ETHNOBOTANIQUE

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Archives de biologie

Etude ethnobotanique, phytochimique, histologique et activité antidépressive de Portulaca oleracea L. et Peganum harmala L.

Thèse de Dallal Sassoui, Biologie, Faculté des Sciences BadjiMokhtar Annaba, 2016, 181 p.

Ce travail se veut une plaidoirie pour l’utilisation des substances bioactives végétales au profit de la médecine notamment en neurologie et ce
en terme d’étude ethnobotanique, phytochimique, histologique, et surtout en terme de mise en évidence de l’activité antidépressive des espèces
Peganum harmala L. et Portulaca oleracea L., connues pour leur richesse en alcaloïdes, et acides gras ; et qui selon notre enquête, révèlent une vocation antidépressive tant reconnue, et utilisé dans la région de Djelfa.

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Insectes pollinisateurs dans les paysages agricoles : approche pluri-échelle du rôle des habitats semi-naturels, des pratiques agricoles et des cultures entomophiles

Thèse de Violette le Féon, Université Rennes 1 (Biologie), 14/10/2010, Françoise Burel (Dir.), 257 p.

Cette thèse porte sur les facteurs influençant la composition des communautés d’insectes pollinisateurs (abeilles et syrphes) dans les paysages agricoles, en présence d’une culture entomophile, le colza. Son originalité réside dans la prise en compte des pratiques agricoles, et non pas uniquement de la quantité d’habitats semi-naturels, pour évaluer l’impact de l’intensification agricole. A l’échelle de 14 sites européens, les abeilles sont affectées négativement par l’intensification agricole (mesurée par la quantité de pesticides et fertilisants azotés et par la charge en bétail) et positivement par la quantité d’habitats semi-naturels. A l’échelle du paysage, nous avons montré que : les abeilles et les syrphes se concentrent au niveau des  parcelles de colza, culture nectarifère fortement attractive ; le rôle des habitats seminaturels diffère en fonction du type de paysage : dans le bocage, les haies et les prairies jouent un rôle important ; dans l’openfield, les chemins (sites de nidification des abeilles terricoles) et les bordures de parcelles (sources de fleurs) semblent jouer un rôle majeur ; une analyse de l’histoire récente (sur 5 ans) met en évidence le rôle positif de la présence de prairies temporaires dans les rotations culturales sur la richesse spécifique des abeilles solitaires. Une étude de la répartition spatiale des insectes pollinisateurs au sein des parcelles de colza indique que dans le bocage, l’ensemble des insectes considérés utilise à la fois les bordures et l’intérieur des parcelles. Les bourdons, dont les capacités de vol sont les plus importantes, fréquentent préférentiellement le centre des parcelles, où nous avons montré que la quantité de ressources est maximale ; dans l’openfield, où la surface en colza est plus élevée, nous observons un effet « dilution», qui rend plus difficile la compréhension du comportement des insectes. En améliorant les connaissances sur l’utilisation de l’espace par les insectes pollinisateurs, ce travail permet de mieux estimer les flux de pollen, et donc les risques potentiels associés à la mise en place de cultures transgéniques.
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Impact du pâturage sur la structure de la végétation : interactions biotiques, traits et conséquences fonctionnelles.

Thèse de Benoit Marion, Université Rennes 1 (Biologie), 17/11/2010, Bonis Anne (Dir.), 235 p.

Les prairies semi-naturelles constituent des espaces multifonctionnels susceptibles de rendre de nombreux services à la société. Ce sont en particulier des agro-écosystèmes favorables à l’expression d’une grande diversité floristique et faunistique. Le pâturage peut constituer un mode de gestion durable de ces espaces adapté à des objectifs de préservation et de restauration de la diversité, pouvant concilier enjeux écologiques et agronomiques. Dans ce contexte, l’objectif de cette thèse est d’arriver à une meilleure compréhension de la réponse des communautés végétales au pâturage et des conséquences fonctionnelles associées en utilisant comme modèle d’étude, trois communautés végétales rencontrées dans les prairies humides du Marais Poitevin. Cet objectif requiert d’étudier le pâturage à la lumière de deux problématiques majeures de l’écologie des communautés : l’étude des règles d’assemblage des communautés et l’étude du lien entre la structure des communautés et le fonctionnement des écosystèmes. Pour cela, une approche fonctionnelle basée sur les traits des espèces se révèle pertinente. Nous avons montré que le pâturage a un impact positif sur la richesse et la diversité floristiques des trois communautés étudiées. Au sein de chacune de ces communautés, le patron de pâturage hétérogène des herbivores est à l’origine d’une hétérogénéité de la structure de la végétation qui se présente sous la forme d’une mosaïque de types de patchs caractérisés par des compositions floristiques et des abondances relatives des espèces contrastées. L’impact positif du pâturage sur la diversité et la richesse floristiques des communautés résulte à la fois des variations de la composition floristique et des abondances relatives des espèces entre patchs et de l’impact des herbivores sur la diversité et la richesse spécifiques de la végétation à l’échelle intra-patch. Les variations de la composition floristique observées entre types de patchs sont le résultat des variations de l’importance de différents filtres environnementaux associés au pâturage, notamment du prélèvement de biomasse et de la compétition interspécifique. L’augmentation de l’intensité du pâturage entraîne un remplacement des espèces dominantes caractérisées par une fortes aptitude à la compétition aérienne et une stratégie conservatrice vis à vis des ressources par des espèces dominantes présentant une forte aptitude à l’acquisition des ressources une forte aptitude à la compétition racinaire. L’impact du pâturage sur la diversité à l’échelle intra-patch peut résulter de son impact négatif sur l’intensité de la compétition pour la lumière et de son impact sur l’hétérogénéité environnementale à une échelle fine. Nous avons enfin montré que le patron hétérogène de pâturage avait pour conséquence des variations des processus écosystémiques associés au cycle de l’azote et du carbone. Il existe un lien entre la structure des différents types de patchs générés par les herbivores et ces processus. Il apparaît que les valeurs des traits des espèces dominantes influencent davantage le fonctionnement écosystémique que la diversité de ces traits. Ce travail constitue une étape vers une approche prédictive de l’impact du pâturage sur la structure des communautés et le fonctionnement de l’écosystème pouvant se révéler d’une grande utilité dans l’optique de la gestion des prairies naturelles.

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Mécanismes de variation des traits fonctionnels dans les prairies des Alpes

Thèse de Fabrice Grassein, Université Joseph-Fourier – Grenoble I (Biologie), 23/10/2009, Irène Till-Bottraud (Dir.), 244 p.

Afin de prévoir les conséquences des changements environnementaux sur la biodiversité, une approche est de mieux comprendre la réponse des espèces à une modification de leur environnement. Les écosystèmes de montagne sont particulièrement concernés par ces changements environnementaux. En particulier, dans les Alpes françaises, les pelouses et prairies constituent des formations végétales importantes, du point de vue de leur intérêt patrimonial et de la biodiversité en espèce animales et végétales qu’elles renferment. Pour estimer la capacité des espèces à s’adapter/s’acclimater à de nouvelles conditions environnementales, différentes expériences ont été mises en place afin d’estimer le rôle de la variabilité génétique et de la plasticité phénotypique dans la variation des traits fonctionnels. Les résultats mettent en évidence l’importance de la plasticité phénotypique comme source de variation des traits fonctionnels, la variabilité génétique expliquant une part significative mais plus faible de la réponse. Cette coexistence des deux mécanismes indique que les espèces étudiées sont capables de s’acclimater et, à plus long terme, pourront s’adapter. Toutefois, des niveaux différents de plasticité et de contraintes ont été observés au sein et entre les espèces, pouvant conduire des réponses différentes selon les espèces et les populations. Les différents résultats ont permis de mettre en évidence la complexité de la réponse des espèces à leur environnement. Les différents aspects ainsi que l’origine de la réponse sont donc des éléments clés pour prévoir la réponse des espèces aux changements globaux de l’environnement, et donc l’évolution de la biodiversité.


© F. Grassein

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Écologie chimique et ethnobotanique de Momordica charantia L. (Cucurbitaceae) au Togo, Afrique de l’Ouest

Thèse de Nadine Beloin, Thèse (Biologie), Université d’Ottawa, 10.12.1998, 180 p.

Momordica charantia L. (Cucurbitaceae), plante médicinale traditionnelle, a été le sujet d’études en écologie chimique et en ethnobotanique au Togo, Afrique de l’Ouest. Les mamordicines I et II des feuilles ont été quantifiées grâce a une nouvelle methode chromatographique (HPLC). Parmi les facteurs environnementaux corrélés significativement avec les concentrations de momordicines, l’intençité lumineuse et les parametres liés aux habitats plus arides le sont positivement. Ces résultats sont conformes aux théories de l’équilibre croissance-différenciation et de l’équilibre carbone/azote. La variation genotypique est significative. Les Togolais utilisent M. charantia surtout contre les maux de ventre, la varicelle et la rougeole. Un consensus d’utilisation existe entre les groupes ethniques et aussi entre la population et les ethnomédecins. Les connaissances traditionnelles de l’activité biologique de la plante sont confirmées par une activité antivirale et anthelminthque des extraits éthanoliques des feuilles. De plus, les critères de récolte des plantes par les ethnomédecins suggerent une certaine compréhension de l’écologie chimique des milieux naturels.


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Régimes de pâturage et hétérogénéité de la structure et du fonctionnement de la végétation prairiale (Marais Poitevin)

Thèse de Gregory Loucougaray, Université Rennes 1 (Biologie),18/12/2003, JB Bouzillé et A. Bonis (Dir.), 378 p.

L’hétérogénéité à différentes échelles constitue actuellement une problématique majeure pour la compréhension du fonctionnement des écosystèmes. Ce travail s’intéresse au caractère hétérogène du pâturage et aux mécanismes responsables de la formation de mosaïques végétales ainsi qu’aux conséquences sur les patrons d’hétérogénéité de certains paramètres fonctionnels du sol. Les prairies communales du Marais Poitevin représentent le modèle biologique de cette étude. Le pâturage collectif et mixte (bovin et équin) est pratiqué de façon traditionnelle depuis le Xième siècle sur ce milieu, où trois communautés végétales coexistent le long d’un gradient d’inondation et de salinité. Le pâturage sélectif par les herbivores, bovins et équins, intervient à deux échelles : (1) à l’échelle des trois communautés par l’utilisation préférentielle de certaines d’entre elles, les préférences étant ou non communes aux deux herbivores ; (2) à l’échelle intra-communauté par une utilisation différentielle de la végétation au sein de chaque communauté. Ce pâturage sélectif conduit à la formation de patchs de végétation, notamment des zones de gazons et des zones d’herbe haute. Ces dernières, dans le cas du pâturage équin ou mixte, correspondent aux zones de dépôt de fèces des chevaux (ou zones de latrines). Le nombre, la nature et la surface des patchs est dépendante du régime de pâturage en terme d’espèces d’herbivores (bovins, équins ou mixte) et de chargement en bovins. Ce sont les régimes de pâturage équin et mixte qui créent le plus d’hétérogénéité. Chaque patch de végétation est caractérisé par une structure (hauteur, couvert de sol nu), une composition floristique et une diversité particulière. Avec la présence d’équins seuls, les patchs les moins diversifiés sont les zones de dépôts de fèces, dominées par les pérennes Elymus repens ou Agrostis stolonifera selon la communauté. En pâturage mixte, le développement de ces deux espèces est limité par les bovins qui pâturent les zones de latrines, les deux espères d’herbivores présentant alors des effets compensatoires. Sur les zones de gazons, les deux herbivores ont des effets additifs. A l’échelle des parcelles, ce sont les régimes de pâturage les plus créateurs d’hétérogénéité qui conduisent à la diversité la plus élevée. Aux mosaïques végétales créées par les herbivores, correspond une hétérogénéité fonctionnelle analysée pour plusieurs paramètres : biomasse aérienne, épaisseur du mat racinaire, matière organique du sol, stocks d’azote organique et minéral du sol. C’est le sol de pentes intermédiaires, où se développe une communauté sub-halophile, qui présente le plus de variabilité des paramètres fonctionnels : les variations d’intensité de pâturage conduisent à des différences importantes de stocks d’azote minéral et de conductivité électrique. La formation des patchs de végétation de la communauté sub-halophile est, pour partie, dépendante de l’action des différentes composantes du pâturage que sont la défoliation, le piétinement, la création de sol nu dont les effets respectifs ont été testés expérimentalement. La réponse de la végétation montre des composition floristiques variées qui sont parfois semblables à celles observées en condition de pâturage. Certains de ces patchs sub-halophiles ont été soustraits temporairement aux herbivores et présentent des dynamiques de réversibilité contrastées. Le maintien de la diversité floristique associée à la présence de ces patchs, semble grandement dépendant de la permanence du pâturage.

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Pression d’herbivorie et dynamique des communautés végétales : Influence à court et moyen termes des populations de cervidés sur la diversité des communautés végétales en forêt

Thèse de Vincent Boulanger, Université Nancy 1 – Henri Poincaré (Biologie végétale et forestière), 27/04/2010, Jean-Luc Dupouey (Dir.), 317 p.

Les cervidés, animaux mobiles et herbivores, peuvent influencer les distributions, assemblages et dynamiques d’espèces végétales. L’objectif de cette thèse est d’évaluer le rôle joué par les cervidés sur la composition, stratification et dynamique de la végétation forestière. Le ré-échantillonnage de relevés couplant composition et abroutissement de la flore, implantés en 1976 en Forêt d’Arc-en-Barrois (52) a permis d’identifier des espèces ligneuses préférées (Cornus sp., Rosa arvensis ) ou au contraire évitées par les cervidés qui sélectionnent les espèces arbustives et à bois dense et le niveau trophique et la pression d’abroutissement comme gradients structurant la végétation et déterminant les dynamiques des espèces et des communautés. Nous analysons plus précisément le rôle des cervidés dans la progression spectaculaire de Cynoglossum germanicum, espèce rare, épizoochore et toxique. A partir d’un réseau national d’enclos/exclos suivis sur 10 ans, nous montrons que les cervidés limitent la croissance des arbustes et des espèces compétitrices, ce qui profite à la richesse spécifique de la strate herbacée. La valeur écologique et patrimoniale des espèces en progression est discutée. A l’aide de données de chasse, nous tentons d’isoler les rôles des différentes espèces d’ongulés dans ces dynamiques.Ces résultats exposent la complexité et la diversité des effets des cervidés sur la végétation forestière. Enfin, ce travail met l’accent sur la nécessité des suivis temporels intégrant toutes les composantes de l’écosystème forestier pour mieux appréhender les changements en cours.



Thèse intégralement accessible en version PDF (24,1 Mb) sur TEL.