ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour arbre

Des arbres et des hommes

Conférence de Josiane Ubaud, Maison de la Région à Béziers (France), 13 décembre 18h30

La Région OCCITANIE/Pyrénées-Méditerranée organise à la Maison de Région à Béziers une conférence littéraire pour la présentation de l’ouvrage de Mme Josiane UBAUD « Des arbres et des hommes » (ed. Edisud).

De formation scientifique, professeur de mathématiques pendant 8 ans, puis lexicographe en domaine occitan, elle mène depuis 25 ans des recherches en ethnobotanique occitane, par dépouillements des sources et enquêtes sur le terrain, pour analyser le regard occitan sur l’environnement.
Interventions dans des séminaires et colloques sur les paysages ou les plantes de la garrigue.

Publicités

L’arbre qui a vu l’Homme (2)

Émission « Les pieds sur terre », radio France Culture, reportage d’Elise Andrieu, 13. 11. 2017

Le premier ne veut pas se laisser prendre en photo, le deuxième menace de tomber, le troisième est millénaire et se trouve soudain arrosé de « round up »…

Trois récits autour de la vie des arbres, racontés par ceux qui les regardent.

Reportage à (re) écouter ici.

Premier feuilleton à réécouter .

 

Un jardin pour les morts qui apaise les vivants

Article de Benoît Vandestick paru dans Reporterre, 06.10.2017

« Aux Jardins de mémoire, au bord du golfe du Morbihan, c’est au pied d’un arbre que reposent les cendres des défunts. Et que se recueillent leurs proches, apaisé par ce lieu plus chaleureux et vivant que les froids columbariums.

Il est près de 16 heures quand David arrive aux Jardins de mémoire, dans la commune du Bono, dans le golfe du Morbihan. Accompagné de sa fille et d’amis, il sort de sa voiture quelques instruments de musique ainsi qu’une malle remplie de décorations. Et puis l’urne, aussi, contenant les cendres de sa femme, Christine. « Nous commencerons la cérémonie dans une heure », annonce le jeune homme à Lionel Maguer, propriétaire du lieu. Une centaine de personnes a été conviée à participer à ce moment, où les cendres de Christine seront enfouies au pied d’un arbre, au milieu de ce site cinéraire. « Nous sommes ici dans un lieu unique en France, et même en Europe », fait remarquer Lionel. Environ un millier d’arbres s’épanouissent dans ce jardin de 4,5 ha. Au pied de chacun reposent les cendres d’une ou plusieurs personnes. Comme dans un cimetière, chaque arbre est décoré selon le désir de la famille et des amis : photos, statuettes de Bouddha ou de saints, marbres gravés, fleurs et objets personnels viennent rappeler à chacun la nature de l’endroit. Des bancs et des chaises, aussi, pour s’assoir et contempler les voiliers navigants sur le bras de mer qui borde le jardin… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

Vengeance, curiosités végétales

Exposition de photographies de Michèle Parolai, Orangerie du Parc de la Tête d’Or, Lyon (France), 4 juillet-16 aout 2017

L’Orangerie du Parc de la Tête d’Or de Lyon accueille l’exposition « Vengeance, curiosités végétales » de la photographe Michèle Parolai. Ses photographies mettent en scène des arbres « métalivores ». Cette exposition à la fois ludique et inquiétante s’enrichit depuis plus de 20 ans au gré des promenades de son auteure. Elle rassemble aujourd’hui une cinquantaine de « sujets », comme autant d’interrogations sur le rapport qu’entretient l’homme au végétal, sur la puissance inexorable du second qui efface peu à peu les traces du premier.

Sur cette exposition, (ré)écouter également l’émission « La main verte » d’Alain Baraton du 23.07.2017.

L’arbre anthropomorphique, l’homme arborescent. Les trames arborescentes et le corps humain de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, colloque, Paris, 9 novembre 2017

La quatrième journée du projet « Trames arborescentes » s’attachera aux formes, aux figures et aux processus qui assimilent le corps humain à une trame arborescente. Quel est le statut des rapprochements entre corps humain et univers végétal ? Sont-ils purement rhétoriques ou illustratifs ou bien reflètent-ils le sentiment d’une affinité profonde entre l’arbre et l’humain ? Conduisent-ils à une assimilation entre humain et végétal ou, au contraire, s’appuient-ils sur une différence maintenue entre l’un et l’autre ? Reflètent-ils les conceptions des relations entre corps humain et règne végétal propres à une civilisation ou relèvent-ils de constantes anthropologiques universelles ? À quelles fins une telle assimilation est-elle mise en place ? Par qui, dans quel contexte, pour quel destinataire ? Quels peuvent en être les exemples et comment opèrent-ils ? La trame arborescente structure-t-elle le corps, et si oui, en quoi ?

Détails de l’appel à lire sur Calenda.

Arbres en otages : L’utilisation à Lyon de l’image de l’arbre en ville par le politique

Article de Inès Méliani et Paul Arnould paru dans François Lormant, Charles Dereix, Christine Farcy (dir.). « Forêt et communication : héritages, représentations et défis », L’Harmattan, 2016

Depuis les années 1990 à Lyon, le choix d’une politique de réhabilitation de l’image de l’arbre en milieu urbain a été soutenu par une communication territoriale assidue autour des concepts d’ « écologie urbaine » et de « nature en ville ». Les responsables de la communication institutionnelle du Grand Lyon ont peu à peu introduit dans leurs écrits les questions relatives à la présence de l’arbre en ville – l’arbre et plus généralement le tissu forestier y étant envisagés à la fois en tant que composantes fondatrices du paysage urbain mais aussi comme éléments structurants dans sa complexité. L’émergence et la fabrication d’un récit autour de l’image de l’arbre en ville repose sur sa valorisation procédant d’une stratégie conduisant à remporter l’adhésion des habitants et à la reconnaissance de l’arbre en tant qu’objet patrimonial. Mais pas seulement. Ce travail a aussi l’ambition de montrer qu’il existe une interdépendance entre la volonté de modeler l’identité du territoire et des motivations locales d’ordre essentiellement économiques : en jouant sur les concepts d’identité territoriale grâce à la présence d’objets de nature en ville, l’arbre en chef de file, le support d’une promotion territoriale pour la métropole lyonnaise est alors tout trouvé.

Article intégralement accessible en version PDF (1.45 Mo) sur Hal-Shs.

Peindre l’arbre au Moyen Âge. Les herbiers enluminés de la Bibliothèque nationale de France.

Billet de Alice Laforêt paru sur le Carnet L’histoire à la BnF, 10.05.2017

« Du poirier familier au mythique arbre à baume, en passant par l’exotique grenadier ou le figuier fertile, de nombreuses essences d’arbres peuplent les pages des herbiers médiévaux. Mais qu’est-ce qu’un arbre dans le savoir médiéval ? Comment définir cette catégorie du monde végétal, et quelles sont les plantes qui y appartiennent ? Ces questions, auxquelles les botanistes actuels n’ont toujours pas donné de réponse définitive, taraudent déjà les naturalistes médiévaux. Les longues listes de plantes dressées dans les ouvrages scientifiques sont structurées selon des logiques internes qui reposent sur l’emploi de la nomenclature. Le monde végétal est scindé en deux grandes catégories que sont les arbres (arbor) d’une part et les herbes (herba) de l’autre. À cette distinction fondamentale s’ajoutent les arbustes (arbustum), arbrisseaux (frutex) et autres buissons. Déterminer ce qui relève de telle ou telle catégorie constitue néanmoins un enjeu de taille… »

Lire l’intégralité du billet sur le carnet.