ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Cotonou

Étude ethnobotanique, phytochimique et écotoxicologique de Ocimum gratissimum Linn (Lamiaceae) à Cotonou

Article de Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Septime Hessou, Victorien Tamègnon Dougnon  , Roch Christian  Johnson, Gratien Boni, Eustache Enock Houéto,  Fidèle Assogba, Elias Pognon, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol.109, janvier 2017

L’usage de Ocimum gratissimum Lamiaceae (Basilic tropical) est très répandu au Bénin. Cette utilisation repose sur les connaissances empiriques des populations. Il est légitime de se demander si les vertus attribuées à cette plante reposent sur des bases scientifiques et sa consommation sans conséquences néfastes pour la santé humaine. Une étude ethnobotanique a ciblé les vendeurs de légumes feuilles des trois principaux marchés (Dantokpa ; Saint Michel ; Vêdoko), quelques phytothérapeutes, des agents de santé et des consommateurs de Cotonou la capitale de la République du Bénin. Elle a été complétée par une étude phytochimique basée sur des réactions de précipitations différentielles, complétée par le dosage des métaux lourds  (Plomb ;  Cadmium),  de  quelques  éléments  nutritifs  et  oligo-éléments par  spectrophotométrie d’absorption moléculaire.  Il ressort des investigations plusieurs usages de Ocimum gratissimum Linn (médicinal ; alimentaire ; rituel ; chimique ; ornemental). Cette plante renferme plusieurs groupes phytochimique (phénoliques ; azotés ; stéroïdes ; terpènes ; mucilages ; dérivés cyanogéniques), des éléments nutritifs (Protéines ; Azote ; Fer ; Zinc ; Cuivre). Par ailleurs, nos résultats montrent la présence de métaux lourds (Plomb ; Cadmium) dans des concentrations supérieures aux normes OMS.  Les  résultats  des  analyses  phytochimiques  et  nutritionnelles  confirment les usages empiriques identifiés lors de l’étude ethnobotanique. Cette plante est un remède dans la prévention et le traitement de certaines maladies, un complément alimentaire, une solution alternative dans la lutte chimique. Toutefois, la présence des Éléments Traces Métalliques avec des concentrations supérieures aux normes OMS traduit un risque potentiel pour la santé humaine. Il urge pour l’état central, les partenaires sociaux et la communauté scientifique de repenser la production de Ocimum gratissimum Linn de qualité phytosanitaire acceptable afin de garantir à la population l’usage sans risque de cette Plante Médicinale à caractère de Légumes feuilles, gage de bonne santé et de Développement Durable.

Article intégralement accessible en version PDF (172 Ko) sur le site du Journal.

Étude ethnobotanique et phytochimique de Momordica charantia Linn (Cucurbitaceae) à Cotonou au Bénin

Article de Roch Christian Johnson, Eustache Enock Houéto, Gratien Boni, Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Victorien Dougnon, Elias Pognon, Fidèle Assogba, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol. 106, oct. 2016

La  présente  étude,  sur Momordica  charantia  Linn (Cucurbitaceae),  communément  appelé  margose une plante très utilisée pour le traitement de nombreuses maladies, est menée dans la ville de Cotonou au Bénin. Elle vise à vérifier la portée scientifique des usages empiriques que fait la population de cette plante, afin de promouvoir son utilisation sans risque.  
Une  étude  ethnobotanique  est  réalisée  auprès  de  32 vendeurs  des trois marchés de plantes médicinales les plus fréquentés de Cotonou. Elle est complétée par une. Exploration phytochimique,  associée  au  dosage  des  métaux  lourds et  de  quelques  éléments  nutritifs.  Les  vertus connues de la plante, recensées lors de l’étude ethnobotanique, sont corrélées avec les fractions actives mises  en  évidence  par  l’étude  phytochimique  qui  révèle  la  présence  des  tanins,  flavonoïdes, dérivés anthracéniques, alcaloïdes, stéroïdes, et mucilages. Le plomb et le cadmium sont aussi détectés à des concentrations  d’environ  neuf  et  six  fois,  respectivement,  supérieures  aux  normes  de  l’Organisation Mondiale de la Santé
Cette étude a permis de connaitre les usages empiriques que fait la population de cette plante puis de les lier aux substances actives présentes. Ces résultats constituent un outil  indispensable  dans  la  mise  en  place  d’une  base  de  données  pour  la  validation  scientifique  des connaissances traditionnelles des plantes au Bénin. Toutefois, ces recherches  révèlent les risques de contamination au plomb et cadmium auxquels la population est soumise dans l’utilisation de Momordica charantia.

Article intégralement accessible ici.

Étude ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement du diabète chez les femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi (Bénin)

Article de Fah L., Klotoé JR, Dougnon V., Koudokpon H., Fanou VBA., Dandjesso C., Loko F. paru dans « Journal of Animal &Plant Sciences », 2013. Vol.18, Issue 1: 2647-2658.

La présente étude a permis d’identifier les plantes à propriétés antidiabétiques vendues aux femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi. Il est revenu, de ces enquêtes, que les espèces les plus vendues par les herboristes pour le traitement du diabète chez les femmes enceintes sont : Catharanthus roseus L., Lippia multiflora Moldenke et Phyllanthus amarus Sch. et Th. Les recettes sont composées de plantes uniques (14,29%) ou d’association de deux à onze plantes (85,71%). Leurs coûts accessibles varient de 200 à 1000 Francs CFA. Les parties de plantes les plus utilisées sont la tige feuillée, la tige, la plante entière, l’écorce et la racine et les recettes sont préparées essentiellement par décoction et administrées exclusivement par voie orale. Ces résultats constituent la base d’études ultérieures visant à évaluer expérimentalement les potentialités de ces plantes. Cela permettra de mettre à la disposition des parturientes, de substances nouvelles d’origine endogène.

Article intégralement accessible en version PDF (684 Ko) sur le site d’Elewa.