ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Textes intégrals inédits

De la friche urbaine à la biodiversité. Ethnologie d’une reconquête : La petite ceinture de Paris

Thèse de Julie Scapino, Architecture, aménagement de l’espace. Museum national d’histoire naturelle – MNHN Paris, 2016, 525 p.

L’attention pour la biodiversité se porte aujourd’hui sur les villes : il faut désormais prendre soin des espèces et des écosystèmes jusqu’au cœur des milieux les plus artificiels. Or, accueillir une nature sauvage bouleverse les critères d’ordre et de propreté des espaces urbains, et modifie les cultures professionnelles de leurs concepteurs et gestionnaires. Fin 2011, la Ville de Paris s’est dotée d’un Plan biodiversité. Fondé sur les savoirs de l’écologie scientifique, il doit permettre de renforcer la présence du vivant dans la capitale et affiche la volonté de changer le regard sur le sauvage en ville. Cette politique est confrontée à l’ethnographie d’une vaste friche urbaine, enjeu territorial pour la biodiversité parisienne : la petite ceinture. Construite au XIXe siècle autour de Paris, cette voie ferrée, en grande partie inutilisée, a été colonisée par la flore et la faune. Officiellement interdite au public, elle est pourtant intensément fréquentée par de nombreux habitants. Les rapports au lieu et à la nature qu’il abrite ont été étudiés chez les usagers informels des rails. L’absence de fonction officielle et une surveillance lâche permettent l’existence d’une vie sociale diversifiée, transgressive et inventive. Si la nature n’est pas centrale dans les relations à la friche, elle est une composante de l’identité du lieu. Le développement libre du végétal est valorisé pour sa rareté dans un monde urbain ultra-contrôlé, alors que son intérêt écologique est peu évoqué. En parallèle, la petite ceinture s’institutionnalise au titre de la nature. D’une part, une gestion différenciée est appliquée depuis 2006 par des équipes dont l’action participe d’une mise en ordre de l’espace. D’autre part, la Mairie de Paris aménage certains points du linéaire en jardins associatifs ou publics. L’étude du cas d’une promenade dans le XVe arrondissement révèle une véritable attention portée à la biodiversité. Mais la reconquête du délaissé va aussi de pair avec des modalités nouvelles de maîtrise du vivant et une normalisation du lieu et de sa pratique sociale. Herbes folles et pratiques informelles émergent là où le contrôle se desserre. Si les mauvaises herbes ont été réhabilitées, peut-être est-il possible de changer notre regard sur la fertilité sociale de la friche.

Thèse intégralement accessible en version PDF (23.92 Mo) sur Tel.

Evaluation ethnobotanique des potentialités thérapeutiques de Ptychotisverticillata

Thèse de pharmacie, Belkisse Bentahar, Faculté de médecine, Rabat, 2016, 172 p.

Ptychotis verticillata est une plante aromatique médicinale, originaire du Maroc oriental et de l’Afrique du Nord, utilisée en médecine traditionnelle pour ses vertus thérapeutiques. Dans un premier temps, sont présentés les aspects théoriques de la médecine traditionnelle basée sur l’usage de la plante P. verticillata ainsi que ses effets thérapeutiques et les composants actifs. Suivent les résultats d’une enquête ethnopharmacologique réalisée qui évaluent son usage traditionnel en recensant les différents modes de préparation, d’utilisation et administration. Enfin, la troisième partie s’est intéressée à la comparaison de cette plante, P.verticillata, avec une autre espèce très proche et plus populaire, originaire d’Asie, soit Carum copticum. Cette comparaison a pour but de tracer les différentes similitudes d’usages des plantes, tout en faisant un rapprochement sur le plan botanique, composition chimique et potentialités thérapeutiques. Ce travail permet de mettre en évidence certains aspects de l’usage médical traditionnel de P. verticillata et de le comparer avec les effets thérapeutiques démontrés chez cette plante. De nouvelles perspectives de recherche sont ressorties de ce travail, notamment à travers la comparaison avec la plante C. copticum, dont les intérêts thérapeutiques ne sont plus à démontrer.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.55 Mo) sur le site de l’Université Mohammed V.

Etude ethnobotanique, écologique et activités biologiques de la coloquinte (Citrullus colocynthis. L) et du contenu floristique de la région de Béchar

Thèse de NAHAL BOUDERBA, Nora (Sciences de la nature, microbiologie), Université Mustapha Stambouli-Masacra (Algérie), janvier 2017

L’objectif de notre travail porte sur l’étude ethnobotanique, la composition phytochimique, les activités antimicrobienne et antioxydante de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata, des plantes endémiques de la région de Béchar. L’étude ethnobotanique a prouvé que 46.41% de la population utilisent le Citrullus colocynthis comme hypoglycémiant, 50% utilisent Datura stramonium comme aphrodisiaque alors que Salsola vermiculata est utilisé à 72.2% pour traiter les brûlures de soleil. Le criblage phytochimique a mis en évidence la présence des flavonoïdes, des alcaloïdes, des tanins, dans les feuilles des trois plantes et l’absence des stérols et stéroïdes dans les feuilles de Datura stramonium. Cette richesse en substances phytochimiques est confirmée par les rendements des extraits aqueux, méthanolique et des flavonoïdes où ils ont donné un rendement de 2.8%, 2.61% et 1.5 % des flavonoïdes pour les feuilles de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata respectivement. L’activité antimicrobienne a été testée par la technique des disques et le contact direct sur sept souches bactériennes et la technique de la croissance radiale et la biomasse pour quatre souches fongiques, les meilleurs CMI ont été enregistrées sur Escherichia coli avec une concentration de 6mg/ml de l’extrait aqueux des racines de Citrullus colocynthis. Les souches fongiques testées ont été inhibées à 100% par tous les extraits des plantes à différentes concentrations, l’Aspergillus ochraceus a présenté une sensibilité importante où il a été inhibé à des faibles concentrations des extraits ou des flavonoïdes. La méthode du piégeage des radicaux libres à l’aide du DPPH. est appliquée pour mesurer l’activité antioxydante ; les concentrations effectives en flavonoïdes qui inhibent les radicaux libres sont 5μg/ml pour les flavonoïdes des feuilles de C.colocynthis, puis 7 μg/ml de D. stramonium et 8μg/ml pour les feuilles de S.vermiculata.

Thèse intégralement accessible en version PDF (15.13 Mb) sur le site de l’université.

Etude ethnobotanique, phytochimique, histologique et activité antidépressive de Portulaca oleracea L. et Peganum harmala L.

Thèse de Dallal Sassoui, Biologie, Faculté des Sciences BadjiMokhtar Annaba, 2016, 181 p.

Ce travail se veut une plaidoirie pour l’utilisation des substances bioactives végétales au profit de la médecine notamment en neurologie et ce
en terme d’étude ethnobotanique, phytochimique, histologique, et surtout en terme de mise en évidence de l’activité antidépressive des espèces
Peganum harmala L. et Portulaca oleracea L., connues pour leur richesse en alcaloïdes, et acides gras ; et qui selon notre enquête, révèlent une vocation antidépressive tant reconnue, et utilisé dans la région de Djelfa.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.3 Mo) sur le site de la bibliothèque.

Passion pour des activités de pleine nature et comportements environnementaux : influence de la passion pour une APN sur la motivation environnementale

Thèse de Amandine Junot, Psychologie. Université de la Réunion, 2016, 178 p.

À La Réunion, les activités de pleine nature sont au cœur d’enjeux environnementaux importants. De plus en plus, ces activités sont présentées comme des pratiques passionnées. Selon le type de passion, l’engagement dans l’activité est différent et le degré d’ouverture à la nature et à l’environnement pourrait être impacté. En ce sens, la passion pourrait être un facteur clé dans le développement d’un pro-environnementalisme à la suite de la pratique de ces activités. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle de la passion pour une activité de pleine nature sur l’affiliation à la nature et le conflit vis-à-vis de la protection de l’environnement et leur influence sur la motivation environnementale, tout en soulignant le rôle des émotions et de l’attachement au lieu comme médiateurs.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.36 Mo) sur Tel.

Le Jardin des Deux Rives – der Garten der Zwei Ufer (Strasbourg-Kehl). L’émergence d’une centralité frontalière.

Communication de Antoine Beyer, colloque «La dimension paysagère des itinéraires culturels du Conseil de l’Europe », 15 et 16 décembre 2010, Luxembourg

A cheval sur le Rhin, entre Strasbourg et Kehl, le Jardin des Deux Rives est emblématique de l’évolution de la fonction frontalière dans un cadre européen. C’est autour d’elle que le jardin s’est constitué pour en faire évoluer la signification, instaurant un lieu de rencontre dévolu à la promenade et aux animations pacifiques dans un lieu longtemps marqué par la logique de séparation et de conflit.

Communication intégralement accessible en version PDF (769.61 Ko) sur Hal-Shs.

Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine

Actes de colloque de Marlène Albert-Llorca, Raphaële Garreta et Jean-Paul Métailié, Université Toulouse le Mirail, Maison de la Recherche, 6-8 Novembre 2009, 127 p.

L’idée que la nature est un patrimoine que l’humanité se doit de conserver est aujourd’hui largement admise. Plus problématique est la question des moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but. Car cet objectif ne suppose pas seulement qu’on dispose de savoirs et de techniques scientifiquement valides mais aussi qu’on prenne en compte les enjeux sociaux, économiques et symboliques des processus de patrimonialisation. C’est autour de ces prémisses que le colloque international  » Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine  » a réuni du 6 au 8 novembre 2009 à l’Université de Toulouse II des chercheurs en sciences sociales (géographes, sociologues, ethnologues) et des naturalistes ou écologues, appartenant pour la plupart à des institutions chargées de la conservation de la nature ou de la gestion des espaces naturels. Deux types de questions ont été abordées. D’une part, les processus de patrimonialisation de la flore : leurs justifications scientifiques et les questions qu’elles soulèvent, leurs enjeux socio-économiques et symboliques (les plantes peuvent avoir une valeur emblématique de l’identité régionale ou nationale), les tensions sociales suscitées par les mesures de protection de certains habitats ou espèces végétales utilisées par les populations locales. L’autre volet du colloque a porté sur les débats concernant la gestion patrimoniale de la végétation. Faut-il laisser faire la nature ou intervenir sur ses dynamiques pour conserver la biodiversité ? Et, dans ce cas, faut-il laisser aux scientifiques le soin d’intervenir ou faut-il tenir compte aussi, et comment, des savoirs et savoir-faire traditionnels des populations locales ?

Actes intégralement accessibles en version PDF (3.91 Mo) sur Hal-Shs et sur Symposciences.