ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour écologie

Écologisation des arbres dans les agroforêts des Ghâts occidentaux (Inde)

Article de Christelle Hinnewinkel, Sylvie Guillerme et Béatrice Moppert paru dans Développement Durable et territoires, Vol. 8, n°1 | Avril 2017 : Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles (2/2)

Habités depuis plus de 12 000 ans, les paysages arborés des Ghâts occidentaux constituent un objet d’étude intéressant pour comprendre comment, de nos jours, le discours écologiste à propos de l’arbre s’articule avec celui des agriculteurs sur la ressource arborée. L’analyse des manières de concevoir les arbres et leurs usages, de l’évolution de celles-ci et des modalités d’accès à la ressource arborée ainsi que des pratiques de gestion des arbres a été réalisée à partir 1/ d’observations de terrain associées à des enquêtes auprès d’agriculteurs valorisant la ressource arborée, et 2/ de l’étude des plans de gestion des forêts réservées, des inventaires forestiers et de la législation forestière. Ce travail montre que les agriculteurs font la distinction au sein de leurs agroforêts entre ce qu’ils qualifient d’« arbres forestiers » d’une part et « leurs arbres » d’autre part. L’analyse des politiques forestières permet de comprendre que cette manière de qualifier les arbres est le résultat de la mise en avant de l’agenda environnemental par l’administration forestière, et de l’intégration de cet agenda par les populations qui dépendent de la ressource arborée dans leur quotidien. Dans le discours, la majorité des agriculteurs mobilisent l’argument écologique en particulier pour justifier l’interdiction de couper les arbres qualifiés de « forestiers », mais ils n’en oublient pas pour autant leurs valeurs sociales et économiques.

Article intégralement accessible en version PDF sur Hal-Shs ou en ligne sur le site de la revue.

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A-t-on perdu notre lien à la nature ?

Émission de radio « La tête au carré », France Inter, 14.12.2017

L’attitude des Français vis-à-vis de la nature est très différente celle de nos voisins germanophones et anglophones. C’est le constat que fait Valérie Chansigaud dans son nouveau livre intitulé « Les Français et la nature, Pourquoi si peu d’amour ? ».

Comment expliquer cette désaffection ? Pourquoi est-il si difficile de mobiliser les Français pour la sauvegarde de la faune et  de la flore ? 

Pour cette historienne des sciences et de l’environnement, l’intérêt pour la nature s’accompagne toujours d’une dimension sociale et politique. 

Pour Valérie Cabanes, l’humanité doit retrouver son rôle  originel : celui de gardienne de la Terre pour vivre « en harmonie avec  la nature ». 

Juriste, elle appelle à une métamorphose du droit international pour mieux protéger la planète Terre et ses habitants.

Émission à ré-écouter ici.

Les Français et la nature, amour ou indifférence ?

Émission de radio De cause à effets, le magazine de l’environnement, radio France culture, 22.10.2017

La campagne présidentielle 2017 fut globalement, sur le plan de l’environnement, l’illustration même du manque d’intérêt en haut lieu pour les questions relatives à la nature et au devenir de la planète. Peu de débats ont donné l’occasion d’entrer dans le vif du sujet, et les questions des journalistes politiques, à ce sujet, n’étaient pas légion…

On dit que les Français seraient indifférents à la nature et à sa protection… Lieu commun ou réalité de terrain ? Il est vrai que les Français s’intéressent moins à la nature que leurs voisins anglophones et germanophones, et qu’il est souvent plus difficile de les mobiliser pour la sauvegarde de la faune et de la flore au sein d’associations.

Comment la culture française s’est-elle construite dans son rapport à l’environnement ? Quelles sont les différences avec nos voisins européens ? Français et nature, quelles sont les raisons de ce désamour ?

C’est à cette complexité et à ces questions historico-politico-culturelles que notre invitée, Valérie Chansigaud (historienne des sciences et de l’environnement, chercheuse associée au laboratoire SPHERE, Paris Diderot-CNRS), spécialiste de l’histoire des relations entre l’espèce humaine et la nature. a décidé de répondre dans son dernier livre Les français et la nature, pourquoi si peu d’amour ?” paru chez Actes Sud.

Emission à ré-écouter ici.

La paille, nouveau champ d’innovation dans les villes

Article de Jessica Gourdon, Le Monde, 13.10.2017

« La ville de Rosny-sous-Bois a inauguré une école avec des murs porteurs en paille, premier bâtiment public du genre. La technique suscite l’intérêt de toute une filière. Elle pose néanmoins quelques problèmes.

Lorsqu’il a présenté à ses assureurs son projet d’école avec des murs porteurs en paille, la réponse a été sèche. « C’était non, se souvient Rémy Beauvisage, directeur d’Apij Bat, une entreprise de constructions écologiques. Les experts n’y croyaient pas. Ce n’est pas une technique réglementée, et ils avaient du mal à comprendre comment cela pourrait tenir. Ça a été une vraie bataille pour les convaincre », lâche-t-il, ne cachant pas avoir gagné « quelques cheveux blancs » dans l’affaire. Aujourd’hui, il regarde avec satisfaction son bâtiment pilote, devant lequel courent de jeunes enfants.

Ce bâtiment, c’est l’école maternelle des Boutours, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), inauguré vendredi 6 octobre. Toute une partie de cet édifice – dont le coût total s’élève à 7 millions d’euros – est construite en « paille porteuse ». Ici, la paille n’est pas seulement utilisée en remplissage pour l’isolation thermique des murs, comme pour de nombreux bâtiments, mais comme élément structurel. « C’est la première fois qu’un bâtiment recevant du public utilise cette technique », se félicite Emmanuel Pezrès, directeur de l’innovation territoriale à la mairie de Rosny-sous-Bois… »

Article intégralement accessible sur le site du journal.

Santé des plantes : de l’observation au diagnostic

MOOC, Agrocampus Ouest, 15 septembre 2017

La suppression prochaine des produits phytosanitaires de synthèse pour les Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures (JEVI) dont font partie les jardins amateurs, impose un accompagnement des utilisateurs. Ces produits peuvent être remplacés par des techniques dites « alternatives ». Ces techniques sont propres à chaque bioagresseur pour une période donnée. Il est donc primordial de savoir reconnaitre les bioagresseurs et autres causes de désordre affectant la santé et le développement des plantes pour viser au plus juste.
Ce MOOC donne toutes les clefs pour passer d’une simple observation au diagnostic, afin d’identifier précisément les causes de désordre affectant la santé des plantes : comprendre le fonctionnement des plantes, connaitre et identifier les principaux ravageurs et maladies des plantes.

Ce MOOC se déroulera sur 6 semaines, au cours desquelles vous découvrirez diverses vidéos.
Un questionnaire à choix multiple (QCM) d’évaluation portant sur les éléments clés à retenir sera proposé lors des semaines 2, 3, 4 et 5. Ils permettront de valider votre compréhension des diverses vidéos, vous permettant ainsi de revenir sur certaines si besoin.
En fin de dernière semaine, une étude de cas finale, corrigée par les pairs, vous permettra de mettre en pratique la démarche de diagnostic que vous aurez acquis au cours des 6 semaines de vidéos.

Aucun prérequis scolaire n’est nécessaire. Ce MOOC s’adresse :
Aux personnes curieuses et intéressées par les questions environnementales et/ou engagées dans sa préservation ; Aux utilisateurs de produits phytosanitaires qui souhaitent mettre en place des techniques de protection des plantes plus respectueuses de l’environnement ;
Aux particuliers, jardiniers amateurs, élèves et étudiants souhaitant acquérir des connaissances.

Informations sur FUN.

À quoi pensent les plantes ?

Emission « Le temps d’un bivouac », radio France inter, 25.07.2017

Plus de 99% de la masse du vivant sur terre est constitué par les plantes… L’écologue Jacques Tassin se demande à quoi pensent les plantes.

A (ré) écouter sur la page de l’émission.

 

Le Livret A…rbre pour s’acheter un arbre dans la forêt

Émission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 19.04.2017

Une start-up bretonne propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter un ou des arbres dans ses forêts. Un investissement écologique de long terme. Eco Tree c’est le nom de cette jeune pousse qui propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter des arbres sur pied. Elle a ses racines en Bretagne et ses forêts dans plusieurs régions de France.

Il n’est pas utile d’avoir une âme de bûcheron, la société s’occupe de tout du début jusqu’à la fin, l’investissement devenant plus intéressant au fur et à mesure des années. Une solution écoresponsable qui devrait déjà permettre d’entretenir mieux les forêts.

Émission à ré-écouter ici.