ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Base de données

Nouveau site internet présentant l’inventaire des fonds d’archives des acteurs privés et des associations de la protection de la nature

Un nouveau site internet se propose de recenser les inventaires d’archives d’associations de protection de la nature. Ces associations sont classées par département.

On peut aussi y trouver le catalogue des archives définitives (ou archives d’intérêt historique). Ces archives ont fait l’objet de dons auprès des services d’archives patrimoniaux où elles sont conservées : archives nationales (associations à couverture nationale) ou archives départementales (associations à couverture territoriale). Les inventaires ont été réalisés en partenariat avec l’Association histoire de la protection de la nature et de l’environnement (AHPNE), les Archives nationales et départementales.

[Info Le Ruche].

Une base de données informatisée transdisciplinaire de la flore : un outil pour l’étude du lien nature-société

Communication de Raymond Boyd, Anne Fournier et Saïbou Nignan au colloque « Langue, environnement, culture : pluridisciplinarité et développement », Ouagadougou (Burkina Faso), 8-10 mars 2012

Cet article rend compte d’une collaboration entre linguistes et phytoécologues visant à créer une base de données informatisée concernant la flore chez les Seme, une population de la province du Kenedougou au Burkina Faso dont la langue est classée dans l’ensemble kru de la famille Niger-Congo. Cette base est conçue comme un outil polyvalent qui fournit à l’utilisateur un accès :

– à l’identification des espèces par nomenclature botanique, appuyée par des liens à des informations détaillées

– à la dénomination en langue avec découpage en unités significatives et renvois aux entrées complémentaires pertinentes,

– et à des documents écrits ou sonores permettant de vérifier ou d’approfondir les données rapportées.

Une étude de cette langue a été entamée, fondée sur les études antérieures de Kotalama Traoré (1984, 1985) et sur une base de données établie par le centre missionnaire Africa Inter-Mennonite Mission (AIMM) implanté à Orodara et à Tin. Nos propres données ont été recueillies en questionnant sur les usages anciens et actuels des plantes, des personnes de différents âges dans diverses localités au cours d’entretiens semi-structurés et en recherchant sur le terrain les plantes citées pour identification.

L’exploitation de notre base doit permettre  à terme d’évaluer la manière dont la bio-diversité végétale et le patrimoine que constituent les savoirs locaux associés ont évolué depuis une cinquantaine d’années environ, pendant lesquelles les usages ancestraux des plantes se sont modifiés de façon rapide. Elle offre ainsi des éléments pour un observatoire de la flore et des savoirs locaux face au changement climatique et social.

Communication intégralement accessible en version PDF (1,4 Mb) sur HAL-SHS.

Les inscriptions sur écorce de bouleau de Novgorod (берестяные грамоты)

« Il y a 60 ans, le 26 juillet 1951, est découverte la première inscription sur écorce de bouleau lors d’une fouille archéologique à Novgorod. C’est le début de nombreuses mises au jour (qui continuent encore) d’une source capitale pour l’étude de l’histoire économique, sociale et linguistique de la Russie médiévale.

On sait depuis longtemps que le bouleau était utilisé comme support d’écriture. Joseph de Volokolamsk (1439/40-1515) témoigne que les livres du monastère de Serge de Radonej ne sont pas écrit sur du parchemin mais sur de l’écorce de bouleau. En 1930, des kolkhoziens ont découvert sur les rives de la Volga une collection d’inscriptions sur écorce de bouleau de la Horde d’Or du XIVe siècle.

La découverte des premières inscriptions sur écorce de bouleau issues de la Russie médiévale est due aux campagnes de fouilles archéologiques menées à Novgorod à partir des années 1930 sous la direction d’Artemij Vladimirovič Arcirovskij (1902-1978). Ce grand archéologue établira les premières éditions des inscriptions sur écorce de bouleau. La première à être découverte, le 26 juillet 1951, « gramota 1 », est une liste d’obligations féodales dues à un certain Foma. On connaît aujourd’hui 1104 inscriptions de ce type… »

Suite de la description sur le site Histoire de la Russie et de l’URSS

Les écorces sont toutes visibles sur la base de données Gramoty.

Ecorce_bouleau_Novgorod

Lire l’article de Wladimir Vodoff,  « Les documents sur écorce de bouleau de Novgorod », Journal des savants, 1966, vol. 4,   n°4, pp. 193-233. En ligne sur Persée.