ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de écologie

Le Livret A…rbre pour s’acheter un arbre dans la forêt

Émission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 19.04.2017

Une start-up bretonne propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter un ou des arbres dans ses forêts. Un investissement écologique de long terme. Eco Tree c’est le nom de cette jeune pousse qui propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter des arbres sur pied. Elle a ses racines en Bretagne et ses forêts dans plusieurs régions de France.

Il n’est pas utile d’avoir une âme de bûcheron, la société s’occupe de tout du début jusqu’à la fin, l’investissement devenant plus intéressant au fur et à mesure des années. Une solution écoresponsable qui devrait déjà permettre d’entretenir mieux les forêts.

Émission à ré-écouter ici.

Dîtes-le avec des fleurs !

Edito de Denis Cheissoux, radio France Inter, 11.02.2017

« Dîtes-le avec des fleurs ! Et plutôt deux fois qu’une !.. à la St Valentin… mais sans doute pas avec n’importe lesquelles !… Voilà le message que nous susurre à l’oreille cette semaine, Reporterre, le magazine de l’écologie sur Internet.

Fleurs que nous Français – peuple autant sentimental que bucolique – importons gaillardement, essentiellement depuis le pays des tulipes et des moulins à vent, qui lui-même pratique une cueillette intensive dans les pays du Sud, depuis le Kenya notamment.

Séduisantes mais ces jolies fleurs ont un côté « peau de vache », et nous dissimulent quelques surprises passées sous silence par les producteurs. Ben oui, autant de beauté cache une gourmandise sans bornes en énergie, en eau et en produits chimiques. Une chimie pas toujours homologuée que des ouvriers payés au lance-pierres appliquent au mieux … en bermuda. Bah, le salarié kenyan résiste à tout !.. »

Edito à ré-écouter ici.

Écouter également le Billet économique, France Culture du 14.02.2017 ici.

Lire l’article de Reporterre sur les fleurs bio.

Croyants de nature ? Sociologie religieuse de l’Agriculture paysanne

Article de Mathieu Gervais paru dans Etudes Rurales, janvier-juin 2016, n°197, pp. 177-194

Après avoir été un grand thème de l’analyse de la modernisation des campagnes et donc de la sociologie rurale entre les années 1950 et 1970, la sociologie religieuse du monde rural semble aujourd’hui quelque peu délaissée. Cela s’explique en partie par la baisse de la pratique religieuse des ruraux, emblématique du rapprochement entre les villes et les campagnes. Toutefois, nous discutons, ici, l’intérêt actuel d’études croisant sociologie des religions et sociologie rurale. À partir de l’exemple de l’Agriculture paysanne, nous montrons comment la critique de l’agriculture conventionnelle actualise des contenus religieux. Le catholicisme issu de l’action catholique continue ainsi d’influencer plus ou moins directement cette agriculture alternative. De plus, il existe une dimension « spirituelle » invoquée par certains agriculteurs paysans pour légitimer une relation non instrumentale à la nature et au « vivant ». S’intéresser à la religion permet donc de préciser les représentations de la nature et les pratiques des agriculteurs dans un contexte d’écologisation.

Article intégralement accessible en version PDF (508.18 Ko) sur Hal-Shs.

Dites-le avec des fleurs

Émission de radio « Le journal des idées », radio France Culture, 16.12.2016

  • Entre écologie pratique et plaisir esthétique, un mouvement se développe en Angleterre pour réhabiliter la culture des fleurs locales.
  • Dans son dernier livre, le philosophe Emanuele Coccia fait un vibrant hommage du monde négligé des plantes et des fleurs
  • Il est vrai que nous sommes plus sensibles aux fleurs, et à leurs insolentes couleurs

Écouter l’émission ici.

A Ouagadougou, une élève ingénieure veut produire de l’électricité avec la jacinthe d’eau

Article de Morgane Le Cam, paru dans Le Monde Afrique, 29.11.2016

« Pour Mariama Mamane, une nuisance peut être la solution à deux problèmes. Ce n’est pas de la magie mais de la chimie. La Nigérienne de 26 ans veut transformer une « mauvaise herbe » en électricité.

La jacinthe d’eau, plante envahissante originaire d’Amazonie, est un véritable fléau en Afrique. Dès la tombée des premières pluies de la saison, elle pullule à la surface des plans d’eau, les assèche et les pollue, asphyxiant petit à petit la faune et la flore. Chaque année, les pays tropicaux envahis mènent des campagnes géantes d’arrachage. Des tonnes de jacinthes sont déracinées et le plus souvent enfouies.

« On peut faire mieux et utiliser la jacinthe pour résoudre des problèmes, garantit l’étudiante, avec assurance. A partir des plantes arrachées, on peut produire un engrais naturel. La méthanisation produit un biogaz qui peut être transformé en électricité. »

L’idée lui est venue en 2013. Après avoir obtenu une licence en biodiversité et gestion de l’environnement à l’université de Niamey, sa ville d’origine, l’étudiante intègre l’école internationale d’ingénieurs 2iE, à Ouagadougou, la capitale burkinabée. A côté du campus où elle suit ses cours en master eau et assainissement, un lac dont on ne distingue presque plus la surface retient son attention. Il est saturé de jacinthes… »

Lire la suite de l’article ici.

Passion pour des activités de pleine nature et comportements environnementaux : influence de la passion pour une APN sur la motivation environnementale

Thèse de Amandine Junot, Psychologie. Université de la Réunion, 2016, 178 p.

À La Réunion, les activités de pleine nature sont au cœur d’enjeux environnementaux importants. De plus en plus, ces activités sont présentées comme des pratiques passionnées. Selon le type de passion, l’engagement dans l’activité est différent et le degré d’ouverture à la nature et à l’environnement pourrait être impacté. En ce sens, la passion pourrait être un facteur clé dans le développement d’un pro-environnementalisme à la suite de la pratique de ces activités. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle de la passion pour une activité de pleine nature sur l’affiliation à la nature et le conflit vis-à-vis de la protection de l’environnement et leur influence sur la motivation environnementale, tout en soulignant le rôle des émotions et de l’attachement au lieu comme médiateurs.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.36 Mo) sur Tel.

« Dernière chance pour la biodiversité » Les pommes d’antan

Article de Angela Bovis et Antonin Sabot, Le Monde, 11. 2016

« Dans ce dernier épisode de notre série sur la réparation de la biodiversité, laissons derrière nous biodiversité sauvage et biodiversité urbaine pour plonger dans la biodiversité cultivée. Façonnée par les paysans et éleveurs pendant des millénaires, elle est aujourd’hui en chute libre. Dans un rapport de 2010, la FAO (agence alimentaire des Nations unies) estimait que trois quarts de la diversité des cultures avaient été perdus entre 1900 et 2000, soulignant que « la diversité génétique des plantes que nous cultivons et consommons – et des espèces sauvages apparentées – pourrait disparaître à jamais, compromettant ainsi la sécurité alimentaire future ».

Le cas de la pomme, fruit préféré des Européens, dont le nombre de variétés commerciales s’est effondré au XXe siècle, est emblématique de cette déperdition. En réaction, une myriade d’associations s’efforcent de redécouvrir et de conserver la gamme bigarrée de ses variétés locales. Non pas en les entreposant dans des banques de graines congelées – où dorment désormais, à l’abri des conditions réelles, « plus de 70 % de la diversité génétique de deux cents à trois cents plantes cultivées », selon la Convention sur la diversité biologique. Mais en tentant de faire revivre, sur leurs territoires, ce patrimoine agricole et culturel… »

Lire et voir la suite de l’article sur le site du journal.