ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Résumés ou mentions

La Terre qui pousse. L’ethnobotanique innue d’Ekuanitshit

Ouvrage de Daniel Clément, Québec, Presses de l’Université Laval, « Mondes autochtones », 2014, 247 p.

Les Innus ou Montagnais ont, de tout temps, été associés à la forêt boréale du nord‑est du Canada, et la cueillette des végétaux a toujours joué un rôle économique et culturel très important au sein de leur société. Cette étude sur la science botanique innue, effectuée auprès des membres de la communauté d’Ekuanitshit, ou Mingan, de la Côte-Nord, répond à deux objectifs : élargir notre connaissance de ce peuple amérindien, mais également renouveler notre propre point de vue de la flore nordique en adoptant la perspective autochtone.

Le savoir botanique innu comprend des concepts relatifs à la vie des plantes, un système de classification et de nomenclature (cent trente‑sept termes), des modes d’identification et des utilisations techniques, médicales, alimentaires et rituelles. Les plantes sont elles‑mêmes réparties en deux domaines distincts, les végétaux à racines et les végétaux sans racines ( » la terre qui pousse « ), qui comprennent, chacun, plusieurs divisions, dont les arbres, les arbustes, les petits arbustes, les plantes herbacées et les mousses principalement. Le système de représentation innu des végétaux repose sur une structure de relations qui fonctionne à partir des parties de plantes, comme le bois, l’écorce, les fruits et les feuilles, et d’un discours détaillé sur l’utilisation, ce qui vient expliquer, en définitive, la formation même des classes de plantes et la nomenclature. Les Innus et leurs plantes apparaîtront dorénavant comme un ensemble global d’interactions, témoin d’une intégration originale de l’être humain dans son milieu.

Compte-rendu sur l’ouvrage à lire sur Erudit ou ouvrage en vente chez l’éditeur.

Les habitants et leur jardin. Relations au vivant, pratiques de jardinage et biodiversité au coeur de l’agglomération parisienne

Thèse de Mathilde Riboulot,  Paris 1 , dans le cadre de Géographie de Paris espaces, sociétés, aménagements , en partenariat avec Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS), soutenance le 15-09-2016.

Mention de thèse, document n’est pas (encore) accessible.

 

 

Le jardin botanique de Bruxelles (1826-1912). Miroir d’une jeune nation

Thèse de Denis Diagre, Université de Bruxelles (Histoire), 20/04/2006, J.-J. Heirwegh (Dir.)

L’histoire du Jardin botanique de Bruxelles offre l’opportunité de prendre le pouls de la capitale et de ses développements successifs ; de la bourgeoisie du XIXème siècle, de ses passions et de ses fantasmes ; de la science nationale et internationale ; des rêves coloniaux qui habitèrent les souverains belges ; bref de la société belge dans ses multiples composants… quand elle n’entrouvrait pas la porte de l’intimité psychologique de certains intervenants majeurs du passé scientifique national. Miroir de la Belgique, le Jardin botanique de Bruxelles refléta beaucoup de ses gloires et de ses tourments, de ses querelles politiques et philosophiques, et même de ceux qui eurent le Congo pour cadre. Son rayonnement, jadis comme aujourd’hui, doit beaucoup à ce continent. Ainsi peut-on légitimement affirmer que le Jardin botanique fut et reste un enfant de l’Afrique.

Sommaire uniquement accessible en version PDF à partir du catalogue des thèses de l’ULB.

Mémoires sur le bambou

Master 1 Université du Mirail Toulouse, de Thomas De Reze, « Etude, utilisation et diffusion du bambou en Europe à l’aube du XX eme siècle à travers les travaux de J. Houzeau de Lehaie ».

Master 2, Université du Mirail Toulouse II, de Thomas De Reze, « Perception et  réception du bambou dans la  littérature scientifique des naturalistes et des botanistes européens jusqu’à l’aube du  XX eme siècle », Histoire et civilisation moderne et contemporaine, 2009, 270 p.