ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de agriculture urbaine

La révolution des urbainculteurs

Émission de radio « De causes à effets, le magazine de l’environnement », radio France Culture, 19.02.2017

Près de 80% de la population française est citadine. Mais depuis quelques années, le béton fleurit. Ou du moins, certains s’attellent à rendre nos rues et nos modes de vie plus verts. Nous les appellerons, les urbainculteurs, et ce sont eux, qu’Aurélie Luneau reçoit.

La ville gagne, la vie citadine est le quotidien d’une majorité d’humains sur terre, un environnement « béton » qui a tendance, depuis une quinzaine d’année, à se verdir et à fleurir bon… à une époque où la qualité de l’environnement et les questions de santé publique sont devenues un moteur en ce domaine !

Dans le monde entier, des hommes et des femmes jouent les innovateurs, imaginent la campagne à la ville, entendent se nourrir autrement et parviennent à faire vivre une production agricole au coeur des villes. Des urbainculteurs d’aujourd’hui que la canadienne Jennifer Cockrall-King a rencontrés, parcourant le monde, à la découverte des fermes verticales, des balcons-potagers, des ruches sur les toits, des vignobles urbains, des jardins communautaires… Une nouvelle économie qui répond à une réelle attente !

Avec aussi, Eric Duchemin, professeur à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Québec, et rédacteur en chef de la revue Vertigo, Florence Chaumontet, présidente de l’association Jardins Malins, du 13ème arrondissement de Paris, et Sébastien Goezler, co-fondateur de Vergers Urbains, urbaniste indépendant, spécialisé en permaculture urbaine.

Émission à (re) écouter ici.

Les « Jardins Perchés », à Tours cherchent leur maraîcher

« Une fois n’est pas coutume, l’exploitation prendra place sur le toit et au pied d’une résidence sociale, portée par Tours Habitat,  dont le permis de construire est déposé depuis le mois de septembre 2016, pour lequel Toits Vivants a participé à l’étude de faisabilité avec l’association Fermes d’Avenir. Ce projet se veut précurseur et inspirera sans doute bien d’autres bailleurs.

Aujourd’hui, nombreux sont les programmes d’agriculture urbaine qui se développent. Pour chaque projet, l’objectif est le même : préserver l’environnement et ses habitants en ville. Faire venir la campagne dans la ville, c’est d’ailleurs le défi que s’est lancé Tour(s) Habitat. Le bailleur social a imaginé une résidence de 75 logements sociaux associés à 2 000 m2 de cultures maraîchères : « Les Jardins Perchés ».

 
Tour(s) Habitat a souhaité innover et s’est lancé dans un projet insolite d’agriculture urbaine. Dans le nord de la ville de Tours, le bailleur social a souhaité expérimenter un tout nouveau concept, celui de marier une opération de logements au gabarit urbain à la création d’une exploitation maraîchère économiquement viable.. »
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Lire la suite de l’article sur Toits Vivants.

Agricultures urbaines durables : vecteur pour la transition écologique

Appel à communication, colloque international, Toulouse (France), 9-10 juin 2017

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 60% de l’humanité vit dans les zones urbaines et les prévisions pour 2050 sont de 80% (+ 3 milliards de personnes sur la terre). Le développement de l’agriculture urbaine (AU) est l’une des clés de la survie alimentaire de l’humanité. De nombreux projets d’AU se développent donc dans le monde : les productions aquaponiques, les fermes verticales, les jardins collectifs éventuellement sur les toits, les arbres fruitiers dans des espaces collectifs … Les innovations multidisciplinaires optimisent l’efficacité du métabolisme urbain, favorisent l’alimentation durable en relation avec l’économie circulaire, la qualité des écosystèmes et participent ainsi au bien-être (social, santé pour tous, paysages comestibles, etc.) des citoyens. En France, la nouvelle « Région Occitanie » (Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon) développe une agriculture de pointe (1ère région française pour l’agriculture biologique). Suite aux ateliers sur l’AU (INPT-ENSFEA-UPS, Toulouse 2014 & 2015), le réseau international Agriville (http://reseau-agriville.com/) a été mis en place, il offre une plateforme participative et interactive « Enseignement et Recherche; Science et Société « qui traite de l’AU multiforme.

Le colloque international «Agricultures urbaines durables» propose 6 sessions scientifiques, chacune avec des sous-sessions (expositions, discussions autour d’affiches, visites) et des tables rondes (recherche-formation-emploi) avec les différents acteurs (agriculteurs, chercheurs, élus, étudiants, associations, consultants).

  • Session 1 : Agronomie urbaine
  • Session 2 : L’agriculture dans les projets et les expériences urbaines
  • Session 3 : Environnement et Santé 
  • Session 4 : Economie circulaire : Métabolisme urbain et éco-ingénierie.
  • Session 5 : Transition Ecologique
  • Session 6 : Agriculture urbaine et formation

Le colloque vise une valorisation scientifique (numéro spécial Vertigo, actes du colloque, revue SEGH…) et pédagogique multi-supports (ouvrages Educagri, plateforme Réseau Agriville…).

Informations sur Calenda et sur VertigO.

Paysages, usages et images de la nature dans une grande ville du Sud : quels enjeux à Antananarivo (Madagascar) ?

Article de Catherine Fournet-Guérin paru dans « Projets de paysage. Revue scientifique sur la conception et l’aménagement de l’espace », 2014

Alors que les travaux scientifiques consacrés aux villes des pays du Sud sont très abondants, d’une part, et que ceux portant sur la nature en ville le sont tout autant, d’autre part, peu nombreux sont ceux figurant à l’intersection de ces deux champs thématiques, à savoir la nature dans les villes du Sud. En effet, l’étude des liens entre la nature et le monde urbain fait l’objet d’un regain d’intérêt presque exclusivement centré sur les villes des pays riches. L’article est consacré à la nature à Antananarivo, capitale souvent décrite comme désagréable à vivre car polluée et saturée, par ses habitants comme par les visiteurs de passage, et dans laquelle la place de la nature peut de prime abord sembler secondaire. Sont tout d’abord présentés les paysages de la nature dans l’espace urbain : agriculture urbaine, squares et jardins de l’époque coloniale, mais aussi efforts de végétalisation, tant domestique que dans l’espace public. Les usages de la nature sont ensuite analysés : récréatifs, voués à l’intimité difficile à trouver dans les logements, ou cultuels (rites ancestraux discrets). Le désir de végétaliser son logement, fût-il très modeste, comme quête de beauté et indicateur de citadinité, est également pris en compte. Enfin, le statut de la nature en tant qu’objet d’aménagement est étudié : de plus en plus, celle-ci est utilisée par les pouvoirs publics pour tenter de promouvoir une image internationale valorisante de la ville, sous couvert de discours marqués du sceau du développement durable. Des plans d’aménagement, séduisants sur le papier mais non fondés sur les besoins effectifs des habitants, sont ainsi conçus. Ainsi, même dans une ville très pauvre, où les préoccupations écologiques et la prise en compte du bien-être des habitants sont secondaires, la nature est désormais considérée comme un atout valorisable dans le cadre d’une politique de marketing urbain, ce qui permet de contribuer à son maintien.

Article intégralement accessible en version PDF (1.45 Mo) sur Hal-Shs.

Des légumes, des poissons et du houblon cultivés sur les toits ou dans les parkings de Paris

Article de L. Van Eeckhout paru dans Le Monde, 05. 11. 2016

« Une serre maraîchère de 1 800 m2, bordée d’une prairie, d’un jardin fruitier et d’une ruche ; une ferme aquaponique produisant des légumes et des poissons d’eau douce ; une serre conjuguant potager urbain et bar restaurant locavore… Les lauréats de l’appel à projets Parisculteurs, lancé en avril par la Ville de Paris, ont été dévoilés jeudi 3 novembre. Mêlant paysagistes, agriculteurs, architectes, associations, start-up, 33 équipes ont été sélectionnées pour végétaliser ou cultiver toits, terrasses voire parkings, mis à disposition pour 13 d’entre eux par la Ville de Paris, et pour 20 par des partenaires (bailleurs sociaux, RATP, entreprises privées…).

S’ils ont tous comme fil rouge l’agroécologie, les projets retenus mettent en œuvre une grande variété de techniques de culture : aquaponie, aéroponie, permaculture, culture en bac, hydroponie champignonnière… « L’imagination et l’inventivité dont témoignent les projets prouvent que notre engagement pour une ville moins minérale, plus végétale et “comestible” n’est pas une chimère, se félicite Pénélope Komitès, adjointe aux Espaces verts de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Ils sont des réponses concrètes au double défi climatique et alimentaire auquel les villes et métropoles sont confrontées. »

Ces 5,5 hectares de parcelles végétalisées et cultivées vont contribuer à la rétention des eaux de pluie et à la réduction des îlots de chaleurs dans la ville. Et leur production empruntera les circuits courts de distribution. Elle sera vendue sur les marchés et/ou aux restaurants avoisinants, livrée sous forme de paniers aux habitants du quartier, voire directement cueillie par eux. Au total, 425 tonnes de fruits et légumes, 24 tonnes de champignons, 3 tonnes de poissons, 95 kilogrammes de miel et 8 000 litres de bières seront chaque année produits et livrés dans Paris.. »

Lire la suite de l’article sur le site du Monde.

Migrer et cultiver la ville : l’exemple de l’agriculture communautaire à Malmö

Communication de Camille Hochedez, 5èmes journées Petites paysanneries : « Les petites paysanneries et la ville. Un mariage de raisons…Hommage aux travaux de Nicole Mathieu » , Oct 2016, Nanterre, France

La présente communication envisage les liens entre agriculture urbaine et migrations, en se demandant dans quelle mesure les communautés de migrants participent au maintien des espaces de l’agriculture urbaine, voire à leur développement. Contribuent-ils à développer des formes d’agriculture urbaine particulières, par leur localisation, les types de cultures, les pratiques de commercialisation et les débouchés ? A partir d’une étude de cas sur le jardinage communautaire à Malmö (Suède), le travail propose une définition de l’agriculture communautaire au regard de son rôle dans la justice alimentaire. Le travail replace ces formes d’agriculture communautaire dans les dynamiques métropolitaines plus globales, caractérisées à Malmö par une politique de la ville durable. Dans ce contexte, les espaces de l’agriculture urbaine favorisent-ils une intégration des migrants à la ville ? Le texte pose l’hypothèse que la politique de soutien à l’agriculture urbaine, par le biais du développement des espaces de jardinage, entraîne des reconfigurations porteuses d’inégalités, ou du moins de vulnérabilités pour les espaces agricoles tenus par les migrants.

Document intégralement accessible en version PDF (545.68 Ko) sur Hal-Shs.

La ville de Paris veut mettre du vert à tous les étages

Zoom de la rédaction, radio France Inter, 5 juillet 2016

Paris a modifié son plan local d’urbanisme hier. Parmi ses objectifs : végétaliser la capitale. D’ici 2020, Anne Hidalgo veut verdir 130 hectares de plus dans Paris intra-muros… du rez-de-chaussée jusqu’au toit. C’est ainsi que Sandy Dauphin s’est rendue  sur le toit de l’opéra Bastille. Pourquoi ne pas y faire pousser des légumes ? L’opéra Bastille veut végétaliser 5.000 mètres carré de toit-terrasses interdits au public. Ce jour-là, des dizaines de candidats se pressent dans les escaliers pour visiter le site sous la pluie. Parmi eux, Julien Girardon  d’Abricotoit, une entreprise spécialisée dans l’agriculture urbaine…

Ré-écouter l’émission sur la page de la radio.