ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Côte d’Ivoire

Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire)

Article de AS Gnagne, D Camara, K Bene, GN Zirihi paru dans Journal of Applied Biosciences, n°113, 2017

Le but de cette étude est de contribuer à une meilleure connaissance des plantes médicinales antidiabétiques utilisées dans le département de Zouénoula. Des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées à l’aide de questionnaires auprès des guérisseurs du département. Les résultats obtenus ont permis d’inventorier dix-sept espèces de plantes médicinales appartenant à quatorze familles botaniques et réparties en seize genres. Parmi ces espèces, Ageratum conyzoides (Herbe aux sorciers), Anthocleista djalonensis (Arbre chou) et Bidens pilosa (Piquant noir) sont les plus recommandées. Les feuilles sont les organes les plus utilisés. La décoction est le mode de préparation le plus sollicité et l’administration se fait majoritairement par voie orale. Ce travail constitue une source d’informations pouvant servir de base pour des études pharmacologiques afin d’évaluer l’efficacité thérapeutique et l’innocuité de ces trois plantes à effet antidiabétique traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (1.5 Mo) sur le site de la revue.

 

 

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Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Plusieurs articles traitant d’ethnobotanique dans ce numéro :

  • « Diversité spécifique et usages ethnobotaniques des ligneux suivant un gradient pluviométrique Nord-Sud dans le bassin arachidier sénégalais« , Ibrahima NDIAYE, Boubacar CAMARA, Daouda NGOM et Oumar SARR
  • « Connaissances et pratiques ethnobotaniques en médecines traditionnelles vétérinaire et humaine au Bénin : similarité ou dissemblance ? », OUACHINOU Jéronime M-A. S., ADOMOU Aristide C., DASSOU G. Hospice, YEDOMONHAN Hounnankpon, TOSSOU G. Monique et AKOEGNINOU Akpovi
  • « Connaissances et usages traditionnels des plantes médicinales du département du haut Nyong », Emmanuel MPONDO MPONDO, Jean Paul NGENE, Léa MPOUNZE SOM, Gisèle ETAME LOE, Philomène Céleste NGO BOUMSONG, Jacques YINYANG, Siegfried Didier DIBONG.
  • « Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire) », Arthur Stéphane GNAGNE, Djeneb CAMARA, N’Guessan Bra Yvette FOFIE, Kouadio BENE et Guédé Noël ZIRIHI.

Articles intégralement accessibles en version Pdf sur Elewa.

Café Society

Émission « Cultures monde », radio France Culture, 29.05.2017

De la Colombie au Brésil en passant par le Vietnam, comment évolue le marché du café ? Régulé jusqu’en 1989 et en grande partie dédié à la consommation européenne, il se tourne désormais vers les pays émergents. Que nous dit l’industrie du café de l’état de l’économie mondiale ?

Découvert au XII siècle vers l’actuelle Ethiopie, le café est désormais cultivé dans toute la ceinture tropicale, mais consommé dans le monde entier. C’est la deuxième matière première la plus commercialisée en valeur – après le pétrole.

Ce qui en fait un enjeu économique majeur, les échanges mondiaux représentent entre 10 et 15 milliards de dollars, selon les années, mais aussi un enjeu social important car la production de café fait vivre directement quelques 25 millions de personnes et plus 100 millions si l’on regarde l’ensemble de la filière.

Si sa consommation stagne un peu dans les pays occidentaux, elle continue de progresser dans les pays émergents. Pourtant, les producteurs, eux, ne bénéficient de cette croissance.

Comment le comprendre ? Comment comprendre que le chiffre d’affaire du secteur progresse alors que la part revenant aux producteurs, elle, décélère – ce que les spécialistes appellent le « paradoxe du café » ?

Comment les pays producteurs font-ils face à cette crise du café ? Comment résistent-ils ? Les labels et autres certifications visant à les protéger des fluctuations du marché s’avèrent-ils efficaces ?

Les dernières années ont été difficiles pour les cultivateurs de caféiers. En effet, depuis 3 ans maintenant, la production caféière mondiale est inférieure à la consommation; ce qui tend à diminuer dangereusement les stocks mondiaux. Quels sont les effets de la diminution des réserves sur les cours du café ?

Et au-delà du contexte conjoncturel : Comment se structure le marché mondial du café ? Comment a-t-il évolué ces dernières années ? Et quels ont été les effets de sa dérégulation survenue en 1989 après plus de 35 ans de régulation défini par un accord international ?

Émission à re-écouter ici.

Ainsi que la suite « D’Addis-Abeba à Istanbul : les cérémonies du café », en ré-écoute .

Et encore « Les transformations de la caféiculture » en ré-écoute par là.

Et pour finir « De l’Inde au Guatemala : le goût de la rareté » en peau de cast aussi.

Étude ethnobotanique des plantes médicinales: cas des affections les plus fréquentes d’une région agricole Daloa (Centre Ouest, Côte d’Ivoire)

Article de KOULIBALY  Annick, MONIAN  Médard, ACKAH  Jacques  A.A.B., KONE Mamadou Witabouna, TRAORE Karidia paru dans Journla of Animal and plant sciences, 2016, vol.31

La région de Daloa est une région agricole située à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Elle fournit une part importante de la production nationale en produits vivriers et en produits d’exportation, provenant de petites exploitations souvent familiales. Les populations locales qui représentent la frange motrice de cette production se soignent la plupart du temps, par ingestion directe de plantes à cause du coût élevé des soins médicaux proposés par les centres de santé modernes. Les affections qui les touchent sont peu recensées et les plantes utilisées pour le traitement de ces affections sont méconnues. Il est apparu important de connaître les affections dans la population de la région de Daloa et les plantes utilisées pour les traiter. L’objectif de cette étude est  d’identifier  les  plantes médicinales  utilisées dans  le  traitement  des  affections  les  plus fréquentes de la région de Daloa. Une enquête ethnobotanique a été conduite auprès de 270 personnes dans 7 localités, en utilisant des interviews directes et semi-structurées. Elle a permis de détecter les affections les plus fréquentes qui sont : le Paludisme (71,85%), la Fièvre typhoïde (37,78%) et les Hémorroïdes (31,11%).  Ces maladies touchent la population sans distinction de couche socio-professionnelle, d’ethnie ou de sexe. Vingt-cinq espèces médicinales identifiées sont utilisées pour traiter les affections les plus dominantes dont 7 soignent à la fois, au moins deux  des  affections.  L’ensemble  des  espèces  se  répartit  entre  15  familles  dont  les  plus dominantes sont les Euphorbiaceae, les Asteraceae et les Rubiaceae. Le profil de santé de la population  motrice  de  la  production  agricole  montre une  prédominance  des  maladies infectieuses et parasitaires. Le cadre de vie devra être amélioré afin de réduire les infections. L’exploitation  durable  des  espèces  impliquées  dans le  traitement des  maladies devra  être assurée par des prélèvements contrôlés. Cette étude confirme que la médecine traditionnelle africaine contribue notablement à la prise en charge sanitaire des populations dans la région de Daloa  et  qu’elle  doit  être  accompagnée.  Les  plantes médicinales  identifiées  permettront d’orienter des recherches ultérieures sur des substances naturelles pour la mise en place de médicaments traditionnels améliorés.

Article intégralement accessible en version PDF (446 Ko) sur le site de la revue.

Étude ethnobotanique de quelques espèces du genre Corchorus rencontrées en Côte d’Ivoire

Article de Ta Bi Irié Honoré, N’Guessan Koffi, Bomisso Edson Lezin, Assa Rebecca Rachel et Aké Séverin, paru dans European Scientific Journal, août 2016, vol.12, No.24

Pour contribuer à la valorisation des plantes du genre Corchorus, 15 localités de la Côte d’Ivoire ont été visitées et 432 personnes ont été rencontrées, au cours d’une enquête ethnobotanique. Ces investigations ont permis d’identifier 4 espèces appartenant au genre Corchorus : C. aestuans, C. lobatus, C. olitorius et C. tridens. Ces espèces sont cultivées à la fois par les paysans et les maraîchers. En Côte d’Ivoire, ces plantes sont nommées « Kroala » qui est une appellation propre au groupe ethnique Baoulé localisé au centre du pays. Kroala est utilisé à la fois comme plante comestible et médicinale. Au plan alimentaire, les feuilles de ces espèces du genre Corchorus sont consommées sur l’étendue du territoire en sauce accompagnant plusieurs mets. Au plan ethnomedicinal, ces espèces interviennent dans le traitement de plusieurs pathologies telles que l’anémie, la constipation…Diverses parties de ces plantes sont utilisées à cet effet : les feuilles, les racines, les tiges feuillées et les graines, pour préparer plusieurs recettes médicamenteuses monospécifiques. Pour leurs importants apports aux populations, la culture de ces plantes doit être encouragée dans le pays.

Article intégralement accessible en version PDF sur le site de la revue.

Étude ethnobotanique, évaluation de l’activité antifongique sur candida albicans et de la toxicité sur des cellules Hff de Bersama Abyssinica (Fresen.), une plante de la pharmacopée ivoirienne

Article de Djeneb Camara, Kouadio Bene, Goueh Gnahoue, N’guessan Bra Yvette Fofie, Guédé Noël Zirihi, paru dans European Scientific Journal, ESJ, vol. 12, n°3, 2016

Dans le but d’apporter une contribution dans la lutte contre les mycoses opportunistes en forte recrudescence chez les malades du Sida, une enquête ethnobotanique a été réalisée dans le département de Transua en Côte d’Ivoire qui a mis en évidence que Bersama Abyssinica est la plante la plus utilisée lors du traitement d’infections cutanées. Différents extraits de feuilles de Bersama Abyssinica (extrait total aqueux (ETA), extrait éthanolique 70% (EE70%) et extrait résiduel aqueux (ERA) ont été testés sur la croissance in vitro de candida albicans afin de déterminer quelques paramètres d’inhibitions. Ces trois extraits ont été actifs sur candida albicans. Bersama Abyssinica n’est pas toxique pour les cellules humaine HFF, au contraire, elle augmente la prolifération des cellules en division permettant ainsi d’améliorer les mécanismes de défense.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo ) sur le site du journal.

Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le Département de Transua, District du Zanzan (Côte d’Ivoire)

Article de K. BÉNÉ, D. CAMARA, NG. FOFIE , Y. KANGA, A. YAPI, YC. YAPO, SA. AMBE, GN. ZIRIHI paru dans Journal of Animal and Plant Sciences, vol. 27, 2016

Dans le but de connaître les plantes médicinales utilisées traditionnellement par la population Brong de Transua (Côte d’Ivoire) et d’établir un catalogue de plantes médicinales provenant du département, une étude ethnobotanique y a été réalisée. 

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo) sur Elewa.