ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Canada

Découverte d’un champ de patates vieux de 3800 ans

Article, Tribune de Genève, 27.12.2016

« Canada. Des archéologues ont mis au jour la première preuve que les tribus de chasseurs-cueilleurs s’adonnaient au jardinage.

Des restes de pomme de terre découverts sur la côte pacifique du Canada sont la «première preuve» que les populations autochtones d’Amérique du Nord cultivaient déjà des potagers il y a presque quatre millénaires.

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Le champ de tubercules, découvert sur les terres ancestrales de la tribu Katzie, devenues aujourd’hui la Colombie-Britannique, est la «première preuve» de jardinage par les tribus de chasseurs-cueilleurs de la région pendant cette période, selon une étude publiée dans l’édition de décembre du journal «Science Advances»… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

 

Forêt, arts et culture, l’esprit des lieux

Journée d’étude du GHFF, Sorbonne (Paris), 28 janvier 2017

La journée d’études sera précédée le 27 janvier d’une soirée cinéma avec conférence. Nul besoin de présenter le film « Lady Chatterley », réalisé par Pascale Ferran en 2006. Ses nombreux prix attestent sa notoriété. Mais peu savent que ses paysages ont été filmés dans les forêts limousines. La forêt tient une place majeure et abrite plusieurs scènes essentielles. L’esprit de la forêt habite les personnages…

Le paysagiste Gilles Clément abordera l’idée d’un génie naturel des écosystèmes forestiers et les questions soulevées par leur mise en paysage. Sa contribution au choix des paysages du film de Pascale Ferran illustre les enjeux de la spatialité forestière.

Télécharger le flyer avec la totalité du programme : flyer-programme-j2-051216

 

Un métier très spécial : Alain Cuerrier est l’un des rares ethnobotanistes du Québec

Article de Lise Gobeille, paru dans Le Devoir, 23 juillet 2016

« Du Grand Nord à la Guyane en passant par le Maroc, Alain Cuerrier étudie les relations entre les hommes et les plantes. Sa profession ? Ethnobotaniste. Son parcours professionnel l’a amené à s’intéresser en particulier aux connaissances sur les plantes des communautés inuites et cries du Grand Nord.

Depuis peu, il collabore à la création d’un jardin ethnobotanique dans un couvent au Maroc et est allé en Guyane afin d’y établir des partenariats pour réaliser des études comparatives. M. Cuerrier est botaniste au Jardin botanique de Montréal et professeur associé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

L’arbre de la colère

Emission « Tout un monde » de M.-H. Fraïssé, radio France Culture, le 29 avril 2014

Un fait divers d’une violence inouie a soulevé l’indignation des habitants de la province canadienne de Colombie Britannique, en 1997. Dans la forêt vénérée des indiens Haida, face aux rudes houles du détroit d’Hécate, un certain Grant Hadwin, bûcheron, a attaqué à la tronçonneuse l’Arbre d’Or, épicéa mythique d’une hauteur exceptionnelle, lequel s’est effondré à grand fracas deux jours plus tard.

J. Vaillant

John Vaillant, romancier de Vancouver, passionné des cultures indiennes et de la grande nature de la côte nord-ouest, fait de ce crime écologique et culturel un épisode tristement révélateur d’autres destructions, spectaculaires ou insidieuses… Aux dernières nouvelles deux greffons, issus cette fois non du hasard mais de la science horticole la plus pointue, et dotés des mêmes aiguilles dorées, auraient entamé leur croissance.

Invité :

John Vaillant, auteur de « L’Arbre d’Or » (éd Noir Sur Blanc).

A ré-écouter sur le site de l’émission.

4e Ecole d’été sur l’agriculture urbaine

Aborder l’aménagement urbain viable et le développement des quartiers par l’agriculture

Pour une 4e année consécutive, le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), en association avec l’Institut des sciences de l’environnement (ISE) de l’Université du Québec à Montréal, vous convie à cinq jours de formation sur l’agriculture urbaine (AU) et ses différentes facettes. L’École d’été se veut une occasion unique de stimuler la réflexion, les discussions, l’apprentissage et l’action en matière d’agriculture urbaine. Elle se veut également un lieu et un moment de rencontre entre les différents acteurs-trices du milieu du Québec, mais aussi de France, du Liban, de Belgique, d’Espagne et des États-Unis.

La thématique

Pour son édition 2012, l’École d’été propose une nouvelle thématique autour de la place de l’agriculture urbaine dans un aménagement urbain viable multifonctionnel. Les aspects sociaux, économiques, environnementaux et éducatifs seront abordés. Chaque journée de l’école se fera sous le signe d’une de ces facettes, la multifonctionnalité devenant ainsi le fil conducteur des différentes conférences et activités proposées.

Encore cette année, la formation s’articulera autour d’un apprentissage théorique et pratique qui s’appuiera sur l’intervention de spécialistes autour de tables rondes, de discussion autour de projets réalisés, d’ateliers pratiques et de visites sur le terrain. Plus d’espace sera aussi accordé aux échanges et discussions, ainsi qu’aux interactions entre les intervenant-e-s et les participant-e-s. Enfin, un projet intégrateur qui s’échelonnera sur les cinq jours d’activité matérialisera les apprentissages en une réalisation commune.

Deux niveaux de formation

Afin de répondre à la demande grandissante, l’École d’été sur l’agriculture urbaine offrira cette année deux niveaux de formation, tout en conservant une cohésion entre tous les participant-e-s. Un premier niveau sera plus adapté aux néophytes de l’agriculture urbaine qui désirent se familiariser avec le sujet. Un deuxième niveau sera également offert aux participant-e-s plus expérimenté-e-s. Ainsi, les participant-e-s profiteront d’un apprentissage mieux adapté à leurs connaissances. De plus, l’ouverture de ces deux niveaux permettra à l’École d’été d’accueillir jusqu’à 160 participant-e-s lors de cette 4e édition!

Date limite d’inscription pour l’école d’été

1er  juin 2011

Pour s’inscrire : http://ecoleagricultureurbaine.org

Le coût de l’école d’été

Le coût d’inscription à l’école d’été, pour 5 jours de formation est de 100 $

Pour information:

  • Marie-Eve Julien-Denis, Chargée de projet pour l’école d’été : mariezia@hotmail.com
  • Éric Duchemin, Professeur associé et chargé de cours — Institut des sciences de l’environnement : duchemin.eric@uqam.ca

De retour cette année : un cours de maitrise sur l’agriculture urbaine

Un cours de maitrise est aussi offert. Le cours se déroulera à la session d’été. Pour plus d’information, communiquez avec Eric Duchemin, professeur associé et chargé de cours — Institut des sciences de l’environnement, Université du Québec à Montréal, à duchemin.eric@uqam.ca

Pour des participants français

Cette année l’Office franco-québécois pour la Jeunesse (OFQJ) propose à cinq jeunes étudiants et professionnels de prendre part à la 4e Ecole d’été sur l’agriculture urbaine, organisée par le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), en association avec l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) du 13 au 17 août prochain.

Pour en savoir plus : http://www.ofqj.org/~ofqj/appels/participation-la-4-me-ecole-d-t-sur-lagriculture-urbaine

[Info VertigO]

Lutter contre le diabète grâce au thé du Labrador

Article de Céline Bézy publié dans bulletins-electroniques.com, 1.02.2011

Les travaux de Pierre Haddad, professeur au Département de pharmacologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal montrent que certaines plantes médicinales pourraient freiner l’absorption du glucose et ainsi combattre le diabète.
20 à 30% des Cris, population autochtone de la Baie James au Canada, souffrent de diabète. Cette maladie est causée par un taux trop élevé de glucose dans le sang dû au fait que les tissus sont devenus résistants à l’insuline, une hormone qui facilite l’absorption du glucose par la cellule.
Le professeur Haddad poursuit depuis plusieurs années un programme de recherche sur les plantes médicinales traditionnellement utilisées par les autochtones afin d’en vérifier les vertus thérapeutiques. Avec les membres de son équipe, il a donc présenté 15 symptômes du diabète à 104 « guérisseurs ainés » de quatre villages Cris en leur demandant avec quelles plantes ils soigneraient chacun de ces symptômes. Les 17 plantes mentionnées le plus souvent par les guérisseurs ont ensuite été retenues pour des tests in vitro. « L’objectif des tests était de voir si ces plantes permettaient d’abaisser le taux de glucose dans le sang en limitant son transport à travers les parois intestinales », précise le professeur.
Sept plantes ont donné des résultats comparables ou même légèrement supérieurs à ceux obtenus à l’aide de deux composés inhibant le transport intestinal, soit la phlorizine et la phlorétine. Ces extraits provenaient de baies de genévrier, de feuilles de kalmia (laurier des moutons), de lycopodes officinaux (lycopodes en massue), de cônes d’épinettes blanches, de thé du Labrador (à grandes feuilles), d’airelles rouges et de feuilles et de racines de sarracénie pourpre.

© Cameron River

Afin de vérifier si les effets étaient les mêmes in vivo, les plantes les plus actives ont été testées sur des animaux. Il ressort de cette seconde expérience que le thé du Labrador est l’une des plantes les plus aptes à réguler le transport du glucose dans les parois intestinales. L’absorption du glucose diminue d’environ 50%, un taux du même ordre qu’avec la phlorizine.
Les chercheurs concluent que l’ajout d’extraits de ces plantes au moment de la prise des repas serait de nature à limiter l’absorption intestinale du glucose et favoriserait la lutte contre le diabète chez les Cris. D’autres études sont en cours auprès de ces communautés afin de documenter l’efficacité de ces extraits.

Pour en savoir plus, contacts :
Haddad, Pierre – Faculté de médecine – Pharmacologie, Pavillon Roger-Gaudry, bureau R-410 – Tél: (001) 514 343-6590 – email : pierre.haddad@umontreal.ca

Voir l’article publié dans UdeMNouvelles.

Valeur de conservation de la forêt boréale nord-américaine d’une perspective ethnobotanique

Rapport d’Amanda Karst, Initiative boréale canadienne, Fondation David Suzuki et Boreal Songbird Initiative.Ottawa, ON; Vancouver, CB; Seattle, 2010, 32 p.

En Amérique du Nord, la région boréale s’étend sur une vaste superficie de près de six millions de kilomètres carrés et présente une mosaïque d’habitats uniques (Johnson et coll., 1995; IBC,2005; Trelawny, 1988). Elle abrite le territoire traditionnel de nombreux peuples autochtones. Selon le sous comité du Sénat (1999), des centaines de collectivités autochtones habitent la forêt boréale du Canada. Les liens entre les peuples autochtones et la région boréale ne s’expliquent pas uniquement par des raisons utilitaires. Non seulement les peuples autochtones ont puisé de cet environnement toutes les ressources nécessaires à leur survie, mais ils ont aussi développé un lien culturel sacré avec la forêt boréale. Plus précisément, la forêt boréale a une importance considérable sur le plan de l’ethnobotanique (relations entre les êtres humains et les plantes) pour les peuples autochtones de cette région.

Cette importance ethnobotanique, combinée aux connaissances traditionnelles collectives qui sont uniques et intrinsèquement liées à cette région et à l’abondante variété de plantes ayant donné lieu à ces connaissances, donne un poids énorme à l’importante valeur de conservation de la région boréale. Ce rapport présente les différents usages que font les peuples autochtones des plantes de la région boréale, l’importance accordée aux plantes dans les cultures autochtones et les principaux facteurs qui menacent aujourd’hui la pérennité des plantes boréales.

Rapport intégralement téléchargeable en version PDF (6,19 Mo) sur le site de l’Initiative boréale canadienne.