ETHNOBOTANIQUE

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Archives de architecture

En images : Patrick Blanc, des sous-bois tropicaux aux murs végétaux

Portfolio, Le Monde, 20.03.2017

Inventeur du mur végétal, le biologiste et botaniste Patrick Blanc parcourt depuis quarante ans les sous-bois tropicaux de la planète. Et c’est une de ses installations végétales qui accueille les visiteurs de l’exposition « Jardins », au Grand Palais, à Paris, jusqu’au 24 juillet. Voici quelques-unes de ses plus spectaculaires réalisations.

A regarder ici.

L’architecte, l’habitat, le végétal et la densité

Rapport de recherche de Olivier Balaÿ et Jean-Luc Bardyn, CRESSON, 2013, 107 p.

Le végétal a une place dans la réflexion sur notre urbanité future car la densification de la ville actuelle va générer une proximité plus grande entre les habitations et les citadins, des proxémies sensibles. Le rôle du végétal dans le sentiment de satisfaction du voisinage mérite donc d’être mieux connu aujourd’hui pour être mieux anticipé demain, notamment du côté du concepteur de l’espace, qui pourrait avoir à densifier la ville en pensant ambiances et construction durable. D’où cette question : peut-on, dans une démarche scientifique, constituer pour l’architecte un savoir sur les distances spatiales, les ambiances, le voisinage et le végétal ? (résumé d’auteur).

Rapport intégralement accessible en version PDF (13.25 Mo) sur le portail Hal de l’Université de Grenoble Alpes.

Les trajectoires concomitantes des toitures végétalisées en Amérique du nord : enjeux, connaissances et actions locales

Communication de congrès de Gilles Debizet, Modèles et savoirs de l’architecture et de l’urbanisme durable Rencontres RAMAU 2013, Nov 2013, Paris, France

Technique ancienne mais objet d’un consensus croissant, le toit vert semble être devenu un modèle de l’architecture durable. Sa progression rapide dans les grandes villes nord-américaines s’explique davantage par l’action des municipalités que par ses avantages relatifs pour les propriétaires ou l’adhésion des acteurs de la construction. Pression environnementale du gouvernement fédéral sur les métropoles, diffusion continentale de savoir-faire, fabrication d’un bien commun local et incitations technico-économiques locales ciblées sont les ingrédients du déploiement des toits verts sur le continent.

Communication en libre accès intégral, version PDF (278 ko) sur HAL-SHS.

À Milan, un hectare de forêt planté sur deux tours

Article de Francesca Alongi paru dans Le Figaro, 20 novembre 2014

« Deux tours d’environ 100 mètres de haut viennent d’être primées par le prestigieux International Highrise Award 2014. Leur particularité: abriter sur les balcons de chaque façade une véritable forêt d’arbres et d’arbustes, sans oublier insectes et oiseaux.

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Les Parisiens rêvent de verdure en ville, de murs végétalisés et de potagers sur leurs balcons? De l’autre côté des Alpes, c’est aux Milanais de plébisciter Bosco verticale (forêt verticale), une réalisation immobilière qui a été inaugurée le mois dernier, après cinq ans de travaux. Le pari de Stefano Boeri, l’architecte signataire du projet, a consisté à planter l’équivalent d’un hectare de forêt sur les balcons des deux tours de 80 et 112 mètres de haut, bâties en plein centre-ville… »

Lire la suite de l’article sur le site du journal.

Voir également cet article du Monde.

Londres veut construire un « pont-jardin » au-dessus de la Tamise

Article de Eric Albert paru dans Le Monde, 22.12.2014

« L’idée d’un pont-jardin au-dessus de la Tamise a fait un grand pas en avant, vendredi 19 décembre. La mairie de Londres a attribué le permis de construire final à ce projet de pont piétonnier, d’une surface équivalente à un terrain de football, couvert de 270 arbres, de fleurs et de verdure. Il se situera en plein cœur de la capitale britannique, reliant South Bank (près de la gare de Waterloo) à Temple (près du quartier des théâtres du West End). Il doit ouvrir en 2018. C’est, en principe, la naissance d’une « oasis de tranquillité » au cœur de Londres, pour reprendre la description qu’en fait Boris Johnson, le maire de la ville et fervent partisan du « garden bridge ». En principe seulement, car le financement n’est pas encore bouclé. Le budget de 175 millions de livres (225 millions d’euros) est pour l’instant assuré aux deux tiers : environ un tiers vient des pouvoirs publics et un autre tiers de financements privés. Reste un troisième tiers à trouver, qui devra venir de donations de particuliers ou de sponsors.

Garden BridgeCritiques

Le chemin a été long depuis 1998, quand l’actrice Joanna Lumley avait rêvé ce jardin suspendu, en hommage à la princesse Diana. Pendant une quinzaine d’années, l’idée a végété, d’autant que l’ancien maire de Londres Ken Livingstone n’y était pas favorable… » [suite de l’article protégée]

Voir également l’article paru dans Metro.

L’art du bois à Sanaa. Architecture domestique

Ouvrage de Guillemette Bonnenfant et Paul Bonnenfant, Iremam, ed. Edisud, 1987, 192 p.

Sanaa… Ébloui par la blancheur du plâtre, admirant la richesse des vitraux et des motifs de briques, le visiteur perçoit souvent mal les décors de bois. Il a bien des excuses. Leurs volumes visuels sont modestes par rapport à la masse des façades : limités aux portes et menuiseries de fenêtres, ils sont souvent situés en hauteur et peu visibles de la rue. Il n’occupent pas de surfaces considérables comme sur les façades de la mer Rouge. Pourtant les décors de bois existent dans l’architecture domestique de Sanaa. Mais ils sont discrets et, de fait, s’apprécient surtout de l’intérieur. Seule, la porte d’entrée sur la rue peut vraiment être appréciée par le passant qui doit franchir le seuil pour goûter le reste. Dans la pénombre, au bas de l’escalier, il devine une autre belle porte. Aux étages, des portes parfois somptueuses séparent le vestibule des escaliers et des pièces qu’il dessert. Entré dans l’intimité d’un dîwân ou d’une chambre, le visiteur peut alors apprécier ce qu’il n’avait pas vu de la rue : des volets de bois aux décors sculptés ou peints commandent l’accès aux moucharabiehs, la richesse de leurs motifs apparaît pleinement dans le contre-jour. L’ouvrage, agrémenté d’une abondante illustration – plus de 400 dessins, 161 photos en noir et blanc, 17 en couleurs -, expose les divers aspects de l’Art du bois à Sanaa. Portes et volets, grilles et moucharabiehs : après l’étude des décors et de leur genèse, le livre entraîne dans un musée imaginaire où seraient rassemblées les plus belles œuvres de la capitale yéménite, un des fleurons du patrimoine arabe, désormais objet d’une campagne de sauvegarde de l’UNESCO.

Ouvrage intégralement accessible sur OpenBooks Editions.

 

Architecture contemporaine et nature en ville

Mémoire d’ingénieur (Sciences agronomiques) de Jérôme Duréault, 13/09/2013, Laura Giuliani (Dir.), Nathalie Carcaud (Pres.), 35 p.

Ce mémoire a pour but de déterminer comment l’architecture contemporaine peut réintroduire la nature en ville par le biais de la « végétalisation » du bâtiment. Une analyse historique des phénomènes de nature en ville et de végétalisation du bâti permet de comprendre le contexte urbain dans lequel s’insère cette nouvelle tendance architecturale de retour à la nature. Des exemples de projets, notamment de l’architecte Jean Nouvel, illustrent différentes façons de végétaliser l’architecture contemporaine et de composer avec le végétal. Enfin, les bénéfices de la végétalisation sont mis en évidence selon quatre piliers du développement durable : environnemental, économique, social et culturel. Alors que cette nouvelle pratique est en plein essor, il est important de comprendre son fonctionnement et ses répercussions, en s’appuyant sur les exemples réalisés et sur ceux que nous offre la nature. La réflexion, depuis les premières phases de conception jusqu’à la réalisation et l’utilisation des espaces créés, pourra alors s’inscrire dans une véritable démarche durable.

Mémoire en accès intégral en version PDF (2,8 Mb) sur Dumas.