ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Revues thématiques

Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc

Revue d’Ethnoécologie, supplément 1, 2017

Sommaire

  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Dominique Caubet, Younes Hmimsa et Ángeles Vicente : Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc
  • Dominique Caubet et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Céréales, pains, levains et fours dans la région d’El Hoceima. Techniques alimentaires et notes sur des parlers arabes à la frontière de la berbérophonie
  • Araceli González Vázquez : L’hospitalité des humains envers les jnûn. Micro-scènes rituelles et écosophiques chez les Jbala du nord du Maroc
  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Dominique Caubet : Savoirs paysans autour des huiles d’olive, (zaytun, Olea europaea var. europaea) et d’oléastre, (əl-bərri, Olea europaea var. sylvestris) Rif, nord du Maroc. De la reproduction des arbres aux pratiques alimentaires
  • Amina Naciri-Azzouz et Ángeles Vicente : Une approche ethnolinguistique sur le lexique de l’élevage chez les Jbala et les Ghomara (nord-ouest du Maroc)
  • Younes Hmimsa, Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Mohammed Ater : Une forme spontanée de figuier (Ficus carica L.), le nābūt. Diversité de nomenclature, d’usage et de pratiques locales au Nord du Maroc
  • Malou Delplancke et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Des semis et des clones. Domestication de l’amandier (Prunus dulcis) à la frontière entre beldi (ici) et romi (ailleurs), Bni-Boufrah, Rif, Maroc
  • Alexandrine Barontini et Younes Hmimsa : Agrobiodiversité et pratiques agricoles dans le pays Jbala (Tafza et Bellota). Interaction entre ethnobotanique et linguistique
  • Louise Clochey et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : De la façon de nommer aux usages des plantes adventices des cultures en pays Jbala (nord du Maroc). Relation des hommes et des femmes à l’espace agraire et à autrui
  • Salama El Fatehi et Mohammed Ater : L’orobe (Vicia ervilia L. Willd.) au Maroc. Histoire, nomenclature et usage d’une culture marginalisée

Articles intégralement accessibles sur le site de la revue.

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Les Agités du Potager ! Regards croisés sur un potager

Bulletin des CAUE, avril 2017, 47 p.

Après avoir mené une étude sur les jardins collectifs du département de la Somme, le CAUE 80 a souhaité développer une action favorisant leur développement et leur reconnaissance. Menée de 2012 à 2016, accompagnée et financée par le Conseil départemental de la Somme, elle s’est traduite par un appel à projets en 2013 nommé “Les Agités du Potager !”, consistant à créer des espaces de rencontre au sein de ces jardins pouvant prendre des formes très diverses. Elle a ainsi permis à l’ensemble de ces jardiniers de se rencontrer et d’échanger tout au long de l’action lors d’ateliers ou de visites.

Cet ouvrage évoque le cheminement de l’action participative qui a pris la forme d’une étude sur les jardins collectifs avant de se décliner “concrètement” à travers des ateliers, esquisses, visites et enfin la réalisation de projets par les principaux acteurs de la démarche : les jardiniers eux-mêmes.

Témoignage de cette démarche, la publication offre le regard de Sylvie Gosselin Photographe, afin de mieux donner à voir, à apprécier et à comprendre tout ce qui fait la richesse de ces jardins : les paysages et les territoires, leurs histoires, les productions vivrières ou plus artistiques et bien sûr les femmes et les hommes qui les font vivre au quotidien.

Bulletin à télécharger en version PDF sur le site du CAUE80.

Revue Archéopages. Jardins

Revue Archéopages, n°37, avril 2013

Que les jardins soient privés ou publics, laïcs ou religieux, leur construction relève de modèles, de mode, d’innovations agronomiques et technologiques. Comment leurs architectes les articulent-ils avec le bâti ? Comment composent-ils avec les contraintes naturelles ? Quelle est la pérennité de ces installations ? Et pour quels usages les édifie t-on ?

Numéro en accès intégral et libre sur le site de la revue.

Vulnérabilités environnementales : perspectives historiques

Revue VertigO, vol. 16 n°3, décembre 2016

Sous la direction de Charles-François Mathis (Université Bordeaux Montaigne, France), Stéphane Frioux (Université Lumière Lyon 2, France ), Michèle Dagenais (Université de Montréal, Canada) et François Walter (Université de Genève, Suisse)

L’explication des vulnérabilités réside dans une combinaison de facteurs liés aux conditions naturelles, aux aménagements et au contexte social : le regard des sciences humaines est dès lors indispensable pour mieux les comprendre. La géographie,la sociologie,par exemple, se sont emparées de cette notion, mais l’histoire beaucoup moins, ou alors à propos d’autres problématiques. C’est l’objectif de ce numéro consacré à l’histoire environnementale francophone, de réunir des contributions donnant à la notion de vulnérabilité une épaisseur historique qui lui fait trop souvent défaut. Il peut bien sûr sembler problématique d’envisager la « vulnérabilité avant la vulnérabilité », c’est-à-dire de discuter de cette notion pour des situations environnementales qui précèdent l’élaboration de ce concept. Mais si le mot peut manquer, les articles du présent dossier prouvent que les situations qui lui correspondent, les tentatives de réponses et les réflexions n’en ont pas moins existé depuis longtemps.

Numéro intégralement accessible sur le site de la revue.

Archéopages 43 – Médecines

Revue, Inrap, ed. Faton, n°43, 2016

Comment l’archéologie peut-elle faire le lien entre ce qui est vécu à un moment donné comme une maladie, une atteinte physique ou mentale, contre laquelle on doit se prémunir, ou se défendre, à titre individuel ou social, et les remèdes choisis pour ce faire ? Parce qu’elle a accès directement ou indirectement aux traces de nombreuses manières de soigner d’ordre très divers : l’instrument, la pharmacopée, le rite, le parcours, le mot, le geste…

Sommaire

Éditorial
Dominique Garcia

Quand se soigner, c’est croire. Les ex-voto anatomiques, témoins des appels aux dieux dans les processus de guérison
Stéphanie Raux

Le sanctuaire antique du site des Jacobins au Mans. Des eaux pour guérir et pour maudire
Pierre Chevet

Un objet prophylactique ? L’intaille en argent de Mandeure
Bérangère Fort

Au fil de Sirona… la déesse de Mediolanum/Mâlain. Nouvelles données épigraphique et iconographique
Marie-Agnès Widehen, Michel Kasprzyk

Nouvelle documentation épigraphique à Mâlain. Se soigner à Fanum Martis dans l’Antiquité. Les enseignements de l’instrumentum
Bérangère Fort, Nicolas Tisserand
avec la collaboration de Jennifer Clerget, Raphaël Clotuche

Le verre dans la sphère médicale. Une utilisation plurielle de l’Antiquité au Moyen Âge
Lydie Joan

Plantes médicinales et régime alimentaire. Les nonnes de Clairefontaine au XVIIIe siècle
Sidonie Preiss

Autopsies à l’Hôpital Général de Dijon (1785-1841). Le cimetière du « Pont des Tanneries »
Carole Fossurier

Organisation médicale pendant la première guerre mondiale. L’exemple de l’hôpital américain de Saint-Parize-le-Châtel
Nicolas Tisserand, Alexandre Coulaud

Remèdes et médicaments au début du XXe siècle. L’apport d’un dépotoir de la métropole lyonnaise
Stéphane Brouillaud, Alban Horry

Débat : Le médecin face à l’homme
Joël Chandelier, Denis Roland

Numéro en vente sur le site de l’Inrap.

Ethnobotanique médicinale des Fulbe Bande et des Nyokholonke

Rapport de Alain Epelboin et Sylvie Epelboin paru dans Musée de l’Homme, MNHN, CNRS. 1983 (6), pp.411, 1983, Documents du Centre de recherches anthropologiques du Musée de l’Homme, Robert Gessain, 412 p.

Sont présentées ici quelques 150 plantes et quelques centaines d’usages thérapeutiques. Ceux-ci ne constituent pas une liste exhaustive des connaissances des Fulbe bande (PL) et des Nyokholonke (NK) dans ce domaine. Il est bien entendu que les termes « thérapeutique »ou « médecine » sont pris dans l’acception que leur donne la pensée autochtone, le remède, peut être une écorce croquée pour soulager une toux ou une préparation savante destinée à faire gagner son procès à un plaignant. C’est parfois un rituel propitiatoire visant à assurer la réussite de la culture d’un champ nouvellement défriché . Sont englobées aussi sous ce terme des préparations qui protègent des voleurs. La plupart du temps, elles ont pour but de réparer ou de protéger la santé, mais elles peuvent être elles-mêmes causes de maladies ou de malheur soit qu’il s’agisse d’une action maléfique voulue, soit qu’en se défendant d’une maladie, d’un malheur, on le retourne contre son auteur qui, à son tour, tombe malade ou meurt . De la même façon qu’il est nécessaire de s’alimenter pour vivre, il est indispensable de fournir au corps un certain nombre de produits qui assurent l’entretien de sa santé . Aussi ne trouvons-nous pas, dans le champ thérapeutique traditionnel, une frontière très précise entre le remède « préventif », celui que l’on emploie avant que la maladie, le malheur ne vous saisissent , et toutes les préparations techniques auxquelles on a recours· une fois l’événement déclaré. Il est logique d’accumuler, sous forme d’amulettes portées, d’onctions, de substances absorbées, tout ce qui permet d’entretenir cet état éminemment précaire qu’est la santé. Les remèdes, ici essentiellement à base de végétaux, sont tous les moyens dont l ‘individu peut disposer pour s’assurer à lui- même et à sa famille un certain contrôle sur le déroulement de la vie . Ils permettent de soigner une maladie, d’assurer l a santé , de réaliser une entreprise, d’écarter le malheur ou la malchance, d’attirer le bonheur et la réussite. Ce faisant, une personne assure , non seulement son propre avenir, mais aussi celui de sa société . L’emploi des remèdes est régi par la logique du système de pensée médicale vernaculaire. Ils n’ agissent pas seulement sur le désordre biologique, mais traitent également la dimension sociale de la maladie. Les rituels thérapeutiques sont donc des dispositions secrétées par la société pour normaliser les troubles de l’ordre individuel et leurs répercussions sociales. Ils sont donc aussi des moyens de maintenir l’ordre social.

Rapport an accès libre et intégral, version PDF (10.58 Mo) sur Hal-Shs.

Cueilleur-Culteur n°1

« Voici le n°1 du « Cueilleur-Culteur », revue coopérative sur la flore sauvage comestible et l’enrichissement de nos terrains. 
Vous trouverez des textes « culinaires » sur la cueillette et la réalisation d’une salade, puis une recette de la célèbre soupe d’ortie. Un texte qui commence à introduire la notion de Jardin Eclaté qui m’est chère, ou comment enrichir et prélever le maximum d’espace autour de soi, cette fois ci en jetant un œil nouveau sur votre pelouse !

Et enfin une monographie sur l’achillée Millefeuille, petite plante abondamment piétinée et souvent invisible qui persiste pourtant à se rapprocher de nos lieux de vie, frappant à la porte de nos maisons pour s’inviter dans nos cuisines alors que nous l’avons collectivement chassée quand elle se révèle indispensable parce qu’elle est riche de propriétés insoupçonnées …

Cette revue est une boule d’argile à sculpter de manière coopérative, en brouillon perpétuel pour arriver à une œuvre que nous n’imaginons pas encore. Aussi j’attends vos retours de lecture pour remodeler le numéro deux et votre participation pour faire circuler une information (textes, formations) visant à réhabiliter le sauvage dans nos vies et à revisiter la notion de jardin dans une vision plus respectueuse du sol et des plantes ». Patrick Chêne

Informations sur la revue ici.