ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour arbre

L’arbre anthropomorphique, l’homme arborescent. Les trames arborescentes et le corps humain de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, colloque, Paris, 9 novembre 2017

La quatrième journée du projet « Trames arborescentes » s’attachera aux formes, aux figures et aux processus qui assimilent le corps humain à une trame arborescente. Quel est le statut des rapprochements entre corps humain et univers végétal ? Sont-ils purement rhétoriques ou illustratifs ou bien reflètent-ils le sentiment d’une affinité profonde entre l’arbre et l’humain ? Conduisent-ils à une assimilation entre humain et végétal ou, au contraire, s’appuient-ils sur une différence maintenue entre l’un et l’autre ? Reflètent-ils les conceptions des relations entre corps humain et règne végétal propres à une civilisation ou relèvent-ils de constantes anthropologiques universelles ? À quelles fins une telle assimilation est-elle mise en place ? Par qui, dans quel contexte, pour quel destinataire ? Quels peuvent en être les exemples et comment opèrent-ils ? La trame arborescente structure-t-elle le corps, et si oui, en quoi ?

Détails de l’appel à lire sur Calenda.

Arbres en otages : L’utilisation à Lyon de l’image de l’arbre en ville par le politique

Article de Inès Méliani et Paul Arnould paru dans François Lormant, Charles Dereix, Christine Farcy (dir.). « Forêt et communication : héritages, représentations et défis », L’Harmattan, 2016

Depuis les années 1990 à Lyon, le choix d’une politique de réhabilitation de l’image de l’arbre en milieu urbain a été soutenu par une communication territoriale assidue autour des concepts d’ « écologie urbaine » et de « nature en ville ». Les responsables de la communication institutionnelle du Grand Lyon ont peu à peu introduit dans leurs écrits les questions relatives à la présence de l’arbre en ville – l’arbre et plus généralement le tissu forestier y étant envisagés à la fois en tant que composantes fondatrices du paysage urbain mais aussi comme éléments structurants dans sa complexité. L’émergence et la fabrication d’un récit autour de l’image de l’arbre en ville repose sur sa valorisation procédant d’une stratégie conduisant à remporter l’adhésion des habitants et à la reconnaissance de l’arbre en tant qu’objet patrimonial. Mais pas seulement. Ce travail a aussi l’ambition de montrer qu’il existe une interdépendance entre la volonté de modeler l’identité du territoire et des motivations locales d’ordre essentiellement économiques : en jouant sur les concepts d’identité territoriale grâce à la présence d’objets de nature en ville, l’arbre en chef de file, le support d’une promotion territoriale pour la métropole lyonnaise est alors tout trouvé.

Article intégralement accessible en version PDF (1.45 Mo) sur Hal-Shs.

Peindre l’arbre au Moyen Âge. Les herbiers enluminés de la Bibliothèque nationale de France.

Billet de Alice Laforêt paru sur le Carnet L’histoire à la BnF, 10.05.2017

« Du poirier familier au mythique arbre à baume, en passant par l’exotique grenadier ou le figuier fertile, de nombreuses essences d’arbres peuplent les pages des herbiers médiévaux. Mais qu’est-ce qu’un arbre dans le savoir médiéval ? Comment définir cette catégorie du monde végétal, et quelles sont les plantes qui y appartiennent ? Ces questions, auxquelles les botanistes actuels n’ont toujours pas donné de réponse définitive, taraudent déjà les naturalistes médiévaux. Les longues listes de plantes dressées dans les ouvrages scientifiques sont structurées selon des logiques internes qui reposent sur l’emploi de la nomenclature. Le monde végétal est scindé en deux grandes catégories que sont les arbres (arbor) d’une part et les herbes (herba) de l’autre. À cette distinction fondamentale s’ajoutent les arbustes (arbustum), arbrisseaux (frutex) et autres buissons. Déterminer ce qui relève de telle ou telle catégorie constitue néanmoins un enjeu de taille… »

Lire l’intégralité du billet sur le carnet.

Le séquoia millénaire « qu’on pouvait traverser » détruit par la tempête en Californie

Article de Luc Vinogradoff, Le Monde, 10.01.2017

« L’inhabituelle tempête hivernale en Californie du Nord n’a pas seulement provoqué d’importantes inondations, elle a eu raison d’un des arbres les plus impressionnants et connus de la région.

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Le Pioneer Cabin Tree était un séquoia majestueux de plus de 45 mètres qu’on pouvait traverser : son tronc avait été creusé à la fin du XIXe siècle, en faisant une attraction touristique mondiale et une icône pour les habitants du coin. Des générations de touristes et de locaux avaient traversé et retraversé le tunnel, se photographiant et laissant leurs initiales sur le tronc de 10 mètres de diamètre… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

Des arbres au coeur d’une émotion. La fabrique d’un consensus patrimonial : le parc de Versailles après la tempête

Ouvrage de Véronique Dassié, Les carnets du Lahic, Ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, département pilotage de la recherche et de la politique scientifique, 2014, n°9, 223 p.

En 1999, une tempête dévaste le territoire français. Rapidement, l’attention se cristallise sur le parc du château de Versailles où de nombreux arbres multi-centenaires ont été abattus par les vents. L’enquête ethnographique menée sur cette émotion patrimoniale révèle toutes les contradictions du rapport à la nature chez nos contemporains et analyse les rouages du consensus patrimonial auquel il a donné forme. Ce carnet analyse les conditions qui ont permis la mobilisation d’une communauté d’action aussi éphémère qu’atomisée autour d’une émotion aux multiples facettes. L’histoire du parc, elle-même constitutive de la notion de patrimoine collectif, révèle l’importance de la nature pour faire culture commune.

Ouvrage intégralement accessible en version PDF (3.5 Mo) sur Hal-Amu.

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

« Dernière chance pour la biodiversité ». Les arbres de Verdun, déplacés pour le climat

Article de Angela Bolis et Nicolas Leblanc, Le Monde, juillet 2016

« Pour les forestiers, habitués au temps long des arbres et à une certaine constance de leurs conditions de vie, le grand défi du XXIe siècle sera de faire face à un facteur nouveau d’instabilité : le changement climatique. Son rythme, inédit, confrontera nombre d’essences à des températures et des précipitations qui auront sensiblement évolué au cours même de leur vie séculaire. Depuis 2011, l’Office national des forêts (ONF) tente d’anticiper ce phénomène grâce au projet Giono : une expérience de «  migration assistée » d’arbres provenant du sud de la France, où ils sont particulièrement menacés par le réchauffement, pour les planter en forêt de Verdun. Reportage sur ces plantations de jeunes chênes et hêtres, pionniers d’une lente migration climatique de la flore vers des latitudes plus clémentes… »
Lire et regarder le reportage interactif ici.