ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Drôme

Les vertus des plantes : deux films avec Rodolphe Balz

La Drôme a un potentiel extraordinaire de plantes qui peuvent servir à la fabrication d’huiles essentielles. C’en est au point que cette activité est devenue un point fort de l’économie départementale. Un des hommes qui a joué un rôle important dans cette redécouverte est Rodolphe Balz, fondateur, dans les années 70-80 de Sanoflore, à Gigors et Lozeron, puis de l’IRIS à Eygluy.  Dans un premier film, il décrit la richesse médicinale des plantes. Toute la vallée de la Gervanne a connu Sanoflore, entreprise spécialisée dans la production d’huiles essentielles qui fut une bénédiction pour l’emploi local et pour bien des paysans. En voici, dans un second film, Rodolphe Balz qui raconte toute cette aventure.

Films à visionner sur le site des productions de vidéos Val de Drôme.

 

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Se soigner par les plantes : traditions, pratiques, territoires

Colloque de la Société Française d’Ethnopharmacologie, Metz (France), 9 septembre 2017

Programme

9h00 – Introduction
Jacques Fleurentin et Déborah Kessler-Bilthauer

9h15 – Savoirs traditionnels et récolte sauvage de plantes médicinales dans les montagnes du sud-est de l’Albanie
Sabrina Tomasini, Doctorante au Department of Food and Resource Economics – Sections for Global Development, Université de Copenhague, Danemark

10h00 – Paysans herboristes, vers une appropriation de savoirs et de savoir-faire de la santé ?
Thierry Thévenin, producteur-herboriste, porte-parole du Syndicat Simples, président de la Fédération des Paysans-herboristes

11h15 – Histoire et enjeux des usages populaires des plantes sauvages médicinales dans le Diois (Drôme) : traditions et mutations
Grégori Lemoine, ethnobotaniste, Association FloréMonts, Soubreroche 26410 Boulc-en-Diois

13h30 – Soins par les plantes en Haute-Provence, d’hier à aujourd’hui. L’approche ethnobotanique
Laurence Chaber, ethnobotaniste

14h15 – Usages populaires des plantes sauvages dans le bocage du Pays de Chimay (Belgique)
Samuel Puissant, animateur et coordinateur du Centre Ethnobotanique de l’Etang de Virelles (Belgique)

15h30 – Les plantes, les hommes et les enchevêtrements ambitieux. Exemples dans l’ethnobotanique des pays germanophones
Ekkehard Schröder, psychiatre, ethnologue et éditeur de la revue « Curare. Journal of Medical Anthropology (Medizinethnologie) ». Représentant de l’AGEM, une association allemande d’anthropologie médicale

16h15 – Un exemple d’enquête ethnobotanique dans les Vosges : prépondérance des savoirs médicinaux et particularismes locaux
Elise Bain, ethnologue, Association « Alchémille et compagnie », Musée de Salagon

17h00 – Table ronde avec les intervenants de la journée
Introduction : Etat des lieux de l’ethnobotanique française
Carole Brousse, doctorante en ethnologie à l’IDEMEC, Aix-Marseille

Informations sur le site de la SFE.

 

Redécouvrir le tilleul des Baronnies provençales

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales, en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Alpin de Gap-Charance, a lancé, depuis deux ans, une série d’actions visant à mieux connaître le tilleul des Baronnies provençales, ses caractéristiques botaniques et génétiques, mais aussi ses paysages et son histoire.

Dans le cadre de ce programme, grâce au soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Parc se propose de mener une enquête ethnologique portant sur le tilleul.

Date de lancement de la consultation : 28 octobre 2016
Date de réception de validité des offres : 2 décembre 2016 à 12 heures

Si vous souhaitez consulter le règlement de consultation, il est ici.

Des micro-paysages ambigus : les ronds-points. Recherche exploratoire

Rapport de Henry Torgue, Philippe Mouillon, Maryvonne Arnaud, Emilie Lapraz et Bénédicte Motte, Ministère de la culture et de la communication; Direction de l’architecture et du patrimoine; Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère; Bureau de la création architecturale, du paysage et du cadre de vie ; CRESSON. 2006, 120 p.

Le premier temps du travail s’est concentré sur une phase documentaire permettant de resituer la prise en compte des ronds-points par les diverses analyses du paysage, et sur une phase plus théorique destinée à préciser les concepts sur lesquels s’appuie notre recherche. Une nomenclature typologique dégage les grands principes de représentation observés : Les citations de paysage, les emblèmes locaux, les allégories identitaires, Les expressions de l’incongru populaire, les citations médiatiques, les œuvres d’art, les réalisations calendaires… Le second temps développe une enquête sur les représentations et les systèmes d’acteurs à partir de six situations emblématiques de la région Rhône-Alpes : Chabeuil (Drôme), Saint Égrève et Sassenage (Isère), Saint Jean de Maurienne et La Motte Servolex (Savoie), Annemasse (Haute- Savoie). Pour chacune d’elles, un protocole d’enquête a été mis en place aboutissant à un corpus d’entretiens avec les acteurs impliqués dans son processus de décision et de réalisation. Une analyse en dégage les lignes de force. En plus des notions-clés de la problématique générale (théorie du paysage, fonction du symbolique et des représentations) notre objectif a également été de resserrer les pivots théoriques autour des questions apparues en cours d’enquête, comme les images de l’identité, les expressions du local et du présent, ou encore les stratégies d’occupation de l’espace. Le troisième temps de ce projet se concentre sur une réflexion plus directement artistique et qui interpelle l’imagination. Des propositions libres mais situées sur les mêmes lieux sont développées à différentes échelles paysagères. Elles proposent d’autres repères, engagent de nouvelles lectures de ces mêmes espaces, de leurs contraintes et de leurs capacités imaginaires.

Rapport intégralement accessible en version PDF (4.62 Mo) sur Hal-Shs.

Communiquer sur le patrimoine naturel. Discours de presse locale dans les Ramières de la Drôme, Rhône-Alpes (1981-2008)

Article de Emeline Comby et Yves-François Le Lay paru dans « Développement Durable & Territoires », 5, 2 (2014), p. 17

Les représentations drômoises envers un espace patrimonialisé ont connu d’importantes mutations entre 1981 et 2008. 85 articles et 56 images d’un hebdomadaire local montrent comment se forment les images d’un espace singulier et celles de politiques d’aménagement et de gestion. Des figures animales et végétales sont utilisées tour à tour, dans une optique de marketing territorial. Ce choix d’emblèmes témoigne du passage d’un espace protégé valorisant l’espèce menacée à un vecteur du développement local. Les attentes du public à l’égard de leur patrimoine peuvent alors se distinguer de ce que les scientifiques considèrent comme patrimonial. Les définitions du patrimoine naturel dépendent certes du contexte environnemental, mais aussi politique (avec l’appropriation d’une protection de type top down), économique (avec la mise en tourisme) ou socioculturel.

Accessible intégralement en version PDF (2,9 Mb) sur HAL-SHS.