ETHNOBOTANIQUE

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Archive pour Bénin

Diversité et connaissance ethnobotanique des espèces végétales de la forêt sacrée de Badjamè et zones connexes au sud-ouest du Benin

Article de Hounto G.; Tente B.; Yabi F.; Yabi I.paru dans Revue Scientifique et Technique Forêt et Environnement du Bassin du Congo. Volume 7, pp.. 28-36, 2016

La forêt sacrée de Badjamè (Aplahoué, Couffo) ne bénéficie presque d’aucune mesure de protection et de gestion malgré son importance écologique. La présente étude met un accent sur la diversité des espèces végétales de cette forêt au Bénin en vue de proposer les stratégies de gestion et de conservation durable de cette forêt sacrée. Une prospection de terrain nous a permis d’observer la physionomie générale de la forêt sacrée et de ses zones connexes. Des sites d’inventaire floristique ont été retenus. Les relevés phytosociologiques ont été faits dans 35 placeaux de 30 m x 30 m chacun. La classification des relevés sur la base de l’algorithme de Ward et de la distance Euclidienne a permis d’obtenir trois (03) types de faciès floristiques : le groupement végétal G1 à Ocimum americanum, Elaeis guineensis et Tectona grandis ; le groupement végétal G2 à Adansonia digitata, Senna siamea1 et Piliostigma thonningii et le groupement végétal G3 à Cola millenii, Milicia excelsa et Deinbollia  pinnata. Les résultats obtenus ont permis d’inventorier 89 espèces végétales (ligneuses et herbacées) regroupées en 40 familles. L’indice de diversité de Shannon (H) varie de 1,71 à 4,40 bits et l’équitabilité (E) de Pielou varie entre 0,34 et 0,81. L’analyse des indices montre que les groupements étudiés ont subi de profondes modifications. Il est  donc urgent de mettre en œuvre un certains nombre de mesures pour la protection et la sauvegarde de la diversité biologique de la forêt sacrée de Badjamè.

Article intégralement accessible en version PDF (2.3 Mo) sur Zenodo.

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Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Plusieurs articles traitant d’ethnobotanique dans ce numéro :

  • « Diversité spécifique et usages ethnobotaniques des ligneux suivant un gradient pluviométrique Nord-Sud dans le bassin arachidier sénégalais« , Ibrahima NDIAYE, Boubacar CAMARA, Daouda NGOM et Oumar SARR
  • « Connaissances et pratiques ethnobotaniques en médecines traditionnelles vétérinaire et humaine au Bénin : similarité ou dissemblance ? », OUACHINOU Jéronime M-A. S., ADOMOU Aristide C., DASSOU G. Hospice, YEDOMONHAN Hounnankpon, TOSSOU G. Monique et AKOEGNINOU Akpovi
  • « Connaissances et usages traditionnels des plantes médicinales du département du haut Nyong », Emmanuel MPONDO MPONDO, Jean Paul NGENE, Léa MPOUNZE SOM, Gisèle ETAME LOE, Philomène Céleste NGO BOUMSONG, Jacques YINYANG, Siegfried Didier DIBONG.
  • « Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire) », Arthur Stéphane GNAGNE, Djeneb CAMARA, N’Guessan Bra Yvette FOFIE, Kouadio BENE et Guédé Noël ZIRIHI.

Articles intégralement accessibles en version Pdf sur Elewa.

Enquête ethnobotanique sur les plantes utilisées dans le traitement des infections au Sud-Bénin

Article de H. Koudokpon, VT. Dougnon, HS. Bankolé, L. Fah, YMG. Hounmanou, L. Baba-Moussa, F. Loko paru dans Health Sciences and Diseases, vol. 18, n°2, 2017

Les maladies infectieuses constituent un réel problème de santé publique de par le monde. La montée des résistances aux antibiotiques modernes utilisés dans le traitement de ses infections nous impose d’autres alternatives. Cette étude, qui a pour objectif de répertorier les plantes utilisées au sud Bénin dans le traitement des diverses infections, a été menée sur 31 herboristes de marché, 30 utilisateurs de plante traditionnelle et 14 tradithérapeutes. La méthodologie utilisée chez les herboristes de marché a consisté en une interview semi structurée avec achat de recettes médicinales qui ont ensuite été identifiées à l’Herbier National du Bénin. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles, il s’est agi d’une interview simple avec recensement des plantes qu’ils utilisent dans le traitement des infections. De l’analyse des résultats, il en ressort que l’âge moyen est de 47 ± 17 ans chez les herboristes de marché 49 ± 8 ans chez les utilisateurs de plantes traditionnelles et de 56 ± 10 ans chez les tradithérapeutes. Les herboristes de marché étaient dans leurs totalités des analphabètes. Quant aux tradithérapeutes et aux utilisateurs de plantes traditionnelles les taux d’alphabétisation c’est-à-dire ayant fréquenté une fois l’école jusqu’au niveau primaire étaient respectivement de 42% et de 61%. Le prix de revient des recettes chez les tradithérapeutes varient de 2000 à 5000 tandis que chez les herboristes de marché elle varie de 300 Frs à 1000 Frs par recette. Les utilisateurs de plantes traditionnelles ont déclaré se procurer des plantes traditionnelles dans leurs alentours donc sans frais d’achat. Quatre-vingt-quatorze (94) espèces de plante apparteniennent à 48 familles dont les plus représentées sont les Laminaceae. Les plantes les plus utilisées par les enquêtés dans le traitement des infections sont Ocimum gratissimum, Crateva adansonii. Les espèces tels que Hyptis suaveolens ; Occimum americanum viennent ensuite avec des proportions non négligeables. Les parties de plantes utilisées sont les tiges feuillées suivie des racines et des écorces. Cette étude vient, une fois encore, montrer la richesse de la flore béninoise dans le traitement de diverses affections dont les maladies infectieuses au sud Bénin.

Article intégralement accessible en version PDF (968 ko) sur le site de la revue.

Etude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées contre une maladie cutanée contagieuse : la gale humaine au Sud-Bénin

Article de Dougnon T.V., Attakpa E., Bankolé H.,Hounmanou Y.M.G.,Dèhou R., Agbankpè J., de Souza M., Fabiyi K., Gbaguidi F., Baba-Moussa L., paru dans la Revue Cames, Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2016. 18(1): 16-22

La gale humaine est une maladie infectieuse, contagieuse, prurigineuse et d’expression dermatologique. Elle touche un très grand nombre de personnes de toutes les classes sociales et de toutes tranches d’âges. Au Bénin, les populations ont souvent recours aux plantes médicinales pour soigner cette maladie Le présent travail a pour but de réaliser l’inventaire des plantes médicinales localement utilisées  dans  le traitement  de  la  gale  humaine.  La  méthodologie  a  consisté en la réalisation d’enquêtes ethnobotaniques à l’aide de questionnaires. Des tradithérapeutes et des herboristes du Sud-Bénin ont été enrôlés dans l’étude en vue de la collecte des informations. Au total, quarante-neuf (49) espèces de plantes, recensées auprès de 200 personnes ressources (98 tradithérapeutes et 102 herboristes) sont utilisées contre la gale au  Sud-Bénin.  Les  plantes  les  plus  citées  étaient Ocimum  gratissimum (Lamiaceae) (L.), Momordica  balsamina (Cucurbitaceae) (L.), Cassia fistula(Cesalpiniaceae) (L.) et Crateva  adansonii (Capparaceae) (DC). Les feuilles constituent l’organe le plus utilisé (69,29 %) et la plupart des remèdes contre la gale sont prescrits sous forme de décocté (41,5%) et de trituration (38,01%). 70% des tradithérapeutes et herboristes n’ont pas précisé les doses de plantes médicinales utilisées contre la gale humaine. La présente étude constitue une base de données pour des études ultérieures dans le domaine de la pharmacopée béninoise.

Article intégralement accessible en version PDF (678 ko) sur le portail des revues africaines.

Étude ethnobotanique, phytochimique et écotoxicologique de Ocimum gratissimum Linn (Lamiaceae) à Cotonou

Article de Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Septime Hessou, Victorien Tamègnon Dougnon  , Roch Christian  Johnson, Gratien Boni, Eustache Enock Houéto,  Fidèle Assogba, Elias Pognon, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol.109, janvier 2017

L’usage de Ocimum gratissimum Lamiaceae (Basilic tropical) est très répandu au Bénin. Cette utilisation repose sur les connaissances empiriques des populations. Il est légitime de se demander si les vertus attribuées à cette plante reposent sur des bases scientifiques et sa consommation sans conséquences néfastes pour la santé humaine. Une étude ethnobotanique a ciblé les vendeurs de légumes feuilles des trois principaux marchés (Dantokpa ; Saint Michel ; Vêdoko), quelques phytothérapeutes, des agents de santé et des consommateurs de Cotonou la capitale de la République du Bénin. Elle a été complétée par une étude phytochimique basée sur des réactions de précipitations différentielles, complétée par le dosage des métaux lourds  (Plomb ;  Cadmium),  de  quelques  éléments  nutritifs  et  oligo-éléments par  spectrophotométrie d’absorption moléculaire.  Il ressort des investigations plusieurs usages de Ocimum gratissimum Linn (médicinal ; alimentaire ; rituel ; chimique ; ornemental). Cette plante renferme plusieurs groupes phytochimique (phénoliques ; azotés ; stéroïdes ; terpènes ; mucilages ; dérivés cyanogéniques), des éléments nutritifs (Protéines ; Azote ; Fer ; Zinc ; Cuivre). Par ailleurs, nos résultats montrent la présence de métaux lourds (Plomb ; Cadmium) dans des concentrations supérieures aux normes OMS.  Les  résultats  des  analyses  phytochimiques  et  nutritionnelles  confirment les usages empiriques identifiés lors de l’étude ethnobotanique. Cette plante est un remède dans la prévention et le traitement de certaines maladies, un complément alimentaire, une solution alternative dans la lutte chimique. Toutefois, la présence des Éléments Traces Métalliques avec des concentrations supérieures aux normes OMS traduit un risque potentiel pour la santé humaine. Il urge pour l’état central, les partenaires sociaux et la communauté scientifique de repenser la production de Ocimum gratissimum Linn de qualité phytosanitaire acceptable afin de garantir à la population l’usage sans risque de cette Plante Médicinale à caractère de Légumes feuilles, gage de bonne santé et de Développement Durable.

Article intégralement accessible en version PDF (172 Ko) sur le site du Journal.

Étude ethnobotanique et phytochimique de Momordica charantia Linn (Cucurbitaceae) à Cotonou au Bénin

Article de Roch Christian Johnson, Eustache Enock Houéto, Gratien Boni, Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Victorien Dougnon, Elias Pognon, Fidèle Assogba, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol. 106, oct. 2016

La  présente  étude,  sur Momordica  charantia  Linn (Cucurbitaceae),  communément  appelé  margose une plante très utilisée pour le traitement de nombreuses maladies, est menée dans la ville de Cotonou au Bénin. Elle vise à vérifier la portée scientifique des usages empiriques que fait la population de cette plante, afin de promouvoir son utilisation sans risque.  
Une  étude  ethnobotanique  est  réalisée  auprès  de  32 vendeurs  des trois marchés de plantes médicinales les plus fréquentés de Cotonou. Elle est complétée par une. Exploration phytochimique,  associée  au  dosage  des  métaux  lourds et  de  quelques  éléments  nutritifs.  Les  vertus connues de la plante, recensées lors de l’étude ethnobotanique, sont corrélées avec les fractions actives mises  en  évidence  par  l’étude  phytochimique  qui  révèle  la  présence  des  tanins,  flavonoïdes, dérivés anthracéniques, alcaloïdes, stéroïdes, et mucilages. Le plomb et le cadmium sont aussi détectés à des concentrations  d’environ  neuf  et  six  fois,  respectivement,  supérieures  aux  normes  de  l’Organisation Mondiale de la Santé
Cette étude a permis de connaitre les usages empiriques que fait la population de cette plante puis de les lier aux substances actives présentes. Ces résultats constituent un outil  indispensable  dans  la  mise  en  place  d’une  base  de  données  pour  la  validation  scientifique  des connaissances traditionnelles des plantes au Bénin. Toutefois, ces recherches  révèlent les risques de contamination au plomb et cadmium auxquels la population est soumise dans l’utilisation de Momordica charantia.

Article intégralement accessible ici.

Ethnobotanique quantitative de l’usage de Chrysophyllum albidum G. Don par les populations locales au Bénin

Article de Lougbegnon O. Toussaint, Nassi Karl Martial et Gbesso G. H. François paru dans Journal of Applied Biosciences, novembre 2015.

Au Bénin, Chrysophyllum albidum (Pomme Etoile Africaine ou Pomme Etoile Blanche), une espèce à usage multiple. Elle est menacée car son habitat est de plus en plus occupé par l’homme et aussi à cause du ramassage systématique de ses fruits pour la commercialisation. Cette étude est menée pour évaluer de façon quantitative les connaissances entre les différentes communautés sur l’utilisation de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo) sur le site de la revue.