ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de arbre

Le séquoia millénaire « qu’on pouvait traverser » détruit par la tempête en Californie

Article de Luc Vinogradoff, Le Monde, 10.01.2017

« L’inhabituelle tempête hivernale en Californie du Nord n’a pas seulement provoqué d’importantes inondations, elle a eu raison d’un des arbres les plus impressionnants et connus de la région.

5060412_6_e50d_2017-01-10-36080ce-10011-8vutoy-u9g5a02j4i_23e0d3d481b710595884b65aaa8bc9de

Le Pioneer Cabin Tree était un séquoia majestueux de plus de 45 mètres qu’on pouvait traverser : son tronc avait été creusé à la fin du XIXe siècle, en faisant une attraction touristique mondiale et une icône pour les habitants du coin. Des générations de touristes et de locaux avaient traversé et retraversé le tunnel, se photographiant et laissant leurs initiales sur le tronc de 10 mètres de diamètre… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

Des arbres au coeur d’une émotion. La fabrique d’un consensus patrimonial : le parc de Versailles après la tempête

Ouvrage de Véronique Dassié, Les carnets du Lahic, Ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, département pilotage de la recherche et de la politique scientifique, 2014, n°9, 223 p.

En 1999, une tempête dévaste le territoire français. Rapidement, l’attention se cristallise sur le parc du château de Versailles où de nombreux arbres multi-centenaires ont été abattus par les vents. L’enquête ethnographique menée sur cette émotion patrimoniale révèle toutes les contradictions du rapport à la nature chez nos contemporains et analyse les rouages du consensus patrimonial auquel il a donné forme. Ce carnet analyse les conditions qui ont permis la mobilisation d’une communauté d’action aussi éphémère qu’atomisée autour d’une émotion aux multiples facettes. L’histoire du parc, elle-même constitutive de la notion de patrimoine collectif, révèle l’importance de la nature pour faire culture commune.

Ouvrage intégralement accessible en version PDF (3.5 Mo) sur Hal-Amu.

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

« Dernière chance pour la biodiversité ». Les arbres de Verdun, déplacés pour le climat

Article de Angela Bolis et Nicolas Leblanc, Le Monde, juillet 2016

« Pour les forestiers, habitués au temps long des arbres et à une certaine constance de leurs conditions de vie, le grand défi du XXIe siècle sera de faire face à un facteur nouveau d’instabilité : le changement climatique. Son rythme, inédit, confrontera nombre d’essences à des températures et des précipitations qui auront sensiblement évolué au cours même de leur vie séculaire. Depuis 2011, l’Office national des forêts (ONF) tente d’anticiper ce phénomène grâce au projet Giono : une expérience de «  migration assistée » d’arbres provenant du sud de la France, où ils sont particulièrement menacés par le réchauffement, pour les planter en forêt de Verdun. Reportage sur ces plantations de jeunes chênes et hêtres, pionniers d’une lente migration climatique de la flore vers des latitudes plus clémentes… »
Lire et regarder le reportage interactif ici.

Soulever l’écorce

Émission « Terre à terre », radio France Culture, 02.07.2016

Depuis la nuit des temps, l’écorce des arbres a servi à fabriquer textiles et objets divers.

Avec : Fabienne Médard, archéologue et Cédric Pollet, photographe, auteur de « Ecorces : voyage dans l’intimité des arbres du monde » et de « Jardins d’hiver », à paraître aux éditions Ulmer en septembre.

Émission à ré-écouter ici.

Arbres et paysages

Appel à contributions d’articles pour le numéro 16 de la revue Projets de Paysage

Le numéro 16 de la revue Projets de paysage fait suite au colloque « Arbre(s) et paysage(s) » organisé à Blois par l’École de la nature et du paysage dans le cadre de la Biennale nature et paysage 2016 sur le thème de l’arbre. L’arbre, c’est presque l’invariant du paysage reconnu comme le tiers entre société et nature. Objet géographique facilement perçu, l’arbre a du sens puisqu’il participe à la construction de l’espace et à son évolution. À la fois héritage intergénérationnel et ressource pour l’avenir, l’arbre se prête aux recherches au filtre d’une approche plus intégrée, capable de considérer à la fois sa biologie, sa fonction économique, et sa dimension socioculturelle, symbolique et historique.

Le colloque fut l’occasion de croiser les approches de chercheurs, de praticiens et de professionnels de la gestion des territoires autour de problématiques liées à l’arbre et aux paysages.

Ce dossier thématique entend saisir les relations qu’entretiennent les sociétés avec les paysages arborés au regard de diverses approches disciplinaires ou interdisciplinaires, de différents espaces géographiques, échelles de temps et socio-écosystèmes.

L’arbre est une composante essentielle des paysages tant dans les territoires urbains que ruraux. Les réflexions sur le cadre de vie, les trames arborées, mais également sur la gestion et la protection du patrimoine arboré sont portées par les travaux de recherche  éclairant ainsi les enjeux actuels socioculturels, économiques ou écologiques et plus généralement de développement durable liés à l’arbre et aux paysages.

L’objectif de ce numéro est d’explorer les problématiques intégrant arbres et acteurs impliqués dans la connaissance ou l’action sur les paysages arborés.

Voir les thématiques et les modalités de soumission sur le site de Calenda.

Arbres

Exposition, Museum d’Histoire Naturelle, Rouen, 12 Mars 201625 Septembre 2016

Tout le monde parle du climat mais peu font le lien avec la forêt. Et pourtant, à l’heure du grand rendez-vous du climat de décembre 2015 à Paris, la communauté internationale cherche à freiner le réchauffement climatique qui la menace en maîtrisant les émissions de carbone. Entre art et connaissance, les regards croisés de Francis Hallé, botaniste de renom, Vincent Lajarige, sculpteur français, et Mark Alsterlind, peintre américain, vous invitent, au fil de cette exposition, à (re)découvrir la magie des arbres. Les dessins, sculptures, peintures et oeuvres exposés nous aident à mieux comprendre la nature et à prendre conscience de l’importance de la sauvegarde des forêts tropicales.

Pour compléter l’exposition, Astrid de Geuser a réalisé entièrement, et à elle seule, un arbre qui représente notre vision commune de l’arbre : des racines, des branches, un tronc et des feuilles. Une vision que s’amusent à détourner les artistes Francis Hallé, Vincent Lajarige et Mark Alsterlind avec leurs œuvres qui renouvellent notre regard sur les arbres.

Informations ici.