ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de agronomie

Mooc ProtéiNNOV

La prise de conscience d’une raréfaction des ressources en protéines animales dans les décennies à venir et la nécessité de produire plus durablement ces ressources alimentaires nous conduit à repenser aux autres sources de protéines, notamment les protéines d’origine végétale. Parmi les sources de protéines végétales, la plus employée comme substitut des protéines animales est le soja, mais le soja n’est pas la seule source de protéines végétales. Il est donc opportun de faire le point sur les autres sources de protéines végétales et sur leur utilisation. Le développement de nouveaux produits alimentaires riches en protéines végétales passe par la connaissance des atouts tant technologiques que nutritionnels de ces ingrédients, mais aussi des freins à leur introduction dans le régime alimentaire des européens.

Le MOOC proposé est donc ciblé sur les protéines végétales et sur leur utilisation dans l’alimentation humaine. Le cours a pour but d’apporter des connaissances dans quatre domaines ciblés sur l’utilisation des protéines végétales pour l’innovation de produits alimentaires : Agronomie, Nutrition, Technologie alimentaire et Innovation produits.

Informations sur ce Mooc sur la plateforme Fun.

¿Por qué se invierte en plantaciones de Jatropha? Respuestas desde Costa Rica

 Rapport (en espagnol) de Abigaïl Fallot et David Palacios Palacios, CIRAD Montpellier, 18/03/2013, 19 p.

In a global context of incomplete information and controversies about the development of Jatropha curcas plantations for biofuel production, we analyze the case of Costa Rica where diverse actors have gotten involved in the promotion and the plantation of Jatropha, and abandoned it quite soon afterwards, without significant production. Trying to explain the renewed interest for Jatropha in spite of the observed disillusions, we identified a specific role for the plant in different strategies. We analyze that for reasons of competition between actors of research on Jatropha, there is little interest in systemizing and sharing knowledge about the plant and its potential for the production of energy. We conclude about the possible evolutions of the Jatropha situation according to alternatives for the different key actors of the plant development.

Rapport intégralement accessible en version PDF (762 Kb) sur HAL-SHS.

Engagement de la recherche agronomique dans l’action. Le cas d’une Recherche-Action en Partenariat au Cameroun

Thèse de Anna Carbonnel, Université Paul Valéry – Montpellier III (Ethnologie), 10/12/2012, Paul Pandolfi (Dir.), 376 p.

La Recherche-Action en Partenariat (R.A.P.) est une démarche de recherche conçue par des chercheurs du Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (C.I.R.A.D.). D’après les concepteurs de la R.A.P., les inventions proposées par les chercheurs agronomes ne sont pas suffisamment prises en compte par les potentiels utilisateurs et ne se transforment pas forcément en innovation. Inspirée des sciences sociales et présentée comme une démarche capable d’élaborer des conditions favorables à la co-construction des innovations, la R.A.P. doit améliorer le passage entre l’invention des chercheurs et l’adoption de ces inventions par les utilisateurs. Cette thèse se focalise sur les conditions d’émergence de la R.A.P. au C.I.R.A.D. puis sur son application à deux terrains vivants : le Cameroun et le Burkina Faso. La question principale posée dans ce travail est de savoir si effectivement et concrètement, la R.A.P. s’inspire des sciences sociales pour favoriser la co-construction des innovations et atteindre l’un de ses objectifs : résoudre les problèmes des acteurs. Cette thèse est une réflexion sur la place et les actions possibles des sciences sociales en collaboration avec d’autres disciplines pour se mettre au service d’une telle démarche et de tels projets de développement. L’observation de la R.A.P. comme un objet de recherche socio-anthropologique donne à voir une multitude de questionnements essentiels tant pour le milieu de la recherche que pour les situations locales rencontrées.

Thèse  prochainement publiée chez L’Harmattan.

Les chercheurs en agronomie face aux temporalités du végétal : entretiens biographiques

Conférence de Cristiana Oghina-Pavie, le 21 février 2013, de 10h à 12h au Centre Alexandre Koyré (27 rue Damesme, 75013 Paris), dans le cadre du séminaire « L’enquête biographique dans les études sur les sciences » organisé par Anne Collinot

Les chercheurs qui prennent pour objet les plantes cultivées sont confrontés aux multiples temporalités du végétal. leurs travaux sont en effet rythmés par les cycles biologiques quotidiens, saisonniers, annuels ou pluri-annuels des plantes. Partant d’une série d’entretiens biographiques, cette présentation s’interrogera sur le rapport qu’entretiennent avec le temps les chercheurs dont l’objet sont les plantes dites « pérennes » : arbres fruitiers, vigne, rosiers, etc. Nous mettrons en évidence comment le temps de la recherche, structuré par des stratégies,programmes et projets individuels et collectifs, doit s’accorder avec le temps biologique des végétaux, mais aussi, lorsque cette recherche est finalisée, avec le temps social, celui de l’innovation, de l’attente des consommateurs et des producteurs des plantes. Nous nous attacherons ainsi à révéler la nécessaire conciliation de ces trois temporalités complexes marque en profondeur les parcours professionnels de ces chercheurs.

[Info Horticombio]

Analyse comparative des processus d’adoption et des impacts du Semis direct sur Couverture Végétale permanente (SCV) sur les exploitations agricoles familiales dans 3 régions tropicales : Madagascar, Cameroun et Laos

Memoire d’ingénieur de Anais Lamantia, Agrocampus Ouest, 19/09/2012, Patrick Dugue (Dir.)

Le Semis direct sous Couverture Végétale permanente est un des systèmes d’Agriculture de Conservation qui a été développé dans le cadre du Programme d’Actions Multi Pays en Agroécologie. Les SCV reposent sur trois principes : non travail du sol, couverture du sol permanente et rotation et/ou association des cultures. Ce mémoire traite de trois terrains où les SCV ont été diffusés depuis plus de 5 ans : le lac Alaotra à Madagascar, la zone cotonnière du Nord-Cameroun et les provinces de Xieng Khouang et Sayabouri au Laos. L’objectif de l’étude est d’expliquer les faibles taux d’adoption des SCV dans ces terrains en comparant les processus d’adoption des SCV dans le but ensuite de développer un modèle générique expliquant l’adoption des SCV en agriculture familiale. L’analyse de différents facteurs montre que le contexte au lac Alaotra est propice à la pratique des SCV et que les projets de développement ont un rôle essentiel dans leur diffusion. Ce rôle est cependant temporaire contrairement au Nord-Cameroun où la société cotonnière apporte un soutien sur le long terme. Au Nord-Cameroun, la principale contrainte repose sur un problème de gestion collective des ressources (vaine pâture et feux de brousse) qui rend difficile la conservation du mulch en saison sèche, il y a compétition entre agriculture et élevage. L’étude montre également la capacité des paysans à s’adapter aux contraintes en modifiant les systèmes diffusés (SCV à bas niveau d’intrants, Systèmes de Culture Innovants fourragers). Cependant, l’impact de ces innovations paysannes reste à étudier par la recherche.

Accessible integralement en version PDF (6,4 Mb) sur Dumas.

Constitution des systèmes de culture maraîchers à proximité d’une ville : quelles marges de manœuvre des agriculteurs pour répondre à une augmentation de la demande ? Cas des systèmes de culture à base de légumes feuilles dans l’espace périurbain de Mahajanga (Madagascar)

Thèse de Marie Mawois, AgroParisTech (Agronomie), 16/11/2009, Marianne Le Bail (Dir.), 222 p.

L’urbanisation croissante dans les pays en développement s’accompagne d’une augmentation de la demande alimentaire qui pose le problème de la sécurisation alimentaire et nutritionnelle de l’approvisionnement des villes. Les systèmes maraîchers contribuent fortement à l’approvisionnement alimentaire des villes en produits frais. Ils incluent fréquemment une proportion importante de légumes feuilles. Le développement de la production de légumes, dont les légumes-feuilles, par l’agriculture urbaine est un enjeu-clé face à la croissance urbaine. Il peut être obtenu en augmentant les rendements surfaciques et/ou en augmentant les surfaces cultivées. Ce dernier point, sur lequel porte ce travail de recherche en agronomie, pose fortement question en agriculture urbaine, où l’accès à certaines ressources, dont les surfaces à cultiver, est particulièrement difficile car potentiellement concurrencé par les usages urbains. Nous analysons ici la valorisation actuelle des terrains agricoles par les espèces maraîchères recherchées par la population, en comprenant comment les agriculteurs raisonnent la localisation des différentes cultures sur le territoire de leur exploitation agricole. Puis nous évaluons les marges de manœuvre pour augmenter éventuellement ces surfaces. Nous avons mené ce travail sur des systèmes de culture maraîchers à proximité de Mahajanga (Nord-Ouest de Madagascar), grande ville malgache à forte croissance. Pour instruire cette question de recherche, nous nous appuyons sur les modèles conceptuels pour l’analyse des décisions d’assolements et successions de cultures pré-existants. La procédure proposée consiste, à partir d’enquêtes et de suivis prolongés en exploitations agricoles, à reconstituer les surfaces cultivées (dites ici développées) dans l’exploitation sous forme de réseau de contraintes, c’est à dire de relations hiérarchiques liant des variables décisionnelles. La compréhension de ces réseaux de contraintes nous permet de discuter, in fine, des marges de manœuvre des agriculteurs pour s’adapter à une demande urbaine croissante, révélée par les premiers metteurs en marché que sont localement les collectrices. D’un point de vue théorique nous avons formalisé un modèle conceptuel de constitution des surfaces cultivées en légumes feuilles. Nous avons enrichi et affiné certaines variables utilisées dans les modèles pré-existants, proposé de nouvelles variables et de nouveaux déterminants. Nos résultats ont également une portée opérationnelle, par le diagnostic des facteurs limitants de l’extension des surfaces cultivées en légumes feuilles dans ce cas d’étude. On met en évidence ici que c’est à travers deux catégories de facteurs que l’on pourrait envisager l’augmentation des surfaces cultivées dans les exploitations : l’augmentation des ressources productives (terre, eau, travail) et une modification de l’organisation de la commercialisation. On a pu mettre en évidence une diversité des marges de manœuvre entre agriculteurs pour cette expansion des surfaces. Même si ces marges de manœuvre restent faibles, nous montrons que leur compréhension à l’échelle de l’exploitation est indispensable non seulement pour évaluer les contraintes et opportunités des agriculteurs pour adopter des propositions de changement mais aussi pour raisonner le développement des cultures à l’échelle du territoire périurbain. Les résultats obtenus discutés par rapport à la littérature et les limites de l’étude, débouchent sur des perspectives scientifiques et opérationnelles. Au delà de cette expérience locale, notre posture de recherche nous semble complémentaire des méthodes utilisées par les planificateurs urbains. Son intérêt majeur est d’aider à une identification précise, en termes de constitution des surfaces cultivées, des facteurs limitant leur augmentation potentielle et des marges de manœuvre à l’échelle de l’exploitation et du territoire pour lever ces facteurs limitants.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5,9 Mb) sur TEL.

Agriculture urbaine et périurbaine pour la sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest. Le cas des micro-jardins dans la municipalité de Dakar

Thèse (en français) de Tommaso Sposito, Université de Milan (Ingénierie agraire), 17.12.2010, R. Petrolani et Franco Sangiorgi (Dir.), 232 p.

In the context of Urban and Peri-urban Agriculture (UPA) micro-gardens, a simplified version of hydroponics, represent an interesting opportunity for producers, because they are characterized by a high efficiency in the use of water (2-3 l/m2/per day) and by a great spatial versatility. Moreover the vegetables grown through this technique are of high quality, because quality water and no chemical pesticide are used. These characteristics improve the poorest families’ access to horticultural products, they contribute to diet diversification of poor (and also non poor) families and thanks to surplus selling they answer the need to create an extra source of income. As this activity is mainly based on recycled materials (pallets, old tyres, bins, plastic bottles and bags as containers, peanut shells and rice hulls for the substrate), its environmental impact is undeniably important. Our study, which took place in Dakar in the framework of a project of decentralized cooperation between the municipality of Milan and the Senegalese capital, proved micro-gardens’ excellent production performances. Cultivation on solid substrate can provide 7-9 kg /m2 of tomatoes, and up to 15 kg/m2 of cucumbers. In floating system peppermint can produce up to 1,5 kg/m2 and lettuce 35 heads/m2. Very good productions and low costs offer the rising micro-gardens production chain some interesting opportunities of economical development, and profitability studies underlined its economic sustainability. In fact our study demonstrated that a group of producers possessing 10 containers (1 m2 each) can afford to buy inputs needed for production by selling half of its production (10 m2 can bring up to 230 000 F CFA/a year, that is to say about 340 euros.) In the last few years attempts were made to introduce compost to enrich solid substrate, in order to diminish the amount of mineral fertilizers now employed. Productions aren’t fully satisfying yet, but the further development of this technique could be crucial in the management of urban organic wastes. The benefits of micro-gardens and of UPA in general are also very important on the social and cultural plane. First of all they offer integration opportunities to marginalized groups (old, disabled people, women, young people). Moreover their introduction into schools offer the possibility to cater their canteens and to organize several didactic activities. Finally through the experience of micro gardens people appropriates of two extremely important concepts: those of food safety and food security. The necessity to improve the food and environmental situation in towns of developing countries is stressed by demographic projections: in 2025 more than half the population of developing countries – about 3,5 billion people – will live in towns. The recent history of the development of conurbations in Southern countries lets us foresee that towns will rapidly grow to the expenses of former rural spaces, increasing food insecurity, unemployment, social exclusion, environmental degradation. UPA may be able to permit a partial u-turn: increased food security, job creation, environmental sustainability. From the specific case of micro-gardens our research extended to the rest of Dakar region, to the town of Cotonou (Benin) and to West Africa in general, in the attempt to give a general outline of UPA in the sub-region and to identify its advantages, potentialities, limits and associated risks. The case studies of Cotonou and Dakar, which are especially deepened in this study, are particularly meaningful: in both towns UPA nourishes and offers a job to quite a big percentage of the population, it can play a key environmental role and experience the two limits that, in our opinion, mainly obstacle its development. In fact UPA in Cotonou is limited by the access to the land, especially because of its geographical position (the town in fact is constricted between the ocean on one side and the lagoon on the other) and by the competition for other urban uses. In Dakar access to land is similarly a problem, worsened by the difficulties to accede good and safe water resources. In this sense micro-gardens seem to be destined to increase their importance in the context of UPA in the sub-region. Moreover both case studies stressed the importance of a greater integration of UPA in urban planning, and the utility that Geographical Information Systems (GIS) can have as decision support.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5,6 Mb) sur le site de l’université de Milan.