ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

L’agritourisme truffier dans le Vaucluse. La découverte d’un produit gastronomique chez le producteur

Article de Vincent Marcilhac paru dans Téoros, Revue de Recherche en Tourisme, 2016

Le Vaucluse est le premier département de production de truffes noires (tuber melanosporum) en France. Pourtant, la valorisation touristique autour de la production locale de ce produit alimentaire de luxe avec une réputation gastronomique internationale est modeste. L’objet de cet article est d’analyser ce paradoxe. La rareté et l’irrégularité de l’offre d’une part, le caractère confidentiel de la demande d’autre part, font de la truffe un produit de niche, dont l’opacité de la filière limite sa valorisation touristique dans les zones de production.

Article en accès intégral, version PDF (474.5 Ko) sur Hal-Shs.

De Versailles à Chantilly : l’art d’André Le Nôtre en quatre jardins à la française

L’antisèche de France Culture, 06.03.2017

Quatre jardins historiques et emblématiques d’André Le Nôtre, ainsi que des archives radiophoniques, pour explorer l’esthétique du jardinier royal de Louis XIV, alors que s’ouvre au Grand Palais l’exposition « Jardins« 

A lire et écouter ici.

Produits oubliés, produits menacés, produits disparus Causes et mécanismes du déclin, XIVe-XXIe siècle

Colloque international, Université Bordeaux Montaigne, 4-6 avril 2017

Dans le cadre du programme TERESMA qui s’intéresse aux liens entre produits de terroirs, territoires, espaces et marchés hier et aujourd’hui, ce colloque se propose d’essayer de comprendre les causes et les mécanismes du déclin de certains produits du XIVe au XXIe siècle. Si l’histoire et les sciences sociales en général se sont beaucoup intéressées aux success stories, aux produits qui ont réussi à se diffuser largement, à s’inscrire dans la durée, à assoir leur notoriété et à entraîner la croissance de secteurs économiques, d’entreprises ou de territoires, l’échec peut lui aussi être un objet historique permettant de mettre en lumière les transformations économiques, sociales et culturelles d’une époque et d’un espace. Étudier les multiples processus de déclin, de la menace latente sur un aliment à sa disparition définitive, conduit ainsi à interroger les choix alimentaires et leurs contraintes, les orientations du secteur agro-alimentaire ou les politiques menées dans ce domaine.

Programme sur le carnet de Teresma.

Des jardinier.e.s partagé.e.s entre discours et pratiques : du lien social à l’entre-soi

Thèse de Léa Mestdagh, Sociologie. Université Sorbonne Paris Cité, 2015, 456 p.

Centrée sur l’étude de plusieurs jardins partagés parisiens et de proche banlieue, cette thèse se propose de questionner les discours – institutionnels, associatifs, et des jardinier.e.s eux.elles-mêmes – présentant ces jardins comme des lieux de création de lien social. L’enquête de terrain, mêlant observation participante, questionnaires et entretiens semi-directifs, révèle que ces jardins constituent des espaces d’entre-soi, fréquentés par des acteur.rice.s proches, en particulier en termes de positions sociales, de niveaux de diplômes et de pratiques culturelles et de loisirs. Si des liens peuvent émerger dans et par ces jardins, leur portée reste ainsi limitée par le fait qu’ils se créent presque exclusivement entre les membres des collectifs, sélectionné.e.s socialement. L’enjeu de cette thèse est donc de mettre à l’épreuve du terrain l’inadéquation entre les éléments de discours recueillis et les pratiques effectives des acteur.rice.s. Ce travail se situe dans une réflexion plus large à propos du lien social contemporain caractérisé par sa nature élective. Il soulève aussi la participation des collectifs associatifs aux stratégies d’appropriation de l’espace et aux processus ségrégatifs en jeu dans les territoires urbains, en particulier la gentrification en cours à Paris et dans les communes de proche banlieue.

Thèse intégralement accessible en version PDF (8.57 Mo) sur Hal-Shs.

Jean Giono : Des paysages personnages

Émission « La compagnie des auteurs », radio France Culture, 16.03.2017

La nature possède, chez Giono, une place centrale. De sa fusion avec l’homme dans un récit aux accents épiques (Le Chant du Monde) au « manifeste» avant-gardiste de la cause écologiste (L’homme qui plantait des arbres), Laurent Fourcaut et Alain Jaubert évoquent cette nature poétique et romanesque.

Émission à (re) écouter ici.

 

Le projet ARBELE

Le programme Casdar ARBELE : l’ARBre dans les exploitations d’ELEvage herbivore, réunit des partenaires de la recherche et du développement dans le domaine de l’élevage, de la forêt et de l’agroforesterie et a pour objectif d’étudier et évaluer dans le contexte actuel la pertinence des différentes pratiques agroforestières.

Différentes actions sont conduites afin d’une part de cerner les atouts et limites de l’agroforesterie (intérêt fourrager, bien-être animal, bois litière, bois-énergie, impacts environnementaux,…), et d’autre part de capitaliser des références technico-économiques (évaluation des coûts, temps et matériel des chantiers, itinéraires d’exploitation…).

Fiche de présentation synthétique du projet ici.

Angers, Nantes et Strasbourg sacrées villes les plus vertes de France

Article de Laetitia Van Eeckhout, Le Monde, 14.03.2017

« Dans le palmarès publié le 14 mars par l’Union nationale des entreprises du paysage et Hortis, Angers décroche la palme de la ville la plus verte de France. Elle est suivie de Nantes et de Strasbourg.

Deuxième consécration pour Angers : comme dans leur premier palmarès de 2014, l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP) et Hortis, organisation professionnelle des responsables d’espaces verts en ville, ont consacré, mardi 14 mars, la préfecture du Maine-et-Loire, « ville la plus verte de France ». Elle est talonnée par Nantes et Strasbourg, qui détrône Limoges à la troisième place. Paris est classée au quatorzième rang.

Ce palmarès s’appuie sur une enquête, réalisée de juillet 2016 à janvier 2017, auprès des 50 villes les plus peuplées de France, à partir des données publiques et des questionnaires remplis par les services des espaces verts des municipalités concernées.

« Avec près de 100 mètres carrés d’espaces verts par habitant – loin devant la moyenne nationale de 48 mètres carrés – Angers fait figure d’exception. Les espaces verts publics (hors forêts) couvrent plus de 14 % de la superficie de la ville », notent l’UNEP et Hortis. Avec son Agence 21 pour la biodiversité, « Angers s’est fixé des objectifs ambitieux pour lutter contre toute disparition de faune et de flore sur son territoire », ajoutent-ils. Quelque 300 mini-jardins ont été créés, ainsi que 50 « greenpods », jardinières installées sur la voirie et entretenues par des collectifs d’habitants et de commerçants… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.