ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour archives

Appel à valorisation des archives de l’Institut du Pin

L’Institut du Pin a constitué tout au long du XXe siècle une des plus importantes institutions scientifiques dans la région bordelaise. Son importance pour la mise en valeur des richesses du plus grand massif forestier, la forêt landaise, est difficile à surestimer.

Après la fermeture de l’Institut du Pin à la fin des années 2010, ses vastes archives ont pu devenir l’objet d’études historiques par Marcin KRASNODEBSKI, dans le cadre d’une thèse dirigée par Jérôme Pierrel et Pascal Duris de l’EA 4574 SPH à l’Université de Bordeaux. Cette étude a porté sur l’histoire de la chimie des résines et de l’infrastructure scientifique et industrielle dans la région bordelaise dans les années 1900-1970. Néanmoins, elle ne couvre qu’une petite partie des archives en question. Le fonds en question est extrêmement riche. De nombreux sujets passionnants restent toujours inexplorés : l’implantation de la papeterie dans la forêt landaise, l’utilisation du bois de pin dans la fabrication des gazogènes et carburants, les premiers travaux sur les énergies forestières renouvelables ou bien sur la biologie du pin.

Les Archives Départementales visent à conserver une partie du fonds et sauver cet héritage matériel, mais les laboratoires de l’Université de Bordeaux ne possèdent plus de moyens pour continuer le financement des travaux historiques sur le fonds. En outre, un certain nombre de documents risque de ne pas être conservé. La valorisation des archives de l’Institut du Pin est en conséquence un problème urgent qui nécessite un financement supplémentaire. Il serait malheureux de perdre l’opportunité de l’étudier dans son intégralité et de compléter la reconstruction de cet épisode intéressant au carrefour de l’histoire des sciences, de l’histoire environnementale et de l’histoire économique.

En conséquence, nous sommes à la rechercher des organismes, des entités aussi bien que des initiatives ponctuelles qui pourraient faciliter le financement d’un projet de recherche en histoire, et permettre de continuer notre travail visant à préserver l’Institut du Pin de l’oubli. La problématique à aborder est riche, et nous sommes ouverts à forger une collaboration à caractère interdisciplinaire afin d’éclaircir les archives de l’Institut du Pin en fonction de perspectives différentes (par exemple : énergies forestières renouvelables dans la première moitié du XXe siècle, l’implantation de la papeterie dans les Landes, etc.)

Pour des renseignements complémentaires, veuillez contacter Marcin Krasnodebski (marcin.krasnodebski@u-bordeaux.fr). Toute proposition de collaboration ou suggestion de piste pour trouver le financement serait très bienvenue.

[Info Le Ruche].

Nouveau site internet présentant l’inventaire des fonds d’archives des acteurs privés et des associations de la protection de la nature

Un nouveau site internet se propose de recenser les inventaires d’archives d’associations de protection de la nature. Ces associations sont classées par département.

On peut aussi y trouver le catalogue des archives définitives (ou archives d’intérêt historique). Ces archives ont fait l’objet de dons auprès des services d’archives patrimoniaux où elles sont conservées : archives nationales (associations à couverture nationale) ou archives départementales (associations à couverture territoriale). Les inventaires ont été réalisés en partenariat avec l’Association histoire de la protection de la nature et de l’environnement (AHPNE), les Archives nationales et départementales.

[Info Le Ruche].

Collecter et documenter la « nature ». Quels enjeux pour les musées de sociétés ?

Séminaire « La collecte ethnographique dans les musées de société », MUCEM, Marseille, 20 mai 2016

Programme

9h00 Introduction : Cyril Isnart (IDEMEC, CNRS/Aix-Marseille Université) et Florent Molle (Conservateur, MuCEM)

  • 9h15-10h00 : Julien Bondaz (Université Lumière Lyon 2) « Des témoins desséchés, comme les plantes d’un herbier ». Les pratiques d’herborisation des premiers ethnologues professionnels. (1925-1943)

Discutant : Bruno Vila

  • 10h00-10h45 : Bruno Vila (Aix-Marseille Université, Chargé de mission « Patrimoine scientifique ») La collection du Musée colonial de Marseille. De la collecte à la production de savoirs

Discutante : Carole Brousse

  • 11h15-12h00 : Carole Brousse (IDEMEC, CNRS/Aix-Marseille Université) Objet-plante et objet en plante. Collecter et questionner l’item à caractère végétal

Discutant : Julien Bondaz

  • 12h00-12h30 Débat collectif

Entrée sur inscription à i2mp@mucem.org

La langue et la vigne dans le Gaillacois

Enquêtes orales de Manon Serres, déposées et mises en ligne sur le site des Archives Départementales du Tarn, janvier 2016

« Les Archives départementales du Tarn (France) ont mis en ligne 18 témoignages oraux, soit près d’une vingtaine d’heures, autour de La langue et la vigne dans le Gaillacois. Partant du constat qu’il ne semblait pas encore y avoir eu de travaux lexicologiques spécifiques sur la langue de la viticulture à Gaillac, mis à part les notices dans l’Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, Manon Serres, étudiante au département Science du langage de l’université Toulouse Jean Jaurès, a préparé en 2013-2014 un mémoire de master 1 en linguistique occitane sur La langue et la vigne dans le Gaillacois.

Les enquêtes qu’elle a réalisées et la transcription de certaines d’entre elles ont servi de base à son travail, le but étant de recueillir la langue dans laquelle le métier de viticulteur s’exerce et de montrer que l’occitan parlé aujourd’hui par les hommes et les femmes du Gaillacois est bien plus qu’une survivance lexicale. Pour cette raison, il lui a semblé important de ne pas en rester à une description linguistique mais d’intégrer à son étude un aspect ethnolinguistique, en s’attachant à la vie des viticulteurs et à sa complexité… »

Lire la suite du billet de C. della Savia sur le site des Carnets de la phonothèque de la MMSH, et écouter les enquêtes sur le site des AD.

Hildegarde de Bingen, les plantes médicinales et le jugement de la postérité : pour une mise en perspective

Article de Laurence Moulinier publié dans « Les plantes médicinales chez Hildegarde de Bingen », Gent, Belgique, 1993

Les écrits médicaux de Hildegarde de Bingen (†1179) sont aujourd’hui l’objet d’une attention redoublée, de la part des chercheurs comme de celle du grand public, de plus en plus nombreux, dans différents pays, à les redécouvrir avec enthousiasme et à adapter aux maux de notre temps ces préceptes et remèdes du Moyen Age. Ce phénomène de réappropriation, unique par ses proportions, est en soi déjà assez intéressant pour qu’on s’y arrête. Mais le formidable écho que la médecine de Hildegarde rencontre actuellement ne doit pas faire oublier que des interrogations demeurent, par exemple : l’œuvre médicale qu’on lui attribue aujourd’hui se présentait-elle de cette manière à l’origine ? Certains chapitres ou notices particulièrement novateurs pour le XIIe siècle n’ont-ils pas pu être ajoutés plus tard par quelque continuateur ? En d’autres termes : la médecine de Hildegarde, dont notre fin de siècle se montre friande, est-elle bien de son temps ? C’est ce qu’on examinera, en évoquant entre autres la question des sources d’inspiration probables de ces écrits médicaux, en les comparant avec d’autres traités contemporains, et en retraçant l’histoire des manuscrits qui nous les ont transmis.

Article intégralement accessible en version PDF (268,6 Kb) sur HAL-SHS.

« La caméra explore le champ » : Images animées et mondes ruraux

Colloque organisé dans le cadre du projet Corpus des Mondes Ruraux par l’Image Animée et le Son (RN-MSH, ISH de Lyon, Laboratoire d’Etudes Rurales), avec le soutien de l’Université Lyon 2 et du consortium ArcMC, Institut des Sciences de l’Homme, Lyon, 16-17 juin 2014

Lundi 16 juin 2014 : Images rurales : collecter et valoriser (I)
– « Les documentaires ruraux dans les fonds du festival de Lussas » Geneviève Rousseau, Directrice de la Maison du Doc

-« La cinémathèque du ministère de l’Agriculture »Damien Consola, Thiphaine Rault, Cinémathèque

Images : collecter et valoriser (II)
– « L’incidence du travail des documentalistes de l’Ina sur la recherche dans les fonds d’archives de la télévision »
Jean-Paul Dibouest, INA-Rennes
– « L’indexation automatique des images : une méthodologie en devenir » Serge Miguet LIRIS, Université Lyon 2
– « Le film dans l’agriculture – l’agriculture dans le film »Peter Moser, Archives de l’histoire rurale, Berne
– « Caméra des champs : bilan analytique d’un festival »Jean-Luc Delmas, responsable du festival
– « Enseignement et ruralité : comment l’école a représenté l’agriculture à l’ère de son industrialisation ? »
Laurent Garreau (Chef du pole patrimoine et médiation scientifique, CANOPE (ex Sceren-CNDP)
19 h 30 h – Buffet-Projection-Débat Musée des Moulages (Université Lyon 2) autour du film inédit de Guy Chapouillé (Université de Toulouse) « Le parcours »

Mardi 17 juin 2014 : Des sources originales pour la recherche
9 h – 12 h 30
– « Premières remarques sur les usages de la photo et du film dans les études rurales françaises » Gilles Laferté, Ethnologue, INRA-CESAER
– «La série « Paysages » (1992-1999) réalisée par Jean-Loïc Portron : une oeuvre documentaire éclairée par des approches scientifiques ? » Francois Portet, Ethnologue, LER
– « Images et sons du remembrement… autour de Plozevet» Aurélie Hess (MSH Rennes, Cerhio), Martine Cocaud (Cerhio, Rennes II)
– « La télévision et la construction de l’événement lors des manifestations viticoles et régionalistes d’Aléria en Corse (1975) et de Montredon dans l’Aude (1976)  » Michelle Zancarini-Fournel, LAHRA, Lyon I

Filmer la recherche aujourd’hui : approches pluridisciplinaires
– « Ecriture historienne, écriture cinématographique, écriture web : quelles réflexivités ? Autour des techniciens agricoles de la révolution silencieuse» Sylvain Brunier, Docteur en histoire, LARHA
– « Allers-Retours à la terre, retour sur une expérience filmique » Eric Wittersheim, Anthropologue, IRIS, EHESS
– « Filmer le travail agricole à l’heure des circuits courts » Beatrice Maurines, Centre Max Weber, Lyon 2
– « Une enquête filmique chez les céréaliers de la Région Centre » Nadine Michau, CITERES , Université de Tours

Le goût de la récolte. Cueillir son vin du XIVe siècle à nos jours

Communication de Fabien Gaveau et Thomas Labbé aux Quatrièmes rencontres du Centre d’histoire de la vigne et du vin. « Les vins de Bourgogne : une histoire de goût », Beaune (France), 2011

S’imposant comme modalité officielle pour encadrer la récolte, la pratique du ban n’a été supprimée que très récemment en Bourgogne. Jadis acte de l’autorité seigneuriale, le ban est associé à une pratique documentée dans les archives depuis les années 1370. Il est ainsi possible d’étudier de façon continue les modalités de la vendange depuis cette époque. Cela signifie aussi, d’un point de vue social, qu’une décision collective préside à la récolte des raisins sur le temps long, récolte qui engage la qualité et les caractères du vin qui sera produit, sachant que jusqu’au XVIIIe siècle les réflexions précieuses sur la vinification ont un assez faible écho. Dans les sources antérieures au XIXe siècle, l’expression  » cueillir son vin  » était d’ailleurs utilisée comme synonyme de  » vendanger « , traduisant bien la faible part laissée à l’art du vigneron dans l’expression du vin et le lien très fort établi entre la récolte et le produit fini…

Communication intégralement accessible en version PDF (24,6 Mb) sur HAL-SHS.