ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de archéologie

Découverte d’un champ de patates vieux de 3800 ans

Article, Tribune de Genève, 27.12.2016

« Canada. Des archéologues ont mis au jour la première preuve que les tribus de chasseurs-cueilleurs s’adonnaient au jardinage.

Des restes de pomme de terre découverts sur la côte pacifique du Canada sont la «première preuve» que les populations autochtones d’Amérique du Nord cultivaient déjà des potagers il y a presque quatre millénaires.

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Le champ de tubercules, découvert sur les terres ancestrales de la tribu Katzie, devenues aujourd’hui la Colombie-Britannique, est la «première preuve» de jardinage par les tribus de chasseurs-cueilleurs de la région pendant cette période, selon une étude publiée dans l’édition de décembre du journal «Science Advances»… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

 

Les fleurs qui rendent immortel

Blog L’Avventura, blog scientifique (en bande dessinée) de Fiamma Luzzati, 24. 11. 2016

herbier-4Lire le reportage bd en intégralité sur le blog.

6,000-year-old fabric reveals Peruvians were dyeing textiles with indigo long before Egyptians

Article (en anglais) de Deborah Netburn, paru dans Los Angeles Times, 16.09.2016

L’indigo était utilisé comme teinture il y a 6 000 ans par des habitants de l’actuel Pérou. Soit un millénaire et demi plus tôt qu’en Egypte…

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L’homme préhistorique et l’environnement

Article de Philippe de Carlos paru sur le carnet Didactica Préhistorica, 29/07/2016

« La question du climat (variations de température) et de la flore durant la préhistoire n’est pas abordée dans les manuels scolaires français. Celle de la faune n’est envisagée que du point de vue alimentaire. Les connaissances scientifiques sont quasi inexploitées et l’environnement est traité uniquement en tant que ressources (alimentation) ou problème (survivre dans un environnement hostile) : on retrouve le thème classique de l’Homme contre la Nature. Le discours est anthropocentriste ce qui interdit toute approche éco-systémique. La faune n’est ni située chronologiquement ni en fonction du climat ; elle est très souvent réduite à une liste de quelques animaux emblématiques ce qui favorise la vision d’un milieu pauvre en ressources. Les visuels proposés dans les manuels supplantent l’absence d’information en renforçant des représentations sociales erronées… »

Lire l’intégralité de l’article sur le carnet.

Soulever l’écorce

Émission « Terre à terre », radio France Culture, 02.07.2016

Depuis la nuit des temps, l’écorce des arbres a servi à fabriquer textiles et objets divers.

Avec : Fabienne Médard, archéologue et Cédric Pollet, photographe, auteur de « Ecorces : voyage dans l’intimité des arbres du monde » et de « Jardins d’hiver », à paraître aux éditions Ulmer en septembre.

Émission à ré-écouter ici.

Bois de construction et ressources forestières dans les Alpes du sud au IIe millénaire : dendrochrono-écologie et archéologie

Thèse de Lisa Shindo, Sciences de l’Homme et Société, Aix-Marseille Université, 2016, 942 p.

L’étude des pièces de bois de construction permet de dater le bâti vernaculaire (fermes, granges, pressoirs à vin, moulin, pont…) et de préciser les variations temporelles des relations entre les sociétés humaines d’une part, et la ressource-bois et la forêt d’autre part. La zone d’étude est la vallée de la Durance, depuis le Briançonnais jusqu’à la région de Riez et, plus généralement, les Alpes françaises du sud. Le cadre temporel retenu comprend les époques médiévale, moderne et contemporaine, périodes pour lesquelles l’effectif du matériel étudiable est très élevé. Le premier objectif est une meilleure connaissance du patrimoine bâti, au moyen de la dendrochronologie. Les types de bois mis en œuvre (essence, âge, calibre) ainsi que les phases d’abattage et de construction sont mises en évidence. Dans un contexte de changement de l’occupation humaine et d’aménagement du territoire, le développement de ce type d’étude est essentiel pour conserver les traces historiques de ce patrimoine fragile, témoin d’une société montagnarde en relation forte avec son environnement, spécialement forestier. Le deuxième objectif est de développer la compréhension de la relation entre le bâti et la forêt. Cette relation entre les populations humaines et la forêt ressource pose la question de l’état des forêts des Alpes et de la forêt comme ressource au cours du dernier millénaire. L’histoire de l’occupation humaine dans les Alpes françaises du sud est ainsi questionnée. Pour répondre à la problématique, l’interdisciplinarité a été une nécessité. Un dialogue avec des historiens, archéologues, forestiers, informaticiens, charpentiers, anthracologues, gestionnaires, ingénieurs et ouvriers dans la construction et la restauration a été instauré. Et, la dendrochronologie a servi de creuset à la mise en œuvre d’une approche interdisciplinaire, dans le but de dépasser les limites de chaque discipline.

Thèse intégralement accessible en version PDF (85,85 Mo) sur Hal-Shs.

Approche interdisciplinaire d’un bois méditerranéen entre la fin de l’Antiquité et la fin du Moyen Âge, Saugras et Aniane, Valène et Montpellier

Article de Charlotte Britton, Lucie Chabal, Gaspard Pagès, Laurent Schneider paru dans Médiévales, n°53, Presses Universitaires de Vincennes, 2007, pp.65-80

Le développement économique que connaît la ville de Montpellier au XIIIe siècle a souvent été associé à celui de l’espace littoral. Pourtant l’influence de la nouvelle métropole s’étend aussi dans son proche arrière-pays. Au seuil du XIIIe siècle les consuls ont exploité les ressources forestières d’un espace de garrigue identifié sous le nom de  » Bois de Valène « . Une récente enquête collective permet désormais de mieux saisir l’histoire de cet espace dans le temps long. La garrigue montpelliéraine n’était pas seulement vouée au pastoralisme. Entre le Ve siècle de notre ère et le XVIe siècle, les secteurs du Bois de Valène et de Saugras ont été en effet exploités de manière multiforme. Métallurgie du fer, charbonnage, verreries rurales et officines de céramiques notamment montrent que ces zones dites de marge n’étaient pas des espaces immobiles. Découvertes archéologiques, textes et analyses de laboratoire offrent aujourd’hui des lectures croisées à même d’éclairer une partie de ces realia dont les traces demeurent le plus souvent bien fugaces.

Article intégralement accessible en version PDF (239,19 Ko) sur Hal-Shs.