ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour art contemporain

Le jardin est un sujet d’explorations et de métamorphoses pour de nombreux artistes

Émission Paso Doble, radio France Culture, 18.04.2017

Emma Lavigne est co-commissaire d’une exposition au Centre Pompidou-Metz consacrée au jardin, un infini sujet d’inspiration qui a traversé les époques et les mouvements. L’exposition mêle le vivant aux peintures et installations et montre ce jardin infini comme un miroir complexe du monde.

Émission à ré-écouter ici.

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Jeff Koons nous offre des fleurs mais il faudra payer le vase

Article de Harry Bellet paru dans le Monde, 22. 11. 2016

« En signe de « fraternité » après les attentats du 13 novembre, l’artiste américain a annoncé, lundi, qu’il fera don à la France d’une sculpture qui devrait être implantée à l’été 2017 à Paris.

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Lundi 21 novembre, à la résidence de l’ambassadrice américaine à Paris, Jane D. Hartley, Jeff Koons a annoncé son intention de faire don à la France d’une importante sculpture intitulée Bouquet of Tulips. Assemblage de bronze et d’aluminium poli, de près de 12 mètres de haut, et pesant environ 33 tonnes avec sa base, elle figure une main hyperréaliste tenant un bouquet de tulipes qui le sont beaucoup moins, et devrait être implantée d’ici à l’été prochain sur l’espace séparant le Musée d’art moderne de la Ville de Paris et le Palais de Tokyo, dans le 16e arrondissement… »

Lire la suite de l’article sur le site du journal.

L’Atelier de Giuseppe Penone

Emission de Vincent Josse, France Inter, samedi 15 juin 2013

G. Penone, artiste contemporain, s’interroge  sur la terre, considérée comme une substance universelle. Dès ses premiers travaux de la fin des années 1960 à nos jours, sa production est dominée par une préoccupation pour les phénomènes de la nature (et notamment les arbres).

G. Penone

– Ré-écouter l’émission ici.

– « Penone Versailles » au château de Versailles, place d’Armes, Versailles. Jusqu’au 2 octobre 2013. Parc ouvert tous les jours de 8 heures à 20 h 30. Entrée libreChateauversailles.fr

La Rose Bengalesi de Silvia Stucky

Viaggio in Italia / Italienische Reise 2010-2012Werkschauhalle, Spinnerei

Spinnereistraße 7, 04179 Leipzig, exposition les 15 et 16 septembre 2012

Tina Bara / Alba D’Urbano, Jacopo Benci, Emerson Culurgioni, Katrina Blach, Gottfried Binder, Libia Castro & Ólafur Ólafsson, Johanna Diehl, Charlotte Eifler, Sarah Feulner / Lena-Rosa Händle, Valerio Figuccio / Michael Petri, Nina Fischer / Maroan el Sani, Ya-Wen Fu, Heike Gallmeier, Eiko Grimberg, Matthias Hoch, Franziska Jyrch, Susanne Keichel, Franziska Klose, Julia Krause, Kathrin Kunert, Verena Landau, Franziska Meinert, Berit Mücke, Nadine Neuhäuser, Marcel Noack, NUOVA, Jana Nowack, Ginevra Panzetti / Enrico Ticconi, Raphael Sbrzesny, Jana Schulz, Maya Schweizer, Maria Sewcz, Tim Sharp, Jakub Simcik, Schlatter / Sing, Heidi Specker, Silvia Stucky, Yukiko Terada, Dagmar Varady, Carolin Weinert

The exhibition project was inspired by the idea of the ‘Grand Tour’ which was given a contemporary actualisation within the field of tension between romantic nostalgia and today’s reality of post-industrial structural change. The area including the cities of Rome and Tivoli is especially interesting because of its overlapping layers that allow a period of time from antiquity to today to remain visible.
The works examine phenomena which arise from the transformations in working conditions and political structures, as manifested in the urban and architectural environment, as well as representational forms of tourism in relation to the projections of the tradition-laden educational journey.

Extrait temporairement visible de la vidéo de Silvia Stucky : http://www.youtube.com/watch?v=566lfvx2RVw&feature=plcp

L’idée de nature

Exposition artistique, Centre d’art contemporain de Mulhouse, Kunsthalle, 21 avril 2011 au 22 mai 2011

Depuis des siècles la beauté et le merveilleux de la nature ont été source d’inspiration pour les artistes et les architectes. A partir des années 60, la dégradation évidente et grimpante de la nature et les effets du changement climatique ont imposé à leurs travaux une nouvelle acuité. L’exposition « L’idée de nature » met à jour des concepts issus du Land Art, de l’activisme environnemental, de l’architecture expérimentale et de l’utopisme.
La frontière ténue entre art, graphisme et commerce, entre professionnels et amateurs, encourage une réflexion sur les nouvelles possibilités et les défis du monde de l’art en lien avec la nature. Se livrer à l’aventure du paysage signifie non seulement retourner à nos origines mais aussi à la possibilité de reconnaître tout à la fois notre insignifiance et notre magnificence. Aujourd’hui la nature est indissociable d’un monde détruit par l’homme.

Elle a perdu tout le caractère mystérieux et sauvage du sublime que les romantiques ont salué en leur temps, à leur époque de strict pragmatisme et de certitudes scientifiques. Le projet « L’idée de nature » est construit à partir des notions de points de vue, de situations, de croyances idéologiques et il s’appuie sur des données politiques, économiques qui explorent le rapport complexe de l’homme à la nature.
L’exposition propose une lecture critique qui suppose que le lien qui a toujours existé entre l’homme et son environnement est aussi intrinsèquement celui qui le lie au paysage de sa vie et lui sert de miroir de lui-même.

Renseignements pratiques sur le site du musée.
Un reportage télé sur l’exposition.

There is no such thing as nature ! Redéfinition et devenir de l’idée de nature dans l’art contemporain

Colloque, Paris (France), 31 mai et 1er juin 2010

Comment aborder la question de l’idée de nature aujourd’hui ? Il est indéniable que les préoccupations écologiques ont remis le sujet au goût du jour mais d’autres facteurs sont en jeu. La société contemporaine modifie incessamment les limites de ce terme allant de l’environnement au paysage balafré et passant par la question du naturel et bien d’autres. Ces deux journées d’études auront pour objectif de reconsidérer l’idée de nature au vue des relations nouvelles qu’entretiennent les hommes avec leur environnement, les sciences et techniques, les nouvelles théories et courants de pensée.

Lundi 31 mai 2010

– Laurence Kimmel (enseignante-chercheur, LAREP, Versailles) « Abstraction of nature in Martin Boyce’s installations: artificial landscapes »

– Bénédicte Ramade (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Paysages climatiques: la méthode de l’in vitro »

– Katia Schneller (docteur, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Earth Art, un art écologique ? »

– Iria Candela (commissaire, Tate Modern, Londres) « Videoecology: New Practices in Latin American Art »

– Sylvie Allouche (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « De nature et d’art futur dans la science-fiction »

– Yoann Moreau (doctorant, EHESS Paris) « Upside Down »

– Annick Bureaud (commissaire) et Marion Duquerroy (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Discussion autour de l’exposition (In) habitable: l’art des environnements extrêmes »


Mardi 1er juin 2010

– Pauline Nadrigny (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Paysage sonore et pratiques de field recording: le rapport de la création électroacoustique à l’environnement naturel »

– David Bate (professeur, University of Westminster) “Nature/Culture: Again”

– Camille Debrabant (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Jeff Wall: la mise en scène d’un paysage dé-naturé »

– Céleste Olalquiaga (chercheuse)  « La Troisième nature ou la fin des origines »

– Pierre Philippe-Meden (doctorant, université Vincennes-Saint Denis, Paris VIII) « Georges Hébert, une incarnation de l’idée de nature : la « Méthode Naturelle » »

– Marion Duquerroy (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Natures Mortes, Fleurs Animales et autres expérimentations dans l’œuvre de Mat Collishaw »

– Karen Knorr (photographe, Pr. of Photography, Creative Arts, Farnham) « L’animal parmi nous, considérations sur la représentation de la nature dans la photographie contemporaine »

Table Ronde, bilan et conclusion des journées.

Contact
Marion Duquerroy (marionduquerroy@yahoo.fr)

Informations sur le site de l‘HICSA.

« There is no such thing as nature! » Redéfinition et devenir de l’idée de nature dans l’art contemporain

Journée d’étude, 31 mai-1er juin 2010, Paris

Cette journée tentera de proposer une définition complétée/nouvelle de l’idée de nature en ciblant les interventions sur la production artistique contemporaine. Elle s’intéressera dans un premier temps à penser le paysage contemporain en évoquant les notions de paysage culturel et de paysage comme métaphores des problèmes de société. Dans un second temps, nous nous interrogerons sur la relation qu’entretiennent les hommes à la nature alors que les manipulations génétiques vont bon train, confondant régulièrement les limites entre l’homme et l’animal.

Alors qu’en décembre, les Nations Unies organisent leur 15ème conférence sur les changements climatiques à Copenhague, dans cette même ville, le Statens Musem for Kunst met en place l’exposition Nature Strikes Back accompagnée d’un colloque international abordant les relations qui lient l’art et la nature aux technologies. Peu de temps auparavant, la Barbican Art Gallery à Londres exerçait avec Radical Nature un retour sur la production artistique de ces quarante dernières années confrontées à une planète en constante évolution avec, entre autres, les artistes clef du Land Art, de l’activisme environnementaliste et de l’architecture expérimentale ainsi que quelques représentants de la nouvelle génération. Paris emboîtait le pas, avec (In)habitable ? L’art des environnements extrêmes à la Maison Européenne de la Photographie. Les artistes présentés cherchent, par quelque moyen qui soit, et souvent grâce aux nouvelles technologies, à explorer et à se réapproprier avec humour, la poésie et l’utopisme inhérents au concept de nature.

Bien que le questionnement sur l’idée de nature ne soit en rien une originalité, force est de constater que, face à la montée des problèmes écologiques et à l’apparition des nouvelles sciences, il s’actualise et revêt de nouvelles formes. L’aporie apparaît lorsque les nouvelles technologies, boostant l’industrialisation de masse et ainsi déclenchant les problèmes écologiques connus aujourd’hui, deviennent simultanément le possible guérisseur de ces mêmes maux. Foi en la science ou adepte de la décroissance, l’opinion s’égare dans ces paradoxes et ne trouve de réponse convenable. Alors que jusque dans les années 80, les artistes revendiquaient le retour à une nature originelle, nos contemporains n’apparaissent nullement sous une bannière commune. La nature n’est alors plus uniquement utilisée pour des raisons écologiques mais comme un matériau reflétant l’éventail des problèmes sociétaux. Ce qui amène Kin Levin, dans le catalogue Trans’Plant : Living vegetation in contemporary art (Hatje Catz Publishers, 2000)  à déclarer « Artists using plants today have little in common except they share the crucial anxieties of our time ». Angoisse de la dégradation de notre environnement, terreur des nouvelles sciences qui, à force d’avoir aidé l’humain à dominer la nature, sa nature, l’ont rendue incontrôlable. Comment pouvons-nous alors la définir, ou plutôt la redéfinir, confrontée à ces nouvelles formes de créations, d’hybridations, de manipulations ?

Cette journée tentera de proposer une définition complétée/nouvelle de l’idée de nature en ciblant les interventions sur la production artistique contemporaine. Elle s’intéressera dans un premier temps à penser le paysage contemporain en évoquant les notions de paysage culturel et de paysage comme métaphores des problèmes de société. Dans un second temps, nous nous interrogerons sur la relation qu’entretiennent les hommes à la nature alors que les manipulations génétiques vont bon train, confondant régulièrement les limites entre l’homme et l’animal.

Parmi les multiples pistes de réflexions possibles :

  • Les cultural landscapes/emerging landscapes
  • Relation art /Science Fiction.
  • Décadence et attirance pour les nouvelles technologies
  • Désenchantement
  • Ecologie

Proposition de communication (300 mots) à envoyer à Marion Duquerroy (marionduquerroy@yahoo.fr) avant le 28 février 2010.

Informations sur le site de l’HICSA.

Programme définitif du colloque.