ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de archéologie

Archéopages 43 – Médecines

Revue, Inrap, ed. Faton, n°43, 2016

Comment l’archéologie peut-elle faire le lien entre ce qui est vécu à un moment donné comme une maladie, une atteinte physique ou mentale, contre laquelle on doit se prémunir, ou se défendre, à titre individuel ou social, et les remèdes choisis pour ce faire ? Parce qu’elle a accès directement ou indirectement aux traces de nombreuses manières de soigner d’ordre très divers : l’instrument, la pharmacopée, le rite, le parcours, le mot, le geste…

Sommaire

Éditorial
Dominique Garcia

Quand se soigner, c’est croire. Les ex-voto anatomiques, témoins des appels aux dieux dans les processus de guérison
Stéphanie Raux

Le sanctuaire antique du site des Jacobins au Mans. Des eaux pour guérir et pour maudire
Pierre Chevet

Un objet prophylactique ? L’intaille en argent de Mandeure
Bérangère Fort

Au fil de Sirona… la déesse de Mediolanum/Mâlain. Nouvelles données épigraphique et iconographique
Marie-Agnès Widehen, Michel Kasprzyk

Nouvelle documentation épigraphique à Mâlain. Se soigner à Fanum Martis dans l’Antiquité. Les enseignements de l’instrumentum
Bérangère Fort, Nicolas Tisserand
avec la collaboration de Jennifer Clerget, Raphaël Clotuche

Le verre dans la sphère médicale. Une utilisation plurielle de l’Antiquité au Moyen Âge
Lydie Joan

Plantes médicinales et régime alimentaire. Les nonnes de Clairefontaine au XVIIIe siècle
Sidonie Preiss

Autopsies à l’Hôpital Général de Dijon (1785-1841). Le cimetière du « Pont des Tanneries »
Carole Fossurier

Organisation médicale pendant la première guerre mondiale. L’exemple de l’hôpital américain de Saint-Parize-le-Châtel
Nicolas Tisserand, Alexandre Coulaud

Remèdes et médicaments au début du XXe siècle. L’apport d’un dépotoir de la métropole lyonnaise
Stéphane Brouillaud, Alban Horry

Débat : Le médecin face à l’homme
Joël Chandelier, Denis Roland

Numéro en vente sur le site de l’Inrap.

Découverte d’un champ de patates vieux de 3800 ans

Article, Tribune de Genève, 27.12.2016

« Canada. Des archéologues ont mis au jour la première preuve que les tribus de chasseurs-cueilleurs s’adonnaient au jardinage.

Des restes de pomme de terre découverts sur la côte pacifique du Canada sont la «première preuve» que les populations autochtones d’Amérique du Nord cultivaient déjà des potagers il y a presque quatre millénaires.

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Le champ de tubercules, découvert sur les terres ancestrales de la tribu Katzie, devenues aujourd’hui la Colombie-Britannique, est la «première preuve» de jardinage par les tribus de chasseurs-cueilleurs de la région pendant cette période, selon une étude publiée dans l’édition de décembre du journal «Science Advances»… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

 

Les fleurs qui rendent immortel

Blog L’Avventura, blog scientifique (en bande dessinée) de Fiamma Luzzati, 24. 11. 2016

herbier-4Lire le reportage bd en intégralité sur le blog.

6,000-year-old fabric reveals Peruvians were dyeing textiles with indigo long before Egyptians

Article (en anglais) de Deborah Netburn, paru dans Los Angeles Times, 16.09.2016

L’indigo était utilisé comme teinture il y a 6 000 ans par des habitants de l’actuel Pérou. Soit un millénaire et demi plus tôt qu’en Egypte…

Lire l’article ici.

L’homme préhistorique et l’environnement

Article de Philippe de Carlos paru sur le carnet Didactica Préhistorica, 29/07/2016

« La question du climat (variations de température) et de la flore durant la préhistoire n’est pas abordée dans les manuels scolaires français. Celle de la faune n’est envisagée que du point de vue alimentaire. Les connaissances scientifiques sont quasi inexploitées et l’environnement est traité uniquement en tant que ressources (alimentation) ou problème (survivre dans un environnement hostile) : on retrouve le thème classique de l’Homme contre la Nature. Le discours est anthropocentriste ce qui interdit toute approche éco-systémique. La faune n’est ni située chronologiquement ni en fonction du climat ; elle est très souvent réduite à une liste de quelques animaux emblématiques ce qui favorise la vision d’un milieu pauvre en ressources. Les visuels proposés dans les manuels supplantent l’absence d’information en renforçant des représentations sociales erronées… »

Lire l’intégralité de l’article sur le carnet.

Soulever l’écorce

Émission « Terre à terre », radio France Culture, 02.07.2016

Depuis la nuit des temps, l’écorce des arbres a servi à fabriquer textiles et objets divers.

Avec : Fabienne Médard, archéologue et Cédric Pollet, photographe, auteur de « Ecorces : voyage dans l’intimité des arbres du monde » et de « Jardins d’hiver », à paraître aux éditions Ulmer en septembre.

Émission à ré-écouter ici.

Bois de construction et ressources forestières dans les Alpes du sud au IIe millénaire : dendrochrono-écologie et archéologie

Thèse de Lisa Shindo, Sciences de l’Homme et Société, Aix-Marseille Université, 2016, 942 p.

L’étude des pièces de bois de construction permet de dater le bâti vernaculaire (fermes, granges, pressoirs à vin, moulin, pont…) et de préciser les variations temporelles des relations entre les sociétés humaines d’une part, et la ressource-bois et la forêt d’autre part. La zone d’étude est la vallée de la Durance, depuis le Briançonnais jusqu’à la région de Riez et, plus généralement, les Alpes françaises du sud. Le cadre temporel retenu comprend les époques médiévale, moderne et contemporaine, périodes pour lesquelles l’effectif du matériel étudiable est très élevé. Le premier objectif est une meilleure connaissance du patrimoine bâti, au moyen de la dendrochronologie. Les types de bois mis en œuvre (essence, âge, calibre) ainsi que les phases d’abattage et de construction sont mises en évidence. Dans un contexte de changement de l’occupation humaine et d’aménagement du territoire, le développement de ce type d’étude est essentiel pour conserver les traces historiques de ce patrimoine fragile, témoin d’une société montagnarde en relation forte avec son environnement, spécialement forestier. Le deuxième objectif est de développer la compréhension de la relation entre le bâti et la forêt. Cette relation entre les populations humaines et la forêt ressource pose la question de l’état des forêts des Alpes et de la forêt comme ressource au cours du dernier millénaire. L’histoire de l’occupation humaine dans les Alpes françaises du sud est ainsi questionnée. Pour répondre à la problématique, l’interdisciplinarité a été une nécessité. Un dialogue avec des historiens, archéologues, forestiers, informaticiens, charpentiers, anthracologues, gestionnaires, ingénieurs et ouvriers dans la construction et la restauration a été instauré. Et, la dendrochronologie a servi de creuset à la mise en œuvre d’une approche interdisciplinaire, dans le but de dépasser les limites de chaque discipline.

Thèse intégralement accessible en version PDF (85,85 Mo) sur Hal-Shs.