ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de chimie

Evaluation ethnobotanique des potentialités thérapeutiques de Ptychotisverticillata

Thèse de pharmacie, Belkisse Bentahar, Faculté de médecine, Rabat, 2016, 172 p.

Ptychotis verticillata est une plante aromatique médicinale, originaire du Maroc oriental et de l’Afrique du Nord, utilisée en médecine traditionnelle pour ses vertus thérapeutiques. Dans un premier temps, sont présentés les aspects théoriques de la médecine traditionnelle basée sur l’usage de la plante P. verticillata ainsi que ses effets thérapeutiques et les composants actifs. Suivent les résultats d’une enquête ethnopharmacologique réalisée qui évaluent son usage traditionnel en recensant les différents modes de préparation, d’utilisation et administration. Enfin, la troisième partie s’est intéressée à la comparaison de cette plante, P.verticillata, avec une autre espèce très proche et plus populaire, originaire d’Asie, soit Carum copticum. Cette comparaison a pour but de tracer les différentes similitudes d’usages des plantes, tout en faisant un rapprochement sur le plan botanique, composition chimique et potentialités thérapeutiques. Ce travail permet de mettre en évidence certains aspects de l’usage médical traditionnel de P. verticillata et de le comparer avec les effets thérapeutiques démontrés chez cette plante. De nouvelles perspectives de recherche sont ressorties de ce travail, notamment à travers la comparaison avec la plante C. copticum, dont les intérêts thérapeutiques ne sont plus à démontrer.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.55 Mo) sur le site de l’Université Mohammed V.

Etude ethnobotanique, écologique et activités biologiques de la coloquinte (Citrullus colocynthis. L) et du contenu floristique de la région de Béchar

Thèse de NAHAL BOUDERBA, Nora (Sciences de la nature, microbiologie), Université Mustapha Stambouli-Masacra (Algérie), janvier 2017

L’objectif de notre travail porte sur l’étude ethnobotanique, la composition phytochimique, les activités antimicrobienne et antioxydante de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata, des plantes endémiques de la région de Béchar. L’étude ethnobotanique a prouvé que 46.41% de la population utilisent le Citrullus colocynthis comme hypoglycémiant, 50% utilisent Datura stramonium comme aphrodisiaque alors que Salsola vermiculata est utilisé à 72.2% pour traiter les brûlures de soleil. Le criblage phytochimique a mis en évidence la présence des flavonoïdes, des alcaloïdes, des tanins, dans les feuilles des trois plantes et l’absence des stérols et stéroïdes dans les feuilles de Datura stramonium. Cette richesse en substances phytochimiques est confirmée par les rendements des extraits aqueux, méthanolique et des flavonoïdes où ils ont donné un rendement de 2.8%, 2.61% et 1.5 % des flavonoïdes pour les feuilles de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata respectivement. L’activité antimicrobienne a été testée par la technique des disques et le contact direct sur sept souches bactériennes et la technique de la croissance radiale et la biomasse pour quatre souches fongiques, les meilleurs CMI ont été enregistrées sur Escherichia coli avec une concentration de 6mg/ml de l’extrait aqueux des racines de Citrullus colocynthis. Les souches fongiques testées ont été inhibées à 100% par tous les extraits des plantes à différentes concentrations, l’Aspergillus ochraceus a présenté une sensibilité importante où il a été inhibé à des faibles concentrations des extraits ou des flavonoïdes. La méthode du piégeage des radicaux libres à l’aide du DPPH. est appliquée pour mesurer l’activité antioxydante ; les concentrations effectives en flavonoïdes qui inhibent les radicaux libres sont 5μg/ml pour les flavonoïdes des feuilles de C.colocynthis, puis 7 μg/ml de D. stramonium et 8μg/ml pour les feuilles de S.vermiculata.

Thèse intégralement accessible en version PDF (15.13 Mb) sur le site de l’université.

Etude ethnobotanique, phytochimique, histologique et activité antidépressive de Portulaca oleracea L. et Peganum harmala L.

Thèse de Dallal Sassoui, Biologie, Faculté des Sciences BadjiMokhtar Annaba, 2016, 181 p.

Ce travail se veut une plaidoirie pour l’utilisation des substances bioactives végétales au profit de la médecine notamment en neurologie et ce
en terme d’étude ethnobotanique, phytochimique, histologique, et surtout en terme de mise en évidence de l’activité antidépressive des espèces
Peganum harmala L. et Portulaca oleracea L., connues pour leur richesse en alcaloïdes, et acides gras ; et qui selon notre enquête, révèlent une vocation antidépressive tant reconnue, et utilisé dans la région de Djelfa.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.3 Mo) sur le site de la bibliothèque.

Étude ethnobotanique et phytochimique de Momordica charantia Linn (Cucurbitaceae) à Cotonou au Bénin

Article de Roch Christian Johnson, Eustache Enock Houéto, Gratien Boni, Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Victorien Dougnon, Elias Pognon, Fidèle Assogba, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol. 106, oct. 2016

La  présente  étude,  sur Momordica  charantia  Linn (Cucurbitaceae),  communément  appelé  margose une plante très utilisée pour le traitement de nombreuses maladies, est menée dans la ville de Cotonou au Bénin. Elle vise à vérifier la portée scientifique des usages empiriques que fait la population de cette plante, afin de promouvoir son utilisation sans risque.  
Une  étude  ethnobotanique  est  réalisée  auprès  de  32 vendeurs  des trois marchés de plantes médicinales les plus fréquentés de Cotonou. Elle est complétée par une. Exploration phytochimique,  associée  au  dosage  des  métaux  lourds et  de  quelques  éléments  nutritifs.  Les  vertus connues de la plante, recensées lors de l’étude ethnobotanique, sont corrélées avec les fractions actives mises  en  évidence  par  l’étude  phytochimique  qui  révèle  la  présence  des  tanins,  flavonoïdes, dérivés anthracéniques, alcaloïdes, stéroïdes, et mucilages. Le plomb et le cadmium sont aussi détectés à des concentrations  d’environ  neuf  et  six  fois,  respectivement,  supérieures  aux  normes  de  l’Organisation Mondiale de la Santé
Cette étude a permis de connaitre les usages empiriques que fait la population de cette plante puis de les lier aux substances actives présentes. Ces résultats constituent un outil  indispensable  dans  la  mise  en  place  d’une  base  de  données  pour  la  validation  scientifique  des connaissances traditionnelles des plantes au Bénin. Toutefois, ces recherches  révèlent les risques de contamination au plomb et cadmium auxquels la population est soumise dans l’utilisation de Momordica charantia.

Article intégralement accessible ici.

Étude ethnobotanique, évaluation de l’activité antifongique sur candida albicans et de la toxicité sur des cellules Hff de Bersama Abyssinica (Fresen.), une plante de la pharmacopée ivoirienne

Article de Djeneb Camara, Kouadio Bene, Goueh Gnahoue, N’guessan Bra Yvette Fofie, Guédé Noël Zirihi, paru dans European Scientific Journal, ESJ, vol. 12, n°3, 2016

Dans le but d’apporter une contribution dans la lutte contre les mycoses opportunistes en forte recrudescence chez les malades du Sida, une enquête ethnobotanique a été réalisée dans le département de Transua en Côte d’Ivoire qui a mis en évidence que Bersama Abyssinica est la plante la plus utilisée lors du traitement d’infections cutanées. Différents extraits de feuilles de Bersama Abyssinica (extrait total aqueux (ETA), extrait éthanolique 70% (EE70%) et extrait résiduel aqueux (ERA) ont été testés sur la croissance in vitro de candida albicans afin de déterminer quelques paramètres d’inhibitions. Ces trois extraits ont été actifs sur candida albicans. Bersama Abyssinica n’est pas toxique pour les cellules humaine HFF, au contraire, elle augmente la prolifération des cellules en division permettant ainsi d’améliorer les mécanismes de défense.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo ) sur le site du journal.

Ethnobotanique des plantes médicinales anti hémorroïdaires des marchés et villages du Centre et du Littoral Cameroun

Article de Siegfried Didier DIBONG, Patrice Brice MVOGO OTTOU, Deli VANDI, Rosette Christelle NDJIB, Fabrice MONKAM TCHAMAHA, Emmanuel MPONDO MPONDO paru dans Journal of Applied Biosciences, n°96, 2015

Très peu de données sont disponibles sur les plantes anti hémorroïdaires en Afrique. Le but est de valoriser la médecine à base des plantes dans le traitement des pathologies hémorroïdaires.

Méthodologie et résultats : Des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées auprès des guérisseurs des villages et des marchés des Régions du Centre et du Littoral. Un dendrogramme évaluant la similitude des connaissances des informateurs a été produit et les Fréquences Relatives (FRs) ainsi que les Facteurs de Consensus d’Utilisation des espèces (ICFs) ont été calculés. Au total, 60 espèces médicinales ont été
recensées parmi lesquelles 45 ligneux et 15 herbacées. Elles sont reparties dans 41 familles dont la plus représentée est celle des Fabaceae. Ces espèces, endémiques pour la plupart sont riches en composés phénoliques et sont utilisées en association pour la préparation de 42 recettes dans lesquelles les écorces sont les organes végétaux les plus sollicités. La décoction à l’eau et la boisson prise deux fois par jour plus le bain de siège pris une fois par jour sont les modes de préparation et d’administration des dites recettes.
Aucune espèce n’a atteint la valeur moyenne de consensus (0,5) ainsi que laFRmoyenne (50%). Piper umbellatum, Baillonella toxisperma, Antrocaryon klaineanum, Irvingia gabonensis, Cylicodiscus gabonensis, Mangifera indica, Pycnanthus angolensis, Morinda lucida, Capsicum frutescens, Myrianthus arboreus et Elaeis guineensis sont les espèces ayant atteint un ICF≥ 0,10 et une FR≥ 10%.
Conclusion et application des résultats : La flore camerounaise est riche en espèces de plantesmédicinales anti hémorroïdaires et le coût réduit des recettes serait pour les populations démunies, une alternative dans la lutte contre la pauvreté.
Article intégralement accessible en version PDF (530 Ko) sur Elewa.

Roses, mettez-vous au parfum

Colloque organisé par La Société Nationale d’Horticulture de France, Lyon (France), 29 mai 2015

PROGRAMME
8h30 Accueil
8h45 Ouverture, Henri Delbard (Président de la SNHF), Yvette Dattée (Présidente du conseil scientifique) et Jean-Dominique Durand (Adjoint au maire de Lyon, délégué au patrimoine, à la mémoire et aux anciens combattants)
9h Conférence introductive : la rose, entre symboles et science, Christian Dumas (Membre de l’Académie des Sciences)

9h40 Session 1 : Roses de France et d’ailleurs
– Les marchés des roses et rosiers, Caroline Widehem (Agrocampus Ouest, Angers)
– Les rosiers entre horticulture et science au XIXe siècle, Cristiana Pavie (Université d’Angers)

11h Session 2 : La plante du passé au futur
– Deux siècles de classification des roses sauvages et cultivées, Valéry Malécot (Agrocampus Ouest, Angers)
– Nouvelles approches de la classification des roses Olivier Raymond (Ecole Normale Supérieure, Lyon)

2015 Affiche colloque 330x466(1)

13h40 Session 3 : La fleur « T’as d’belles roses, tu sais »

– L’architecture chez le rosier : simple ou complexe ? Gilles Galopin (Agrocampus Ouest, Angers)
– Architecture florale chez le rosier : de l’initiation au développement, Annick Dubois (Ecole Normale Supérieure, Lyon)
– Méiose et reproduction sexuée chez le rosier, Manuel Le Bris (Université Aix Marseille)

15h20 Session 4 : Le parfum « pour aller à l’essentiel »
– Le parfum des roses, Sylvie Baudino (Université de Saint-Étienne)
– Comment l’odorat est-il capable de distinguer des milliers d’odeurs ? Didier Trotier (CNRS, Gif/Yvette)

Atelier parfum, Jacques Puisais (membre de l’Académie d’Agriculture de France, fondateur de l’Institut du goût), Henri Delbard (membre de l’Académie d’Agriculture de France, Président de la SNHF)
17h00 Fin du colloque

Informations, inscriptions sur le site de la SNHF.

[Info Horticombio]