ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Appels à articles

Jardins collectifs : de l’abbé Lemire aux jardins d’insertion

Appel à articles, In Situ, Revue Des Patrimoines

Publier les recherches récentes inédites et les recherches en cours sur les jardins collectifs dans leur approche patrimoniale et non par le prisme du jardinage et de l’alimentation comme le font la plupart des articles ou ouvrages sur le sujet qui ont également des visées sociales. Le point de vue retenu ici se veut très différent en prenant en compte l’histoire de ces jardins et en s’interrogeant sur leur conservation et leur protection.

Le projet de numéro est né du constat de l’absence de publications scientifiques sur le sujet alors que nombre d’expériences ont vu le jour ces dix dernières années. Un état de la question paraît nécessaire.

Les jardins collectifs, qu’ils soient ouvriers, familiaux, partagés, d’entreprises, d’usines, de prisons, d’écoles, d’hôpitaux ou de châteaux ont aujourd’hui plus de 100 ans d’existence et un bel avenir devant-eux. Ils sont en pleine expansion dans de nombreux pays industrialisés et notamment en France.

Originellement dévolus à l’alimentation et à la bonne nutrition familiale, ils ont également aujourd’hui un rôle à jouer dans le développement durable des villes et des zones péri-urbaines, sur les questions de biodiversité, de santé et de lien social.

Autrefois gérés par des associations, des municipalités ou des entreprises, de nouvelles formes de gestion se font jour, notamment sur des terrains privés et dans des monuments historiques.

L’histoire, les fonctions, les usages, les modes de fonctionnement, les destinataires, les statuts et les formes de ces jardins collectifs ainsi que leur avenir seront abordés de façon interdisciplinaire par différents auteurs.

Thèmes proposés pour le numéro d’In Situ

· Les jardins collectifs : typologies et histoire

Le père Volpette à Saint-Étienne, l’abbé Lemire à Hazebrouck, ou Madame Hervieu à Sedan ont tous la même idée entre 1894 et 1896 : mettre à disposition des ouvriers les plus pauvres des terrains à jardiner pour les aider à se nourrir, prendre l’air et leur rendre leurs racines rurales. Le principe de ces jardins collectifs gérés par des associations chrétiennes est repris par des industriels paternalistes ou de grandes entreprises (chemins de fer) pour évoluer entre les deux guerres vers des modes de gestion différents (associations) pour des publics diversifiés (malades, écoliers, prisonniers, sans emploi, etc.). Il s’agira là de définir les différentes typologies de ces jardins et de les replacer dans un cadre historique.

 · Les jardins collectifs : pour qui ? pourquoi ?

La destination de ces jardins (insertion, santé, lien social, éducation, solidarité, gestion des espaces, loisirs, etc.) sera explorée ici.

Qu’ils aient été aménagés sur d’anciennes fortifications, dans des usines, le long des voies ferrées, hors sol en pleine ville, dans des écoles, des prisons, des hôpitaux ou des châteaux publics et privés, ces jardins sont gérés collectivement mais dans des buts différents. Différentes collaborations nous aideront à en comprendre les enjeux.

· Les jardins collectifs : de la reconnaissance patrimoniale à la protection

Les jardins familiaux dits des Petits bois de Montreuil à Versailles ont été labellisés « Jardin remarquable » par le ministère de la culture en 2015. La question de la protection au titre des monuments historiques de ce lotissement créé au début du XXe siècle s’est posée et une réponse en « demi-teinte » a été apportée. Lorsque l’on interroge la base Mérimée à « jardins ouvriers », soixante-dix réponses sont livrées, deux dossiers concernent des jardins protégés au titre des monuments historiques (Familistère de Guise et usine Dorian à Pont-Salomon) alors que la plupart sont issus du repérage du patrimoine industriel où les jardins ne sont pas étudiés dans le dossier d’inventaire. Les pré-inventaires de jardins des années 1990-2000 ont aussi contribué à révéler cette typologie.

Ces jardins collectifs participent à notre histoire mais sont-ils du patrimoine ? Faut-il les reconnaître parmi les monuments historiques ? Comment les conserver et les accompagner vers l’avenir. Différentes contributions proposeront des pistes de réflexion et des réponses à ces questions.

Propositions de contribution

Les articles attendus doivent contenir une part inédite de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne peuvent reprendre la totalité d’un article déjà paru.

Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer votre proposition avant le 30 juin 2017, accompagnée d’un résumé de 1 500 signes au maximum, ainsi que d’un court CV, par voie postale :

Ministère de la Culture et de la Communication
Direction générale des Patrimoines
Revue In Situ
6, rue des Pyramides
75001 Paris

à l’attention de Françoise Cosler ou par courriel francoise.cosler@culture.gouv.fr

Envoyer une copie de votre proposition à : marie-helene.benetiere@culture.gouv.fr, ou frederique.boura@culture.gouv.fr, ou dubost.francoise75@gmail.com

Les textes eux-mêmes seront attendus en janvier 2018. La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes.

Pour toutes les recommandations faites aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., voir le site de la revue.

Coordination du numéro

  • Marie-Hélène Bénetière (Sous-direction des monuments historiques et des espaces protégés),
  • Frédérique Boura (Mission de l’Inventaire général)
  • Fançoise Dubost (EHESS)
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L’histoire agraire de la savane ouest-africaine à l’époque pré-coloniale

Appel à articles, revue Etudes Rurales, septembre 2017

Études Rurales, revue coéditée depuis 1961 par l’EHESS, le Collège de France et le CNRS, propose la publication d’un dossier thématique sur l’histoire agraire de la savane ouest-africaine à l’époque précoloniale.

Pendant cette période, du XIe au XIXe siècle, la vie d’une écrasante majorité de femmes et d’hommes était basée sur les activités agricoles. Mais ce secteur économique n’a jamais vraiment fait l’objet d’une monographie historique. Il est inclus, souvent de façon allusive, dans des synthèses d’histoire générale comme celles de Nehemia Levtzion, de John Illiffe et de Catherine Coquery-Vidrovitch ou dans les quelques rares œuvres d’histoire économique (Raymond Mauny, Claude Meillassoux, Antony Hopkins, Ralph Austen). Ces dernières se concentrent la plupart du temps sur le commerce et les questions liées à l’esclavage. Récemment la recherche en histoire économique de l’Afrique a repris une certaine vigueur, mais elle est dominée par les économistes qui partent de modèles préconçus qu’ils testent à partir de donnés sélectionnées et qui traitent le « matériau » historique d’une manière différente de celle des historiens. Par conséquent, nos connaissances des pratiques agricoles sont restées limitées.

Les articles aborderont l’intérieur de la région, les espaces de la savane et du Sahel. Les propositions d’articles traitant des pays côtiers, qui présentent des traits particuliers, ne seront pas retenues. Les contributions attendues doivent analyser des thématiques agricoles et pastorales, dont :

  • les systèmes agraires, leurs technologies et leurs dynamiques ;
  • l’organisation sociale du processus de production agricole : la main d’œuvre, le statut des producteurs, la répartition des tâches par genre ;
  • les produits et leur emploi : la consommation, le marché ;
  • les règlements d’accès aux ressources naturelles ;
  • l’influence des facteurs écologiques.

Les contributions qui utilisent des sources inédites et qui présentent une approche méthodologique innovante sont particulièrement encouragées. Les articles proposés, rédigés en français ou en anglais et conformément aux instructions aux auteurs sont à adresser par courriel à etudes.rurales(at)ehess.fr, le 30 septembre 2017 au plus tard.

Le végétal

Appel à article, catalogue d’art

Dans le cadre de sa triennale d’art contemporain « April Dapsilis », qui portera cette année sur « Le Végétal », la Galerie Le point Fort désire éditer un catalogue faisant état de l’actualité de la recherche à ce sujet, qui approfondira les questions relatives à la place et aux acceptations possibles de la notion de « végétal » dans l’art contemporain. Si la Nature fut, plusieurs siècles durant, enjeu de l’invention mimétique et de la sublimation du réel tout à la fois, et en tant que telle modèle idéel des Beaux-Arts, sa position, à l’aune du XXIe siècle, reste à définir. L’abandon des académismes au siècle dernier, tout comme l’arrivée de nouveaux matériaux dans le champ de l’art, ont remis en question le modèle en place et fait vaciller ses certitudes.

Le catalogue de l’exposition comportera, afin de préciser notre cadre d’étude, trois sections développant chacune une sous-thématique :

Le Végétal, memento… mori ? : cette problématique envisage les relations entre le modèle végétal, a priori éphémère, et la mémoire. Le modèle végétal peut alors être entendu au sens propre — le rapport au temps dans la peinture de bouquets, la symbolique florale, les herbiers et photogrammes réalisés par contact direct montés autour d’un portrait — comme au sens figuré — en terme de modèle euristique dont le foisonnement fait écho à celle de la cartographie cérébrale d’un souvenir.

Le Végétal, inspiration esthétique : des colonnes corinthiennes aux volutes Art Nouveau, le végétal, en tant qu’ornement isolé de l’esthétique de la Nature, conquiert les temples, les églises et les rampes d’escalier, jusqu’à la courbe de nos lampes et pieds de meubles. Quels modèles esthétiques le Végétal engendre-t-il, hier comme aujourd’hui ? Qu’advient-il de ce modèle lorsque le végétal devient lui-même matière de l’œuvre ?

Le Végétal, facteur de dés-ordre(s) : mêlant des paysages d’extérieur à des scènes d’intérieur, cette section désire aborder le végétal comme élément perturbateur de notre organisation rationnelle du monde, et jouer sur son ambiguité entre l’ordre — naturel, saisonnier — dont il est le symbole et le désordre qu’il engendre — lorsqu’il prend possession des ruines ou devient envahissant. Par la métaphore de l’espace sauvage et de l’espace domestique, le Végétal semble s’apprivoiser mais maintient son énergie vitale, inquiétant les certitudes intellectuelles.

Toute contribution relevant de l’une de ses trois thématiques, dans les domaines des arts visuels, des sciences historiques et humaines ou de la philosophie fera l’objet d’une sélection anonymisée par un comité de relecture.

Comité de relecture

  •  Arthur van Hoey, directeur de la Galerie d’art contemporain Le point Fort
  •  Aurélie Arena, conseillère artistique et doctorante en histoire de l’art contemporain
  •  Mélodie Boubel, coordinatrice de la revue Gros Gris

Modalités de soumission

Une première sélection s’effectuera sur la base d’un résumé de 4 000 signes maximum (hors notes de bas de page) détaillant la problématique, la méthode et le propos de l’article, à envoyer à l’adresse suivante : catalogue@lepointfort.eu. Il sera accompagné d’une bibliographie sélective, d’un CV avec liste de publications et d’une courte présentation de l’auteur (en trois lignes).

Les auteurs seront notifiés de l’avis du comité dans les 5 jours suivant la cloture de l’appel à article, et disposeront ensuite d’un mois pour écrire un article comprenant entre 10 000 et 12 000 signes. 

[Info Calenda]

Histoire environnementale : études et réflexions

Appel à article, Les Cahiers d’Histoire

La revue Les Cahiers d’histoire sollicite des propositions d’articles pour son numéro d’hiver 2018. Ce numéro, qui porte sur l’histoire environnementale, sera publié sous la direction de Michèle Dagenais (Professeure titulaire, UdeM) et Catherine Paulin (étudiante à la maîtrise, UdeM). 

Voir l’intégralité des thèmes et des modalités sur Calenda.

Arbres et paysages

Appel à contributions d’articles pour le numéro 16 de la revue Projets de Paysage

Le numéro 16 de la revue Projets de paysage fait suite au colloque « Arbre(s) et paysage(s) » organisé à Blois par l’École de la nature et du paysage dans le cadre de la Biennale nature et paysage 2016 sur le thème de l’arbre. L’arbre, c’est presque l’invariant du paysage reconnu comme le tiers entre société et nature. Objet géographique facilement perçu, l’arbre a du sens puisqu’il participe à la construction de l’espace et à son évolution. À la fois héritage intergénérationnel et ressource pour l’avenir, l’arbre se prête aux recherches au filtre d’une approche plus intégrée, capable de considérer à la fois sa biologie, sa fonction économique, et sa dimension socioculturelle, symbolique et historique.

Le colloque fut l’occasion de croiser les approches de chercheurs, de praticiens et de professionnels de la gestion des territoires autour de problématiques liées à l’arbre et aux paysages.

Ce dossier thématique entend saisir les relations qu’entretiennent les sociétés avec les paysages arborés au regard de diverses approches disciplinaires ou interdisciplinaires, de différents espaces géographiques, échelles de temps et socio-écosystèmes.

L’arbre est une composante essentielle des paysages tant dans les territoires urbains que ruraux. Les réflexions sur le cadre de vie, les trames arborées, mais également sur la gestion et la protection du patrimoine arboré sont portées par les travaux de recherche  éclairant ainsi les enjeux actuels socioculturels, économiques ou écologiques et plus généralement de développement durable liés à l’arbre et aux paysages.

L’objectif de ce numéro est d’explorer les problématiques intégrant arbres et acteurs impliqués dans la connaissance ou l’action sur les paysages arborés.

Voir les thématiques et les modalités de soumission sur le site de Calenda.

Cultiver la ville : outils et territoires d’une (re)conquête citoyenne ?

Appel à article pour la revue Géographie et cultures

La revue Géographie et cultures lance un appel à articles pour un numéro intitulé « Cultiver la ville : outils et territoires d’une (re)conquête citoyenne ? » coordonné par Florence Brondeau (Université Paris-Sorbonne, laboratoire ENeC) et Anne-Caroline Prévot (MNHN, laboratoire CESCO).

La date limite de soumission des articles est fixée au 30 juin 2016.

Les instructions aux auteurs sont disponibles en ligne : http://gc.revues.org/605

L’appel est à lire ici.

Les représentations médiatiques de l’agriculteur et de l’agriculture

Appel à article, revue Etudes Rurales

Ce numéro a pour objet les représentations qui entourent la figure de l’agriculteur depuis l’apparition d’une presse moderne à la fin du XIXe siècle. Ce dossier a pour objectif de répondre à la question suivante : Comment les médias contribuent-ils à un travail d’unification symbolique de cette profession ? Quelle est leur contribution à la construction d’une figure unitaire du monde agricole par-delà ces divisions ? Ce numéro s’articule autour de deux axes. Le premier s’attache à questionner à partir des représentations médiatiques la construction socio-historique du métier d’agriculteur dans sa pluralité et ses différentes temporalités. Le second se focalise sur les usages des médias et sur la question de la construction des groupes.

Les propositions d’articles d’environ une page (3 000 signes environ) sont attendues pour le 16 mai 2015.

Elles comprendront le titre envisagé,  un résumé, les coordonnées et  le rattachement institutionnel du ou des auteurs et seront envoyées simultanément aux  coordinateurs du numéro : Ivan Chupin (chupinivan@yahoo.fr) & Pierre Mayance (mayancep@gmail.com).

Voir le détail de l’appel sur Calenda.