ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille (à ne pas confondre avec une vieille dilettante…)

Archives de Bénin

Étude ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement du diabète chez les femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi (Bénin)

Article de Fah L., Klotoé JR, Dougnon V., Koudokpon H., Fanou VBA., Dandjesso C., Loko F. paru dans "Journal of Animal &Plant Sciences", 2013. Vol.18, Issue 1: 2647-2658.

La présente étude a permis d’identifier les plantes à propriétés antidiabétiques vendues aux femmes enceintes à Cotonou et Abomey-Calavi. Il est revenu, de ces enquêtes, que les espèces les plus vendues par les herboristes pour le traitement du diabète chez les femmes enceintes sont : Catharanthus roseus L., Lippia multiflora Moldenke et Phyllanthus amarus Sch. et Th. Les recettes sont composées de plantes uniques (14,29%) ou d’association de deux à onze plantes (85,71%). Leurs coûts accessibles varient de 200 à 1000 Francs CFA. Les parties de plantes les plus utilisées sont la tige feuillée, la tige, la plante entière, l’écorce et la racine et les recettes sont préparées essentiellement par décoction et administrées exclusivement par voie orale. Ces résultats constituent la base d’études ultérieures visant à évaluer expérimentalement les potentialités de ces plantes. Cela permettra de mettre à la disposition des parturientes, de substances nouvelles d’origine endogène.

Article intégralement accessible en version PDF (684 Ko) sur le site d’Elewa.

Etude ethnobotanique des ressources forestières ligneuses de la forêt marécageuse d’Agonvè et terroirs connexes au Bénin

Article de M.E. Dossou, G.L. Houessou, O.T. Lougbégnon, A.H.B. Tenté, J.T.C. Codjia paru dans Tropicultura, 2012, vol. 30, n°1, pp. 41-48

Cette étude ethnobotanique a été réalisée au niveau des populations riveraines de la forêt d’Agonvè, une des forêts marécageuses du Sud-Bénin. Elle a permis de décrire les différentes formes d’utilisation des espèces végétales ligneuses par les populations et de calculer les valeurs d’usage ethnobotanique associées à ces espèces. Vingt-huit espèces ligneuses ont été inventoriées. Divers usages sont faits de ces espèces: médicinal, alimentaire, bois énergie, bois d’œuvre et artisanat. L’analyse en composante principale de la matrice (formes d’utilisation * espèces) a permis de montrer que les populations ne font généralement pas l’exploitation forestière des espèces qu’elles considèrent comme utiles en alimentation ou en pharmacopée. Les feuilles, écorces, fruits et racines constituent les parties les plus utilisées. La valeur d’usage ethnobotanique totale des espèces n’est pas significativement différente d’un village à l’autre (p= 0,344, F= 1,08 et ddl= 2). Dialium guineense (VUT= 8,98), Spondianthus preussii (VUT= 7,68) et Raphia hookeri (VUT= 7,16) sont les espèces végétales les plus utilisées par les populations. Au total, l’étude met l’accent sur l’importance de la valeur d’usage ethnobotanique comme outil de base pour sélectionner les espèces sur lesquelles l’accent devra être mis dans les plans d’aménagement pour répondre non seulement au besoin d’utilisation des populations mais aussi pour améliorer le statut de conservation des espèces.

Article intégralement accessible en version PDF (472 ko) sur le site de la revue.

Etude ethnobotanique des plantes médicinales vendues dans le marché d’Abomey-Calavi au Bénin

Article de AC. Adomou, H. Yedomonhan, B. Djossa, SI. Legba, M. Oumorou et A. Akoegninou, paru dans International Journal of Biological and Chemical Sciences, vol 6, n° 2 (2012)

La commercialisation et l’utilisation des essences médicinales constituent des pratiques très courantes en Afrique et en particulier au Bénin. Une enquête a été effectuée chez une seule vendeuse disposant de trois différents étalages. L’inventaire minutieux et détaillé des trois étals a duré 30 jours. Un total de 205 espèces végétales groupées en 181 genres et 74 familles ont été recensées. Les familles les plus représentées en termes de richesse spécifique sont : Leguminosae (15%), Rubiaceae (7%) et Euphorbiaceae (7%). Ces espèces sont utilisées dans la formulation de 41 recettes pour traiter 37 maladies et symptômes. Le spectre biologique montre une nette prédominance des phanérophytes (68%). L’analyse biogéographique montre une dominance des espèces guinéo-congolaises (29%), pantropicales (29%) et afrotropicales (10%). Les tiges feuillées (67%) et racines (15%) constituent les organes les plus prisés. La décoction (86%) et le savon (12%) sont les formes pharmaceutiques fréquemment enregistrées. Les maladies et symptômes les plus fréquemment cités par les acheteurs sont: paludisme, diarrhée, stérilité, troubles menstruels, ictère, infections. Au nombre des plantes les plus vendues et rares, on peut citer: Khaya senegalensis, Monodora myristica, Xylopia aethiopica, Tetrapleura tetraptera, Acridocarpus smeathmannii et Entada gigas. La vente des plantes médicinales constitue non seulement une activité génératrice de revenu, mais contribue aussi aux soins de santé primaire, à la vulgarisation et la pérennisation du savoir endogène associé à l’utilisation des plantes médicinales.

Article payant sur le site d’African Journals on Line.

Identification et étude phytochimique de plantes utilisées dans le traitement traditionnel de l’ulcère de Buruli au Bénin

Article de A.L. Yemoa, J.D. Gbenou, R.C. Johnson , J.G. Djego, C. Zinsou , M. Moudachirou, J. Quetin-Leclercq , A. Bigot, F. Portaels paru dans "Ethnopharmacologia" , n°42, décembre 2008, pp. 48-55

Le traitement traditionnel de l’ulcère de Buruli (UB) au Bénin se fait principalement à base de plantes. L’enquête ethnobotanique menée auprès de 17 tradipraticiens dans la commune de Ouinhi (département du Zou) a répertorié 49 plantes différentes utilisées pour traiter cette maladie. Deux de ces plantes présentent un fort taux d’utilisation : Erythrophleum suaveolens (Guill. et Perr.) Brenan et Strophanthus hispidus DC.

L’étude phytochimique de dix-sept de ces plantes révèle la présence de grands groupes chimiques dont de nombreux composés possèdent diverses propriétés notamment anti-œdémateuses, anti-inflammatoires, antibactériennes, antiseptiques, sédatives, analgésiques, anesthésiques, cicatrisantes qui pourraient intervenir dans le traitement
de l’UB. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour identifier, isoler et purifier les composés de ces groupes chimiques présents dans les plantes et étudier leur place relative dans le traitement de l’UB.

Article accessible en intégralité en version PDF (381 Ko) sur le site de l’Université catholique de Louvain.

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