ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Par là il y a des enquêtes ethnobotaniques en Europe (et ailleurs)

Amply’Flore et GéoPark Beaujolais

Avril à juin 2017 : appel a volontaires pour une enquête ethnobotanique sur le territoire Beaujolais.

Informations sur le site de l’association.

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Flora Armorica

Flora Armorica ” Redécouvrons l’usage des plantes ” est un projet de collectage sur l’utilisation traditionnelle des plantes.

Les associations Skol louarnig, Herborescence et les Mémoires du Kreiz Breizh se sont associées pour mener un vaste projet de recensement et de conservation des usages traditionnels des plantes sur les 5 départements bretons. Une Convention, une charte éthique ainsi qu’une méthodologie de recensement des savoirs ont été instaurées.

Un blog fait état de cette recherche et de sa méthodologie. Un guide des enquêtes a également été publié.

De même un livre synthèse est édité.

Blog de Flora Armorica.

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Ethnobotanique du Massif des Bauges et de Chartreuse

Les Parcs naturels régionaux des Massifs des Bauges et de la Chartreuse, en partenariat avec l’association Jardins du Monde Montagnes, ont développé un projet d’inventaire et de valorisation de leur patrimoine ethnobotanique.

Celui-ci concerne tous les savoirs et pratiques, traditionnels et contemporains, liés au végétal. Face à l’érosion de ces formes de savoir due au bouleversement des modes de vie en milieu rural, ce patrimoine est aujourd’hui menacé. Ce projet vise à le sauvegarder et le valoriser en en faisant un atout pour ces territoires et leurs habitants. L’inventaire de ce patrimoine repose en grande partie sur des entretiens avec les personnes détentrices de ces savoirs et désireuses de les partager.

Présentation du projet (18/06/2008 – Chambéry)

Plaquette de présentation.

Blog où l’on peut suivre la progression du travail de terrain avec bulletin trimestriel d’information.

Site de l’atelier qui réalise l’exposition des résultats.

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Fondation Rurale Interjurassienne

La Station d’arboriculture cantonale du Jura a pour tâche de contribuer au maintien, au développement, à la mise en valeur et au renouvellement des vergers jurassiens et de la production fruitière.

Les moyens mis en œuvre sont notamment :

– une offre en cours de base et de perfectionnement adaptée aux spécificités de l’arboriculture jurassienne,

– un soutien aux projets de diversification dans le secteur fruitier,

– la publication d’un bulletin de conseils à l’intention des producteurs,

– la mise sur pied de manifestations de promotion du secteur fruitier,

– la mise en place de projets de sauvegarde du verger traditionnel,

– la conduite de cultures d’essais, de démonstration et de collection,

– le conseil individuel.

Le projet VERGERS+ (2007-2011)

Le projet VERGERS+ a comme objectifs de maintenir, mettre en valeur, renouveler et développer les vergers à haute tige dans le patrimoine rural de la région jurassienne. VERGERS+ s’étend sur l’ensemble du territoire du Canton du Jura et du Jura bernois. Ces objectifs sont motivés par le fait que les vergers :

– présentent dans notre région une densité qui n’existe plus ailleurs en Suisse romande

– ont une valeur patrimoniale et culturelle importante (repérage d’anciennes variétés)

– présentent des intérêts en termes de paysage, d’environnement et de biodiversité

– pourraient représenter une source de revenus accessoires non négligeable pour l’agriculture.

Sa réalisation s’articule autour des objectifs suivants :

– objectifs paysagers : maintenir, voire augmenter le nombre d’arbres, leur qualité et leur diversité

– objectifs environnementaux : maintenir voire augmenter les populations et les espèces liées à l’écosystème verger. Limiter la disparition des variétés fruitières locales (biodiversité)

– objectifs agricoles : dynamiser l’intérêt de l’agriculture pour ce secteur de production et en assurer la rentabilité.

Présentation du projet Vergers + et lignes directrices.

Site de l’association Vergers Vivants.

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FloréMonts

L’association FloréMonts réalise depuis novembre 2009 une étude ethnobotanique sur les usages des plantes sauvages dans le Diois.
Cette étude a pour but de mieux connaître et de valoriser les usages et les acteurs liés à la flore locale, dans un esprit d’échage de connaissances. Les usages recensés couvrent les usages alimentaires, aromatiques, médicinaux, artisanaux et culturels et couvrent les quatre cantons du Diois.
La partie enquête de l’étude durera jusqu’en juin 2012; puis une partie transmission sous forme de balades, diaporamas et conférences se déroulera de juillet à novembre 2012.
Cette étude est réalisée en partenariat avec Jardins du monde montagne, le Laboratoire d’écologie alpine de Grenoble et le Conservatoire botanique national alpin.
Blog de l’association et présentation du projet.

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Le Conservatoire et jardins botaniques de la ville de Genève

Coopération et ethnobotanique appliquée

Ce programme cadre de coopération, renouvelé annuellement par le Fonds de coopération de la Ville de Genève, met en valeur et utilise des connaissance botaniques et systématiques acquise aux CJB pour valider des données ethnobotaniques provenant d’enquêtes au Sud. Il restitue ces données validées dans le cadre de projets pédagogiques, en coopération avec des partenaires municipaux et universitaires au Sud.

Ethnobotanica Paraguaya

Le projet s’est déroulé en plusieurs phases depuis 1996 :

1. phase d’enquêtes ethnobotanique et d’acquisitions de données sur les marchés d’Asuncion (1996-1997)

2. phase de construction des collections et de création du Centre d’éducation à l’éducation intégré – CEEAM(1997)

3. programme d’éducation environnementale thématique; programme d’ethnobotanique appliquée à l’éducation environnementale et sociale (scolaire, mouvement associatif, organisations paysannes, université populaire) (1996-2002)

3. établissement du Jardin ethnobotanique (1998)

4.collaboration avec Tésaïreka Paraguay (Croix Rouge suisse), formation paysanne et jardins communautaires (2000)

5.acquisitions de données : enquêtes ethnobotaniques, littérature, flores régionales, 12 années de travail empirique sur les collections vivantes (banque de données et de graines, engrais vert, multiplication, etc.) (2000-2008)

6. traitement des données : compilation des données ethnobotaniques et comparaisons ; traitement linguistique, fiches systématique, taxonomique et ethnobotanique (banque de données) ; rédaction d’une flore des plantes médicinales (révision taxonomique, phytochimique, ethnobotanique et culturale) (2004-2008)

7. recherche sur la conservation des espèces considérées (liste rouge, etc.)

8. Publications et valorisation vulgarisée du travail de recherche ethnobotanique (2002-2008)

9. expositions annuelles (2004-2008)

10. autonomisation du projet EPY, création d’une association EPY (2008)

Projet phyto-vétérinaire de la Caatinga (Brésil)

La Caatinga du Nord-est brésilien est une zone d’élevage extensif très pauvre. L’usage des plates médicinale pour soigner le bétail est généralisée, en particulier pour des raisons économiques. Ces connaissances n’ont pas fait l’objet à ce jour de validations taxonomiques, ethnobotanique et phytochimique (qualité pharmacognosique des principes actifs, toxicité, etc.). Ce projet comprend l’étude taxonomique, ethnobotanique et phytochimique des plantes vétérinaires utilisées traditionnellement dans la Caatinga. La création d’un jardin ethnobotanique spécialisé en médecine vétérinaire, d’un herbier et d’une bibliothéque thématiques ont été les premiers objectifs du projet. Un travail ethnosocial en éducation environnementale appliquée est destiné aux différents publics cibles du projet.

Le projet s’est déroulé en plusieurs phases depuis 2004 :

– phase d’enquêtes ethnobotanique et d’acquisitions de données sur les marchés d’Asuncion (2004-2005)

– phase de construction du bâtiment des herbiers (2004)

– création du Jardin ethnobotanique (2004-2006)

– programme ethnosocial intégré (2005-2008)

– acquisition de données (herbier, documentation, etc.)

– rédaction d’un ouvrage sur la première phase du projet (2004-2008)

– recherche sur la conservation des espèces considérées (liste rouge, etc.)

– Publications et valorisation vulgarisée du travail de recherche ethnobotanique (2002-2008)

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AVERTEM (Association de Valorisation de l’Ethnopharmacologie en Régions Tropicales Et Méditerranéennes)

AVERTEM est une association de loi 1901 qui siège au laboratoire de botanique de la faculté de pharmacie de Lille. Elle réunit étudiants et professionnels bénévoles passionnés d’ethnobotanique pour mener à bien des projets de solidarité. L’objectif principal est l’amélioration des soins de santé primaire pour des populations ayant un accès aux soins et aux médicaments difficile et onéreux. Il s’agit notamment de valoriser l’utilisation de remèdes abordables et efficaces, comme les plantes médicinales. C’est par le biais d’enquêtes ethnopharmacologiques, et après analyse des données, qu’une sélection de plantes est réalisée, autour de pathologies ciblées. L’activité pharmacologique doit être démontrée, et la toxicité la plus faible possible. Le retour aux populations se concrétise par des conseils lors de formations sur l’identification botanique et sur l’utilisation des plantes médicinales (concernant le plus souvent le dosage). Des thèmes comme la cueillette, le séchage et la mise en culture sont également abordés. Nous travaillons également sur des projets d’animations autour des plantes médicinales et sur la sensibilisation environnementale, avec le tournage puis la projection de court-métrages dans les villages. Grâce aux équipes pluridisciplinaires sur le terrain, une place importante est accordée à l’approche anthropologique pour agir en accord et dans le respect des sociétés rencontrées, et ainsi assurer la pérennisation des projets. Un projet de solidarité internationale à Madagascar a par exemple été mis en place par des étudiantes en pharmacie depuis 2009, dans l’aire protégée de la forêt de Tampolo, dans la région d’Analanjirofo.

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L’ADAA – ASE  (ASSOCIATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE. Autonomie – Simplicité – Ecologie) situé aux Iles Marquises a un projet de jardin ethnobotanique. Le voilà expliqué ici.

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Le Conservatoire régional végétal d’Aquitaine (Montesquieu, Lot-et-Garonne) a pour but « de retrouver le patrimoine végétal régional créé de longue date dans les campagnes ». La collecte a démarré en 1979 avec une enquête ethnobotanique où chacune des espèces trouvées ici ou là a traduit le quotidien des habitants.

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 Collectage des savoirs populaires sur les plantes en pays gallo (La Liett)

La création d’un réseau de collectage ethnobotanique en pays gallo est née de l’envie de mettre les connaissances naturalistes locales et leur transmission au centre de notre engagement écologique. L’association Ar Vuez, porteuse du projet, a pour objectif de former des collecteurs à aller sur le terrain interroger les personnes susceptibles d’avoir des connaissances sur l’utilisation traditionnelle des plantes en Haute Bretagne, que ce soit dans les domaines thérapeutique, alimentaire, ludique, etc. A plus long terme, ce réseau constitué se destine à faciliter la transmission des savoirs populaires à travers différents médias (internet, ateliers d’échanges,…). Les informations récoltées permettront notamment d’alimenter les bases de données du patrimoine immatériel breton déjà existantes. Trois bulletins d’info sont disponibles sur le site de l’association.

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Etat des lieux et perspectives de la cueillette des plantes sauvages dans le Massif Central

Le Conservatoire botanique national du Massif central est régulièrement sollicité sur l’état des ressources tant par les cueilleurs eux-mêmes que par les services de l’État ou les organismes de préservation de l’environnement. Pour répondre aux questions récurrentes, en partenariat avec la DREAL Auvergne, la Société d’intérêt collectif agricole de la région Auvergne des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (SICARAPPAM), le Syndicat inter-massif pour la production et l’économie des Simples (SIMPLES), l’Association française des cueilleurs (AFC), le CBN Massif central a proposé la mise en œuvre d’une première étude visant à mieux connaître la filière professionnelle de la cueillette, son organisation, ses attentes, ses enjeux socio-économiques et écologiques, mais aussi à mettre en relief les connaissances acquises par le CBN sur les ressources végétales, ses fragilités et ses potentialités. 
La réalisation de cette étude nécessitera la collaboration d’un grand nombre d’organismes et de chercheurs qui oeuvrent autour de la connaissance de cette filière : Conservatoires botaniques nationaux (Pyrénées et Midi-Pyrénées, Alpin, Porquerolles, etc.), instituts de recherche (IRD, CNRS, INRA, etc.), universités et chercheurs universitaires (ENITA, VETAGROSUP, HEPIA, etc.), organismes de formation, organismes professionnels (FranceAgriMer, FNPAPAM, ITEIPMAI, CNPMAI, CPPARM, etc.)… Elle contribuera, suivant 5 approches de la cueillette, aux nombreux travaux menés à l’échelon national par d’autres organismes et alimentera les réflexions pour une gestion durable des ressources naturelles.

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Collectage ethnobotanique à la Roche Jagu (Côtes d’Armor)

L’équipe du domaine départemental de la Roche Jagu initie cette année un travail de collectage autour des savoirs sur les plantes sauvages. A cette occasion, sous la houlette de Laurent Gall, ethnobotaniste, un groupe de dix volontaires motivés ira à la rencontre des anciens du canton de Ploëzal pour recueillir ce « patrimoine immatériel« .

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Projet d’enquête ethnobotanique dans les Vosges

Projet d’enquête conduit par l’association Alchémille et compagnie. Travail axé sur la partie sud du Massif des Vosges, qui concerne le territoire du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Ce projet a pour vocation de témoigner du lien que les habitants de la région ont entretenu et entretiennent avec leur environnement végétal, dans une compréhension globale de leur vie quotidienne. Il a pour objectif de recueillir les représentations, usages et savoir-faire relatifs aux plantes, dans la perspective d’une analyse sociale. Il est prévu que soient répertoriées les plantes médicinales, vétérinaires, alimentaires, domestiques, ornementales, celles entrant dans l’artisanat, le commerce, la religion, voire les croyances locales, mais encore la perception qu’ont les locaux de leur environnement végétal.

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Des hommes, des femmes, et des plantes dans le Mercantour

L’enquête ethnobotanique dans le Mercantour commandée par l’Ecomusée de la Roudoule a débuté le 5 juillet 2010. L’idée de départ était de retrouver les savoirs anciens relatifs aux plantes médicinales, ainsi qu’à celles entrant dans la vie domestique et artisanale des gens du Val d’Entraunes, de la vallée de la Tinée et de celle de la Vésubie. Avec la réalisation de l’ouvrage Se soigner en montagne, l’Ecomusée avait déjà mis au jour certaines pratiques médicales ayant eu cours dans la région autrefois. L’ouvrage faisait allusion à une douzaine de plantes utiles pour se soigner, mais il restait encore beaucoup à comprendre des usages réels de ces plantes et de leur place dans le quotidien des habitants de ces vallées. Le livre est à paraître pour 2013.

3 commentaires»

  La Liett wrote @

Bonjour,

Je tombe par hasard sur ton suite, et suis, il se trouve, l’une des responsables légaux de l’association La Liètt dont tu parles.
Puis-je te donner une description plus précise et actuelle de nos activités ?

  L.N wrote @

Oui bien sûr !

  La Liett wrote @

Ok,
d’abord l’adresse de notre site liett.blog.free.fr (mais visiblement déjà mise à jour)
aussi notre adresse mail (seul moyen actuellement de nous contacter) :
assoliett@gmail.com

Par ailleurs dans le texte, il faudrait remplacer « l’association Ar Vuez, porteuse du projet, a pour objectif de… » par « l’association a pour objectif de… » (car si le projet était porté initialement par Ar Vuez, nous sommes à présent une association indépendante, l’historique de notre asso est expliqué sur notre site)

Enfin, tu parles de 3 bulletins dispos, aujourd’hui nous en avons 5.

Merci par avance.


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