ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de agroforesterie

Deuxième colloque européen sur les trognes

Colloque européen, 1-3 mars 2018, Sare, Pays Basque (France)

Faire rimer biomasse et biodiversité, à tous les étages : le 2e colloque européen sur les trognes s’annonce comme un moment de partage et de découverte privilégié, un évènement phare sur l’agenda agroforestier de l’année à venir. Résolument tourné vers l’avenir, c’est la richesse et la diversité des pratiques à travers l’Europe (et au delà), et à travers elles les applications concrètes et les enjeux de développement pour des territoires durables et productifs qui seront mis à l’honneur.
Public : agriculteurs, chercheurs, élus, techniciens, naturalistes, écologues, gestionnaires de territoire…
Conférences, tables rondes, ateliers d’échanges, visites de terrain, démonstrations de matériel (taille, produits, filières, gestion durable et renouvellement de la ressource…)

Du bon usage des arbres
Les trognes témoignent d’une intense complicité historique entre les arbres et les agriculteurs. Si ces modes de gestion paysans sont caractéristiques des pays bocagers, ils se rencontrent couramment dans bien des contextes, et sous presque toutes les latitudes de la planète.

La trogne, arbre « cultivé » par excellence, fournit une diversité de produits à court et moyen terme (fourrage, bois énergie, litière…), tout en permettant de capitaliser, en valeur économique, paysagère et services environnementaux, dans une bille de pied et une tête pérennes, habitats d’une biodiversité foisonnante. La conduite en trogne stimule l’arbre dans sa croissance, tant aérienne que souterraine, assurant une production de ressources disponibles, accessibles, gratuites et durables.

Vidéo « L’arbre comme fourrage, Ted Green »
Vidéo « Trognes, arbres paysans, Dominique Mansion »

Informations ici.

 

Le projet ARBELE

Le programme Casdar ARBELE : l’ARBre dans les exploitations d’ELEvage herbivore, réunit des partenaires de la recherche et du développement dans le domaine de l’élevage, de la forêt et de l’agroforesterie et a pour objectif d’étudier et évaluer dans le contexte actuel la pertinence des différentes pratiques agroforestières.

Différentes actions sont conduites afin d’une part de cerner les atouts et limites de l’agroforesterie (intérêt fourrager, bien-être animal, bois litière, bois-énergie, impacts environnementaux,…), et d’autre part de capitaliser des références technico-économiques (évaluation des coûts, temps et matériel des chantiers, itinéraires d’exploitation…).

Fiche de présentation synthétique du projet ici.

La forêt en jeu. L’extractivisme en Amazonie centrale

Ouvrage collectif sous la direction de Laure Emperaire, IRD Éditions, 1996, 231 p.

Souvent présenté comme une activité archaïque, l’extractivisme, c’est-à-dire l’exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n’être que le témoignage de l’un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus.

Mais les mouvements des collecteurs de latex d’hévéa, aux revendications relayées par diverses institutions, et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques l’ont propulsé au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée.

Foret en jeu

Mais que sait-on de sa viabilité écologique ? Comment peut-il s’adapter aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd’hui l’Amazonie ? Dans un contexte mondial de mise en culture de nombreuses espèces, de fabrication massive de produits de synthèse, pourquoi un tel intérêt autour de cette activité ? Comment l’extractivisme peut-il participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur ?

Livre en accès libre et intégral sur Open Edition books.

Des arbres au milieu des champs

Emission radio, Zoom de la rédaction, France Inter, 5 juillet 2013

C’est une nouvelle révolution agricole, l’agroforesterie  : planter des arbres au milieu des champs. A Vittel où la qualité de l’eau des sources doit être préservée des pollutions agricole, l’expérience vient d’être lancée. 
Imaginez un champ de luzerne de 25 hectares où 5 000 arbres ont été plantés. En lignes assez espacées pour ne pas gêner les manoeuvres des engins agricoles. C’est Fabrice Felten qui cultive cette parcelle. Il compte récolter du bois de chauffage tous les trois ans et du bois d’oeuvre comme le merisier dans plusieurs dizaine d’années.

Arbre © Nathalie Fontrel – Radio France – 2013

L’intérêt n’est pas uniquement économique. L’arbre a un rôle écologique. Il a un impact bénéfique sur les cultures comme l’explique le co-fondateur de l’association Pur Projet Jean Marie Deshoux : maintien de l’humidité du sol, apport de matière organique. les arbres sont également des hôtels à insectes pollinisateurs. 

L’agroforesterie, c’est la réhabilitation d’une méthode de culture ancestrale que le remembrement et la mécanisation agricole avaient rendu obsolète. 
Cette expérience est chapeautée par le minéralier Vittel. Pour lui c’est vital : Il s’agit de tout faire pour protéger la source des pollutions agricoles. 
Agrivair, une filiale de Nestlé Water, a en charge la protection de la ressource en eau depuis 20 ans. Elle signe des partenariats avec les agriculteurs volontaires. Ils sont une trentaine aujourd’hui. Avec un cahier des charges très strict. 
Christophe Klotz , le directeur d’Agrivair, y a rajouté cette expérience de cultiver des arbres au milieu des champs. 
Pour le moment deux agriculteurs se sont portés volontaires pour se lancer dans l’agroforesterie. Dont un éleveur de vaches laitières en agriculture biologique. Dominique Sautré regarde les jeunes arbres qui poussent au milieu de son champ de blé. Pour le moment ils ne sont pas très hauts. Un peu plus d’un mètre… La récolte n’est pas pour demain. Mais il songe à ses enfants : ce sont eux qui vendront le bois.

Ré-écouter l’émission sur le site de la radio.