ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Antiquité

La tête végétalisée dans les décors romains : origine, diffusion et signification d’un thème ornemental

Thèse de Stéphanie Derwael, École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris), 2016

La tête végétalisée est un témoin privilégié de la culture visuelle des Romains. Innovation de l’époque tardo-républicaine et proto-impériale, elle n’en demeure pas moins l’héritière du traitement formel de figures telles que la Rankenfrau et le Rankengott et d’un symbolisme végétal séculaire. Elle évoque une nature naissante ou renaissante qui ne possède pas encore les frontières du cosmos ordonné, et fonctionne comme une épithète iconographique permettant de mettre en évidence un aspect particulier d’un personnage, tel le dieu Oceanus. L’étude des spécificités culturelles et des traditions iconographiques des différentes régions de l’Empire romain, couplée à la mise en série et à l’analyse contextualisée des documents, permet de mettre en évidence les formes de diffusion, de réception et d’appropriation de ce thème ornemental, de sa naissance à son assimilation par le monde chrétien. A côté de tendances relativement homogènes communes à l’Empire, se dessinent quelques courants particuliers, comme l’enrichissement nord-africain de la forme océanique, le renouveau oriental de la bordure à rinceau peuplé héritée de la tradition picturalisante hellénistique, ou « l’humanisation du végétal » gallo-germanique. Entre traditions et innovations, la tête végétalisée du monde romain développe des spécificités iconographiques pérennes qui lui confèrent une signification inhérente à toute forme d’hybridité végétale, tout en permettant à différentes visions du monde de s’exprimer en elle sans se dissoudre.

Mention de thèse, pas encore en accès.

Les céréales dans le monde antique . Cultiver, stocker, transformer et redistribuer

Colloque international, Université Paris-Sorbonne – Paris IV, Paris, 5-6 novembre 2015

Le rôle fondamental des céréales dans les sociétés antiques n’est plus à démontrer. Longtemps influencées par l’iconographie léguée par ces civilisations, les études se sont surtout focalisées sur les étapes de la mise en culture des champs ou de la fabrication du pain et de la bière. Cependant, rares ont été les travaux mêlant les différentes sources disponibles permettant de proposer des synthèses sur l’impact des céréales dans les économies antiques. C’est donc avec une approche comparative et transversale que ce colloque propose d’étudier la question des rôle politique et économique des cultures céréalières dans le monde méditerranéen ancien.

Programme

Jeudi 5 novembre 2015

9h – 9h30 Accueil

  • 9h30 – 10h Juan Carlos Moreno García (CNRS), Céréales et cultures alternatives en Égypte pharaonique
  • 10h – 10h30 Hussein Medina (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne), Les activités agricoles et les relations commerciales entre l’Égypte et une zone périphérique. Étude préliminaire des restes archéobotaniques de l’Âge du Bronze récent à l’Âge du Fer (Tell Quiela, Hébron et Cisjordanie)

10h30 – 11h Pause-café

  • 11h – 11h30 Charlène Bouchaud (CNRS – MNHN), Productions céréalières au Moyen-Orient (Égypte, Nubie, Levant, Arabie), Ier millénaire avant J.-C. – Ier millénaire après J.-C. : apport de l’archéobotanique et approche comparative
  • 11h30 – 12h Francis Joannès (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne), Céréales et divination en Babylonie au Ier millénaire 

12h – 12h30 Discussions

12h30 – 14h Déjeuner

  • 14h – 14h30 Julie Masquelier-Loorius (CNRS), Les greniers au Nouvel Empire (v. 1500 – 1100 avant notre ère)
  • 14h30 – 15h Guillaume Huitorel (Université Paris Ouest – La Défense), Stocker les céréales dans les établissements ruraux du nord de la Gaule à l’époque romaine. Greniers et granges à l’épreuve de l’archéologie
  • 15h – 15h30 Séverine Marchi (CNRS), Entre arrière-pays et capitale, l’approvisionnement et le stockage des céréales dans le Royaume de Kerma (Soudan)

15h30 – 16h Pause-café

  • 16h – 16h30 Julien Zurbach (École Normale Supérieure), Le stockage des céréales en Grèce à l’époque archaïque
  • 16h30 – 17h Leslie A. Warden (Roanoke College), Grain, the pottery of production, and silos: a complex economic relationship

17h – 18h Discussions

Vendredi 6 novembre 2015

  • 9h – 9h30 Nicolas Monteix (Institut universitaire de France), L’évolution des formes de consommation de céréales au prisme des boulangeries Pompéiennes
  • 9h30 – 10h Antoine Pietrobelli (Université de Reims Champagne-Ardenne), La ptisane des Grecs : transformation des céréales et représentations physiologiques
  • 10h – 10h30 Teodozja Rzeuska (Polish Academy of Sciences), Daily Bread in Elephantine during the Middle Kingdom

10h30 – 11h Pause-café

  • 11h – 11h30 Florence Bourbon (Université Paris-Sorbonne – ESPE), Orge et blé – farine et son – dans les remèdes de la Collection hippocratique
  • 11h30 – 12h Xavier Faivre (CNRS), Les céréales dans l’Orient ancien : accumulation, transformation, consommation

12h – 12h30 Discussions

12h30 – 14h Déjeuner

  • 14h – 14h30 Aurore Ciavatti (Université Paris-Sorbonne – Paris IV), L’économie céréalière des temples royaux à la Ve dynastie
  • 14h30 – 15h00 Pierre Tallet (Paris-Sorbonne – Paris IV), Du pain et des céréales : l’approvisionnement des équipes royales sous le règne de Chéops selon les papyrus du Ouadi el-Jarf

15h – 15h30 Pause-café

  • 15h30 – 16h00 Adeline Bats (Université Paris-Sorbonne – Paris IV), Le transport fluvial du grain en Égypte ancienne
  • 16h – 16h30 Damien Agut-Labordère (CNRS), Michel Chauveau (EPHE), Prélèvement et redistribution du blé et de l’orge par le temple d’Osiris – jw à El-Manawir (450 avant J.-C. – 370 avant J.-C.)

16h30 – 17h30 Discussions

Infos sur ce site.

La vannerie dans l’Antiquité romaine. Les ateliers de vanniers et les vanneries de Pompéi, Herculanum et Oplontis

Ouvrage de Magali Cullin-Mingaud, Publications du Centre Jean Bérard, 2010, 298 p.

Dans cet ouvrage, Magali Cullin-Mingaud apporte non seulement une étude des ateliers de vanniers de Pompéi reconnus ou fouillés dans le cadre du programme « Archéologue de l’artisanat antique» développé par le Centre Jean Bérard et le Centre Camille Jullian grâce à des financements du ministère des Affaires étrangères et de l’Agence nationale de la recherche (projet Artifex), mais aussi une synthèse sur l’artisan de la vannerie. Mettant en œuvre à la fois les sources écrites, iconographiques et archéologiques, elle offre un panorama complet de cet artisan méconnu. En partant des matières premières et du savoir-faire de l’artisan, les techniques de fabrication et les réalisations pratiques sont identifiées et analysées grâce aux reconstitutions effectuées par Guy Barbier, vannier Meilleur Ouvrier de France. On dispose donc désormais d’un ouvrage quasiment exhaustif sur l’artisanat de la vannerie à l’époque romaine.

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Ouvrage intégralement en accès libre sur OpenEdition Books.

Flower power: Cato’s medicinal recipes

Billet (en anglais) de Jane Draycott paru dans le carnet « The Recipes Project », 13.01.2015

Marcus Porcius Cato (234-149 BCE) is often presented as the archetypal example of the ancient Roman head of the household taking charge of his family members’ health, the result of claims made by Pliny the Elder (23-79 CE) in his encyclopaedia Natural History:

For [Cato] adds the medical treatment by which he prolonged his own life and that of his wife to an advanced age, by these very remedies in fact with which I am now dealing, and he claims to have a notebook of recipes, by the aid of which he treated his son, servants, and household. [Pliny, Natural History 29.8.15]…

Lire la suite du billet sur le carnet.

Gladiators were ‘mostly vegetarian’

Article (en anglais) de Sean Coughlan paru sur le site de BBC News, 22.10. 2014

L’analyse d’os ayant appartenu à des gladiateurs montre qu’ils mangeaient peu ou pas de viande et prenaient une boisson « revigorante » à base de… cendres de plantes.

Lire l’article ici.

Le spectacle de la nature. Regards grecs et romains

Journée d’étude, INHA Paris, samedi 18 octobre 2014

Quel regard les Anciens portaient-ils sur la nature ? Qu’y voyaient-ils ? Qu’en représentent-ils et pourquoi ? Enfin, dans quelle mesure et dans quel contexte la nature et le paysage peuvent-ils « faire spectacle » en Grèce et à Rome ? Le questionnement portera sur un cadre chronologique volontairement étendu, de la Grèce archaïque au monde romain tardif, et sur un corpus de textes et d’images très varié, pour mettre à l’épreuve la notion même de « paysage » dans l’Antiquité et pour tenter de saisir les enjeux propres à la fabrication d’un « cadre » de représentation ou d’un « lieu », perçu par le regard, dans une image ou dans un texte.

Programme

9h30 : Présentation

  • François Lissarrague (EHESS), Alain Schnapp (Paris 1), Présentation du projet d’exposition (Berlin, Naples) sur les représentations de la nature dans l’art grec.
  • Emmanuelle Valette, Stéphanie Wyler (Paris Diderot), Présentation de l’axe « anthropologie du regard dans les mondes anciens », bilan historiographique des études sur le paysage à Rome et perspectives de recherche.

10h15 : Nikolaus Dietrich (Berlin Humbolt), La nature sans paysage : La figure, l’espace et la place de la nature dans l’art grec archaïque et classique

11h : Pause

11h15 : Angela Pontrandolfo (Salerne), Nature et paysage dans la peinture hellénistique et italique

12h : Déjeuner

13h30 : Agnès Rouveret (Paris Ouest), Regards subjectifs sur les éléments de nature, de la peinture hellénistique à l’art topiaire romain

14h15 : Eric Morvillez (Avignon), « Avec vue sur jardin » : vivre entre nature et paysage dans l’architecture domestique romaine tardive

15h : Pause

15h15 : Jean-Pierre De Giorgio (Clermont-Ferrand), Sous l’épopée la plage : le spectacle de la nature dans la correspondance de Cicéron.

16h : Laury-Nuria André (Lyon 2 Hisoma) Les paysages épiques: une nature spectaculaire ?

16h45 : Discussion générale

[Info Calenda]

Archéopages n°37. Dossier Jardins

Revue Archéopages, n°37, Inrap, 92 p., avril 2014

Étudier le jardin a longtemps été le seul fait de l’histoire de l’art et de l’architecture. Or, le sous-sol pour l’archéologue est riche d’informations tout aussi significatives. C’est la conception même du jardin et l’ensemble des techniques afférentes qui sont ici explorés, de la Gaule romaine au XVIIIe siècle. Schémas, cartes et illustrations à l’appui.

Sommaire

Éditorial
Jean-Paul Jacob

Dossier : Jardins
– Le « sanctuaire » végétal de Jaunay-Clan. Un aménagement du Ier siècle dans une exploitation agricole
( Gaëlle Lavoix, Frédéric Gerber, David Guitton)

– L’adaptation du modèle italique des « jardins » dans la Gaule romaine. Quelques exemples récemment fouillés dans un grand quart nord-est de la France (Véronique Brunet-Gaston)

– Interstices et transitions. Le végétal dans l’entre-deux (Hélène Eristov, Florence Monier)

– Le jardin du cloître des carmélites de Metz (XVIIe-XVIIIe siècles). Étude archéologique de l’aménagement d’un jardin en contexte urbain (Stéphane Augry, Quentin Borderie)

– Archéologie et histoire d’une attraction ludique de plein air du XVIIIe siècle. Le jeu de l’Oie grandeur nature du Petit Parc de Chantilly (Oise) (Jean-Louis Bernard, Christian David, Cécile Travers)

– Un grand chantier d’aménagement urbain et paysager au début du XVIIIe siècle. Archéologie et histoire du château de Lunéville (Cécile Travers)

– Regards aériens sur quelques parcs et jardins de châteaux modernes. Aménagements paysagers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles dans l’ouest de la France (Gilles Leroux)

– Débat : Le monde en son jardin (Marie-Hélène Bénetière, Frédérique Boura, Amina-Aïcha Malek)

En vente ici.