la consultation : 28 octobre 2016
Date de réception de validité des offres : 2 décembre 2016 à 12 heures

Si vous souhaitez consulter le règlement de consultation, il est ici.

Enquête paysans-herboristes : pratiques et savoirs sur les plantes médicinales

En 2016, un travail parlementaire a été entamé autour du Sénateur Joël LABBE (EELV- Morbihan) afin de proposer une loi qui permette d’encadrer et de pérenniser les métiers de l’herboristerie.

Nous soutenons pleinement cette démarche et nous engagerons sans réserve pour tenter de faire valoir au maximum notre vision du métier de paysan-herboriste, à savoir accompagner le public pour des solutions complémentaires, locales et écologiques de santé et pour une certaine autonomie dans la gestion de son hygiène de vie.

Dans le cadre de ce travail, nous pensons qu’il est important que vous puissiez exprimer vos pratiques, vos attentes, votre vision du métier d’herboriste afin que la future loi soit la plus pertinente possible. C’est pourquoi, au lieu des habituelles pétitions, au lieu de vous demander tel ou tel soutien financier ou moral nous souhaitons diffuser une grande enquête nationale par différents réseaux.

Ce questionnaire s’inscrit dans le cadre des recherches menées à l’initiative de la Fédération des PAYSANS-HERBORISTES (www.paysans-herboristes.org) sur les pratiques et les acteurs de la phytothérapie en France. Ce questionnaire restera au seul usage de la fédération et les données éventuellement publiées dans le cadre de travaux de recherche resteront anonymes et utilisées pour des statistiques globales.

Accéder à l’Enquête publique autour de l’herboristerie en France

Pour les paysans herboristes, Thierry THEVENIN (23) producteur SIMPLES, porte-parole du syndicat Simples
Adresse :
Fédération des Paysans-herboristes
C/O Thierry THEVENIN
11, Mercin 23420 MERINCHAL

[Info Tela Botanica]

La langue et la vigne dans le Gaillacois

Enquêtes orales de Manon Serres, déposées et mises en ligne sur le site des Archives Départementales du Tarn, janvier 2016

« Les Archives départementales du Tarn (France) ont mis en ligne 18 témoignages oraux, soit près d’une vingtaine d’heures, autour de La langue et la vigne dans le Gaillacois. Partant du constat qu’il ne semblait pas encore y avoir eu de travaux lexicologiques spécifiques sur la langue de la viticulture à Gaillac, mis à part les notices dans l’Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, Manon Serres, étudiante au département Science du langage de l’université Toulouse Jean Jaurès, a préparé en 2013-2014 un mémoire de master 1 en linguistique occitane sur La langue et la vigne dans le Gaillacois.

Les enquêtes qu’elle a réalisées et la transcription de certaines d’entre elles ont servi de base à son travail, le but étant de recueillir la langue dans laquelle le métier de viticulteur s’exerce et de montrer que l’occitan parlé aujourd’hui par les hommes et les femmes du Gaillacois est bien plus qu’une survivance lexicale. Pour cette raison, il lui a semblé important de ne pas en rester à une description linguistique mais d’intégrer à son étude un aspect ethnolinguistique, en s’attachant à la vie des viticulteurs et à sa complexité… »

Lire la suite du billet de C. della Savia sur le site des Carnets de la phonothèque de la MMSH, et écouter les enquêtes sur le site des AD.

Etude ethnobotanique du pistachier de l’Atlas, pistacia atlantica, dans la ville de Meknes (Maroc)

Article de Amine Daoudi, Hadja Boutou, Jamal Ibijbijen, Touria Zair et Laila Nassiri paru dans ScienceLib, vol. n°5, 18.11.2013

Dans le cadre de la valorisation des plantes aromatiques et médicinales de la flore marocaine, nous nous sommes intéressés à l’étude du pistachier de l’Atlas, Pistacia atlantica Desf, de famille des Anacardiacées et communément appelé Btem ou Betoum. Ainsi, durant tout le mois de septembre 2013, une enquête ethnobotanique a été menée dans la ville de Meknès, auprès d’herboristes, tradipraticiens et droguistes afin de connaitre les vertus médicinales de cette plante. Les résultats de cette étude ont montré d’abord que l’exercice de ce métier est à dominance masculine (78.6%) dont le niveau scolaire peut même être important, 21.4% des enquêtés étant des universitaires. Par ailleurs, le pistachier de l’Atlas est utilisé pour des vertus thérapeutiques (71.4%); aussi, la majorité des remèdes est préparée sous forme de décoction (35,7%), les feuilles et la résine étant les parties les plus utilisées (28,6%). D’un autre côté, sur l’ensemble des maladies traitées, les affections bucco-dentaires et celles dermiques sont les maladies les plus citées par les enquêtés (28,6%). En fin, l’ingestion de la résine et des feuilles du pistachier de l’Atlas serait toxique (50%).

Article intégralement accessible en version PDF sur le site de ScienceLib.

Étude ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement du diabète chez les femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi (Bénin)

Article de Fah L., Klotoé JR, Dougnon V., Koudokpon H., Fanou VBA., Dandjesso C., Loko F. paru dans « Journal of Animal &Plant Sciences », 2013. Vol.18, Issue 1: 2647-2658.

La présente étude a permis d’identifier les plantes à propriétés antidiabétiques vendues aux femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi. Il est revenu, de ces enquêtes, que les espèces les plus vendues par les herboristes pour le traitement du diabète chez les femmes enceintes sont : Catharanthus roseus L., Lippia multiflora Moldenke et Phyllanthus amarus Sch. et Th. Les recettes sont composées de plantes uniques (14,29%) ou d’association de deux à onze plantes (85,71%). Leurs coûts accessibles varient de 200 à 1000 Francs CFA. Les parties de plantes les plus utilisées sont la tige feuillée, la tige, la plante entière, l’écorce et la racine et les recettes sont préparées essentiellement par décoction et administrées exclusivement par voie orale. Ces résultats constituent la base d’études ultérieures visant à évaluer expérimentalement les potentialités de ces plantes. Cela permettra de mettre à la disposition des parturientes, de substances nouvelles d’origine endogène.

Article intégralement accessible en version PDF (684 Ko) sur le site d’Elewa.

Les pharmacopées de tradition orale. Quelle écriture ? Pour quel patrimoine ?

Article de Élisabeth Motte-Florac paru dans les Cahiers de littérature orale, n°63-64, 2008, 391-423.

En 1978, lors de la réunion d’Alma Ata, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu l’utilité des médecines traditionnelles pour les soins de santé primaire des pays du Sud et pour les besoins en médecine complémentaire et parallèle des pays du Nord. En conséquence, les recherches sur les pharmacopées de tradition orale se sont considérablement développées. À la suite du Sommet de la Terre de Rio en 1992 et de l’intérêt porté à la notion de «développement durable », le recueil de ces pharmacopées s’est encore amplifié. Cette démarche de « mise en patrimoine » n’est ni simple ni neutre. Elle impose de faire des choix nombreux et importants, concernant langues et langages, formulations et présentations, informateurs et informations, délimitations spatiales et temporelles, etc. Quelles formes d’écriture sont (peuvent, doivent) être utilisées selon que le projet engagé est principalement axé sur la sauvegarde, l’évaluation ou la valorisation ? Nous aborderons les différentes options, particulièrement celles qui peuvent se révéler lourdes de conséquences, et leurs répercussions sur les populations concernées, sur les savoirs et sur les thérapeutes.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue.